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Adinaieros 28/04/2015 14h33

Citation:

Envoyé par Zen arcade (Message 1574005)
J'attends toujours la série Netflix qui me mettra sur le cul comme peuvent le faire les meilleures séries de HBO par exemple.
(faut encore que je mate Bloodline)
Mais j'ai l'impression que le modèle de Netflix tend à proposer des produits internationaux basés sur le plus petit dénominateur commun capable de plaire à un public international lambda.
La "révolution" Netflix, c'est la prise en compte dans le modèle même de production de la globalisation planétaire de l'offre de produits (avec une attention particulière aux marchés asiatiques comme l'a bien montré l'imbitable Marco Polo).
C'est déjà à l'œuvre dans le cinéma de blockbusters américain (les films Marvel fonctionnent à plein sur ce modèle) mais ça me parait assez nouveau dans le domaine des séries.
Le danger, c'est que ça tend à générer des produits luxueux, lisses et convenus (comme les films Marvel).

En fait, non pas du tout.
Kimmy Schmidt, la s4 d'Arrested Development, Bojack Horseman ou même Hemlock Grove montrent bien que Netflix cherche juste à créer des contenus qui vont lui attirer des publics différents.
Des séries comme House of cards, Orange is the New Black ou Bloodline sont (sous des formes différentes) destinées au grand public, type HBO.
Les séries Defenders (Daredevil et les prochaines) vont viser un public geek
Hemlock Grove le fan de séries B horrifiques.
Kimmy Schmidt, Bojack et Arrested, un public plus hipster aimant les séries décalées.

C'est exactement la même chose avec leur contenu de films : a côté des gros films et blockbusters, ils vont avoir du Kaurismaki par exemple.

(moi ça tombe bien je me retrouve dans les différents publics visés)

zarma 28/04/2015 14h46

Citation:

Envoyé par HiPs! (Message 1575466)
SoA, pas tenu au delà de la deux: trop de complaisance pour la violence de ses persos.

C'est ça, le point culminant de la série, c'était la S2. La 3e était horrible, la 4e essayait de remonter un peu le niveau et après... après j'ai laché l'affaire, j'en pouvais plus.

zenita 28/04/2015 18h48

Citation:

Envoyé par HiPs! (Message 1575466)
SoA, pas tenu au delà de la deux: trop de complaisance pour la violence de ses persos.

Un peu comme banshee?

HiPs! 28/04/2015 19h55

Banshee, c'est de la série B voire Z, c'est de la violence au 2nd degré, ça fait partie du cahier des charges du genre. SoA se prend beaucoup trop au sérieux pour ça.

zenita 28/04/2015 19h59

Citation:

Envoyé par HiPs! (Message 1575543)
Banshee, c'est de la série B voire Z, c'est de la violence au 2nd degré, ça fait partie du cahier des charges du genre. SoA se prend beaucoup trop au sérieux pour ça.

Je partage le même avis sur Banshee. Sons est sans doute plus proche de the shield dans le style mais en moins bien

Rust 28/04/2015 20h00

Citation:

Envoyé par BobDarko (Message 1575453)
En très résumé (et à mon humble avis) : pas du tout.
Le début est très bon (pour être généreux, je dirais les 4-5 premières saisons environ, sûrement moins) puis ça part en vrille. Notamment parce que Kurt Sutter s'enferme tout seul dans ses propres gimmicks et se retrouve complètement en roue libre au bout d'un moment.
Ça n'empêche pas quelques excellents moments, notamment pour revoir plusieurs acteurs de The Shield.
Après, si c'est Walton Goggins qui te manque, rabats-toi plutôt sur Justified (si ce n'est pas déjà fait).

Un peu le même syndrome que pour The Shield peut être (j'ai eu du mal sur la ou les deux dernières saisons). Le casting est vraiment très sympa, mais ça tourne en rond ( souvent la saison t'annonce une fin de saison de fou, mais au final non, les choses ne changent pas et hop on repart pour un tour).

Rust 28/04/2015 20h04

Citation:

Envoyé par BobDarko (Message 1575453)
En très résumé (et à mon humble avis) : p
Après, si c'est Walton Goggins qui te manque, rabats-toi plutôt sur Justified (si ce n'est pas déjà fait).

