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  #46  
Vieux 18/10/2013, 00h11
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Godzilla vs King Ghidorah (1991) de Kazuki Omori

ay ll make a bbq wit ur hed, k ? lol

Suite au semi-four commercial qu'a représenté Godzilla vs Biollante, malgré sa réussite artistique, la Toho décide de rebrousser chemin et demande à son réalisateur Kazuki Omori de réaliser un film plus à même de plaire à un large public, avec l'autorisation de ressusciter l'une des anciennes gloires : King Ghidorah.
Sous de nombreux aspects, le film représente en effet un véritable anti-Godzilla vs Biollante. Exit la poésie naïve, le léger message écologique ou la mise en scène plus intimiste, ici le message est clair : primauté sur l'action brute et la destruction, retour aux valeurs classiques du kaiju avec ses grosses bastons et sa science-fiction un peu absurde. Pour autant, le film se révèle ingénieux dans son entreprise, ne cédant jamais à la facilité et cherchant à rendre hommage aux plaisirs d'antan.
En cela, le film rappelle l'une des plus grandes réussites du genre, Destroy All Monsters d'Honda et sa folie joyeuse et furieuse. S'inscrivant dans la lignée du film le plus culte du genre, Godzilla vs King Ghidorah en reprend tous les codes, les retravaille, les sublime parfois, se casse les dents d'autres fois, mais le même plaisir régressif est là, intact et nous revient à la tronche pour nous faire prendre un plaisir assumé. Mais le film ne se contente pas à réutiliser une vieille recette, il cherche aussi par là à l'étudier, la questionner pour mieux lui rendre justice, naviguant entre deux eaux dangereuses, entre l'hommage au genre et sa propre parodie, sans jamais se noyer dans l'un ou l'autre.
Le film se permet aussi d'offrir l'un des scénarios les plus excitants et extravagants de la saga, même truffé d'incohérences et de non-sens flagrants, à base de retour dans le temps, de manipulation cybernétique et autres qui permettent aussi de faire du film un véritable testament de la science-fiction certes tatonnant, mais ô combien plaisant, grâce à ses nombreuses références palpables qu'elles soient orientales ou occidentales.
Enfin, pour que le film mérite de figurer parmi les meilleurs opus de la saga, il lui fallait des combats dantesques, et c'est exactement ce qu'il nous offre à (seulement) deux reprises entre les deux monstres titres du film, les effets spéciaux franchissant à nouveau un gap visible notamment sur les costumes criants de vie (Godzilla aura rarement été aussi beau qu'effrayant). Et encore une fois, si la baston de fin, impressionnante et plaisante s'il en est grâce à un retour en mode techno-berserk et un gros règlement de compte dans les règles et dans les rues de Tokyo, laissera tout de même sur notre faim, la castagne du milieu, elle, est un véritable moment d'anthologie, en face à face, la violence et la rage des monstres sublimée par une réalisation parfaitement maîtrisée et une photographie superbe, culminant lors d'une séquence folle de strangulation, puis se terminant par une décapitation jouissive.
Ainsi, Godzilla vs King Ghidorah s'illustre comme un film aux envies démesurées, à la réalisation palpitante quoique tangente et imparfaite, mais en résulte une oeuvre instantanément culte.
4/5
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  #47  
Vieux 18/10/2013, 12h17
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Le meilleur film avec king Ghidorah dedans à mon avis, sa meilleure utilisation (quoique j'adore sa version Kaiser Ghidorah dans Final wars et sa version dragon mystique dans giant monsters all out attack).

Un très bon film du genre.
J'ai plus de mal avec Biollante, qui m'a un peu endormi par moments. Le monstre en lui-même est par contre vraiment bien pensé et bien fichu.
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  #48  
Vieux 18/10/2013, 21h30
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Frankenstein vs. Baragon réalisé en 1965 par Inoshiro Honda
(le film est aussi connu sous le titre Frankenstein conquers the world)



