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  #136  
Vieux 11/02/2009, 21h54
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Noté ^^
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  #137  
Vieux 21/02/2009, 09h33
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Chtit plaisir :

Scene of the crime : A little piece of goodnight par Ed Brubaker & Michael Lark, Sean Philips



Dark plot : Le détective Jack Harriman enquête sur la disparition puis la mort d'une jeune femme. Son investigation le mène vers une secte, puis vers un incendie datant de 10 ans et finalement se conclut autour d'une sombre affaire de famille et de vengeance. Jack en profite pour raccrocher une vie ''normale'', laissant derrière lui ces problèmes et se rapprochant de son ex.


Trouvé dans un bac à un certain Ramonville, je n’avais jamais entendu parlé de ce comics. Affiche alléchante, Brubaker, Lark, Phillips dans une histoire d’enquête qui fleure bon le dark et le trash… let’s go donc !
Et c’est du solide ! du simple mais efficace ! Rien d’extraordinaire, rien de révolutionnaire, de la bonne enquête par un détective avec un lourd passif, avec une vie dans le brouillard mais qui malgré ces problèmes choisit d’aller de l’avant. Vu revu et rerevu mais… si le cadre est familier, le contenu est suffisamment bien maîtrisé pour qu’on s’y plonge. En effet, Brubaker jongle bien entre sa galerie de personnage avec notamment son héros bien dense qu’il nous découvre petit à petit et son plot. Ça avance doucement, enchaînant les révélations sur l’enquête avec celles sur la vie du héros avec un peu d’action.
Ça commence bien avec un cliffhanger de barre à la fin du premier # bien utilisé par la suite. Cette dernière est classique, doucement mais sûrement, une histoire bien ficelée. Le rythme est bon, on ne s’ennuie pas si ce n’est un poil juste avant la fin où le soufflet retombe un peu. Sur quelques pages, le héros semble un peu perdu, dans une impasse, les pistes sont brouillées. Du coup le lecteur aussi et finalement tout se révèle devant une épiphanie du détective… un peu facile peut être sur ce coup là. Néanmoins, le fait se connaître enfin le fin mot de l’histoire reste suffisamment plaisant pour que ce petit désagrément ne prenne pas trop d’importance.
Les personnages sont donc l’autre point fort du comics. Une galerie réaliste, riche sans être trop, même le bad guy de seconde zone a un background et un caractère. Le héros surtout est bien détaillé mélangeant vie privée, vie passée, sentiments actuels, sentiments sur l’enquête… cela donne une vraie profondeur au récit et le porte vers le haut, une réussite !

Coté dessins, Lark et Phillips sont dans le ton. Réaliste, sombre, avec de belles cases chocs pour appuyer l’avancée de l’enquête et notamment une case magique à la fin du #, magnifique d’émotion sur laquelle je suis souvent revenu et qui m’a permis de réellement plongé dans le récit ! Le reste est comme le travail de Bru, simple, sobre et efficace. Certes découpage classique, pas génial, sans trop de prise de risque et assez cinématographique (un autre caractère de ce comics, très proche du ciné) mais les passages un peu moyens sont relevés par l’histoire. Un taff correct au final sans plus. Même remarque pour les couleurs, assez ternes, appuyant le coté sombre et underground du comics.
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  #138  
Vieux 12/03/2009, 14h50
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Désolé je dormais...

The Dreaming #44 - 49 par Caitlin R. Kiernan & Christian Hojgaard, Charles Vess, Ron Randall

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. . . . .#44 Trinket . . . . . . . . . . . . . . #49 Shatter

Plot : Le roi Finvarra, seigneur d'un territoire maudit de Faerie pour s'être rebellé, apprends que Breacadh, l'un des deux morceaux de la pierre précieuse contenant l'essence même de Faerie, est réapparu dans le monde éveillé. Elle est parvenue aux mains d'une mortelle, Maddy, après que son ancienne propriétaire, la faerie Nuala à qui la pierre avait été confié par la sorcière Thessalie, l'ai laissé dans le Dreaming. Il s'en suit une bataille féroce entre les hommes de Finvarra et Nuala et Maddy, aidé par le Cluracan et son double. La Thessalian intervient à son tour, mettant un terme aux affrontements et elle récupère la pierre pour la transmettre à un nouveau protecteur. La Reine Titania de Faerie elle même intervient, désirant la gemme mais Maddy, déboussolée, choisi de la remettre à Nuala. Cette dernière la brise, souhaitant qu'elle n'apporte plus de malheur et son pouvoir revient en Faerie retransformant Nuala nostalgique de son monde en la princesse qu'elle était. Les Cluracan décident de mettre de coté leur conflit destiné, Titania repart amère et Maddy retrouve le monde éveillé, perplexe et perdue par cette aventure mais curieusement heureuse!