Ah, c'est malin, comme si je n'avais pas déjà assez de séries en retard.:beu:

ericvil 28/04/2015 20h12

Citation:

Envoyé par BobDarko (Message 1575453)
En très résumé (et à mon humble avis) : pas du tout.
Le début est très bon (pour être généreux, je dirais les 4-5 premières saisons environ, sûrement moins) puis ça part en vrille. Notamment parce que Kurt Sutter s'enferme tout seul dans ses propres gimmicks et se retrouve complètement en roue libre au bout d'un moment.
Ça n'empêche pas quelques excellents moments, notamment pour revoir plusieurs acteurs de The Shield.
Après, si c'est Walton Goggins qui te manque, rabats-toi plutôt sur Justified (si ce n'est pas déjà fait).

pourtant dans SOA c'est quelque chose Walton Goggins :beu::D:D

Zen arcade 28/04/2015 21h09

Citation:

Envoyé par Adinaieros (Message 1575469)
En fait, non pas du tout.
Kimmy Schmidt, la s4 d'Arrested Development, Bojack Horseman ou même Hemlock Grove montrent bien que Netflix cherche juste à créer des contenus qui vont lui attirer des publics différents.
Des séries comme House of cards, Orange is the New Black ou Bloodline sont (sous des formes différentes) destinées au grand public, type HBO.
Les séries Defenders (Daredevil et les prochaines) vont viser un public geek
Hemlock Grove le fan de séries B horrifiques.
Kimmy Schmidt, Bojack et Arrested, un public plus hipster aimant les séries décalées.

C'est exactement la même chose avec leur contenu de films : a côté des gros films et blockbusters, ils vont avoir du Kaurismaki par exemple.

(moi ça tombe bien je me retrouve dans les différents publics visés)

Evidemment que Netflix ne va pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Mais comme leurs séries télés exclusives sont un de leurs principaux produits d'appel, il est évident que Netflix table sur ses séries télé pour pousser un maximum de gens à s'abonner et ce dans tous les pays où ils s'installent.
Donc créer "des produits internationaux basés sur le plus petit dénominateur commun capable de plaire à un public international lambda" fait à l'évidence partie de leur stratégie.
Un truc comme House of cards, ça ressemble à du HBO mais c'est du canada dry.
Il n'y a pas du tout la même prise de risque dans la volonté de créer un produit qui se démarque radicalement par sa singularité. On est dans du produit de luxe calibré qui fait semblant d'être du HBO mais qui en fait peut ratisser beaucoup plus large.
Ce côté canada dry, ça n'a peut-être l'air de rien pour plein de monde, dont toi peut-être, mais pour moi ça touche à l'essence même de ce qui me fait vibrer chez les meilleures productions HBO.

Les séries Marvel ne vont pas du tout toucher qu'un public geek.
Elles sont clairement destinées à ratisser le plus large possible.
Et quand je parlais des marchés asiatiques, surtout chinois, où les films Marvel cartonnent un max, il est clair que Netflix compte beaucoup sur ces séries pour choper le public asiatique.
D'ailleurs, un élément par exemple, c'est que, même si le parti-pris est résolument réaliste, adulte et ultra-violent, tu ne vois pas même l'ombre d'une tension sexuelle dans l'ensemble des 13 épisodes de Daredevil. On sent poindre de futures intrigues sentimentales, mais on voit bien que ça va rester très édulcoré dans le traitement.
Or on sait que ce qui peut gêner dans certains marchés asiatiques (Chine, Corée,...), c'est justement dans ce domaine.
Pareil pour les pays musulmans d'ailleurs (ce n'est pas un hasard si les séries coréennes y sont très populaires vu qu'on y voit que des intrigues sentimentales très chastes dont toute tension sexuelle est totalement absente).

Les catégories des publics visés, ce n'est pas une approche nécessairement pertinente pour juger de l'approche internationale ou pas d'une série (de toute façon, les catégories visées sont présentes dans chaque pays).
Les dérives éventuelles d'une approche basée sur une offre globale mondialisée, c'est dans la conception même de la série qu'il faut les chercher.
Et je pense que Netflix, de par sa nature, organise sa stratégie de développement via la production de produits "passe-partout" très visibles et soutenus par un marketing globalisé (ce qui ne veut ceci dit pas nécessairement dire que toutes leurs séries obéissent à ce modèle).


Et je ne parle même pas de Marco Polo qui est l'exemple parfait du brouet international infâme.

Adinaieros 28/04/2015 21h59

Ok, si tu veux.

Zen arcade 28/04/2015 22h05

Citation:

Envoyé par Adinaieros (Message 1575585)
Ok, si tu veux.

