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HiPs! 06/08/2017 19h09

Citation:

Envoyé par zenita (Message 1721600)
J'ai lu le bouquin y a 15 ans et j'avais adoré !!!

Ma liebedich vient juste de le finir. Elle a beaucoup aimé. Se demande comment ça a pu être adapté en série d'ailleurs.

zarma 06/08/2017 21h16

Citation:

Envoyé par zenita (Message 1721600)
J'ai lu le bouquin y a 15 ans et j'avais adoré !!!

J'avais trouvé ça lourd et un peu prétentieux à l'époque.

Ptet qu'un jour je lui redonnerai sa chance.

Ben Wawe 06/08/2017 21h31

Citation:

Envoyé par HiPs! (Message 1721603)
Ma liebedich vient juste de le finir. Elle a beaucoup aimé. Se demande comment ça a pu être adapté en série d'ailleurs.

En axant sur la présentation des dieux et en jouant sur l'ambiance.
Ca fonctionne bien sur les 5 premiers épisodes.
Après, ça traîne un peu, le personnage principal devient tête-à-claques, le dernier épisode manque l'occasion d'une révélation épique, et finit sur un cliffhanger intime.

Pas mal, vraiment. Mais il va falloir accélérer le rythme, et surtout créer des intrigues secondaires, car sinon ça devra se finir très vite.

wildcard 08/08/2017 16h04


La première saison m'a tellement emballé que je n'ai pas tardé à suivre la saison 2 de Mozart in the Jungle, toujours conduite par le quatuor Roman Coppola-Jason Schwartzman-Alex Timbers-Paul Weitz pour Amazon.

https://img4.hostingpics.net/pics/77...thejungle2.jpg
Ci-dessus : un petit résumé des relations des principaux personnages de la série

L'orage gronde au New York Symphony quand démarre cette nouvelle saison, qui se situe deux mois et demi après la fin de la précédente : en effet, les musiciens menacent de faire la grève si leurs salaires et leurs revendications sociales ne sont pas renégociés par le conseil d'administration.

https://img4.hostingpics.net/pics/76...thejungle6.png
Rodrigo et "Hail Lai" (Gael Garcia Bernal et Lola Kirke)

Le souci est d'autant plus grand que l'orchestre se prépare à partir en tournée en Amérique du Sud, après un concert dont l'invité de marque est le violoncelliste Andrew Walsh - notoirement connu aussi pour aimer coucher avec les plus jolies musiciennes, Cynthia a été sa maîtresse, et maintenant il convoite Hailey, ce qui déplaît à Rodrigo, le chef (qui angoisse à la perspective de jouer à Mexico, sa ville natale, où vit encore son mentor, Rivera).


Cependant, Gloria Windsor, l'administratrice du NYS, bataille avec son rival au conseil, Biben, pour préserver l'orchestre. Elle a recruté un suppléant pour Rodrigo, Lennox (aux méthodes aussi discutables), et entame une liaison avec le régisseur, Pavel, qui a découvert son secret (mais je ne le spoilerai pas).

https://img4.hostingpics.net/pics/72...thejungle8.jpg
Nina Robertson et Cynthia Taylor (Gretchen Mol et Saffron Burrows)

A Mexico, entre le vol du violon de Warren Boyd (et les recherches mouvementées pour le retrouver in extremis) et le concert, Rodrigo présente "Hai Lai" à sa grand-mère, qui l'a élevé, puis à Rivera, qui souhaiterait que son disciple reprenne sa classe d'étudiants, des gosses désoeuvrés pour qui la musique est la seule chance de s'élever socialement. Une offre impossible à accepter et donc déchirante pour le maestro... Qui, de retour à New York, se croit maudit alors qu'il souffre d'amusie (le mal qui rendit Beethoven sourd).


Nina Robertson, l'avocate engagée par Cynthia pour défendre les intérêts des musiciens, emploie la manière forte pour contraindre le conseil d'administration, ce qui aura de fâcheuses conséquences (pour le couple qu'elle forme avec Cynthia et tout l'orchestre). Thomas Pembridge enterre sa femme, qui décède en écoutant la symphonie qu'il vient de composer. Rodrigo met sa démission dans la balance pour sauver le New York Symphony...
Mais cela paiera-t-il ? Et évitera-t-il à Hailey de quitter la ville pour partir en tournée avec Walsh et vivre une liaison avec son nouvel amant ?

C'est bien simple, c'est comme si les auteurs de cette nouvelle saison avaient décidé d'appuyer à fond sur la pédale de l'accélérateur tellement il s'y passe de choses, tellement les cartes sont rebattues, et que le spectateur est entraîné dans un grand huit émotionnel.

