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  #391  
Vieux 20/08/2007, 17h14
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Niglo change la caisse du Fauve
Bon. Les vacances sont finies, les affaires reprennent.

Sur le même principe que dans cette rubrique les samedis sont consacrés aux parutions Atlas/Seaboard, les lundis seront désormais dédiés aux Elseworlds DC. Ce qui devrait nous occuper un certain nombre de lundis. Et pour commencer, foin d’originalité, penchons-nous sur le récit qui a défini les règles de la collection (bien qu’il n’en porte pas le logo) : Gotham by Gaslight.



Gotham by Gaslight
(DC Comics, février 1989)

Scénario : Brian Augustyn.
Dessin : Mike Mignola.
Encrage : P. Craig Russell.

Traduction : in Appelez-moi Jack, coll. Super Héros n°38, Comics USA, 1990 ; rééd. (en noir & blanc) in Sanctuaire, Rackham, 2ème trimestre 2004 (à noter que cette édition reprend la préface de Robert Bloch qui ne figurait pas dans la version publiée par Comics USA).


Le principe des Elseworlds est de prendre un personnage (voire plusieurs) de l’univers DC et de le placer dans un contexte tout autre que celui où l’on a l’habitude de le voir évoluer. L’idée est simple, et donne aux scénaristes toute latitude pour faire évoluer le personnage de leur choix dans un contexte historique, géographique ou social inédit. C’est ainsi que, dans Gotham by Gaslight, Bryan Augustyn met en scène un Bruce Wayne né dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Evidemment, il n’est pas question de donner à voir aux lecteurs un personnage n’ayant plus rien à voir avec celui qu’ils connaissent. Ce Bruce Wayne ci a connu un parcours qui comporte bien des points communs avec ce Bruce Wayne là. Le récit s’ouvre sur un flashback, celui du meurtre de ses parents, abattus par un bandit de grands chemins. Une scène familière à tout lecteur de comics, si ce n’est que le drame n’a pas lieu dans une ruelle de Gotham City mais sur quelque chemin forestier.

Au fil du récit, on rencontrera d’autres figures familières de l’univers de Batman : Alfred, Jim Gordon ou le district attorney Harvey Dent. Même le Joker fera une très brève apparition…


Déplacer son personnage principal à une autre époque offre également (et surtout) au scénariste la possibilité de lui faire faire quelques rencontres inédites. Ainsi, dans la première scène où il apparaît, Bruce Wayne se trouve dans le cabinet de Sigmund Freud, dont il est venu étudier les enseignements. On apprend dans la même scène que Wayne a également été l’élève, quelques temps plus tôt, de Sherlock Holmes. Et surtout, c’est dans cette période historique qu’Augustyn va trouver un adversaire de poids à opposer à Batman : Jack l’Eventreur.

De retour à Gotham City après son long séjour en Europe, Bruce Wayne va bientôt devenir Batman, sillonnant chaque soir les rues de Gotham et semant la panique chez les truands. A la même période, une série de meurtres frappant des prostituées fait la une des journaux, et beaucoup se demandent si ces assassinats et l’apparition de ce mystérieux homme-chauve-souris ne sont pas liés. Le fait que Bruce Wayne se soit trouvé à Londres au moment où Jack l’Eventreur y a commis ses premiers crimes va considérablement lui compliquer la tâche.

Le Bruce Wayne que l’on découvre ici est finalement très proche de celui que l’on connaît. Il n’en est qu’au début de sa carrière super-héroïque, ses méthodes sont parfois assez approximatives, mais Bryan Augustyn donne une version tout à fait traditionnelle du personnage. Bruce Wayne passe aux yeux de tous pour un inoffensif oisif (en tous cas jusqu’à ce qu’une machination dont il est la victime ne vienne ternir quelque peu cette image) et Batman apparaît comme une figure effrayante, silencieuse, agissant dans l’ombre, et dont l’existence semble relever aux yeux du plus grand monde davantage du mythe que de la réalité.


La présence de Jack l’Eventreur accentue encore le côté sombre du récit. Les quelques scènes où on le suit donnent à voir un personnage malade évoluant dans un monde sordide, à la recherche d’une femme qu’il va assassiner, encore et encore. L’identité de Jack l’Eventreur n’est pas vraiment un élément majeur du récit, même si, dans le cours de l’histoire, Bryan Augustyn présente quelques suspects possibles, comme ce jeune membre de la famille royale d’Angleterre et le médecin qui l’accompagne (William Gull ?). Au final cependant, on découvrira que ce Jack-ci n’est pas étranger à l’univers de Bruce Wayne.

