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JB 18/04/2018 04h17

Citation:

Envoyé par georgesdaniel (Message 1749455)
Lost In Space
De l'action, de l'aventure, de l'évasion, de l'émotion, du suspens, de l'étrange, de la pure intrigue à répétition, un léger humour de temps en temps, juste ce qu'il faut flash-backs, de la psychologie, une famille qui devient très attachante, un vrai méchant, un robot génial, tous les ingrédients de bases que j'appréciais dans les comics super-héros avant que la violence et l'hémoglobine ne le possède.

Pour garder ce souvenir intact, il faut éviter les couvertures des comics Lost in Space de Now/Innovation :ouf: Merci pour ce retour

Elýkar 18/04/2018 11h14

Je viens de découvrir Plebs, une sitcom anglaise qui, comme son nom l'indique, se déroule durant la Rome antique (en -27 pour être plus précis).

C'est un petit bijou d'humour décalé. Les persos vivent dans une période ancienne, mais ont des problèmes de notre quotidien. Je ris vraiment à chaque épisode.
Le seul bémol est qu'il n'y en a justement pas assez: 6-8 épisodes par saison. On reste sur sa fin.

scarletneedle 07/05/2018 23h56

Fin de saison expédiée et décevante pour Suits avec le départ de Meghan Markle partie se marier et surtout par ricochet de Patrick J. Adams et le set up du spin-off sur Jessica.
En espérant que la série saura se relever du départ de Mike Ross ou alors elle aurait dû s'arrêter il y a 1 an.

watchblue 14/05/2018 09h56

Je viens de me finir l intégral d Angel série du buffyverse

Cette saison 5 où ils se retrouvent à la tête du cabinet d avocat Wolfram et hart était géniale dommage que la fin est été expédiée. Mais là aussi qu'elle fin de série !!

Sinon la bande à Picsou nouvelle série est juste géniale j ai vu les 3 premiers il semble en plus y avoir un fil conducteur: qu est devenu la mère de Riri Fifi et loulou ? Et cela a t il avoir avec le fait que Picsou et donald aient arrêtés la chasse aux trésors ? C est drôle dynamique en VO c est David tennant qui fait Picsou je dis Banco


Et mauvaise nouvelle pour les soirées séries avec ma femme

Après l arrêt de lucifer l acteur principal de l arme fatale est virée pour mauvaise conduite et remplacé par stiffler de américan pie....pour de vrai

Olorin 14/05/2018 11h25

Citation:

Envoyé par watchblue (Message 1752538)
Sinon la bande à Picsou nouvelle série est juste géniale j ai vu les 3 premiers il semble en plus y avoir un fil conducteur: qu est devenu la mère de Riri Fifi et loulou ? Et cela a t il avoir avec le fait que Picsou et donald aient arrêtés la chasse aux trésors ? C est drôle dynamique en VO c est David tennant qui fait Picsou je dis Banco

Un conseil, vu que tu as du retard, regarde les dans l'ordre de production et non dans l'ordre de diffusion, ce sera bien plus fluide (meilleur alternance Duckburg/reste du monde, meilleur répartition des focus sur les personnages, etc...), Disney faisant un peu n'importe quoi avec la diffusion.

Cela donne :
E01 Woo-oo!
E02 Daytrip of Doom!
E09 The Impossible Summit of Mt. Neverrest!
E03 The Great Dime Chase!
E04 The Beagle Birthday Massacre!
E06 The House of the Lucky Gander!
E07 The Infernal Internship of Mark Beaks!
E08 The Living Mummies of Toth-Ra!
E05 Terror of the Terra-firmians!
E13 McMystery at McDuck McManor!
E10 The Spear of Selene!
E12 The Missing Links of Moorshire!
E11 Beware the B.U.D.D.Y. System!

bukowski 14/05/2018 11h44

Je reviens sur la dernière saison d'X-Files diffusée sur M6.
Déjà, merci à la chaîne d'avoir passé les épisodes dans n'importe quel ordre !:non:
Le dernier diffusé en avant-dernier, fallait oser.
La première soirée était ratée je trouve. Lors de la seconde, un épisode a retenu mon attention, avec des télétubbies assassins, des sorcières et une chasse tragique au pédophile. Un bon épisode à l'ancienne.
Et enfin, lors de la 3ème soirée, j'ai vu 2 pépites. Un épisode presque muet avec le soulèvement des machines. Drôle et inquiétant à la fois, cet opus est un de mes préférés de la série. Un autre épisode sur l'effet Mandela, là aussi bourré d'humour remet en cause tout ce qu'on croyait savoir sur notre "duo" de détectives.
Pour la conclusion de la série, elle ne me satisfait pas. Des personnages principaux sont envoyés ad-patres sans honneur et une telle fin n'est pas digne de cette série.

watchblue 14/05/2018 12h17

Citation:

Envoyé par Olorin (Message 1752544)
Un conseil, vu que tu as du retard, regarde les dans l'ordre de production et non dans l'ordre de diffusion, ce sera bien plus fluide (meilleur alternance Duckburg/reste du monde, meilleur répartition des focus sur les personnages, etc...), Disney faisant un peu n'importe quoi avec la diffusion.