Pour l'essentiel, on retrouve les fondamentaux de la série, qui est toujours aussi drôle et original (avec son cadre, ses personnages, son lot d'intrigues, de péripéties), en adoptant ce ton unique, subtilement décalé, tour à tour fantasque, sentimental et mélancolique.

Mais Rodrigo n'est plus le seul à capter l'attention : bien que toujours aussi excentrique, il gagne en nuances et cela rejaillit sur le reste de l'orchestre, les relations entre les musiciens sont plus creusés (via la menace de la grève et la tournée sud-américaine). Les épisodes s'enchaînent à toute allure, tout en réservant au spectateur des moments suspendus (Rodrigo, la veille du départ en tournée, seul sur la scène, prenant conscience qu'il a trouvé là sa maison - comme il l'avouera à voix haute à son orchestre plus tard - , les retrouvailles avec le maestro Rivera, la rencontre avec Mémé DeSouza, la disparition loufoque et tragique à la fois de la femme de Pembridge...). L'histoire s'encanaille aussi avec la liaison entre Nina, l'avocate carnassière (incarnée par la superbe Gretchen Mol), et Cynthia, la violoncelliste "fucking hot", ou entre Gloria "Antoinette" et Pavel (qui souffrira de ne pouvoir être vu avec elle en public), ou encore le couple désormais établi entre Lizzie (la coloc de Hailey) et Bradford Sharp (le podcasteur mélomane - joué par Jason Schwartzamn lui-même).

La réussite de la première saison a permis à la production d'attirer des guests incroyables, comme le pianiste Lang Lang ou d'autres virtuoses comme Emmanuel Wax, Joshua Bell. Face à eux, Wallace Shawn (alias Winslow Elliott) et Dermot Mulroney (alias Andrew Walsh) restent parfaitement crédibles.

La distribution est là, dans une forme prodigieuse : Gael Garcia Bernal bien sûr, Malcolm McDowell toujours, Bernadette Peters, Saffron Burrows, et la divine Lola Kirke (solaire). Le show ne serait pas le même sans eux ou avec d'autres qu'eux.

Euphorisant !

ArnaudXIII 08/08/2017 16h47

Je vais peut-être proposer à ma chère et tendre qu'on regarde ça, surtout s'il s'agit d'épisode de 25mn.

Sinon, tu recommandes d'autres séries Amazon?

wildcard 08/08/2017 17h18

Citation:

Envoyé par ArnaudXIII (Message 1721826)
Je vais peut-être proposer à ma chère et tendre qu'on regarde ça, surtout s'il s'agit d'épisode de 25mn.

Sinon, tu recommandes d'autres séries Amazon?

A dire vrai, je découvre actuellement un peu les catalogues des uns et des autres, Amazon, Netflix, Hulu, donc je serai incapable de te guider. Mais il y a plein de trucs super alléchants. Mozart in the Jungle est vraiment un coup de coeur, le format est un régal, le contenu est extra.
Sur Hulu, il y a quelque temps, j'ai suivi Chance, avec Hugh Laurie et Gretchen Mol, qui est très bon : une dizaine d'épisodes de 50' sur un psy embobiné par une patiente schizo mariée à un flic ripou. La fin est un peu en deçà, mais l'ensemble est très efficace, et une saison 2 est confirmée.

Même les français s'y mettent maintenant : j'ai parlé de Missions sur OCS, qui est vraiment positivement surprenant. On trouve aussi, chez eux, Irresponsable, dont la saison 2 est prévue pour la fin 2017 : ça parle d'un mec qui retourne vivre chez ses parents et découvre que la fille avec qui il sortait ado a eu un fils de lui. Il doit assumer cette paternité tout en refusant d'en être prisonnier : épatant, drôle et touchant.
Avant ça, j'avais vu Les Grands, une superbe chronique sur les années lycée, très fine, élégante, une merveille (toujours du petit format, 8 épisodes de 25').

Les séries télé, en vérité, c'est un problème de riches pour les fans : il y a eu telle offre désormais, dans plein de genres, de format, avec des budgets dérisoires ou de gros moyens, des stars ou des inconnus... On gagne à tous les coups, même si on peut être déçu en essayant une série, une autre attend qui va être au top. Ces derniers mois, entre Westworld, The Americans (dont la saison 5 redresse la barre après les deux précédents qui piquaient sérieusement du nez), ou The OA (un pur chef d'oeuvre, sans doute la meilleure série que j'ai vue depuis un bail), et les Marvel-Netflix (malgré des résultats inégaux), franchement, c'est la fête.