Après le succès de King-Kong contre Godzilla en 1962, la Toho utilise à nouveau un personnage issu du bestiaire fantastique occidental pour l'opposer à un kaiju japonais pur jus.
Cette fois-ci, c'est le monstre de Frankenstein qui s'y colle.
Mais comment donc ce brave Frankie est-il donc arrivé au Japon ?
Ben tout simplement parce que les nazis, sentant la défaite arriver, ont transporté en sous-marin le cœur toujours vivant de Frankenstein jusqu'au Japon.
Mais pas de chance, le pauvre petit cœur se fait irradier par la bombe atomique de Hiroshima.
Dit comme ça, ça semble un peu nul, mais à l'écran cette introduction fonctionne vraiment bien.
15 ans plus tard, un étrange garçon à l'état sauvage est découvert errant dans Hiroshima. Rapidement, le lien est fait avec le cœur de Frankenstein qui avait disparu dans l'explosion de la bombe.
Frankenstein se met alors à grandir pour bientôt mesurer plusieurs mètres.
Affolé par des journalistes, il s'échappe et la poursuite pour le retrouver s'engage.
Dans le même temps, un monstre sème la destruction aux 4 coins du Japon. Les autorités font porter le chapeau à Frankenstein mais en fait c'est Baragon le responsable.
Baragon est un lézard géant avec une corne qui clignote et des grandes oreilles. On ne peut pas dire que ce soit visuellement le kaiju le plus réussi de l'histoire de la Toho.
Le pot aux roses est révélé quand Frankenstein prend la défense des humains et engage le combat contre Baragon.
Baragon est défait mais juste à ce moment déboule une pieuvre géante qui entraîne Frankenstein sous l'eau.
A jamais ?

Frankenstein vs. Baragon, c'est du kaiju solide mais sans le petit quelque chose qui le rendrait vraiment mémorable..
Si la section consacrée à Frankenstein se suit avec plaisir, celle qui voit l'arrivée et la progression de Baragon n'est guère réussie.
Le combat entre Frankenstein et Baragon est juste sympathique (la faute à un monstre vraiment pas très intéressant).
Aimable divertissement donc, mais pas essentiel.
A noter que ce film est indirectement relié à l'univers de Godzilla puisque l'on retrouve Baragon aux côtés de Godzilla dans le film Destroy all monsters quelques années plus tard.

__________________
"Ca ne résout pas vraiment l'énigme, ça y rajoute simplement un élément délirant qui ne colle pas avec le reste. On commence dans la confusion pour finir dans le mystère."
Denis Johnson - Arbre de fumée
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  #49  
Vieux 19/10/2013, 12h42
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Et que Baragon acquiera ses lettres de noblesses des dizaines d'années plus tard dans le mythique Giant Monsters All Out Attack !
Encore une fois, super critique mec.
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  #50  
Vieux 11/12/2013, 00h20
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Bordel de merde. J'en tremble encore.
http://www.youtube.com/watch?v=2nP5s2Y3yJE
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  #51  
Vieux 28/04/2014, 23h08
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Godzilla s'invite chez moi !

Yo les buzzukis d'amour !

A bientôt deux semaines de la sortie événement du Godzilla de Gareth Edwards qui s'annonce dantesque, il était temps de déterrer ce thread !

Alors que je n'en peux plus d'attendre fébrilement ce qui s'annonce comme étant la grosse claque de l'année, me préservant difficilement des spoilers et des bandes-annonces coulant à flots (même si le look de la bête n'est malheureusement plus un mystère pour personne), j'ai décidé de repartir là où j'en étais dans mes critiques de la saga. Ainsi je vais revoir les épisodes que je n'ai pas encore chroniqué pour qu'ils soient plus frais dans ma mémoire afin de publier une review par jour, et tout cela culminera enfin avec ma critique la plus détaillée possible du nouveau reboot le 14 mai.

Rendez-vous donc dès demain pour la chronique de l'un des meilleurs opus de la saga : Godzilla vs Mothra - The Battle for Earth !



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  #52  
Vieux 28/04/2014, 23h21
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On sait enfin qui va être son adversaire, du coup? Va il y'avoir un autre kaiju?

Par contre, y'a rien à faire, mon film Godzy/Mothra favori, ça reste celui de 64 pour ma part.
Jamais pu piffrer Battra. je trouve qu'il ressemble à rien, surtout mis à côté de Mothra.
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  #53  
Vieux 28/04/2014, 23h25
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C'est un canidé, Battra?
Non parce qu'un Battrachien comme ennemi...
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Si ça continue faudra que ça cesse!
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  #54  
Vieux 28/04/2014, 23h26
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Oui, un monstre appelé Muto, crée par des expériences génétiques, qui de ce que j'en sais ressemble à un mix entre une mante religieuse et Rodan.