Cela donne :
E01 Woo-oo!
E02 Daytrip of Doom!
E09 The Impossible Summit of Mt. Neverrest!
E03 The Great Dime Chase!
E04 The Beagle Birthday Massacre!
E06 The House of the Lucky Gander!
E07 The Infernal Internship of Mark Beaks!
E08 The Living Mummies of Toth-Ra!
E05 Terror of the Terra-firmians!
E13 McMystery at McDuck McManor!
E10 The Spear of Selene!
E12 The Missing Links of Moorshire!
E11 Beware the B.U.D.D.Y. System!


Gros gros merci

grogramane 17/05/2018 20h25

Citation:

Envoyé par bukowski (Message 1752550)
J...
Et enfin, lors de la 3ème soirée, j'ai vu 2 pépites. Un épisode presque muet avec le soulèvement des machines. Drôle et inquiétant à la fois, cet opus est un de mes préférés de la série. Un autre épisode sur l'effet Mandela, là aussi bourré d'humour remet en cause tout ce qu'on croyait savoir sur notre "duo" de détectives.
....

:copain:
c'est comme ça que j'aime mes X-files moi aussi:luv:

Slobo 21/05/2018 15h53

Je viens d'avoir plusieurs arrêt cardiaque devant la bande annoncé du reboot honteux de Magnum.
Encore existe la moustache et les chemises à fleure, je veux bien. Mais higgins en jolie blonde. What the fuck (il vont nous les mettre ensemble et je préfère pas y penser je vois pas Selleck et Hillerman se faire des bisous ^^ )
https://www.cinetelerevue.be/actus/m...etour-explosif

Au fait on aura jamais eut la réponse si Higgins était ou non robin masters ? Je doute qu'ici il remette se doute (Même si une auteur femme est possible).
Y'aurait un petit coté Castle à ce qu'elle écrive sur lui ^^

grogramane 21/05/2018 16h11

Higgins en jolie blonde lesbienne qui piquerait les "conquetes" de Magnum?
Higgins en jolie blonde sale peste qui ferait fuir les "conquetes" de Magnum?
Higgins en jolie blonde experte et art martiaux qui mettrait une dérouillée à Magnum parce qu'il a bugné la ferrari de Mr Masters?
Higgins en jolie blonde qui serait le patron de Magnum parce que l'agence PI appartiendrait à Mr Masters(style Charlie's Angels) ?
Je ne cache pas que ça titille mon coté "What if?"

Samo 02/06/2018 19h16

Je me suis rendu compte que j'etais passé a coté de la sortie de Ash vs evil dead, derniere saison.

Du coup, j'ai voulu rattraper mon erreur hier.

Me suis envoyé les 6 premiers épisodes d'un coup.

Cette série va me manquer.

Samo 02/06/2018 19h19

Citation:

Envoyé par Slobo (Message 1753423)
Je viens d'avoir plusieurs arrêt cardiaque devant la bande annoncé du reboot honteux de Magnum.
Encore existe la moustache et les chemises à fleure, je veux bien. Mais higgins en jolie blonde. What the fuck (il vont nous les mettre ensemble et je préfère pas y penser je vois pas Selleck et Hillerman se faire des bisous ^^ )
https://www.cinetelerevue.be/actus/m...etour-explosif

Au fait on aura jamais eut la réponse si Higgins était ou non robin masters ? Je doute qu'ici il remette se doute (Même si une auteur femme est possible).
Y'aurait un petit coté Castle à ce qu'elle écrive sur lui ^^

Je trouve qu'ils ont été sobres, en ne faisant d'higgins qu'une femme blonde. Ils auraient pu saupoudrer le fameux combo "femme/minorité visible/homosexuelle".

Et puis bon, magnum sans les 80's, non merci.

scarletneedle 03/06/2018 10h45

Cette conclusion de The Americans...
Juste parfaite.

bukowski 03/06/2018 11h20

Citation:

Envoyé par Slobo (Message 1753423)

Au fait on aura jamais eut la réponse si Higgins était ou non robin masters ?

Il me semble que si, dans les derniers épisodes. Ce qui me semble-t-il contredisait plusieurs épisodes.

Une page wiki est consacrée à Robin Masters et j'en apprends de belles :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Masters

Je ne savais pas pour Orson Welles...
Et non, Higgins n'est pas Robin Masters.

arrowsmith 04/06/2018 21h34

J'ai terminé les 6 saisons de Girls de Lena Dunham. Sur la longueur c'est très bien même si les auteurs ne seront jamais arrivé à reproduire le sans faute des 2 premières saisons. Cela parle cul, il y en a, c'est décomplexé limite vulgaire (la touche Judd Apatow à l'écriture) mais la frontière est habile. Et puis le girls ne sont justement pas des cannons de beauté selon les standards (de qui d'ailleurs ?). Original et addictif avec un très bon Adam Driver qui manie mieux son sabre laser organique que technologique dans les trucs de l'espace.

slater74 07/06/2018 17h02

Avis aux nostalgiques de cette version live de la plus célèbre des super-héroïnes: je viens de mettre en ligne un dossier sur la saison 1 de Wonder Woman: http://www.toku-onna.fr/critiques/wonderwoman/s01

http://www.toku-onna.fr/images/revie...01/concept.jpg

hannah 07/06/2018 17h52

Gros boulot ! :clap:

JB 07/06/2018 18h02

Je plussoie

Samo 08/06/2018 10h39

Linda :luv:

Ah, c'est autre chose que gal Gadot.

wildcard 15/06/2018 16h43

Citation:

Envoyé par scarletneedle (Message 1755079)
Cette conclusion de The Americans...
Juste parfaite.