ArnaudXIII 09/08/2017 09h13

Merci beaucoup, j'ai découvert que récemment que j'avais accès à Amazon Prime video donc à toutes leurs séries originales, y'a pas mal de choix.

wildcard 11/08/2017 15h31


La bonne nouvelle : Mozart in the Jungle a été renouvelé pour une quatrième saison, actuellement en tournage. La moins bonne nouvelle : il faudra certainement attendre 2018 pour suivre les aventures de Hailey, Rodrigo et l'orchestre du New York Symphony.

Mais je ne pouvais pas attendre davantage pour regarder la saison 3. Maintenant il me faut m'armer de patience, mais ces dix nouveaux épisodes m'accompagneront jusque-là avec ravissement, encore une fois. Cette série est magique !


Et cette saison est nettement découpée en deux actes :

- le premier se déroule à Venise et occupe cinq épisodes entiers, la moitié du total. Rodrigo, excédé par les tensions générées par les restrictions économiques du conseil d'administration du New York Symphony et les revendications salariales et sociales légitimes des musiciens, part pour Venise.
Un projet fou, bien sûr, l'y attire : convaincre Alessandra dite "la Fiamma", une cantatrice retirée depuis quatre ans, de remonter sur scène pour interpréter une aria originale, composée par un musicien contemporain et dont le livret s'inspire d'un fait divers (l'affaire Amy Fisher, qui a tué la femme de son amant). Le manager de "la Fiamma" ne donne qu'un ordre à Rodrigo : "Ne forniquez pas avec Alessandra !"


Cependant que le chef d'orchestre tente de dompter la diva, sans cesse sur le point de tout abandonner et en même temps séduisant méticuleusement Rodrigo, qui a entre temps retrouvé en Italie Hailey Rutledge, virée par Andrew Walsh avec qui elle était en tournée, à New York la crise continue. Le maire en personne intervient et oblige les deux parties à reprendre leurs négociations.
Evidemment, Rodrigo tombe sous le charme de "la Fiamma". La diva se produit sur trois sites consécutifs la même soirée. Le spectacle est un triomphe, mais "la Fiamma" jure de ne plus jamais travailler avec le maestro.


- Le deuxième acte s'ouvre avec les retours de Hailey et Rodrigo à New York - ce dernier force Gloria Windsor et les musiciens à conclure un accord en les enfermant dans une église. Hailey retrouve Lizzie qui, avec son héritage, va ouvrir un bar-cabaret où elle souhaite que son amie prépare et dirige (la jeune hautboïste a tenu la baguette durant des répétitions à Venise) un numéro musical.
Hailey obtient de Thomas Pembridge qu'il la laisse conduire sa première composition, l'ex-maestro entame une liaison avec Gloria après qu'elle ait convaincu l'orchestre de rejouer (au prix de quelques sacrifices financiers de part et d'autres).


Cynthia Taylor, souffrant toujours de sa tendinite au poignet gauche, décide d'arrêter les antalgiques pour une opération délicate, mais qui lui permet de rencontrer un joueur de basket-ball dans la même situation qu'elle. Rodrigo, lors d'une levée de fonds, surprend tout le monde en annonçant l'ouverture d'une classe ouverte à tous les enfants pour qui le New York Symphony fournira des instruments et des leçons gratuites - ce qui le contraindra à financer cela en s'humiliant.

[CENTERhttps://img4.hostingpics.net/pics/24...hejungle07.jpg[/CENTER]

La rentrée musicale est annoncée et des auditions à l'aveugle sont organisées. Mais quel avenir pour le New York Symphony après 87 jours de grève ?

J'avoue, en entamant le visionnage de cette nouvelle saison, l'avoir abordé avec méfiance puisque je savais qu'une partie de l'intrigue allait explorer le monde de l'opéra, un genre musical que je n'ai jamais apprécié (déjà que ma culture musicale classique est limitée...). Alors lorsque j'ai compris en plus que cela occupait les cinq premiers épisodes, imaginez l'angoisse...

Mais c'est oublier que si la musique, la direction d'un orchestre, l'interprétation sont au coeur de Mozart in the Jungle, la série l'utilise aussi comme un argument, un moyen, pas une fin en soi, et que l'intérêt de l'entreprise est de montrer à la fois quel désordre préside à ce résultat pourtant si harmonieux, et par quels tourments passent les personnages pour ménager leurs passions artistique et amoureuse.

Par ailleurs, cette parenthèse italienne est une splendeur visuelle, une respiration bienvenue après deux saisons à New York. Le fantôme de Mozart continue de visiter régulièrement Rodrigo qui va trouver avec "la Fiamma" une femme à sa (dé)mesure. La production a convaincu Monica Bellucci de l'incarner et sa prestation est brillante, surtout quand elle interprète la diva capricieuse, aguicheuse et en proie au doute - un peu moins quand elle exerce son art puisqu'on sait bien que l'actrice n'est pas cette impressionnante mezzo soprano (j'ai cherché qui la doublait mais je n'ai pas trouvé, et les crédits du générique du fin défilent si rapidement que cela m'a échappé).