L’intrigue de Gotham by Gaslight est bien ficelée, mais c’est bien entendu le travail de Mike Mignola qui en fait une œuvre remarquable. Des toits de Vienne aux sculptures marmoréennes du cimetière où se conclut le récit, en passant longuement par les ruelles lugubres de Gotham City, l’artiste trouve ici le décor idéal pour faire montre de tout son talent. Son dessin sombre, tout en ombres, renforce la noirceur du récit. Mike Mignola n’est déjà plus un débutant lorsqu’il réalise ses planches, mais c’est sans doute la première fois qu’il se voit confier de mettre en scène un univers où il est aussi à l’aise. Et l’encrage de P. Craig Russell est au diapason.


Le succès de Gotham by Gaslight n’est certainement pas étranger au lancement officiel, deux ans plus tard, de la ligne Elseworlds, avec Batman : Holy Terror. En 1991 toujours, Bryan Augustyn donnera une suite à ce récit, Master of the Future, illustré cette fois par José Luis Garcia Lopez. Mais ceci est une autre histoire…

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  #392  
Vieux 20/08/2007, 18h56
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bouzouk force !!!!
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doop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennis
Une excellente BD....
NIGLO Reprend ses critiques quotidiennes...YIPEEEEEEEEE
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  #393  
Vieux 20/08/2007, 20h58
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Superbe, une de mes préférées dans cette collection.

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  #394  
Vieux 20/08/2007, 22h00
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Tres tres bon , l'ancetre du Elseworlds. D'ailleurs cette "terre DC" sera visité prochainement dans Countdown The search of Ray Palmer
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  #395  
Vieux 20/08/2007, 23h37
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Ah oui, Ollieno me fait remarquer en aparté que j'ai écrit une grosse connerie : Master of the Future n'a pas été illustré par Garcia Lopez mais bien par Eduardo Barretto On en reparle lundi prochain
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  #396  
Vieux 21/08/2007, 17h32
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Daredevil #99
(Marvel Comics, août 2007, 2.99$)

Scénario : Ed Brubaker.
Artistes : Michael Lark & Stefano Gaudiano.
Couverture : Marko Djurdjevic.

Ed Brubaker conclut son arc To the Devil his due sans conclure. A la place, il nous offre un double cliffhanger assez jouissif. Au cas où certains auraient pu penser que, Matt Murdock réhabilité, sa vie allait soudain prendre une teinte rose fuschia, il y a là de quoi les remettre en phase avec la réalité…

Parmi les nombreuses qualités du run de Brubaker jusqu’à présent, il y a ce retour sur le devant de la scène de vieux personnages qu’on croyait à jamais rangés au rayon ringard des oubliettes de chez Marvel. Daredevil ne fait pas partie de ces personnages ayant eu la chance, très tôt dans leur carrière, de trouver des adversaires à leur mesure. Spider-Man en a eu tout de suite une quantité invraisemblable, Captain America avait le Red Skull, Hulk le Leader, même Iron Man avait le Mandarin. Daredevil quant à lui devait se contenter d’affronter des vilains aussi affligeants que le Matador, Stilt-Man, Purple Man ou le Masked Marauder ! Même un personnage comme the Owl ne s’est jamais tout à fait débarrassé de l’aura de ridicule qui marquait ses premières apparitions. Il aura fallu attendre l’apparition de Bullseye, et surtout l’arrivée de Frank Miller sur la série, pour que Daredevil trouve enfin des adversaires à sa mesure. Miller qui sera le premier à réhabiliter un des anciens adversaires de DD : Gladiator.


Gladiator était au centre de l’arc qui vient de s’achever, et Brubaker a réussi à faire de nouveau du personnage un adversaire mortel de Daredevil sans remettre en cause la rédemption que lui avait fait accomplir Miller. Avant cela, on se souvient que le scénariste a donné vie à un nouveau Matador, au look toujours aussi croquignolesque mais aux méthodes sensiblement moins farfelues que son prédécesseur. Dans le dernier numéro en date, ce ne sont pas moins de quatre has-beens que nous ressort le scénariste (dont l’un apparaissait dans l’épisode précédent). Et Brubaker (impeccablement aidé par Lark, comme toujours) leur donne suffisamment de poids pour que l’on oublie presque instantanément leur lourd passif. Joli boulot. Et rendez-vous le mois prochain pour la centième.



Criminal #8
(Marvel Icons, août 2007, 2.99$)

Scénario : Ed Brubaker.
Artiste : Sean Phillips.

Tant qu’on en est à parler de Brubaker… La même semaine que Daredevil #99 paraissait Criminal #8, troisième partie de Lawless. Où les choses se compliquent pour notre ‘héros’, Tracy Lawless. Parti bille en tête avec la volonté de venger la mort de son jeune frère en infiltrant la bande dont il faisait partie, les choses s’étaient plutôt bien passées pour lui jusque là. Mais de mensonges en improvisations, il était à prévoir que la situation prendrait rapidement une tournure différente de celle espérée. C’est le cas dans cet épisode, où Tracy se découvre des attaches là où il n’en souhaitait pas, et où quelque promesse de vengeance se fait soudain beaucoup plus concrète.