Je n'ai jamais forcé quiconque à être d'accord avec moi, l'idée d'une discussion c'est d'échanger des points de vue qui peuvent s'avérer très différents, mais si c'est pour me répondre ça, autant ne rien écrire.
Y a pas mort d'homme mais ta réponse manque du respect le plus élémentaire.

Adinaieros 28/04/2015 22h34

Bah disons qu'une conversation en général c'est répondre à ce qu'à dit l'autre.
Donc bon, là je cherche encore ce qui répond au coeur de mon message :
"Kimmy Schmidt, la s4 d'Arrested Development, Bojack Horseman ou même Hemlock Grove montrent bien que Netflix cherche juste à créer des contenus qui vont lui attirer des publics différents."
Ou alors tu trouves que Kimmy Schmidt est une série qui répond à une approche de marché et qui vise le plus petit dénominateur commun ?
Auquel cas ça serait vraiment une super nouvelle sur l'état du monde.

Zen arcade 28/04/2015 23h00

Citation:

Envoyé par Adinaieros (Message 1575599)
Bah disons qu'une conversation en général c'est répondre à ce qu'à dit l'autre.
Donc bon, là je cherche encore ce qui répond au coeur de mon message :
"Kimmy Schmidt, la s4 d'Arrested Development, Bojack Horseman ou même Hemlock Grove montrent bien que Netflix cherche juste à créer des contenus qui vont lui attirer des publics différents."
Ou alors tu trouves que Kimmy Schmidt est une série qui répond à une approche de marché et qui vise le plus petit dénominateur commun ?
Auquel cas ça serait vraiment une super nouvelle sur l'état du monde.

Ben, je passe mon temps à écrire une tartine pour en arriver à :
"Les catégories des publics visés, ce n'est pas une approche nécessairement pertinente pour juger de l'approche internationale ou pas d'une série (de toute façon, les catégories visées sont présentes dans chaque pays).
Les dérives éventuelles d'une approche basée sur une offre globale mondialisée, c'est dans la conception même de la série qu'il faut les chercher."

Si ça, ça ne répond pas au cœur de ton message, je ne vois pas ce qu'il te faut.

Et je nuance mon argumentation en écrivant :
"Evidemment que Netflix ne va pas mettre tous ses œufs dans le même panier."
Ou :
"Et je pense que Netflix, de par sa nature, organise sa stratégie de développement via la production de produits "passe-partout" très visibles et soutenus par un marketing globalisé (ce qui ne veut ceci dit pas nécessairement dire que toutes leurs séries obéissent à ce modèle)."

Ce que je veux dire, c'est qu'une tendance à produire une offre conçue pour un marché mondial globalisé me semble être à l'œuvre dans certaines séries produites par Netflix.
Et j'ajouterait même que ça me parait normal étant donné que l'offre dans le monde entier (ou en tout cas un maximum de pays) de séries télé exclusives est assez logiquement un argument majeur dans la stratégie marketing de Netflix.

Quels sont les flagship titles qui disposent d'une grande exposition chez Netflix?
House of cards, Marco Polo, Daredevil.
Trois produits qui se prêtent sans problème à une stratégie marketing de masse mondialement globalisée.
Le reste, c'est sans doute plus des trucs de niche, mais comme je le disais, les niches on les retrouve dans tous les pays.

Je ne conçois pas un seul instant que les pontes de Netflix, qui veulent s'installer dans un maximum de pays et dont les séries télé sont un argument marketing majeur, ne pensent pas aux publics de ces pays quand ils décident de mettre en chantier une série.

Maintenant, c'est un sentiment, hein... j'ai pas la science infuse.

Adinaieros 28/04/2015 23h22

Mais en fait tu prends le problème à l'envers et c'est là où les pontes de Netflix comme tu dis sont très malins. Ils s'en foutent de faire une série qui plaise au plus grand nombre, ou mondialement, ou machin.
Leur but c'est de produire un bouquet de séries qui plaise au plus grand nombre.
Et du coup, la démarche n'est pas du tout la même.
Il y a une douzaine-quinzaine de séries Original Netflix (comme ça, vite fait de tête) et parmi elles, (grosso modo) 1 tiers n'est clairement pas destinée au "grand public" ou à un public mondialisé (genre s4 Arrested, Bojack, Derek ou Kimmy Schmidt)...mais ils s'en foutent.
Leur principe n'est pas de chercher le plus petit dénominateur commun. Leur but est de créer des séries qui plaisent. Pas "chaque série à tout le monde" mais "chaque série doit plaire au public à laquelle elle est destinée".
Et là où tu te trompes c'est en disant que Marco Polo est un flagship plus que Kimy Schmidt par exemple :
Variety