Lorsque l'histoire revient à New York, on n'est pourtant pas au bout de nos surprises : encore une fois, Roman Coppola, Jason Schwartzman, Alex Timbers et Paul Weitz ont réussi à fournir une trame très dense et pourtant très fluide.

L'épisode 7 est à cet égard exceptionnel, narrativement et visuellement, puisque l'action se déroule dans l'enceinte de la prison de Ryker's Island où l'orchestre joue des pièces d'Olivier Messiaen (un choix très habile quand on connaît la vie du compositeur...) devant d'authentiques détenus. La mise en scène imite celle d'un documentaire filmé par le personnage de Bradford Sharp (le petit ami de Lizzie), joué par Schwartzman, et alterne des moments de ce concert et des témoignages face caméra des prisonniers, tous émus par le spectacle, la musique. S'il fallait un argument pour vous convaincre de regarder cette série, ce serait celui de découvrir cet épisode magnifique.

La caractérisation est toujours aussi ouvragée, les protagonistes évoluent, font face à des décisions importantes
, souvent drôles
, quelquefois émouvants
. C'est un bonheur renouvelé et jamais déçu de retrouver ces héros.

L'interprétation est une fois encore formidable, avec Malcolm McDowell, Bernadette Peters, Saffron Burrows, et bien entendu le duo infernal formé par Gael Garcia Bernal (lumineux, fantasque) et Lola Kirke (de plus en plus jolie et attachante). L'apparition de Placido Domingo ou la participation du violoniste Joshua Bell sont à la fois fabuleuses et (presque) normales, la série parvenant à valoriser les artistes sans les sacraliser.

Que du plaisir donc. Même si maintenant il va falloir attendre plusieurs (longs) mois pour jubiler à nouveau... Et savoir ce qu'il advient de Rodrigo et "Hail Lai" (un indice ci-dessous, mais attention, SPOILER !).


Slobo 13/08/2017 22h27

Voilà disponible ce matin, j'ai manger les dix dernier épisodes de Orphan Black.
Je recommande cette belle série (Sombre). Les scénaristes respecte assez leur univers et personnage pour clore (Là où il aurait pu continuer jusqu'à ce qu'on leur dise de débrancher).
J'ai aimé cette saison, mais étrangement aucun des nouveau personnage (A l'exception de la dernière Leda).
Encore des trahisons, des morts, des drames, des manipulations, des pleurs. Encore des rires, des moments de folies, des moments d'espoir.
Une fin de de saison qui répond à toute les questions, et un dernier épisode nous apprenant d'où vient Orphan Black.
Et Tatania Maslany est encore une nouvelle fois incroyable, on oublie qu'elle joue les plupart des roles présent à l'écran à elle seule.

wildcard 14/08/2017 14h42


Après la découverte positivement surprenante de Missions, voici une autre pépite produite par OCS (Orange Ciné Série) : Irresponsable est une création d'un ancien élève de l'école de cinéma, la Fémis, Frédéric Rosset, qui en a écrit les dix épisodes (avec parfois le concours de Camille Rosset ou Maxime Berthémy) de 25 minutes, tous réalisés par Stephen Cafiero.

Et la question qui se pose à la fin de cette première saison (la deuxième vient de se tourner, sa diffusion est prévue pour fin 2017-début 2018), c'est : et si on tenait là la meilleure comédie de l'année ? Et même la meilleure comédie de la télé française ?


Julien, la trentaine, retourne vivre chez sa mère, Sylvie, divorcée, en lui faisant croire que de l'amiante a été trouvée dans son appartement à Paris. En vérité, il a perdu son boulot et a dû trouver une solution de repli après avoir squatté chez sa meilleure amie, Léa, une lesbienne dont le couple traverse une crise.

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Julien et sa mère, Sylvie (Sébastien Chassagne et Nathalie Cerda)

Sylvie est à la fois enchantée de prendre soin de son grand garçon et soucieuse de son avenir, aussi tente-t-elle de lui décrocher un boulot au collège de la ville. L'entretien avec le directeur est un échec car Julien était un cancre et sa situation actuelle ne plaide pas en sa faveur. C'est en sortant du bahut qu'il croise Marie, son amour de jeunesse... Désormais prof dans cet établissement !

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Marie et Julien (Marie Kauffmann et Sébastien Chassagne)

Julien obtient qu'ils se revoient et il l'invite à dîner au resto. Elle lui apprend qu'elle a un fils et il pense alors qu'elle est en couple. Mais quand elle lui apprend que sa progéniture a quinze ans, Julien devine, avant qu'elle le lui confirme, qu'il en est le père. Tout s'explique alors : l'adolescente avait quitté la ville à l'époque car ses parents, désireux de dissimuler sa grossesse, avaient déménagé.