Ah ouais nan mais la version de 64, ça reste un gros film culte inégalable. D'ailleurs je viens de voir que j'avais mis 4/5, je vois absolument pas pourquoi, il mérite un bon gros 5/5.

Edit : Edwards a aussi annoncé qu'il aimerait en faire une nouvelle saga avec comme prochain opus un remake de Destroy All Monsters. Faudrait donc voir aussi quelles libertés lui a laissé Toho quant à l'usage de son patrimoine monstrueux (je rêve d'un gros deux ex machina en fin de film type Ghidorah).
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  #55  
Vieux 08/05/2014, 00h44
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Godzilla and Mothra : The Battle for Earth (1992) de Takao Okawara


Toi j'te jure si j'te choppe...

Suite au succès de Godzilla vs King Ghidorah, la Toho decide de continuer à capitaliser sur ses valeurs sûres et engage une série de remake d’épisodes cultes de la saga. Après Ghidrah, c’est alors au tour de Mothra de revenir au cinéma après 25 ans d’absence, projet d’autant plus casse-gueule que le film original reste l’un des meilleurs kaiju eiga de tous les temps.

Pari réussi pour une œuvre qui s’avère respectueuse de ses racines tout en injectant suffisamment de nouveautés pour captiver le public, au premier rang de celles-ci le très photogénique Battra, pendant maléfique de la mite féérique qui s’octroie une place de choix. D’ailleurs Godzilla est même relégué au second plan là où les deux sublimes insectes tirent la couverture à eux. Cependant les rares apparitions du dinosaure atomique sont savamment organisées pour retranscrire toute sa puissance, notamment lors du passage du mont Fuji dans la pure tradition de la fureur du monstre. A cela répond des plans sublimes de Mothra, tout de grâce et d’élégance (malgré un léger aspect de peluche), servies par une ambiance et une photographie léchées et sublimes, la sortie du cocon par exemple reste gravé dans ma mémoire. Les combats se font rares mais mises sur les enjeux, à défaut d’une action en deça des précédents opus en misant sur de la bataille de rayons, défaut récurrents des Godzilla de l’ère heisei.

L’intrigue elle, se permet de revisiter de bien belle manière le mythe de Mothra et reste dans une rassurante classicité maîtrisée, le film étant plutôt court il évite les gros ventres mous et fait constamment avancer son intrigue. Les personnages eux, bien que pénibles au début du film dans leur cliché (il faut attendre tout de même une vingtaine de minutes pour que le métrage décolle), se révèlent au final attachants, même si Miki reste toujours aussi inutile et qu’il faut composer avec l’insupportable gamine. Enfin, gros point fort du film, la sublime bande-originale, Akira Ikufube signe ici peut-être sa plus belle partition, enchaînant les rythmes entraînants et inquiétants à ceux plus mélancoliques et chantées qui accompagnent à merveille tout le film et contribuent en grande partie à l’ambiance majestueuse qui s’installe. Malgré de menus défauts, nous assistons là assurément à l’un des meilleurs opus de la saga.

5/5
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  #56  
Vieux 09/05/2014, 22h12
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Godzilla vs Mechagodzilla II (1993) de Takao Okawara


Jizz in my pants.

Dernier du triptyque de remakes d’épisodes cultes de la saga, ce Godzilla vs Mechagodzilla deuxième du nom mise sur la surenchère.

Plus de monstres, plus de bastons, plus d’effets spéciaux, le film nous abreuve de tout ce que l’on cherche d’un spectacle du roi des monstres et s’illustre comme le modèle typique du Godzilla réussi. On notera d’ailleurs le retour de Mechagodzilla, ici bien différent de sa précédente incarnation dont le potentiel est visuellement très bien utilisé. On prend plaisir aussi à revoir notre bon vieux Rodan bien que son apparition ne possède que peu de justification dans le scénario, et le nouveau bébé Godzilla bien plus mignon et crédible que l’ignoble Minilla.

Mais on en ressort tout de même déçu de l’implication des personnages peu intéressants dans un scénario qui s’attarde un peu trop sur les bons sentiments. Heureusement que le rythme ne démérite pas et que les bastons sont bien branlées, malgré que se confirme un penchant pour les duels de rayons un peu rébarbatifs.

Au final, on a là un super épisode, convaincant dans son entreprise mais qui se repose peut-être un peu trop sur ses acquis.