+1.

Autant j'avais trouvé les précédentes saisons (surtout la 3 et 4) un peu flottantes, autant la saison 5 m'avait rassuré sur le redressement de la série. J'attendais, à la fois inquiet et excité, le dénouement et cette saison 6 est magistrale : la décomposition du couple, la situation qui empire, l'évocation de Gorbatchev, les barbouzeries de toutes parts, tout ça est incroyablement géré.

Le dernier épisode, plus long, est un chef d'oeuvre. Une fin cruelle mais logique, une boucle qui se referme. L'épopée des Jennings aura été un sacré voyage.

Le seul mystère là-dedans (en dehors du fait de savoir si la femme de Beeman est une "illégale"), c'est que cette série n'ait pas été davantage récompensée (à cause de "Games of throne").

FrancoisG 20/06/2018 12h42

Citation:

Envoyé par arrowsmith (Message 1755233)
Et puis le girls ne sont justement pas des cannons de beauté selon les standards (de qui d'ailleurs ?).

Oui et non :siffle:

scarletneedle 13/07/2018 21h04

Fin de la 2ème saison de The Handmaid's Tale : le personnage de June est complètement con (pas possible elle aime ça en fait??) ou les auteurs ne savent pas quoi en faire niveau évolution du personnage?

scarletneedle 23/07/2018 22h55

J'ai découvert la sublime Christina Ochoa dans la série Blood Drive que je viens d'avaler en quelques jours. :luv:

wildcard 24/07/2018 16h41

Citation:

Envoyé par scarletneedle (Message 1761014)
J'ai découvert la sublime Christina Ochoa dans la série Blood Drive que je viens d'avaler en quelques jours. :luv:

ça y est, Scarlet verse dans l'anthropophagie : il vient d'avaler Christina Ochoa !:D
(Remarque, elle est, effectivement, appétissante...)

wildcard 29/07/2018 17h06


Diffusée de 2014 à 2017, The Leftovers a d'abord été un phénomène de la télé américaine avant de finir sa carrière, au bout de trois saisons et vingt-huit épisodes, dans l'indifférence quasi-générale. C'est pourtant une production envoûtante, adaptée du best-seller de Tom Perrotta par Damon Lindelof (un des scénaristes-créateurs de Lost), mais qui exige de son public une disponibilité totale. En effet, ce mélodrame aux accents religieux et fantastiques est aussi une série parfois austère mais passionnante pour qui s'y abandonne.

https://i.goopics.net/N93bW.png
Nora Durst et Kevin Garvey (Carrie Coon et Justin Theroux

Tout le "problème" de The Leftovers durant sa première saison de dix épisodes est de savoir quoi en penser, déterminer de quoi ça parle. Il est a priori question de deuil après une catastrophe inexpliquée (inexplicable) et de la manière dont un groupe de personnages composent avec les conséquences de cet événement. Mais, telle un mille-feuilles, la série interpelle le téléspectateur à d'autres niveaux à mesure qu'elle se déroule.

En adaptant le roman de Tom Perrotta avec l'auteur, Damon Lindelof, le showrunner, s'est tout de même approprié le texte et ses motifs pour y injecter ses propres thèmes, dont certains qu'il avait déjà abordés dans Lost. Il le fait d'une façon à la fois plus frontale, directe, et allusive. Et c'est cette approche qui intrigue, déroute, captive (ou égare, pour ceux qui n'entreront pas dans l'histoire).

De religion, de foi, de croyance, il est abondamment question, mais, malgré son générique sur fond de peinture représentant une ascension vers l'au-delà sous le regard de proches éplorés, le show n'est pas bondieusard et évite toute explication toute faite à base d'interprétations de textes sacrés. Si la question des cultes est posée, elle l'est sous bien des aspects, depuis la figure du Révérend Matt Jamison, qui se sert de son église pour dénoncer les turpitudes de certains citoyens, jusqu'aux Guilty Remnant, cette secte étrange dont les membres grillent cigarette sur cigarette sans dire un mot, se déplaçant tels des fantômes habillés en blanc ou stationnant devant les maisons de Mapleton pour éprouver leur attractivité auprès de gens en détresse, en passant par le personnage de "Wayne", pseudo-messie abusant de jeunes asiatiques tout en étant capable de soulager autrui de sa souffrance.

Petit à petit, sur un rythme lent et avec une narration volontiers elliptique (comme lors des "absences" de Kevin), les énigmes de l'intrigue se résolvent de telle sorte que les auteurs laissent le téléspectateur opérer lui-même des déductions. Les masques tombent, les failles apparaissent, les connections entre les personnages s'établissent : tel un puzzle qui s'assemblerait par la seule force de l'évidence, le sens de la série se révèle.