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Jacques et Julien (Théo Fernandez et Sébastien Chassagne)

Ce que Marie ignore, c'est que Julien et son fils, Jacques (mais qui préfère être prénommé "Jack"), ont déjà fait connaissance au collège, le jour de son entretien d'embauche, en tirant sur un joint en cachette. Depuis, ils font les 400 coups... Et provoquent les catastrophes : arrestation par Adrien, ami d'enfance de Julien devenu flic et qui courtise Marie, 16ème anniversaire de Théo qui tourne au règlement de comptes avec les parents de Marie et en présence de Sylvie qui apprend, à cette occasion, qu'elle est grand-mère, tentative de Julien pour éloigner Adrien...

Marie craque, Jacques veut fuir. Julien réussira-t-il enfin à assumer ses responsabilités sans dévaster l'existence de ses proches ? Surtout après que Marie lui ait annoncé une nouvelle sidérante...

Je me suis intéressé à cette série après avoir lu un article sur le tournage de la saison 2 dans le dernier n° en date du magazine "Première" : cela m'a permis d'en apprendre beaucoup à son sujet. d'abord que ces dix premiers épisodes avaient rencontré un joli succès critique et public, récompensé par plusieurs prix (dont un pour l'interprétation de l'hilarant Sébastien Chassagne dans le rôle-titre). Mais aussi qu'Irresponsable était tourné pour trois fois rien, grâce à l'implication totale de son équipe de comédiens et de techniciens : OCS investit dans la création originale mais à peu de frais, à cause de sa structure encore réduite et d'une politique d'économie.

Mais ces contraintes budgétaires avaient particulièrement inspiré les créateurs de Missions, et Frédéric Rosset y a aussi puisé une formidable énergie. Le résultat est extrêmement drôle, son anti-héros est irrésistible de culot, et cela suffit déjà au bonheur du spectateur.

Mais l'entreprise ne se limite pas à cela, même si c'est déjà très louable. A mi-chemin, les auteurs ont su anticiper à la fois le risque de lassitude du public et la minceur de l'argument, qui menaçait de faire basculer Julien de personnage amusant à celui de loser pathétique devant lesquels les autres ne peuvent que réagir (avec plus ou moins de philosophie).

Subtilement, le scénario explore alors les conséquences des actes de son héros et les sentiments de son entourage vis-à-vis de ce qu'il provoque. Il devient évident que Julien est toujours amoureux de Marie, que sa paternité bouscule sa nature de glandeur-profiteur, mais aussi que les parents de Marie ont une lourde part de responsabilité dans la situation (en éloignant leur fille encore adolescente pour préserver leur réputation, ils ont privé Julien de son fils, Théo de son père, Marie du choix de sa vie, Sylvie de son petit-fils). C'est l'effet-papillon (détaillé dans une tirade à mourir de rire par Julien).

En tout cas, l'émotion s'installe, les rapports entre les protagonistes se redessinent (Marie choisit d'enfin lâcher prise, ce qui ne sera pas sans effet)... jusqu'au dénouement, réellement stupéfiant. La dernière scène nous laisse dans l'expectative : quelle décision a prise Marie, pour laquelle Julien l'accompagne ?

Modestement conçue, la série bénéficie pourtant d'une réalisation soignée, précise (les effets comiques puis plus sérieux sont très bien dosés), tout à fait épatante. Et le casting est formidable : Chassagne bien sûr est phénoménal, mais Théo Fernandez (Jacques), Marie Kauffmann (Marie) et Nathalie Cerda (Sylvie) sont également sensationnels, très justes, attachants, quelquefois aussi drôles ils contribuent à affiner ce qui n'aurait pu être qu'une sitcom efficace mais standard.

Entre les boulettes tordantes de cet irresponsable à qui on pardonne beaucoup (mais pas tout) et des moments bluffants de sensibilité, la création de Frédéric Rosset est un joyau. Vivement la suite !

Tuco 25/08/2017 11h31

Citation:

Envoyé par Tuco (Message 1721593)
Je commence la série American Gods. Jamais lu le bouquin. Pour l'instant (3 épisodes) c'est très très bien.

J'ai fini les 8 épisodes de la saison 1 il y a quelques jours. Une série tout en ambiance très réussie. De la fantasy moderne. Je ferai la saison 2 sans hésiter

Jean miX.L. 25/08/2017 12h05

American Gods

Citation:

Envoyé par Tuco (Message 1723686)
J'ai fini les 8 épisodes de la saison 1 il y a quelques jours. Une série tout en ambiance très réussie. De la fantasy moderne. Je ferai la saison 2 sans hésiter

Idem pour moi. Un peu difficile de rentrer dedans au début malgré quelques scènes excellente mais la fin est excellente.