Changement d’univers (enfin) dans la série avec un arc très proche du monde des Faeries. Au programme des visages connus ce qui fait toujours plaisirs, Nuala, les Cluracan, Titania et l’un de mes personnages préférés la garce de sorcière Thessalian ^^
Bref déjà sur le papier, un petit bol d’air frais après une overdose de corinthien. Un arc assez long de 5 numéros car comme à son habitude Kiernan insiste sur les personnages, leur caractère, leur motivation, des personnages jamais simples, toujours recherchés, même les méchants y ont droit. Le point fort du scénariste se retrouve donc dans cette histoire pour notre plus grand plaisir.
Il en découle donc 5 numéros, le temps de présenter et de mettre en place les personnages et de faire avancer le plot. Ce dernier est suffisamment riche pour qu’il n’y ait pas de lourdeurs ou de baisse de rythme, Kiernan jonglant avec aisance entre perso, évènements, flashbacks, explications,… se payant ainsi à la fois le luxe de mettre dans une histoire assez grandiose, un petit flirt humain sans importance à coté. Certes, pas de traits de génie dans le scen, pas de gros cliffhanger ou des révélations à tomber sur le c**. Une construction assez classique donc mais solide sans les quelques maladresses dont elle peut être capable avec quand même à la base une bonne idée, bien développée et peut être une fin assez… vague… à croire que Kiernan a un peu de mal avec les fins. De même, on aurait pu penser que l’arc précédent, chargé en émotion juste avant avec la mort d’un personnage principal, aurait une influence sur la suite mais il n‘en ait rien, dommage.
Encore une fois donc le gros point fort du comics est à chercher du coté des personnages. Kiernan décidément très efficace dans ce domaine, nous brosse une galerie de personnages denses et riches avec quelques très bonnes idées. L’héroïne nostalgique en fil rouge, de même que l’opposition entre les 2 Cluracans et les scènes avec les méchants enrichissent réellement la lecture, apporte de la profondeur et permettent de rentrer dans l’histoire (j’aime bien cette phrase ^^). A ce niveau là donc, c’est drôlement bien foutu ! et en bonus track donc rien de moins que la dernière Thessalian et la reine de Faerie, oah ! Kiernan, pô bête, en profite pour faire aussi raccrocher les wagons à l’un de ses personnages, Maddy, rôle secondaire mais qui l’intègre pleinement dans l’univers, pour être utiliser ensuite sans doute. Kiernan se permet même de continuer à l’approfondir en faisant évoluer sa situation familiale, pourtant sans rapport avec le reste. Enfin en bonus, un cours sur l’Histoire de Faerie…
Ce format semble donc parfaitement convenir à la scénariste, visiblement très à l’aise pour développer son histoire, ses intrigues et ses perso. Et si le plot est bon avec néamoins un déroulement un peu chaotique, on se régale avec cette galerie de personnages hauts en couleurs !

Coté dessins Hojgaard donc un peu meilleur que précédemment, c’est plus régulier, mieux travaillé. Cela dit, il reste souvent très classique, dans le découpage, vraiment basique, qui porte l’histoire sans vraiment la servir plus que ça, et dans les dessins. Très peu cases chocs pour introduire un personnage ou appuyer telles ou telles émotions dans un arc pourtant riche.
Donc simple, efficace quand même, c’est très regardable mais peut être attends t’on un style un peu différent pour porter cette série strange. L’encrage de Ron Randall est lui aussi basique, strict minimum. Mention plus quand même car on discrimine bien les scènes avec les méchants des autres. Enfin, Vozzo toujours aux couleurs sort une palette parfaitement adapté aux passages de l’histoire, du bon taff comme d’hab.

En conclusion, un arc très sympa et agréable, c’est cool de revoir de vieux visages connus autour d’un plot qui se tient. Les dessins ne sont pt’te pas ze best of ze best mais au final de gâche pas la lecture.
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  #139  
Vieux 22/03/2009, 20h11
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Echainage tranquillou Abelou...

The Dreaming #50 Restauration par Caitlin R. Kiernan & Marc Hempel, Duncan Fegredo, Shawn MacManus, John Totleben




PlOt : Comme demandé par Dream, Abel, Eve et Jumella partent à la recherche de Cain pour le ramener dans le Dreaming pendant que Merv lui construit une autre maison des mystères. Après des mois, ils finissent par le retrouver dans la nécropole de Litharge mais Cain, qui s'est marié entre temps avec sa soeur Aclima, refuse de revenir, considéré comme un Dieu ici, tournant le dos à son devoir. Ils finissent par repartir, laissant Gregory avec lui. Cain semble douter de son choix et au cours d'une ballade nocturne il apprends de Plath que Matthew est mort, tué par Lucien, ce dont semble ignorer Abel et les autres.
La nouvelle maison, déjà effrayante, restera donc sans locataire.



Rhaaaaa j’aime bien ça ! The Dreaming, un univers riche qui permet aux scénaristes tous les formats possibles. Ainsi après un long arc de 5 numéros, voici un one shot, autre personnages, autre intrigue. On retrouve Abel, Cain, Eve,… laissés il y a un bon moment avec ze big arc Many Mansions. L’histoire d’ailleurs est dans la foulée. En se basant sur les épisodes précédents, Kiernan parvient à faire en un seul numéro une histoire intéressante. Peu de débordements sur ses perso chéris qu’elle maîtrise à la perfection, juste ce qu’il faut pour recadrer ce petit monde et tout pour l’histoire. Si cette dernière est entendue, elle ne reste pas moins agréable à lire. Rapide, bien ficelé, on regrette presque que cela ne se passe qu’en un seul numéro. Il devait y avoir de la place pour au moins un petit numéro supplémentaire, genre un numéro 1 entier sur la première partie de ce comics, l’exploration et un numéro 2 sur la confrontation Cain/Abel peut être… Là on a un petit sentiment que certains points importants ne sont pas appuyés plus que ça, et même parfois expédié. La fin est intéressante toutefois, porteuse pour la suite, le problème étant qu’on en est au #50 et que la série se finit au #60 avec déjà 2 one shots d’ici la fin. Décision éditoriale sans doute mais qui gâche cette histoire que l’on pouvait vraiment sentir comme une base pour la suite. Elle peut se suffire à elle même… mais avouons le, de manière frustrante.