4/5
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  #57  
Vieux 10/05/2014, 09h50
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Il est bien, oui. Meme si j'ai jamais été fan de Mechagodzy.

Pour ceux qui veulent résister à Godzilla, prenez une FIAT!

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  #58  
Vieux 12/05/2014, 22h35
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Godzilla vs SpaceGodzilla (1994) de Kensho Yamashita


Avec l’apparition du premier monstre inédit depuis Battra deux épisodes auparavant, SpaceGodzilla et son super look, on pourrait penser à un épisode de très haute qualité.

Malheureusement il n’en est rien, tant le film enchaîne les poncifs laborieux du genre. Le rythme lent, le scénario abyssal et les personnages insupportables nous assaillent d’emblée, les combats rares et lourdingues et les effets spéciaux en deça des standards finissent de nous achever devant ce qui représente un des pires épisodes de la série.

On retiendra tout de même un climax final marquant la destruction de l’antagoniste-titre plutôt bien géré.

1/5


Godzilla vs Destoroyah (1995) de Takao Okawara


Après l’énorme ascenseur émotionnel que représente Godzilla vs SpaceGodzilla, on embraye directement sur le champ du cygne du roi des monstres avec ce qui représente l’un des épisodes les plus marquants de la série : Godzilla vs Destoroyah.

Le film s’ouvre sur l’incroyable destruction de Hong Kong, c’est là où nous découvrons que le cœur atomique de Godzilla est entré en fusion, réactivant sa rage insatiable et menaçant le destin du monde entier (il risque à lui tout seul de faire PETER la planète, sérieux !), cette menace imminente constitue le fil conducteur du film, les personnages concentrant tous leurs efforts pour empêcher cette tragédie.

Ainsi ce film est probablement celui le plus centré sur le monstre de l’ère heisei, ce qui reste une bonne idée après le désastre du character-centric Godzilla vs SpaceGodzilla. La mort inéluctable de Godzilla n’est un secret pour personne, c’est donc la mise en scène qui doit venir sublimer ses derniers instants et à ce titre, c’est du très beau boulot avec l’un des épisodes les plus agréables à suivre et à regarder avec une très belle photographie rouge-orangée mise en avant par les deux monstres titres, jouant allégrement sur les reflets et effets de lumières émanants de leurs corps.

Les effets spéciaux sont admirables, notamment dans les impressionnantes bastons entre les monstres. L’ambiance est elle aussi travaillée, sombre et désespérée, installant une certaine tension et d’ailleurs, super idées aussi de reporter celle-ci, souvent attribuer vers les personnages humains sur les kaiju plus vulnérables mais plus puissants que jamais. Enfin, pour sa dernière participation Akira Ikufube livre une partition fidèle à lui-même, avec de belles marches et des musiques mélancoliques. Mention spéciale à la mort de Godzilla, scène sublimement mise en image et en son, véritablement incroyable et peut-être le moment le plus marquant de toute la saga. Seul bémol, les sous-formes de Destoroyah à pisser de rire tout droit issues d’une production Roger Cormann, mais ce sera bouder son plaisir de s’attarder là-dessus.

5/5
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  #59  
Vieux 13/05/2014, 10h46
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Godzilla (1998) de Roland Emmerich

Hé ma'mselle, tu veux pas m'filer ton zéro six ?

Sorti suite à une longue phase de developpement hell, Godzilla confié à Roland Emmerich préfigure le blockbuster des années 2000, explosion, humour, aspect grisâtre et situations improbables, et se révèle être une véritable déception.

Passé un générique et une scène d’introduction (l’attaque du paquebot japonais) pour le coup hyper bien branlées, on commence à s’intéresser aux personnages principaux qui sont rapidement insipides et insupportables. Déjà il faut composer avec cela, mais la première partie du film entretient bien le mystère autour du monstre jusqu’à une première attaque, Emmerich jouant de la caméra pour ne pas nous dévoiler entièrement le monstre dans une scène réussie. D’autant plus que, vrai bon point du film, la bande-originale confiée à David Arnold et Michael Lloyd est vraiment bonne.