Sinon, j'ai commencé Preacher saison 2. J'avais moyennement accroché à la première mais la 2 commence très fort.

georgesdaniel 26/08/2017 19h02

Je viens de voir les deux premiers épisodes de The Tick sur Amazon Prime Video, j'ai été surpris et j'aime vraiment. Du bon super-héros second degré comme j'aime en toile de fond. A suivre...


watchblue 26/08/2017 22h22

Avec ma femme on a fait la saison 1 en une semaine la on fait la 2. C est assez exceptionnel en effet

Citation:

Envoyé par Slobo (Message 1722382)
Voilà disponible ce matin, j'ai manger les dix dernier épisodes de Orphan Black.
Je recommande cette belle série (Sombre). Les scénaristes respecte assez leur univers et personnage pour clore (Là où il aurait pu continuer jusqu'à ce qu'on leur dise de débrancher).
J'ai aimé cette saison, mais étrangement aucun des nouveau personnage (A l'exception de la dernière Leda).
Encore des trahisons, des morts, des drames, des manipulations, des pleurs. Encore des rires, des moments de folies, des moments d'espoir.
Une fin de de saison qui répond à toute les questions, et un dernier épisode nous apprenant d'où vient Orphan Black.
Et Tatania Maslany est encore une nouvelle fois incroyable, on oublie qu'elle joue les plupart des roles présent à l'écran à elle seule.


JB 26/08/2017 22h25

Quelqu'un s'est lancé sur The Mist ?

Remy Lebeau 27/08/2017 00h02

Vu la 5eme saison de House of Cards et la série continue d'être brillante à la fois par ces scénarios mais aussi par les jeux des acteurs Kevin Spacey et Robin Wright en tête. Du très grand art. Pour l'instant la série n'a pas encore été renouvelé mais la fin de saison peut passer pour une fin concluante.

Pickle Rick! 04/09/2017 09h48

Tiens, le premier épisode de The Deuce , sans me prévenir, est passé en avance et je n'ai pas pu résister.
https://images-na.ssl-images-amazon....5,1000_AL_.jpg
Et là, bon, à ce stade, il faut reconnaitre une sérieuse déception: les personnages sont archétypaux, les dialogues un poil clichés, on a juste la série de scènes convenues qu'on est sensés avoir sur l'univers de la prostitution.
Après, bon, c'est Pelecanos et Simon, donc je suppose que j'aurai honte dans trois épisodes d'avoir pu douter (quoi que Show me a hero est resté décevant jusqu'au bout), mais reste que de leur côté du manche il n'y a rien à se mettre sous la dent dans cet épisode.
En revanche, ouais, c'est beau, superbement réalisé, costumes et décors au poil, acteurs chan-més, musique parfaite et tout.
à suivre

scarletneedle 04/09/2017 17h36

Tu me tentes, là!

bardamu 12/09/2017 16h47

Citation:

Envoyé par Pickle Rick! (Message 1724825)
honte dans trois épisodes d'avoir pu douter (quoi que Show me a hero est resté décevant jusqu'au bout)

Euh, faudra que tu développes ce point...
Cette mini série était juste magnifique.

Pickle Rick! 13/09/2017 00h54

Oh, j'avais trouvé ça plutôt ennuyeux.
C'était très correctement réalisé, l'ambiance 80's fonctionnait parfaitement, les acteurs étaient excellents, l'autre grand rôle d'Isaac.
Mais je trouve le fil narratif lourdingue, notamment pour les personnages secondaires super démonstratifs, chacun représente un argument, un discours, des pions validant la thèse -fort sympathique, certes- de Simon. Ce qui en fait un peu une caricature de "fiction à message".
Après, le personnage principal, au-delà de la question spécifique des logements et du rôle particulier qu'il y joue et où il se retrouve lui aussi un peu objet d'une narration un peu répétitive et somnolante (soit quand même 80% du truc), est un personnage fascinant, en tant que tel.

Si quelqu'un sait démontrer les déterminismes et défendre ardemment un propos tout en laissant tout de même chaque personnage être un vrai personnage c'est bien Simon, je trouve étonnant qu'il se soit planté sur ce point.
Mais au moins, le mec change radicalement d'approche à chaque projet, c'est impressionnant.