Coté dessins, que du bon, Marc Hempel a un style certes particulier assez épuré mais qui colle bien au Dreaming, Shawn McManus ensuite habitué à l’univers, plus classique mais très agréable à lire. Duncan Fegredo enchaine, toujours aussi bon, très expressif, magnifique.. et John Totleben à la fin lui aussi très détaillé, un style assez inquiétant qui sert très bien cette dernière partie. Bref graphiquement, c’est un petit bijou !!
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  #140  
Vieux 31/03/2009, 16h31
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Chengement d'univers, dude...

Loveless #1 - 5 parus dans le TPB n°1 A kin of homecoming, par Brian Azzarello & Marcelo Frusin



Bang : Après la guerre civile, Wes Cutter, ancien soldat sudiste revient chez lui pour tenir sa promesse faîte à sa femme de récupérer son bien et fonder une famille. S'étant mystérieusement échappé d'un camp de prisonnier, il se retrouve dans sa ville de Blackwater tiraillée entre l'Union qui tente de faire régner l'ordre par le colonel Redd et son bataillon de noirs et ses méthodes brutales et la milice locale pro sudiste menée par Boyd Johnson.
Annoncé comme mort par son frère Johnny, Wes ne reçoit des habitants de sa ville que méfiance et doutes. Il chasse les soldats de l'Union de chez lui et se réinstalle avec Ruth.
Alors qu'un jeune noir, Atticus revient aussi chez lui, trouvant un monde pas si changé que cela depuis l'abolition de l'esclavage, Mr Trotter, responsable des forces de l'Union propose un poste à Cutter pour qu'il puisse garder sa terre et sa maison, officiellement appartenant au gouvernement. Néanmoins, il continue avec Ruth leur guerre dans l'ombre pour se ré approprier leurs terres, utilisant le conflit entre Union et pro sudiste pour brouiller les pistes, allant jusqu'à faire exploser leur barraque!
Cutter finit néanmoins par accepter l'offre de Trotter et devient shérif de Blackwater avec pour premiere mission de trouver les assassins d'une famille de noirs massacrée.



J’avais eu des échos plutôt tiraillés sur Loveless dans quelques Ramonville, autour d’un verre ou…. d’un verre.
Donc avec un œil sceptique, j’ouvrais ce premier volume. Et ma foi, je les ai très vite oublié, ces échos. Le début est diablement efficace, très peu d’informations, on découvre le cadre petit à petit, ce qui est toujours un bon moyen pour le scénariste de capter l’attention du lecteur. La base déjà est prometteuse. Le contexte historique semble bien utilisé, d’ailleurs à ma connaissance, explorer le sud du pays après la guerre civile est ici une première. On découvre ainsi les différents « camps », leurs motivations, leurs personnalités sont très bien mises en page, sans alourdir le récit. Un vrai point plus dans ce comics, les personnages sont sombres, personne ne semble blanc, secrets et mystères enveloppent le récit principal, le lecteur sensible appréciera et restera scotché aux pages pour découvrir ce que cache ce beau monde. Le scénariste évite globalement les pièges des clichés de cette période, notamment avec son héros charismatique, très bien en place dans l’histoire, comme on l’aime, dur sans être brute, couillu et sûr de lui mais sachant aussi quand il faut baisser les armes et utiliser son bagou. Le personnage de sa femme aussi Ruth, a également sa part d’ombre et de violence, ce qui en fait un couple de héros très porteur.
Le but de Azzarello est clair, poser son plot, le faire avancer tout en laissant des ombres par ci par là, et ça marche. D’autant plus que l’action de manque pas, encore une fois sans verser dans le gunfight basique. Le ton reste donc plutôt réaliste, Azzarello distille également du drame et du sexe pour faire monter l’émotion, il gère la question du racisme avec habileté, très visiblement objectif. Quelques flashbacks aussi à droite à gauche plutôt bien intégrés de manière ingénieuse même si on met un petit délai parfois à faire la différence.
A coté de cela, Azzarello certes ne tombe pas dans le caricatural mais va suffisamment en profondeur pour que paradoxalement cela ne soit pas assez. On a l’impression qu’il effleure les choses, que son récit pourrait aller plus loin dans l’étude et la description de cette période particulière et de la vie de ces Hommes. Peut être dans la suite, à la Scalped ^^
Le rythme est bon et équilibré, pas de coup de mou, la lecture est agréable malgré la densité en personnages et en action. Quelques bonnes idées bien placées avec quelques moments puissants enrichissent le récit, parviennent même à surprendre là où parfois cela pourrait tomber dans le classique. Au final, on s’accroche à cette ville, à ces habitants, on reste curieux de la suite malgré un petit sentiment qu’il manque encore de la profondeur. Un volume dans le style assez proche du premier tome de Scalped en fait ^^

Niveau dessin Marcelo Frusin et Patricia Mulvihill font un excellent taff, réaliste, très sombre, de bonnes expressions de visage. Ils renforcent les aspects violents, mystérieux du récit de manière efficace, avec des positions de personnages, des visages en adéquation avec le scénario et l’agrémentant de cases inspirées pour les moments marquants. On note aussi une bonne utilisation du découpage, alternant passages descriptifs et passages action avec habileté. Du très bon boulot !
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  #141  
Vieux 20/04/2009, 22h44
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Karamazoff... aucun lien..