Jusque-là, vous me direz que le film est loin d’être une catastrophe, mais c’est par la suite que le bât blesse. On s’ennuie ferme entre chaque apparition du lézard qui lui-même ne parvient plus à faire illusion. En effet, on est loin du Godzilla d’origine, métaphore d’une nature indestructible et vengeresse, ici il s’agit d’un « simple » animal perdu venant assurer sa progéniture, on est moins déçu par son look, très éloigné de l’original mais non moins réussi, que par son comportement et ses apparitions qui sont au final rarement menaçantes, si bien que j’ai toujours du mal à me dire qu’il s’agit d’un remake de Godzilla et pas du Monstre des Temps Perdus (ou alors, c’est un remake de Carnosaur, et là le mauvais film prend tout son sens). S’ensuit le passage du nid dans le Madison Square qui est aussi ridicule que moche, les effets spéciaux étaient jusque ici plutôt potables pour une production datant de 1997 (bien que pas au niveau d’un Jurassic Park par exemple), mais alors là c’est facepalm pendant vingt minutes, que ce soit dans la réalisation qui essaie en vain de créer la peur ou les bébés Godzilla ressemblant à de vieux modèles 3D de séries Z.

Le final ne parvient pas à sauver les meubles, malgré le fait que Godzilla devient enfin pro-actif dans l’histoire, avant de se faire latter la gueule par une voiture de taxi aidé de trois avions bombardants de missiles. Sérieux, Godzilla meurt à cause de pauvres missiles de merde. Bon la scène de mort est plutôt bien réalisé (enfin, au niveau qualitatif du film quoi), mais quand même quoi. Au final un spectacle typique de blockbuster américain qui fait parfois passer de bons moments, mais aussitôt vu, aussitôt oublié, même s’il gardera une certaine place de madelaine de proust dans mon cœur tant j’ai syphonné la cassette étant petit.

2/5
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  #60  
Vieux 13/05/2014, 17h53
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FUCK YEAAAAAAH !!!

Et sinon, dernière salve de chronique, avec toute la saga Millenium, vous êtes maintenant fins prêts à aller voir le nouveau film !

Godzilla 2000 : Millenium (1999) de Takao Okawara

Yo bro' !

Après le catastrophique remake américain qui devait faire naître une franchise avortée, la Toho décide de rebooter la saga avec le très honnête Godzilla 2000 : Millenium.

On entre directement dans le vif du sujet avec une très impressionnante scène d’introduction relevant le nouveau look du monstre, plus agressif et reptilien fort réussi. D’ailleurs le traitement de celui-ci se révèle plutôt original puisque le monstre apparaît comme une catastrophe naturelle inarrêtable, au même titre qu’un typhon, un cyclone ou un tremblement de terre, dont le Japon ne peut faire que composer avec, panser ses blessures sans chercher véritablement à l’arrêter.

Malheureusement, l’intrigue extraterrestre est elle des plus classiques, et le combat final plutôt décevant, malgré une résolution ingénieuse. Les personnages sont à ce titre de simples « chasseurs de Godzilla » (tout comme les chasseurs de tornade) et par leur simplicité sont vite attachants.

Au final le principal bémol apparaît sur les effets spéciaux, la Toho décidant d’utiliser plus de CGI, ce qui n’est pas forcément une réussite, là où les scènes en costumes de latex sont très bien réalisées. D’ailleurs, Okawara nous avait habitué à une réalisation et une photographie travaillées, c’est encore du très beau travail qu’il nous livre, sombre et rougeâtre, mettant en valeur Godzilla face au reste. Un excellent film quoique inégal, qui remet la série sur de bons rails.

4/5



Godzilla x Megaguirus (2000) de Masaaki Tezuka

Qui c'eeeeeest ?

La saga est repartie sur son rythme habituel d’un film par an, et un nouveau réalisateur est appelé pour donner la ligne directrice de la saga en cette nouvelle ère dite Millenium : Masaaki Tezuka. Bonne pioche, il insuffle une énergie furieuse à son film et l’émulsion des éléments donne l’un des films les plus réussis de la série.

Il se permet d’ailleurs de revisiter toute l’histoire de la saga, rajoutant par exemple le nouveau Godzilla a des scènes du premier, bien que le rajout est visible, on se prend au jeu de cette revisite rafraîchissante de l’histoire du monstre. L’intrigue tourne autour d’un créateur de trou noir, censé pouvoir envoyer le monstre dans les limbes, en réalité le test effectué ouvre un portail vers le crétacé et irradie un insecte qui rapidement va foutre le souk dans tout Tokyo.