Ainsi faut-il en revenir à son titre même : "the leftovers", soit "ceux qui restent". Car, dans ce récit sur les disparus, il s'agit surtout de sonder ceux qui ne se sont pas volatilisés le 14 Octobre il y a trois ans comme 2% de la population mondiale. Tous les protagonistes n'ont pas perdu quelqu'un le "Jour du Grand Départ", mais tous ont été touchés par cet événement surnaturel, qui les a ébranlés sur le sens de la vie. Kevin a vu sa famille se décomposer, Nora travaille depuis pour indemniser les familles des disparus, Matt tente de conserver ses ouailles, les GR veulent à tout prix que les gens n'oublient pas ceux qui sont partis.

Mais, comme nous l'apprend le neuvième épisode, en forme de grand flash-back sur le "Jour-J", tout n'était pas parfait à Mapleton avant le "Grand Départ" : les Garvey traversaient une crise conjugale, le mari de Nora la trompait avec l'institutrice de leurs enfants, Patti souffrait de dépression après avoir été chassé de chez elle, Tommy ne comprenait pas que son père biologique le rejette, Kevin souffrait de l'aura de son père qui, lui-même, entretenait une liaison encore secrète avec Lucy Warbuton... De là à interpréter les disparitions comme une sorte de punition divine, il n'y a qu'un pas, même pour ceux qui ne croient pas ou plus ou entre autre chose.

Le casting porte cette histoire complexe et singulière, très suggestive et violente en même temps, avec brio. Justin Theroux, découvert dans Mulholland Drive (David Lynch, 2001) et fiancé éphémère de Jennifer Aniston, est la grande révélation du show, par son jeu fébrile et habité. Ceux qui (comme moi) ont adoré la saison 3 de Fargo retrouveront avec plaisir la formidable Carrie Coon dans le rôle de Nora. Christopher Eccleston a troqué le costume du Dr. Who pour celui du Révérend Matt, fiévreux à souhait. Ann Dowd (vue depuis dans Good Behavior) est glaçante dans le rôle de Patti tandis qu'Amy Brenneman ne pipe pratiquement pas un mot de toute la saison tout en faisant passer tout le trouble de son personnage. Enfin, mention spéciale pour la jeune Margaret Qualley (The Nice Guys, Shane Back, 2016), parfaite en ado paumée (la fille d'Andie McDowell est l'autre révélation de la série).

Variation subtile et fascinante sur le trauma américain post-11-Septembre (sans les maladresses des 4400 avec ses emprunts à X-Files), The Leftovers conclut sa première saison sur une note lumineuse après bien des tumultes. Avant de se réinventer pour sa saison 2...

Jorus C'Baoth 31/07/2018 12h23

Peut être déjà évoqué ici mais pour ceux qui ont aimé les Kassos et d'une manière générale qui aime l'humour trash, l'équipe avec d'autres ont monté 3 projets d'animations dont le premier, Vermin est matable ici : https://www.blackpills.com/

C'est violent, irrévérencieux, dégueulasse.. bref c'est conseillé.. en attendant le reste des projets qui semblent tout aussi wtf !!

arrowsmith 31/07/2018 12h56

Citation:

Envoyé par scarletneedle (Message 1759806)
Fin de la 2ème saison de The Handmaid's Tale : le personnage de June est complètement con (pas possible elle aime ça en fait??) ou les auteurs ne savent pas quoi en faire niveau évolution du personnage?

Une deuxième saison clairement décevante avec en point d'orgue un dernier épisode catastrophique en terme de narration et de rythme, qui arrive en 1h à condenser l'équivalent de presque toute une saison. Les personnages vont à l'encontre de leur conviction, les nouveaux apparaissent comme des messies et font deus ex machina (au passage on se sera débarrassé dans le non moins mauvais épisode 12 des personnages dérangeants dont on ne savait pas quoi faire et cela après une transition 11-12 minable). Et comme l'affaire Weinstein est passée par là et que The Handmaid's Tale en est le fer de lance (à juste titre) le S2E13 est un condensé de #metoo à en étouffer.

En fait le pourquoi de cette déception et d'après moi la différence entre une saison, la première, adaptation d'un roman magnifique, saison qui a su (bien que trop longue) transposer les codes de l'écriture à l'écran. Par contre point de suite au roman et donc une deuxième saison qui innove, qui invente mais qui drague surtout le spectateur avide d'images et se prosternant devant le nouveau sein du saint : la série télé. Bref lisez ou relisez le roman de Margaret Atwood (qui a pourtant participé au développement de cette saison 2).

wildcard 03/08/2018 16h37

La première saison de The Leftovers fonctionnait comme une entité suffisante, avec son début, son milieu et sa fin. Pourquoi continuer, lui écrire une suite ? Et comment ? A la première question, Damon Lindelof et Tom Perrotta avaient, semble-t-il, encore des choses à dire. A la seconde, ils le font en bouleversant tout, en entraînant leur saga dans une nouvelle direction - même s'il faut avoir vu les dix premiers épisodes pour le comprendre. Mais au final, ce deuxième acte est aussi passionnant que le premier.


Sertie d'un nouveau (et plus beau) générique accompagné d'une rengaine country entraînante, cette saison 2 s'ouvre par une incroyable séquence préhistorique dont le sens ne tarde pas à se révéler : le destin tragique de cette femme caverne et de son bébé résume la relation des parents et de leurs enfants au coeur de l'histoire développée dans les dix épisodes suivants.