Pickle Rick! 13/09/2017 01h22

Burdeau a fait un papier dans mediapart sur The Deuce assez alléchant (même s'il semble prévenir que tout ça va prendre son temps, n'étant que le début d'une œuvre qui à nouveau ne pourra réellement s'évaluer qu'à très long terme)
https://www.mediapart.fr/journal/cul...e-serie-utopie

Pickle Rick! 03/10/2017 10h17

Citation:

Envoyé par Pickle Rick! (Message 1724825)
Tiens, le premier épisode de The Deuce , sans me prévenir, est passé en avance et je n'ai pas pu résister.
https://images-na.ssl-images-amazon....5,1000_AL_.jpg
Et là, bon, à ce stade, il faut reconnaitre une sérieuse déception: les personnages sont archétypaux, les dialogues un poil clichés, on a juste la série de scènes convenues qu'on est sensés avoir sur l'univers de la prostitution.
Après, bon, c'est Pelecanos et Simon, donc je suppose que j'aurai honte dans trois épisodes d'avoir pu douter (quoi que Show me a hero est resté décevant jusqu'au bout), mais reste que de leur côté du manche il n'y a rien à se mettre sous la dent dans cet épisode.
En revanche, ouais, c'est beau, superbement réalisé, costumes et décors au poil, acteurs chan-més, musique parfaite et tout.
à suivre


J'ai mangé mon chapeau plus vite que prévu. 3 épisodes plus tard et la série est merveilleuse: des tonnes de moments très bien écrits, un univers déjà réellement construits et profond, des personnages vrais (dont aucun n'est plus "telle actrice ou telle acteur", ce qui n'est pas évident entre les stars et le nombres d'acteurs de The Wire, ou "tel archetype").
Pelecanos et Simon semblent même avoir bossé sur leur plus grand défaut (la difficulté à écrire des personnages féminins). Donc les connaissant, la fin de saison promet d'en faire un chef d'oeuvre.

zarma 03/10/2017 11h07

Citation:

Envoyé par Pickle Rick! (Message 1727705)
J'ai mangé mon chapeau plus vite que prévu. 3 épisodes plus tard et la série est merveilleuse: des tonnes de moments très bien écrits, un univers déjà réellement construits et profond, des personnages vrais (dont aucun n'est plus "telle actrice ou telle acteur", ce qui n'est pas évident entre les stars et le nombres d'acteurs de The Wire, ou "tel archetype").
Pelecanos et Simon semblent même avoir bossé sur leur plus grand défaut (la difficulté à écrire des personnages féminins). Donc les connaissant, la fin de saison promet d'en faire un chef d'oeuvre.

J'ai commencé la semaine dernière, j'ai bouffé les 3 1ers épisodes en une soirée.
Très gros début, c'est dialogué aux petits oignons comme toujours et les personnages finement écrits.

Fred le mallrat 03/10/2017 12h18

NYPD Blue repasse sur Polar+ (chaine qui remplace 13eme rue sur Free) :woot::yo::yo::yo::woot::woot:

zenita 03/10/2017 20h27

The deuce, c’est de la balle !

Pickle Rick! 04/10/2017 09h49

Que ça fait du bien de revoir Curb your enthusiasm...

FrancoisG 04/10/2017 10h46

The Deuce, c'est un peu comme Vinyl ?
Je veux dire, il ne se passe rien de très intéressant ?

Zen arcade 04/10/2017 10h52

Citation:

Envoyé par FrancoisG (Message 1727786)
The Deuce, c'est un peu comme Vinyl ?
Je veux dire, il ne se passe rien de très intéressant ?

The Deuce, c'est comme une série de David Simon. Je veux dire, il s'y passe plus de choses intéressantes dans un seul épisode que dans l'entièreté de la plupart des autres séries.

Fred le mallrat 04/10/2017 10h58

Le sujet et le traitement sont interessants.. mais j avoue que Wire, moi aussi, j ai du mal a rester devant bien longtemps (et encore plus devant al série à la nouvelle Orleans).

Je comprend ce que tu veux dire zen.. mais comme pour Francois, j ai tendance a m ennuyer devant ses series.

zarma 04/10/2017 11h34

Citation:

Envoyé par FrancoisG (Message 1727786)
The Deuce, c'est un peu comme Vinyl ?
Je veux dire, il ne se passe rien de très intéressant ?

Magnifique remarque.

Tu sais, personne t'oblige à regarder.

gambit 06/10/2017 19h57

vu the gifted....

pas mal du tout, des références aux xmen, des persos connus comme proudstar, blink, polaris, les struckers......

j'adore toujours amy acker!!!

seul le gosse m'énerve un peu avec ses mimiques

FrancoisG 06/10/2017 23h50

Citation:

Envoyé par Fred le mallrat (Message 1727788)
Le sujet et le traitement sont interessants.. mais j avoue que Wire, moi aussi, j ai du mal a rester devant bien longtemps (et encore plus devant al série à la nouvelle Orleans).