L’intrigue des personnages humains et sobre et suffisamment réussi pour nous intéresser et sert de tremplin aux événements du film, on note d’ailleurs déjà l’amour de Tezuka pour les personnages féminins forts, qu’il accentuera dans ses prochains films. Mais la principale attraction du film reste toutes les scènes de destruction et de bastons, dynamiques et mettant en valeur les monstres, instaurant aussi des enjeux dans une série qui trop souvent en manque cruellement, et le dernier tiers du film est quasiment entièrement consacré à un combat entre Godzilla et Megaguirus, gros plaisir coupable, plein de rebondissements, super bien foutu et avec des touches d’humour bien sentis, s’illustrant probablement comme le meilleur fight 1 vs 1 de la série.

La conclusion est elle aussi étonnante, et Godzilla, toujours vu comme une menace, sème véritablement la destruction sur son passage. Un super film, dans la lignée du précédent en gommant ses défauts, qui s’illustre comme l’aboutissement de la formule du genre kaiju eiga dans ce qu’il a de plus classique.

5/5



Godzilla, Mothra and King Ghidorah : Giant Monsters All-Out Attack (2001) de Shusuke Kaneko


Derrière ce titre à rallonge rappelant les plus belles heures de l’âge d’or du film de monstres géants, Shusuke Kaneko prend une direction totalement différente du reste de la saga en modifiant les origines de Godzilla et incluant une ambiance de mysticisme, l’entreprise pouvant paraître bancale, mais c’est sans connaître le réalisateur déjà habitué du kaiju eiga puisque réalisateur de la nouvelle trilogie Gamera considérée par beaucoup comme ce que le genre a produit de meilleur. Profitant de son expérience et possédant une véritable vision originale, il produit avec Giant Monsters All-Out Attack ce qui reste sûrement comme l’épisode le plus abouti de la saga.

Ici Godzilla n’est donc pas un produit des essais nucléaires, renvoyant à la peur de la bombe atomique suite aux catastrophes d’Hiroshima et Nagasaki en 1945, mais garde ses racines de la seconde guerre mondiale en devenant une personnification des victimes du pacifique pendant la guerre de 39-45, souhaitant se venger de l’ancien empire du Japon, ceci se ressentant directement dans son aspect, avec ses yeux livides et son aspect menaçant et démoniaque. Kaneko inssufle donc son propos anti-guerre qui se révèle au final assez complémentaire avec le message que souhaitait faire passer Inoshiro Honda dans le film original.

Mais si Godzilla représente l’esprit vengeur dans toute sa malveillance, il fallait pour lui répondre un rooster de monstres à même de lui tenir tête, sans pour autant amoindrir la puissance destructrice de Godzilla. C’est Baragon, King Ghidorah et Mothra qui furent choisis (là où le réalisateur voulait les monstres moins connus et moins puissants Anguirus et Varan), il fallut les amoindrir pour faire ressortir l’aspect monstrueux de Godzilla, Ghidorah devient d’ailleurs un protecteur du Japon et c’est là qu’intervient l’aspect mystique du film, les trois monstres renvoient à une forme altérée des mythes japonais (Ghidorah par exemple fait clairement penser à une version bienveillante d’Orochi le dragon à huit têtes) où ils protègent le pays de la menace vengeresse que représente Godzilla. Toutes ces idées sont aussi originales que rafraîchissantes, et servent parfaitement le message que souhaite insuffler le réalisateur dans son film.

Dès l’apparition de Godzilla le ton est donné, le film sera sans concession et les premières apparitions de Godzilla sont brutales et violentes, avec des images fortement connotés comme celle des répercussions du souffle de Godzilla qui provoque un champignon nucléaire visible à des kilomètres. Le film n’épargne personne, les dommages collatéraux sont clairement visibles, les victimes nombreuses, l’ambiance desespérée et il injecte même un certain humour noir. Les effets spéciaux sont d’ailleurs bien géré, utilisés avec parcimonie et toujours impressionnants, malgré quelques passages de rayons s’inspirant des films de l’ère Showa et leur rendu assez statique ne collant pas avec le reste du film qui se veut bien plus impressionnants.