DMZ #1 - 5 parus dans le TPB n°1 On the Ground par Brian Wood & Riccardo Burchielli




Plot : Dans le futur, les USA, trop tourné vers le reste du monde, n'a pas vu grandir au sein même du pays, milices et idées d'indépendance. Leur deuxième guerre civile finit par éclater entre les Etats Libres et les Etats Unis. L'île de Manhattan, zone oubliée depuis 5 ans entre les deux armées a été rebaptisé DMZ.
Matty Roth, jeune journaliste, a pu intégrer une équipe de presse envoyé sur l'île pour reportage, une première en 5 ans, personne ne sachant ce qu'il s'y passe. Dés leur arrivée, l'hélico est abattu et Matty est le seul survivant. Il fait la connaissance d'une des habitantes, Zee, ancienne étudiante en médecine qui a monté une petite clinique et qui le sauve des snipers. Matty établit le contact avec son agence qui lui propose une extraction. En attendant, il réalise la vie sur DMZ, moins horrible qu'on avait pu lui dire, la vie a repris le dessus, ls gens se sont organisés, loin de la régression à l'état de bête et de sauvagerie qu'on pouvait escompter.



Encore un comics qui me faisait de l’œil depuis un moment avec son principe prometteur, futur alternatif où les USA sont en guerre civile ! Et OMG ze claque ! Un vrai régal !
Attention comics d’ambiance par excellence, à lire tranquillou sans se faire déranger, sans nuisances extérieures pour bien entrer dans l’histoire, partager les émotions du héros avec lequel nous découvrons ce mystérieux néo Manhattan d’où on ne sait rien. Intro rapide, Wood pose ses bases, et avant de s’en rendre compte notre hélico est abattu en territoire hostile et on se retrouve seul, sans armes, avec uniquement notre appareil photo. So intense, so puissant ! D’un réalisme époustouflant. Le danger est à chaque fenêtre, chaque porte, toutes personnes est potentiellement la dernière que nous verrons, c’est la jungle, la guerre urbaine…
On s’identifie facilement à Matty, suivant ses découvertes, ses réactions, ses déductions… personnage central qui comme nous découvre ce monde, véhicule par excellence pour le lecteur qui se laisse embarquer avec lui. Certes, c’est un perso basique, un homme simple, plutôt porté sur le bien, sans préjugé, réfléchit, qui prends les bonnes décisions, courageux tout en étant terrorisé, certes le cliché du bon gars mais sans doute obligatoire pour que l’on puise s’identifier à lui.
Passer le choc de l’arrivée sur DMZ, nous découvrons petit à petit ce nouveau monde, avec l’aide de personnages secondaires sympathiques. En contre pied on s’aperçoit que la vie s’est courageusement organisée sur ce territoire oublié. L’ambiance est toujours un point décisif, car le danger est omniprésent, l’action reviens vite, sans permettre au pauvre Matty de souffler deux minutes. On le suit dans ses prises de positions, petit à petit s’adaptant aux nouvelles règles de DMZ. Le TPB se dévore ainsi d’une traite, dans un rythme effréné
Wood gère avec brio le coté humain, tragique au sein d’un contexte géopolitique crédible et réaliste. Le tout avec une bonne dose d’action, on se croit dans une zone de guerre quelque part dans le monde actuel, et c’est en fermant le comics qu’on se rends compte qu’on ne regardait pas les infos ! ^^
Histoire particulièrement riche mais qui en a encore sous la pédale. Wood a de la matière à travailler, entre les autres quartiers de DMZ, les raisons de la guerre, voir même la vie ailleurs dans le monde maintenant que les USA ont perdu leur puissance.

Les dessins apportent énormément à l’ambiance, Burchielli avec Cox à la couleurs fournissent des planches ultra détaillées, dans le style réaliste et violent qui colle au récit. C’est très riche, ça fourmille de petits détails (affiches, tags, monuments détruits,…) qui sont un plus pour le développement de cette ambiance de zone de guerre urbaine. L’action est bien rendue, y a de la belle case pour marquer les moments chauds, bref tout comme le scénario, cela se dévore sans difficultés. Cox y va de son talent pour utiliser une palette certes peu variée au final mais qui n’est pas désagréable et quelque part qui doit là aussi appuyer l’aspect urbain.
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  #142  
Vieux 02/05/2009, 19h59
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Hellblazer #129 - 133 parus dans le TPB Son of Man par Garth Ennis & John Higgins