En se délocalisant, The Leftovers se réinvente tout en continuant à creuser ses thèmes initiaux. Le "Jour du Grand Départ" hante aussi Miracle, ce parc naturel où a été bâtie la ville de Jarden, épargné par les disparitions du 14 Octobre trois auparavant. En apparence seulement, l'endroit est tranquille, préservé, mais derrière cette façade, on fait vite connaissance avec les Murphy, dont chacun des quatre membres souffrent de maux particuliers - un père rongé par une sourde colère (qui ne croit pas aux miracles), une mère sourde, une fille épileptique, un fils tiraillé entre la religion et les tours de son grand-père. Il y a quelque chose de pourri au royaume de Miracle, pour paraphraser Shakespeare...


Ce malaise est vite perçu par les Garvey, famille recomposée quand ils arrivent à Jarden. Eux-mêmes ont fui Mapleton, dans l'espoir de laisser derrière eux leurs fantômes et leurs démons, mais c'est une course en avant, une fausse solution dont ils prennent conscience progressivement. Kevin est sujet à des crises de somnambulisme, puis en proie à des hallucinations : épisode psychotique (comme le diagnostiquera Laurie) ? Ou possession mystique ? Nora, pour s'installer ici, a vendu sa maison de Mapleton à des scientifiques qui voulaient l'analyser comme théâtre de disparitions, et plus tard elle entend qu'on l'accuse d'être peut-être responsable de la perte de sa famille sur la base d'une théorie absurde.

Damon Lindelof et Tom Perrotta entretiennent le doute sur ce dernier point car, à peine les Garvey domiciliés à Jarden, des séismes ont lieu. Il y en a eu avant eux, mais le dernier coïncide avec la disparition de trois adolescentes : un nouveau "Grand Départ" aurait-il lieu ? On apprendra, lors d'un extraordinaire coup de théâtre dans l'avant-dernier épisode, que la vérité est littéralement ailleurs, et l'événement prend un tour sidérant que personne n'a vu venir - une prouesse scénaristique.

Les auteurs ont eu à coeur de surprendre, quitte à le perdre (comme en attestera l'audience en chute libre), le public en osant renouveler la narration d'ensemble. Dans la première saison, la série alternait épisodes "story's driven" et "Character's driven" (soit, en bon français, des épisodes où primaient tour à tour l'intrigue ou un personnage en particulier). Cette fois, chaque chapitre se focalise sur un protagoniste, osant des retours en arrière parfois conséquent, ou des déplacements dans des espaces inattendus (on visite même l'au-delà dans deux volets à l'humour noir déroutant à souhait). Cette construction est parfois frustrante car elle diffère des explications, mais aussi stimulante en donnant plusieurs points de vue à une même séquence (comme la première nuit à Jarden des Garvey et le séisme qui assèche le lac et correspond à la disparition des trois filles).

Revenons au générique : on s'étonne longtemps du crédit accordé à des acteurs comme Amy Brenneman, Chris Zylka et Liv Tyler alors qu'ils ne sont les vedettes que d'un épisode ou figurent dans quelques autres. Mais la qualité de leurs prestations et l'importance de leur rôle dans la machination au centre de l'affaire de la disparition ou dans la recomposition de la famille Garvey se justifient finalement, procédant de la structure du récit (où tout se met en place lentement mais sûrement).

Le reste du casting est dominé par, d'un côté, le couple Justin Theroux (plus fébrile que jamais)-Carrie Coon (superbe de détermination, lumineuse dans le tumulte) et, de l'autre, Kevin Carroll (bouillonnant)-Regina King (altière). On retrouve Ann Dowd dans une partition fantomatique irrésistible et Christopher Eccleston (littéralement illuminé). Plus en retrait, Margaret Qualley souffre davantage de l'expansion de la distribution.

Malgré le désordre dans lequel se trouve Jarden (résumé éloquent d'un Paradis envahi par des aspirants au miracle ou au chaos) et des rebondissements excentriques (preuve de la liberté totale des narrateurs, détachés de la contrainte de plaire au public), c'est encore sur une note d'espoir que se ferme cette saison 2. The Leftovers aura droit à une saison supplémentaire pour conclure définitivement, mais en seulement huit épisodes - ce qui ne saurait être un handicap pour une série qui puise sa force dans sa capacité à exploser les limites. Pour "ceux qui restent", en effet, le déluge est moins important que l'arche, ce qu'il reste à raconter est moins difficile que le temps imparti pour le faire.

wildcard 07/08/2018 16h27

Arrachée à HBO, cette ultime saison de The Leftovers ne compte que huit épisodes mais Damon Lindelof les a conçus à la fois comme une conclusion digne des deux précédentes et sans doute comme une revanche sur la fin de Lost qui avait tant divisé les fans. Avec Tom Perrotta (et, en majorité, la réalisatrice Mimi Leder), le show a droit à un terme effectivement magnifique qui risque bien de vous tirer des larmes.


Jean Cocteau disait du cinéma, que c'était "la mort au travail", et cette sentence a diversement interprétée, pour n'en retenir le plus souvent que l'affirmation la plus funeste, à savoir qu'il s'agissait d'un enregistrement de la mort à l'oeuvre, de l'impression sur la pellicule du temps passé par les acteurs à vivre la vie de personnages fictifs au lieu de la leur.