En ce qui concerne les personnages, on passe par un premier quart de film qui représente le vrai bémol de celui-ci, avec quelques scènes insipides qui cherchent à créer l’humour sans véritablement y parvenir, la dérision est probablement volontaire mais ne marche pas vraiment, heureusement le film rattrape le tir par la suite et si l’intrigue humaine reste très classique, elle n’est au moins pas déplaisante à suivre. Les musiques de Kow Otani sont elles puissantes, bien que parfois légèrement hors de propos (les scènes de destruction de Godzilla auraient méritées des thèmes plus inquiétants, à l’image de ce qui composera plus tard sur le jeu Shadow of the Colossus), bien qu’il se rattrape lui aussi sur la fin avec des partitions plus lourdes voir douces collant bien à l’action.

La dernière baston s’accapare quasiment la moitié du métrage et se révèle probablement, avec la mort de Big G dans Godzilla vs Destoroyah, comme LE temps fort de la saga tant elle est grandiloquente, pleine de surprises et sublimement réalisée, Kaneko montre ici tout son art de la réalisation avec une mise en scène dynamique, une photographie jouant très bien sur les contrastes du contexte nocturne et des lumières émanées par la ville et les monstres, et le suit-motion atteint une maîtrise incroyable, couplé à une mise en valeur des monstres par un super usage des angles de caméra, et le climax final nous étonne, allant même jusqu’à montrer le cœur encore battant d’un Godzilla pourtant vaincu, prêt à revenir se venger.

Malgré quelques errements en début de film, GMK est l’épisode le plus maîtrisé et grandiloquent de la saga, tout en conservant un ton d’auteur et un message fort renvoyant au premier film et aux désastres de la seconde guerre mondiale. Kaneko livre un film toujours entre originalité et respect scrupuleux de la saga et des fans et le résultat représente le sommet du kaiju eiga.

5/5



Godzilla x MechaGodzilla (2002) de Masaaki Tezuka


Après deux incroyables épisodes montrant ce que pouvait produire de meilleur le kaiju eiga dans deux registres pourtant bien différents, il était difficile de prendre la relève, ce que réussit pourtant Masaaki Tezuka, déjà réalisateur de l’excellent Godzilla x Megaguirus dans un film classique et honnête.

Tout commence avec une nouvelle apparition de Godzilla, dans ce film la première depuis 1954, qui aboutit à la mort d’un certain nombre de militaires à cause d’une faute de jugement de l’héroïne Akane Yashiro. C’est d’ailleurs sur elle que se concentrera le long-métrage, passant par la phase classique de rédemption et de dépassement personnel avant qu’elle ne puisse piloter MechaGodzilla, ici renommé en Kiryu sûrement pour le différencier des précédentes incarnations. Godzilla n’a ainsi qu’un rôle de faire-valoir dans l’intrigue pour valoriser son pendant mécanique, ce qui n’est pas une mauvaise chose tant celui-ci vole la vedette aux autres éléments du film et se révèle fortement photogénique. C’est lui, aux côté de sa pilote, qui est le véritable héros du film, une idée aussi originale que réjouissante tant le mécha est bien mis en valeur. D’ailleurs on notera l’excellente idée d’en faire une réincarnation du Godzilla originel, possédant ainsi sa volonté propre et un charisme hors-norme, aboutissant par exemple à une super scène de perte de contrôle de MechaGodzilla qui se fout en mode berserk, Kiryu se loge immédiatement à une place de choix dans mon petit cœur de fanboy.

Cependant on regrettera une mise en place trop longue de l’intrigue avant que n’apparaissent véritablement les monstres, et là où le personnage de la jolie Akane est plutôt bien travaillé bien que manquant légèrement de subtilité, on ne pourra pas en dire de même du reste du cast et des personnages plutôt oubliable avec encore une fois une gamine à se coltiner pendant tout le film, et une bande-originale passe-partout.

Et comme à l’habitude depuis plusieurs épisodes de la saga, la longue bataille finale entre Kiryu et Godzilla reste le meilleur moment du film, les effets numériques étant enfin aboutis et servant parfaitement cette baston montant cressendo dans l’action et étant diablement fun et efficace, Tezuka soignant sa mise en scène pour valoriser les deux monstres détruisant tout sur leur passage.

Un film classique et réjouissant, qui donne ce qu’il vend.

4/5



Godzilla x Mothra x MechaGodzilla : Tokyo SOS (2003) de Masaaki Tezuka


On attendait avec appréhension le moment où la saga baisserait de nouveau en qualité, et c’est alors qu’arrive la suite directe du film précédent qui s’il est loin d’être une catastrophe, reste beaucoup trop sage pour convaincre pleinement.