Plot : Alors que John prends du bon temps, Chas débarque chez lui poursuivit par les flics et lui raconte que pour éponger sa dette, il a accepté un job sans poser de questions. Et il se trouve qu'il s'agit de faire le pilote pour un tueur qui s'en prends au membre du clan Cooper dont le chef Harry est le roi du Londres Underground!
Constantine panique à l'idée de se méler des affaires des Cooper. Il explique à Chas que il y a 15 ans, ce sont les Cooper qu'ils l'ont fait sortir du centre mental pour qu'il ressuscite le fils d'Harry, Ronnie, mort dans un accident. Cela était tout simplement impossible alors les Cooper menacèrent John qui décida, aidé de Header, Rick et Brendan, de faire posséder le corps de Ronnie par un démon, qui ne répondrait qu'à lui. Les Cooper ne virent que du feu et jamais John ne voulut se mêler de la suite.
Néanmoins, John enquête pour comprendre ce qui se passe et remonte la piste du commanditaire du meurtre à une filiale des Cooper où, horrifié, il découvre un stock de bébés congelés. Choqués, il reprends des forces avec l'une de ses voisines lesbiennes!
Pendant ce temps, son père malade, Ronnie tire les ficelles utilisant la tentative de meurtre dont il est semble t'il le commanditaire pour déclencher une vraie guerre des gangs. Il finit par capturer Chas et John qui se mélaient trop de ses affaires et leur avoue son plan : son père attends un enfant de lui même, et il compte utiliser cette vision vicieuse de la nativité ainsi que l'énergie négative qui ressort de la guerre des gangs pour créer une religion démoniaque. Harry finit par mettre bas et dans sa joie, le démon quitte John du regard. Ce dernier en profite pour menacer la vie du nouveau né. Le démon n'a pas le choix et il retourne en enfer, cédant au chantage. Néanmoins, John finit par tuer le bébé a coups de haches et lui et Chas se cassent...
John se détends enfin, conscient d'avoir marqué encore des points contre l'Enfer mais en même, cette affaire lui a fait revivre un épisode avec ses amis qui lui manquent...


Une petite pause dans la parution TPB, et voici après quelques numéros, Son of Man!
John a remonté la pente que Ennis lui même lui avait imposé, plus cool, plus décontract, le whisky à la main, passant une soirée tranquillou, voilà les ennuis qui viennent frapper à sa porte !
Et c’est parti !
Ennis continue à nous livrer une excellente copie du bastard anglais. La recette est la même mais elle fonctionne toujours. La situation, les personnages, tout est parfaitement introduit, tout s’imbrique, le récit s’étoffe petit à petit, se découvrant lentement mais sûrement et Ennis l’enrichit de petits à cotés savoureux. Ainsi ce qui est à la base une histoire pouvant se résumer en deux lignes prends une tout autre ampleur et c’est là le génie d’Ennis. Ces petits à cotés savoureux donc sont un vrai plus, je pense ainsi au flashback avec les anciens amis de John, tous morts. Après avoir lu les anciennes histoires, les revoir, même en flashback, cela à l’air de faire autant plaisir à John qu’à nous. Et cette fin sentimentale un peu nous rends aussi nostalgique que lui. C’est basique, le coup du « souviens toi cette époque » mais de Dieu ça marche quand même bien. Autres à cotés, la vie de John, rien à voir avec l’histoire mais entre le voisin pervers, le vieux qui a fait la guerre et les lesbiennes, on a toute l'étendue de l’univers d’Ennis et de Constantine, le genre de détail qui font la différence entre un bon récit et un récit classique et plat.
Bon et le plot principal alors ? ultra classique certes, la possession basique je dirai digne de certains films ou épisodes d’X-Files…si ce n’est que retranscris dans l’univers de Constantine, ça passe quand même mieux ! Rien d’exceptionnel donc, un peu léger sur la fin même je dirai. Le passage des guerres des gangs servant à apporter de l’énergie négative pourrait être plus développé, plus sadique ou crade. Cela aurait bien appuyé l’affrontement avec le démon. Autre point moyen, la manière utilisée pour faire partir le démon, un peu trop facile, pas bien recherchée, dommage cela gâche un peu… ou alors ‘sont trop cons ces démons !
Niveau rythme, un crescendo sympathique, avec néanmoins un petit coup de mou au milieu. Le début commence forcément à fond, on apprends assez vite les tenants et aboutissants et ensuite, donc le ventre mou du récit, un poil long avant la fin apocalyptique.
A noté par ci par là quand même la touche Ennis avec du bon crade mais qui sert l’ambiance du récit, rien de gratuit.. quoique…néanmoins, malgré une fin bien degueu, il me semble que mieux aurait pu être fait. On sent bien deux temps dans le récit, un premier où l’histoire se développe, où on nous parle du démon, et des choses ignobles qu’il peut accomplir. Et une deuxième, horrible où ceci se réalise. Cela dit la transition est assez facile et soft, là où Ennis aurait peut être pu mieux nous préparer à cette orgie, justement en faisant monter un peu la pression comme il l’avait si bien fait dans Rake at the Gate of Hell. Là on entre dans le passage crade, sans vraiment l’impression qu’on va vomir…

A moins que les ce ne soient les dessins de Higgins ? Certes, il est très bon sur la première partie avec un bon découpage qui alterne efficacement scène descriptive et scène émotionnelle, un bon encrage bien sombre, comme il faut, cases bien détaillés, perso très émotifs… mais justement le style reste identique lors de la fin, là où avec quelques effets de style peut être, cette dernière aurait pu être mieux mise en valeur ! Du coup, elle passe presque toute seule…là où finalement Dillon était meilleur pour ses scènes surnaturelles.