Pourtant, cette "mort au travail" garantit à ceux qui s'y abandonnaient une vie éternelle car la pellicule immortalisait les acteurs. Grâce aux histoires captées par la caméra et les personnages qu'ils ont incarnés, les acteurs survivent après leur décès. On garde leur image en mouvement comme s'ils étaient encore de ce monde.

Avec la production des séries télé, cela amplifie ce statut car les acteurs filmés non seulement sont immortalisés sur la pellicule mais on peut les voir littéralement vieillir avec leurs rôles au fil des saisons durant lesquelles ils interprètent leurs personnages. Certains jouent même dans des feuilletons sur plusieurs décennies, et leur jeunesse, leur maturité et leur vieillesse sont enregistrées par la caméra. Parfois même certains meurent carrément avant le terme de la série dans laquelle ils jouent - et le show continue sans eux, tel "un train filant dans la nuit" pour citer François Truffaut cette fois.


Si j'ouvre cette critique par ce crochet, c'est parce que c'est précisément ce que donne à voir, à ressentir, cette troisième et dernière saison de The Leftovers : ce passage enregistré du temps, sa réflexion narrative, son esthétique cruelle et poignante.

Trois saisons, vingt-huit épisodes, on a vu plus long en termes d'investissement, d'engagement pour des acteurs, des showrunners, et l'aventure d'une poignée de personnages. Mais la densité du récit, soulignée par la compression de cette ultime année de production, renforce le sentiment de voir "la mort au travail" ou, plus positivement, la vie imprimée.

Damon Lindelof et Tom Perrotta savaient en rédigeant ces chapitres qu'ils seraient les derniers et qu'ils devraient aboutir à une conclusion digne. Lindelof supportait qui plus est la pression de ne pas répéter ce qu'il avait osé avec Lost, dont le terme avait divisé le public (et continue d'alimenter les débats de fans). On assistera donc à une sorte de tournée d'adieux en bonne et due forme, mais pas forcément à une collection de réponses définitives aux énigmes du show. Il y a des explications, nettes, formulées, exprimées, mais comme The Leftovers est une série bâtie sur la croyance, la foi (ou non) en ce qui est prononcé, le téléspectateur garde la liberté d'adhérer ou non aux explications fournies. Et les auteurs s'amusent jusqu'au bout à brouiller les pistes pour laisser toutes les interprétations possibles.

Le cas le plus frappant concerne le personnage de Laurie (à qui Amy Brenneman donne une sorte de fatalisme tranquille sidérant) : le sixième épisode lui est consacrée, elle en est la vedette. On apprend enfin dans quelles circonstances elle intégra les Guilty Remnant, puis comment elle permet à Nora de pister des scientifiques prétendant qu'ils peuvent réunir les survivants et les disparus du "Grand Départ", et enfin elle fait ses adieux à Kevin sur le point d'exaucer un souhait dangereux émis par des proches. L'épisode se conclut par ce qui ressemble à un suicide (inspirée par une idée de Nora d'ailleurs).

C'est bien entendu saisissant et triste. Jusqu'à ce qu'on découvre dans le huitième épisode, dont l'action se situe vingt ans plus tard, que Nora est restée en contact avec Laurie depuis tout ce temps, poursuivant une longue et étonnante psychothérapie par téléphone entre les Etats-Unis et l'Australie... Laurie n'a donc pas mis fin à ses jours, elle s'occupe désormais de l'enfant de sa fille Jill.

Toute la saison joue ainsi avec ce que le téléspectateur considère comme acquis... Et que Lindelof et Perrotta démentent rarement - la seule exception est la mort de Matt Jamison qui n'a donc pas réussi à vaincre la récidive tardive de son cancer et a eu droit à des funérailles impressionnantes à Jarden, comme le racontera Kevin à Nora bien des années après.

Mais sinon, tout est faux-semblants, illusions, sujets au doute. La chanson censée empêcher le déluge ? Elle n'existe pas. Evie survivante et cachée à Melbourne ? Une hallucination. L'Homme le plus puissant du monde (et son jumeau identique), selon le titre du septième épisode ? Une dernière visite dans un au-delà délirant et absurde, le purgatoire de Kevin.

A l'image du prologue du premier épisode de cette saison (au moins aussi improbable et pourtant synthétique que celui dans la Préhistoire au début de la saison 2), c'est comme si la série déjouait les fins du monde qu'elle annonce ensuite au même titre qu'en 1844 cette femme dévote, croyant à un événement céleste, renonce à l'attendre, lâchée par ses amies, son mari, moquée par les autres habitants, découragée par un pasteur pugnace.

Avant d'en venir à la fin proprement dite, il faut que je répare un oubli des précédentes critiques consacrées à la série en évoquant la musique de The Leftovers. Max Richter a composé un splendide thème au piano qui traverse les trois saisons (accompagnant même, dans une version orchestrée, le générique de la première année). Puis il y a eu la rengaine country à la fois entraînante et mélancolique de la saison 2, mais la bande-son faisait déjà la part belle à des chansons en relation directe avec l'histoire (le Where is my mind ? des Pixies devenant la traduction littérale des tourments de Kevin, et une reprise karaoké de Homeward bound de Simon & Garfunkel résumant son lien avec Nora). La saison 3, où l'équipe créative s'est complètement lâchée puisque de toute façon il n'y avait plus rien à perdre (les gens devant leur poste avaient zappé depuis longtemps, HBO avait annoncé l'annulation du show), attribue une chanson différente au générique de chaque épisode et multiplie les titres musicaux dans chaque chapitre (du rap en passant par du lounge et même Charles Aznavour à deux reprises dans l'épisode 5 !). Cette série ne fait rien comme les autres, mais elle ne le fait jamais gratuitement.