Dans le même genre, lorsque Netflix se charge de la diffusion internationale de Knights of Sidonia ou de St Vincent (avec Bill Murray), ce n'est pas parce qu'ils estiment que ces oeuvres vont plaire à un grand nombre ou à beaucoup de monde partout. Mais juste parce qu'ils savent que ce qui fera leur force au bout du compte c'est d'avoir un large éventail d'oeuvres de qualité (de qualité dans un genre donné j'entends).

Si House of Cards (série que je n'aime pas plus que ça, j'ai laché au bout de 6 épisodes) fonctionne si bien dans le monde, ce n'est parce que c'est une série "aseptisée". Mais parce que c'est une série de qualité, confiée à des auteurs, etc.

Zen arcade 29/04/2015 00h13

Citation:

Envoyé par Adinaieros (Message 1575624)
Il y a une douzaine-quinzaine de séries Original Netflix (comme ça, vite fait de tête) et parmi elles, (grosso modo) 1 tiers n'est clairement pas destinée au "grand public" ou à un public mondialisé (genre s4 Arrested, Bojack, Derek ou Kimmy Schmidt)...mais ils s'en foutent.
Leur principe n'est pas de chercher le plus petit dénominateur commun. Leur but est de créer des séries qui plaisent. Pas "chaque série à tout le monde" mais "chaque série doit plaire au public à laquelle elle est destinée".

Je crois qu'on est en plein malentendu.
C'est évident que toutes les séries produites par Netflix ne sont pas conçues pour plaire à tous les spectateurs potentiels que compte la planète.
(au passage, Derek n'est pas une série produite par Netflix).
C'est évident qu'il faut diversifier l'offre pour pousser un maximum de monde à s'abonner.
Je n'ai jamais prétendu le contraire.

Ce que je dis, c'est que Netflix, entre autre choses, met le paquet sur certaines séries qui soit jouent clairement la carte du "tourisme inoffensif passe-partout" comme Marco Polo (ça a coûté bonbon ce truc, hein) , soit propose des produits luxueux prétendument transgressifs mais au final convenus et calibrés comme House of cards, soit s'engouffre dans la brèche du Marvel cinematic universe qui est déjà largement conçu au niveau des films pour plaire à un public mondialement globalisé.
J'y décèle à tort ou à raison comme une tendance. Et ça m'inquiète.
J'y vois une approche nouvelle dans le domaine de la télévision, ce qui est somme toute assez logique vu que Netflix n'est pas une chaîne de télévision.
Je n'y trouve personnellement pas mon compte (mais je ne demande qu'à être contredit par de futures séries qui me foutront sur le cul).
Mais je crains que l'approche globale n'ait de beaux jours devant elle (le truc genre, je caricature, "euh non, pas trop de scènes de cul, les coréen ça leur va pas" ou "euh non, faut pas que les persos mangent du steak, ça plaira pas aux hindous", "euh non, pas un truc sur des noirs de Baltimore qu'on ne comprend qu'à Baltimore, les chinois vont rien capter",... ).
Après tout, en mode vieux con, c'est le monde tel qu'il va actuellement...

Citation:

Si House of Cards (série que je n'aime pas plus que ça, j'ai laché au bout de 6 épisodes) fonctionne si bien dans le monde, ce n'est parce que c'est une série "aseptisée". Mais parce que c'est une série de qualité, confiée à des auteurs, etc.
Je ne pense pas.
Parce que si tu veux faire un truc qui tranche vraiment dans le genre, tu fais Boss et ça n'intéresse pas grand monde.
Alors que si tu peux faire ton marketing sur des noms comme Fincher ou Spacey avec un produit bien foutu mais sans aspérités qui fâchent, tu es presque certain à l'avance que c'est le jackpot assuré.
Ce que je veux dire, c'est que quand je regarde House of cards, je ne sens pas cette petite musique particulière qui me fait dire que je suis en face de quelque chose qui porte en soi une singularité qui fait que cela ne ressemble à rien d'autre.
Et que ça ne m'étonne pas parce que je n'ai pas l'impression que ça figure souvent dans leur cahier des charges.


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