Bref au final, du bon taff d’Ennis dans la gestion de l’univers et des perso, clairement il maîtrise son sujet, pas de lourdeurs, pas de fausses notes mais un arc moins génial que les autres, la faute à quelques facilités scénaristiques, et, pour une fois, une ambiance moins présente.
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Double ration :

The Dreaming #51 Second Sight par Caitlin R. Kiernan & Christian Hojgaard, Cameron Stewart



Pop : Après son expérience autour de la pierre Faerie, Maddy s'occupe de sa soeur qui replonge dans la drogue et commence à voir et à être le témoin d'étrange choses dans le monde eveillé. Elle rencontre le weirdo Sissy qui lui explique qu'elle a acquis le pouvoir de deuxième vision, en général il arrive à la naissance mais pour Mady visiblement c'est tout récent. Il parvient à la convaincre de continuer à l'écouter alors que Mady refuse encore d'accepter, pensant qu'elle a perdu la tête. Il lui explique alors de faire attention, le monde regorge de choses étranges et beaucoup n'aiment pas être vues ou observées. Sissy lui propose de l'aider à gérer cette nouvelle situation. Devant l'hésitation de Mady, pensant à Evangeline mais ne fermant pas la porte, il finit par disparaître poursuivi par un certain Pelagro, laissant Mady perplexe mais qui commence à accepter tout ceci.

Petit one-shot ici avec Maddy comme perso principal après sa mésaventure féerique. Rencontres insolites, évènements étranges, Maddy glisse petit à petit dans « l’autre monde ». Si les idées sont là pour une transition réussie d’un monde à l’autre (sa sœur comme point d’appui « réel », un nouveau pouvoir pour le « magique »), c’est dramatiquement mince. Encore une fois, un seul numéro c’est trop léger là où il y avait matière à un plot genre Candide. C’est donc assez expédié, on ne s’attarde pas trop, on effleure juste alors que le style reste lent, paradoxal…
Visiblement Kiernan a du mal avec les one-shot . On dirait qu’elle les réalise de la même manière que les arcs plus longs, ce qui est incompatible ! Dommage l’idée était bonne encore une fois. Enfin une héroïne différente, avec un background, matière à approfondir et un monde à explorer… mais c’est trop vite fait pour que la sauce prenne. Au final, le comics est lu avec une sensation de survol, comme si on avait manqué 10 numéros avant celui là et on tombe sur une fin qui n’en ai pas une… bref…numéro sans vraiment d’interêt. Manque d’inspiration de l’auteur ou choix éditorial ? Ich weiss nicht….

Coté dessin, Hojgaard qui décidément semble régresser de numéro en numéro. Peu d’inspiration dans le découpage, décors minimalistes, enchainement peu évident, action figée… bref visiblement, le plot ne l’a pas emballé, ce qui n’aide pas ce pauvre #51…


The Dreaming #52 - 54 Exiles par Caitlin R. Kiernan & Christian Hojgaard, Ron Randall

..

Plot : Le Corinthien, un an après son exil sur le monde éveillé, se demande encore si il s'agit d'une punition ou d'un leçon. Gérant encore avec difficultés le fait de pouvoir rêver, il ère dans le monde, perdu, commettant ou rêvant des crimes. A Bangkok, il se heurte malgré lui à une secte désireuse de libérer une partie de l'essence de la déesse Kali. Ils finissent par y parvenir au prix de leur vie alors que le Corinthien n'a pas pu sauver la vie du garçon thai avec qui il partageait le lit depuis son arrivée. Echo apparaît alors, lui disant que Dream estime que c'est suffisant et qu'il peut rentrer si il le désire. Mais le Corinthien, encore plus perdu et perplexe, très affecté par la mort du garçon, une première pour lui qui a plutôt l'habitude de causer ce genre de drame, affirme ne pas pouvoir rentrer de suite, pas tout seul...

Bon dans la série lecteur qui ne sait pas ce qu’il veut… après avoir couiner qu’on voyait toujours les mêmes têtes, en ouvrant ce #52 et en voyant le Corinthien… ben j’étais content !
Et oui ma foi, car après tout c’était alléchant de savoir ce qui adviendrait de ce pauvre, banni dans notre monde. Ben voilà…
Petit arc de 3 numéros assez riches, dans un style très Kiernan : une bonne base sur un perso principal qu’elle maîtrise bien et hop on déroule autour avec quelques points d’ancrage ici et là rappelant l’univers et boum. Est ce que cela marche ici…. Moyen à vrai dire…
Pourtant l’ambiance est là, un quartier chaud de Bangkok, pluie, humidité, chaleur, pauvreté, un endroit qui fait ressortir le pire de l’être humain.. le cadre est bon, bien rendu, on s’y croit. Un peu de violence, du mystère comme on aime, et en plus un soupçon de trash avec la relation entre le Corinthien et ce jeune travesti…bref de bons éléments (apparition d’Echo), de quoi faire un chouette truc. Alors où ça perds en qualité ?
Deux points à mon sens.. premièrement, le lecteur s’attends au vue du plot à ce que l’un des point important soit la relation qu’entretient le Corinthien avec son ancien lui, avec le Dreaming, avec Echo,… certes Kiernan en parle mais sans aller trop en profondeur, dommage, il y avait peut être matière à approfondir cela. Elle qui aime tant que cela a explorer la pyché de ses perso, elle a raté une belle occaz sur ce coup là. Genre dans un premier numéro consacré uniquement à cela puis 3 numéros derrière pour le plot… le genre de profil qui aurait grandement pu enrichir cet arc. Là du coup on entre assez vite dans l’histoire.. autre point négatif…
Bon c’est pas si mal que cela, ça se tient le coup de la secte. Mais c’est traité sans vraiment d’originalité, très classique, sans aucun rapport avec le Corinthien qui se retrouve au milieu par hasard. Cette coïncidence n’est pas franchement bienvenu, on aurait pu voir venir une histoire similaire mais directement connecté à lui… On ajoute une petite facilité scénaristique pour boucler la fin, qui ajoute à cette sensation de devoir vite finir.
Enfin j’dis tout ça.. ch’uis pas scénariste ^^. Mais comme précédemment, Kiernan s’est peut être un peu précipitée, laissant de coté de quoi faire un arc très sympa car la base et surtout l’ambiance et le décor étaient propice à une excellente histoire. Au final, c’est sympathique sans atteindre le plein intérêt.