Et nous voilà arrivés au Livre de Nora, titre du dernier épisode de la saison 3. Bien finir donc, voilà le grand challenge imposé à Damon Lindelof. Et quel superbe dénouement. Le monologue, long et renversant, de Carrie Coon/Nora est un morceau de bravoure et un geste de mise en scène insensé : au lieu de nous montrer la terre parallèle où les 2% de la population mondiale ont disparu vingt-sept ans auparavant, tout passe par les mots de l'héroïne. Son récit est fabuleux et improbable, mais, même vieillie par un maquillage à la fois marqué et épatant, l'actrice nous saisit pendant de longues minutes, la caméra ne quittant pas son visage, enregistrant les intonations subtiles de sa voix, ses expressions les plus délicates. Rien que pour ce moment-là, fou, intense, beau, lumineux, poignant, fantastique, Carrie Coon aurait mérité un Emmy.

Face à elle, Justin Theroux traverse la saison de manière tout aussi incroyable, désemparé, implacable, dévasté, amoureux fou, bouleversé. Quel couple il aura formé avec sa partenaire (au moins aussi mémorable - et tout aussi injustement boudé par les récompenses - que le duo Keri Russell-Mathew Rhys dans The Americans).

Il faudrait aussi saluer les prestations extraordinaires de Scott Glenn et Christopher Eccleston. The Leftovers aura réuni une troupe de comédiens de premier ordre, totalement investis.

On mesure aussi la qualité d'une série au fait que ses héros vont nous manquer. En vérité, on peut même affirmer que c'est ce qui compte le plus, s'être attachés comme à de "vrais gens" à des créatures imaginaires dans ses histoires farfelues. C'est dire si cette série est spéciale et qu'elle ne sera pas remplacée.

zenita 09/08/2018 11h28

Juste dire que je partage ton point de vue en tout point sur cette incroyable série
Une émotion incroyable quand on la termine...

wildcard 09/08/2018 16h58

Merci pour ton retour.
Je ne savais pas trop qui avait pu la suivre (alors qu'il me semble qu'un buzzuki m'avait demandé ce que j'en pensais, mais je ne me rappelle plus qui:oups:).

arrowsmith 09/08/2018 18h16

Zen, Zenita et moi même avions déjà échangé sur la série lors de sa sortie :)

Zen arcade 09/08/2018 23h11

Citation:

Envoyé par arrowsmith (Message 1762468)
Zen, Zenita et moi même avions déjà échangé sur la série lors de sa sortie :)

Ouais.
Vu les deux premières saisons et pas trouvé ça renversant.
S'il n'y avait pas Carrie Coon, je n'aurais d'ailleurs sans doute pas regardé la deuxième saison.
Et même avec elle, je ne suis pas parvenu à m'infliger la troisième.

wildcard 10/08/2018 16h30

Citation:

Envoyé par arrowsmith (Message 1762468)
Zen, Zenita et moi même avions déjà échangé sur la série lors de sa sortie :)

Je l'ignorai puisque je n'ai découvert la série que récemment, alors qu'elle est achevée depuis presque un an.

Citation:

Envoyé par Zen arcade (Message 1762537)
Ouais.
Vu les deux premières saisons et pas trouvé ça renversant.
S'il n'y avait pas Carrie Coon, je n'aurais d'ailleurs sans doute pas regardé la deuxième saison.
Et même avec elle, je ne suis pas parvenu à m'infliger la troisième.

Je reconnais que c'est spécial et que ça peut ne pas plaire.
Moi-même, j'avais regardé le premier épisode au début de l'année sans être conquis. J'y suis retourné par curiosité, pour vérifier mon ressenti. Et là, j'ai vraiment adhéré, en enchaînant les trois saisons.
C'est une expérience.

zenita 10/08/2018 18h59

Citation:

Envoyé par wildcard (Message 1762459)
Merci pour ton retour.
Je ne savais pas trop qui avait pu la suivre (alors qu'il me semble qu'un buzzuki m'avait demandé ce que j'en pensais, mais je ne me rappelle plus qui:oups:).

C’etait Moi 😉

wildcard 11/08/2018 17h11

Citation:

Envoyé par zenita (Message 1762640)
C’etait Moi 😉

Voilà une énigme de résolue.
J'espère avoir été à la hauteur. En tout cas, merci de m'avoir conseillé cette série.

wildcard 14/08/2018 16h07

La série The Sinner est une production montée par l'actrice Jessica Biel et adaptée du roman de Petra Hammesfahr par Derek Simmonds. Le principe : chaque saison (la deuxième est en cours de diffusion aux USA) propose une affaire différente. Diffusée sur USA Network, c'est une étonnante réussite, à l'image de la prestation de sa vedette, qui trouve là son meilleur rôle.