Déjà dès le début du film, on évacue le personnage pourtant intéressant et bien géré d’Akane pour la remplacer par une team de prétendants au poste de pilote de MechaGodzilla tous plus insipides les uns que les autres, et particulièrement le héros du film. Et à l’image du précédent épisode, les personnages humains s’occtroient la majeure partie du film, ce qui n’aide pas franchement à rentrer dedans.

D’ailleurs, l’intrigue est fortement similaire à son prédécesseur, rajoutant seulement Mothra d’abord comme ennemi puis comme soutien à Kiryu. Là où il plaira aux fans c’est dans ses multiples références aux meilleurs épisodes de l’ère showa et notamment à Mothra vs Godzilla dont il fait presque office de réactualisation, reprenant quasiment à l’identique certaines scènes qui sont souvent les plus réussies du film.

Malheureusement, on sent un film de commande servant à rassurer plus qu’autre chose, et d’ailleurs les passages de suit-motion sont bizarrement moins réussis qu’auparavant, bien trop lourd pour que l’on puisse entrer pleinement dans l’action, comme lorsque Godzilla cherche les larves de Mothra et met 20 ans à se retourner, même s’il s’agit d’un hommage à la fin de Mothra vs Godzilla reprendre le même rythme ne marche pas dans un film récent où les techniques d’animation des costumes et leur conception est bien plus abouti. On retiendra une soundtrack plus réussie que le premier épisode, certains bons passages de bastons de monstres et un joli final marquant la fin d’une ère pour la saga.

3/5



Godzilla : Final Wars (2004) de Ryuhei Kitamura


Nous y voilà, le dernier épisode de la série avant le reboot américain à sortir demain qui s’annonce des plus réjouissants, et pour ce dernier jet la Toho a décidé de débaucher le réalisateur très en vogue à cette époque Ryuhei Kitamura, après son impressionnant Versus, qui cherchera à mélanger le kaiju eiga classique aux versions plus modernes aux films d’actions japonais avec des références occidentales, malheureusement à trop vouloir en mettre, la mayonnaise ne prend pas vraiment.

Après un recontextualisation des événements, on commence par un générique hyper bien foutu, réactualisant la Godzilla’s March d’Ikufube et passant des scènes parmi les plus marquantes de la saga, on commence à se réjouir à l’idée d’un film chorale qui prendrait ce que la série a de meilleur, malheureusement pendant quasiment une heure de film on s’intéresse aux personnages humains et à l’invasion extraterrestre dans des scènes d’actions et de dialogues apparaissant comme beaucoup trop série B, avec des références de comics et de sentaï mélangés qui ne marchent jamais vraiment, des dialogues vraiment pas naturels, des acteurs qui surjouent un peu trop et un scénario ficelé avec les pieds.

Le film se perd et s’enlise dans sa propre parodie avant que n’interviennent les monstres et que les réjouissances commencent enfin, car là où les combats humains sont étonnamment ratés pour un réalisateur de film d’action mêlés d’arts martiaux, Kitamura insuffle une vraie dynamique à ses combats de monstres. Certains sont un peu expédiés pour montrer le pouvoir sans limites de Godzilla, d’autres avec des monstres emblématiques jouent avec les codes du genre et s’amusent des films de l’ère Showa comme le match de foot (!) entre Godzilla, Anguirus, Rodan et King Caesar tandis que la fin donne de vraies bastons impressionnantes faisant participer Big G face à un nouveau monstre qui se révèlera être une nouvelle forme plus démoniaque de ce bon vieux Ghidorah, tandis que Mothra affronte un Gigan renouvelé et étonnement super classe, ces combats sont malheureusement trop souvent entrecoupés avec un retour à l’intrigue humaine vraiment pas intéressante et mal foutues contre des extraterrestres ridicules venant directement de Matrix. La bande-son de Keith Emerson est très typée occidentale mais reste en dent de scie, alternant de la bouillie techno à de super thèmes épiques.

En définitive, un film vraiment trop inégal pour convaincre, malgré de super bastons de monstres malheureusement gachées par… Ben, tout le reste.

2/5



Et voilà ! Donc pour moi ce soir séance du film de Gareth Edwards, avis rapide dès que je rentre et critique complète dès demain !
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