Hojgaard aux dessins encore mais cela s’améliore. Il est pour beaucoup dans la retranscription de cette ambiance glauque et moite…Un effort sur les décors, sur les cases importantes avec des scènes chocs mieux mises en valeur. Une bonne alternance dans le style selon les passages, vraiment du bon taff après du pas terrible, un vrai mieux !
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Dernière modification par Jorus C'Baoth ; 17/05/2009 à 12h19.
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  #144  
Vieux 26/05/2009, 21h37
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Chtit changement :

Hellblazer #134 - 139 parus dans le TPB Haunted par Warren Ellis & John Higgins



Ghost Plot : John habite un appart un peu sordide et les jours passent tranquillou jusqu'au jour où il apprends par le journal la mort d'une ex à lui qu'il n' a pas vu depuis des années; Isabel Bracknell. C'est plus fort que lui et il commence à enquêter pour connaître les raisons de sa mort.
Il remonte à un autre magus du nom de Josh Wright attiré par l'œuvre d'Aleister Crowley et qui aurait manipulé la jeune Isabel pour en faire sa Femme Ecarlate, source d'un pouvoir occulte. Les conséquences ont été des tortures, des sévices et une mort atroce lorsqu'elle ne fut plus utile à Joshua.
Epaulé par Chas, il finit par attraper ce Wright et fait subir un traitement horrible : après un bon molastage, il est enfermé avec le cadavre d'Isabel, nu et sous acide. Le traumatisme le laisse complètement détruit!
Le fantôme d'Isabel devient enfin libre et John fait un peu le point, dans cette ville de Londres si riches en histoire et en fantôme, comme un être vivant, réfléchissant à Wright, qui en tant que Magus se moquait complètement des gens normaux, réjouit même d'être différent, supérieur... est ce que John est devenu ou deviendra comme lui?


Passage de flambeau, Warren Ellis pour son premier arc sur Constantine. Il ne se mouille pas trop avec une histoire classique de fantôme. Le déroulement reste lui aussi ultraclassique, John appelle ses contacts, finit par débusquer le coupable du meurtre et lui fait passer l’envie. Certes classique, mais pas mal foutu, pas de fausses notes, pas de digressions ou d’hors sujets… Ellis maîtrise correctement se plot certes pas très compliqué.
Pour le reste, pas très exitant… le coté « hanté » n’est pas mis en avant là où plus de poids aurait pu devenir plus intéressant. Il s’agit d’une ex que John a connu il y a des années pendant quelques mois… bof…on comprends bien qu’il enquête plus parce que c’est sa came que pour cette fille, mais là encore ce point aurait pu être plus exploité. Après tout, c’est un bâtard ! Il y a un défilé de magus, pas forcément géniaux non plus, et le coté « Londres » en tant que perso supplémentaire, avec sa vie propre n’avait pas vraiment sa place ici. Tentative peu efficace de venir enrichir le récit avec quelque chose qui avait déjà été fait, sans vraiment renouveler le truc et, en ce qui me concerne, cela ne m’a pas complètement touché.
Mais il n’y a pas que des points moyens. La manière dont est traité le meurtre est intéressante. Basé sur la Femme Ecarlate d’Aleister Crowley, un truc qui fait froid dans le dos, Ellis en fait quelque chose de presque banal. D’un monument de l’occulte, on tombe à un petit fait divers. Ceci, au départ un peu frustrant, se trouve au final devenir une bonne idée, rajoutant du réalisme, du crédible et donc de l’intérêt au récit. On retrouve ce point plus vers la fin, pas vraiment de surnaturel mais suffisamment d’occulte pour que cela reste un Hellblazer, un ton un peu différent d’Ennis, et au final assez rafraichissant. C’est cool de voir le Premier des Déchu à chaque page, mais au bout d’un moment, ça saoule !

Higgins encore aux crayons, un style qui au final va mieux à ce plot donc moins fantastique et plus réaliste. Peut être le même défaut, toujours le même style quelque soit la situation, ce qui ne sert pas forcément un comics aussi riche que Hellblazer. Néanmoins toujours aussi bon sur les expressions de visage, quelques bonnes cases chocs.. un travail honnête !