D'abord, ce qui frappe avec les huit épisodes de la saison 1 de The Sinner, c'est la remarquable interprétation de sa vedette et productrice, Jessica Biel. Un examen rapide de sa filmographie suffit à constater que la compagne de Justin Timberlake n'a jamais brillé au cinéma où elle a tenté de s'imposer après avoir été révélée adolescente dans cet abominable série réactionnaire qu'était 7 à la maison (la chronique d'une famille bien républicaine). A la fin de ce cette aventure inaugurale, Biel faisait plus souvent la "une" des tabloïds pour ses frasques d'adolescente en crise. Après quoi, elle s'est calmée et a enchaîné les navets sur grand écran puis séduit son chanteur de mari.

La télé est désormais devenue le refuge classieux d'acteurs frustrés par le cinéma hollywoodien ou dont les états de service manquent du rôle qui permet d'accéder à une notoriété durable et des films prestigieux et/ou "bankables". Les projets s'y financent plus facilement avec la multitude de chaînes qui veulent rivaliser avec HBO ou Netflix en conjuguant opérations ambitieuses et casting accrocheurs. Pour Jessica Biel, ce terrain de jeu devait ressembler à celui qui convertirait ses aspirations en preuves de son opiniâtreté.


Elle a eu raison d'y croire quand elle a acquis les droits du roman de Petra Hammesfahr pour le faire adapter par Derek Simmonds car son entreprise lui a value des critiques élogieuses (les plus chaleureuses de sa carrière) et un beau succès d'audience (la saison 2 est actuellement diffusée en Amérique, et Biel en reste la productrice mais n'y joue pas).

The Sinner ressemble à des poupées russes avec son intrigue à tiroirs, pleine de fausses pistes, de souvenirs morcelés, de traumatismes enfouis. Le titre se traduit par le pécheur, la pécheresse en l'occurrence, pas seulement pour le crime effectivement commis par Cora Tannetti dès le premier épisode et qui empêche toute happy end (on sait qu'elle sera condamnée pour cela). Ce qui fait le sel de la série, c'est, comme l'obsession du detective Ambrose, de savoir pourquoi elle a fait cela et aussi pourquoi elle refuse d'aller jusqu'au procès ensuite. Quel péché semble-t-elle vouloir expier ?

La vérité met du temps à éclore, jusqu'au dernier chapitre le téléspectateur n'a aucune idée précise de la totalité du drame enduré par la jeune femme, qui l'a conditionné littéralement à tueur un homme. Les raisons sont multiples, depuis son éducation par une mère fanatique qui lui reprochait la mauvaise santé de sa petite soeur jusqu'à sa romance avec un mauvais garçon toxique en passant par une nuit tragique accompagnée par un morceau de musique obsédant dont le resurgissement des années après précipitera le drame.

Les scénaristes ont-ils un peu trop chargés la mule ? Pas tant pour Cora, dont l'existence suit une pente calamiteuse et dont le geste a des répercussions bien exploitées sur son entourage (en particulier sa belle-famille). En revanche, la personnalité de l'inspecteur Ambrose en rajoute dans le glauque assez inutilement, en le décrivant comme un workaholic incapable de prendre du temps pour son couple mais qui se fait maltraiter par sa maîtresse dans des séances sado-masochistes. A part une ligne de dialogue entre lui et Cora où il lui explique connaître comme elle "le marais" dans lequel elle a l'impression d'être captive, rien ne vient justifier les manies de ce policier brillant mais à l'évidence bien abîmé par les affaires qui l'occupent.

Mais heureusement, Jessica Biel a su bien s'entourer. Avoir confié le rôle d'Ambrose au revenant Bill Pullman (qui fut le héros inoubliable de Lost Highway de David Lynch) est une brillante initiative. Lesté de quelques kilos, le visage mangé par une épaisse barbe blanche bien taillée, le cheveu gras, le comédien est époustouflant, jouant sa partition avec sobriété et puissance, mélange de lassitude et de pugnacité, face à Biel, qui n'est pas une actrice très expressive mais investie à fond dans son personnage auquel elle donne une dimension poignante. Pullman revient dans la saison 2, confirmant qu'il est le vrai fil rouge de la série (et il est gâté puisqu'il donne la réplique à Carrie Coon).

Avec son ambiance lourde et son récit filandreux mais prenant de bout en bout, The Sinner est parfois éprouvant mais frappe juste et fort.

scarletneedle 17/08/2018 21h59

Cette 6ème saison de Orange Is The New Black rattrape largement les 2 dernières assez quelconques. Comme quoi donner un bon coup de pied dans la fourmilière a eu du bon. Très bonne galerie de nouveaux personnages pour un mix détonnant avec les anciens.


slater74 24/08/2018 14h38

Mise en ligne d'un dossier sur la saison 1 de Martial Law (Le flic de Shanghaï), une comédie policière de 1998 mettant en scène un policier chinois expert en arts martiaux qui rejoint la police de Los Angeles dans le cadre d'un échange culturel entre les deux pays. Une première saison riche en action et en humour et qui a grandement contribué à la popularité de l'actrice Kelly Hu.


http://www.toku-onna.fr/critiques/martiallaw/s01


http://www.toku-onna.fr/images/revie...aw/s01/054.jpg

mellencamp 24/08/2018 15h22

Yep, je devais regarder pour les mêmes raisons que Sidney Fox Aventurière :oups:


Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 13h58.

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