Je comprend ce que tu veux dire zen.. mais comme pour Francois, j ai tendance a m ennuyer devant ses series.

Ah non, justement, il ne se passait rien dans Vinyl mais j’ai adoré l’ambiance, les personnages, c’était hypnotique !
Les épisodes auraient pu s’enquiller chaque semaine pendant des mois que j’aurai toujours répondu présent :huhu:
Citation:

Envoyé par zarma (Message 1727790)
Magnifique remarque.

Tu sais, personne t'oblige à regarder.

Ma question était sérieuse.

Toi aussi t’es tendu du string ?
C’est encore possible de poster sans se faire sauter à la gorge ?

zenita 07/10/2017 08h13

The deuce, c’est du Simon pur!

Si tu n’as pas aimé ses œuvres précédentes, tu n’aimeras pas the deuce.
Perso, je trouve que plus ça avance et mieux c’est ...

Après dire qu’il ne s’y passe rien, c’est un peu vrai mais perso, je trouve qu’il s’y passe tout moi...

Pickle Rick! 07/10/2017 10h53

Excusez-moi mais je ne comprend pas trop pourquoi on fait comme si françoisG parlait de The Wire ou d'une série de Simon, il parle de Vynil, qui a ses qualités et défauts mais juste n'est pas de Simon. (les points communs sont New York 70's, et encore c'est pas trop les mêmes New York, et HBO et la qualité des décors & costumes, mais les styles d'écriture et de réalisation sont très différents)

Après, The Deuce n'est pas du "Simon pur", justement: même s'il est co-showrunner c'est la première fois qu'il se met au service du projet de quelqu'un d'autre (Pelecanos). Après, on sous-estime l'importance de Pelecanos dans The Wire (déjà car il écrit les meilleurs épisodes et a une influence importante sur les saisons 2-3-4, mais aussi car ses bouquins comme certains de Price sont une influence terrible sur la gestion d'un casting large au niveau d'une ville)

zenita 07/10/2017 13h13

Citation:

Envoyé par Pickle Rick! (Message 1728054)
Excusez-moi mais je ne comprend pas trop pourquoi on fait comme si françoisG parlait de The Wire ou d'une série de Simon, il parle de Vynil, qui a ses qualités et défauts mais juste n'est pas de Simon. (les points communs sont New York 70's, et encore c'est pas trop les mêmes New York, et HBO et la qualité des décors & costumes, mais les styles d'écriture et de réalisation sont très différents)

Après, The Deuce n'est pas du "Simon pur", justement: même s'il est co-showrunner c'est la première fois qu'il se met au service du projet de quelqu'un d'autre (Pelecanos). Après, on sous-estime l'importance de Pelecanos dans The Wire (déjà car il écrit les meilleurs épisodes et a une influence importante sur les saisons 2-3-4, mais aussi car ses bouquins comme certains de Price sont une influence terrible sur la gestion d'un casting large au niveau d'une ville)

Ça ressemble plus a du SIMon qu’a Du JJ Abrams :D

Fred le mallrat 09/10/2017 09h24

Vinyl j ai pas tenu audelà du 1er episode...:ouf:
j ai fait au moins 1 saison et demi de wire et 5 episodes de Treme

FrancoisG 09/10/2017 09h52

Citation:

Envoyé par Pickle Rick! (Message 1728054)
Excusez-moi mais je ne comprend pas trop pourquoi on fait comme si françoisG parlait de The Wire ou d'une série de Simon, il parle de Vynil, qui a ses qualités et défauts mais juste n'est pas de Simon. (les points communs sont New York 70's, et encore c'est pas trop les mêmes New York, et HBO et la qualité des décors & costumes, mais les styles d'écriture et de réalisation sont très différents)

Effectivement, je parlais bien de Vinyl, ne connaissant pas encore The Wire.
J'avais vraiment l'impression de vivre avec Richie Finestra et de baigner dans son univers. Le moindre détail me touchait ou m'agaçait, selon les circonstances. Et tout ça commençait dès le riff du générique :beu:

C'est totalement subjectif et impossible à expliquer, c'était ma série, voilà.

FrancoisG 09/10/2017 10h01

Citation:

Envoyé par Slobo (Message 1717106)
Je me suis bien marré à regarder GLOW sur Netflixe.

On regarde en ce moment.
Je pensais que ça serait plus fun, alors que pour l'instant, c'est assez désabusé...

On s'attache très vite à la galerie de personnages, et l'ambiance 80's est bien reconstituée.
Pis bon, Alison Brie, quoi :luv:

ericvil 11/10/2017 11h48

une Alison Brie méconnaissable....

FrancoisG 11/10/2017 17h51

Citation:

Envoyé par ericvil (Message 1728400)
une Alison Brie méconnaissable....

De tête, oui !!


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