Au final donc un arc pas très exitant. On dirait que Ellis a voulu se la jouer prudent en prenant des bases vues et revues mais solides, développant une histoire sans trop prendre de risques. Cela reste une bonne petite lecture à se faire les jours où on est au calme, sans rien à faire et avec personne pour vous emm***** !
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  #145  
Vieux 27/05/2009, 17h40
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C'est assez frustrant qu'Ellis ne soit pas resté plus longtemps sur le titre : au vu des "clones" de Constantine qu'il a souvent créés, on pouvait espérer quelque chose de plus gros et de plus élaboré s'il était vraiment resté sur la série.
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  #146  
Vieux 31/05/2009, 13h57
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tout à fait d'accords avec toi Ben, son run dans l'ensemble est assez peu remarquable, on aurait pu espérer mieux d'Ellis.

D'ailleurs...

Hellblazer #140 - 143 parus dans le TPB Setting Sun par Warren Ellis & Frank Teran, James Romberger, Javier Pulido, Marcello Frusin, Tim Bradstreet




Plot : 5 petites histoires sur Constantine...

Son contact dans la police Watford l'appelle pour l'aider à résoudre un cas effroyable : un tueur psychopathe a tellement oeuvré dans sa pièce qu'elle est devenue maléfique.

Un journaliste qui a perdu la raison s'est inventé une histoire de berceau contenant l'anté christ et qui lui donnerait un pouvoir maléfique.

Une amie, Anna, qui tient depuis peu une maison de chambres à louer, l'appelle à l'aide car un résident récemment décédé est revenu. John parvient à résoudre le cas après avoir accepter les doléances du mort : qu'il écoute son histoire et qu'il lui fasse subir d'atroces outrages.

Sorti d'un bar bien éméché, John se remémore avec un airde chanson ses ex copines : Mandy, Emma, Annabel, Keeley, Tess...

Tranquillou dans un bar, Constantine est prit à parti par un journaliste et décide de le baratiner à mort en finissant par le coup du cochon ^^


Chtit TPB regroupant 5 one shots, 5 petites histoires tranquillou (c'est le mot clef ^^) autour de Constantine, un style qui change après de nombreux arcs, du nouveau, bref c’est plutôt sympa.
Dans l’ensemble, cela reste assez classique, comme si Ellis ne voulait toujours pas prendre de risques. Pourtant on l’a vu plus original, plus percutant, plus incisif, capables de récits sortant du lot par deux trois coups de génie, genre Global Frequency.
« Locked » est ainsi bien glauque, ambiance à la Seven bien retranscrite par un très bon Frank Teran au dessin. Si l’originalité n’est pas là, ce style relève l’intêret du récit, su simple et efficace qui aurait au final pu mériter d’être développer un peu plus.
« The crib » est plus intéressant déjà, le parfait petit one shot bien ficelé, bien amené avec une fin étonnante. En plus Sir Tim Bradstreet au dessin, c’est cool et ça donne un numéro dont on se rappelle.
« Setting sun » re entre dans le classique, une histoire de fantôme certes bien foutu, mais vu et revu, surtout après l’arc Haunted. Cela réduit un peu l’univers de Constantine aux simples phénomènes fantomatique alors que c’est tellement plus riche. Là aussi, manque de prise de risque par Ellis ? même si il distille quelques saloperies dont il a le secret…Pulido au dessin fait du bon boulot dans le genre sobre, plutôt adapté dans ce cas là.
« One Last love song » est plutôt cool, pas de surnaturel là, ou alors très peu, mais un John bien éméché qui se souviens de ses ex. Ca ne fait pas avancer le schmilblick mais c’est le genre de numéro qui enrichie le perso, le rends crédible et charismatique… si ce n’est que Msieu Ellis a quand même oublié de mentionner Kit, l’un de ses grands amours du temps d’Ennis… dommage quand même, du coup l’objectif est à moitié réalisé ! Jame Romberger au dessin nous gratifie d’un style assez féerique, moins carré et conventionnel que d’hab, parfait pour le ton du one shot.
« Telling Tales » sort lui aussi du lot, un bon plot, bien ficelé aussi avec une fin très Constantinienne ! Du bon taff, comme quoi, Ellis peut le faire. Il embarque le lecteur habilement dans son histoire, et même si cette fin se devine assez rapidement, c’est tellement dans le perso que c’est un plaisir Avec en plus Marcelo « Loveless » Frusin aux crayons, c’est de la balle !

Au final donc un petit TPB sympa sans révolutionner le genre. C’est pas mauvais mais on pouvait s’attendre à mieux de la part du combo Constantine/Ellis. Ce dernier semble conduire en première, peut être manque d’inspiration, peut être frein mis par l’éditeur… dommage car y avait du potentiel, notamment grâce aux dessineux tous très bons et parfaitement dans le ton. Le plaisir de la lecture est quand même là, après tout, ceci constitue un bon break après ce qu’à fait subir Ennis à John, ça permet à tout le monde de souffler avant Azzarello…
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  #147  
Vieux 31/05/2009, 14h03
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Presque 40 minutes que j'ai posté ça et Jorus n'est toujours pas devant chez moi... une honte !
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  #150  
Vieux 31/05/2009, 18h19
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Il me semble que Ellis est parti du titre parce que DC a refusé de publier une histoire sur des meurtres par fusillade dans un lycée américain, car c'était trop proche de Columbine. Peut-être que l'éditeur était bien très présent, à l'époque.
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