Le sans-faute de Brubaker et Phillips continue sur ce titre, toujours aussi noir et violent. Le personnage de Tracy Lawless prend un peu plus d’épaisseur à chaque épisode, notamment à travers de fugaces flashbacks sur son passé au sein de l’armée ou l’origine de sa marque de brûlure au visage.


Et puis tiens, tant qu’on en est à parler de Criminal, les lecteurs de l’ongoing auront peut-être remarqué dans chaque numéro une publicité pour la collection Hard Case Crime, dédiée aux romans hard-boiled dans la grande tradition du genre. J’ai découvert un peu par hasard il y a quelques semaines que cette collection était également publiée en France, chez J’ai Lu. Y sont parus pour l’instant trois ou quatre titres, dont un Ed McBain de 1958, Le Caniveau pour Tombe (The Gutter and the Grave), mineur mais plaisant (pour ceux qui ne connaissent pas, McBain est surtout connu pour sa très bonne série du 87e District, disponible en intégralité ou presque dans une demi-douzaine d’omnibus).

Bonne idée donc de la part de J’ai Lu de traduire cette collection. En revanche, il faudra que quelqu’un m’explique pourquoi les couvertures originales, dans la grande tradition du genre, signées de quelques grands noms (dont Arthur Suydam), ont été remplacées par d’infâmes gribouillis sur fond rose pétant ou rouge électrique !!! Ou comment déguiser du bon vieux roman noir en publications Harlequin. Si malgré ça ils arrivent à en vendre…
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  #397  
Vieux 22/08/2007, 14h15
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Ivan Rebroff Ivan Rebroff est déconnecté
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Has-been, The Enforcers? Hérésie! Au contraire, c'est bien leur présence qui donne tout son cachet et son goût fondant deux couches à ce comic-book.
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  #398  
Vieux 22/08/2007, 14h56
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Mais je ne dis pas le contraire, cher Ivan. Je dis même le contraire du contraire, soit en gros la même chose que toi
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  #399  
Vieux 22/08/2007, 17h03
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C’est mercredi, c’est vieilleries !

Le mercredi, jour des enfants, sera à partir de là maintenant tout de suite consacré à quelques vieilleries plus ou moins navrantes, en fonction du temps et de ce qui me tombe sous la main. Histoire d’être sûr de faire mieux la prochaine fois, commençons par le pire.



Mighty Samson #24
(Gold Key, juin 1974)

On ignore qui a écrit cette merveille. Le dessinateur est vraisemblablement José Delbo.


Pour paraphraser Katherine Pryde, les éditeurs de comics sont des chameaux. Ce n’est pas un secret. Ce n’est pas non plus une nouveauté. Voilà bien longtemps qu’ils ont appris à nous refourguer de vieux rogatons avariés dans des emballages à liseré d’or.

Regardez bien ci-dessus cette couverture. Si le monde était bien fait, les gens gentils et les éditeurs de comics honnêtes, ce devrait être la couverture du plus grand comics de tous les temps. Evidemment, une couverture sur laquelle le héros de service affronte un bonze karatéka ET un requin volant écarlate, ne peut que servir d’écrin à un bijou dont on fait les couronnes royales. Obligé.

Et ben non. Dedans, c’est tout nul.

Pour situer un peu la chose, Mighty Samson est une série créée en 1964 par Otto Binder et Frank Thorne, mettant en scène dans un univers post-apocalyptique les pérégrinations de Samson, le géant blond présent sur la couverture, accompagné du professeur Mindor et de la fille de ce dernier, Sharmaine. La série dura cinq ans et vingt numéros. En 1972, Gold Key décida de la relancer en confiant ses illustrations à José Delbo (le scénariste quant à lui est demeuré anonyme, sans doute par peur de représailles).

Dans l’épisode dont il est question aujourd’hui, Samson et ses amis découvrent, dans la ville en ruines de N’Yark, un ancien club d’arts martiaux (nous sommes en 1974, à l’époque où le genre est particulièrement en vogue, y compris donc dans les comics post-apocalyptique). A l’intérieur, ils mettent la main sur divers livres et armes, mais sont surpris par le gardien du lieu, un dénommé Chang. Chang n’est pas méchant, mais Samson n’a rien à foutre ici. Donc bagarre.

Et c’est là que l’on commence à renifler l’arnaque. On s’attend à une pluie d’atémis derrière les oreilles, de mawashi geri dans ta gueule, et des yokomen uchi en veux tu en voilà.

Or le combat dure en tout et pour tout une case. Case que voici :


Certes, nous n’en sommes qu’à la page 4, accordons leur le bénéfice du doute, surtout que le combat est interrompu pour la bonne cause, puisque le requin volant de la couverture fait son apparition sur le lieu du combat. Hélas, hélas, hélas. Non seulement l’animal n’est plus rouge mais d’un gris tristouille, mais en plus la lutte de l’homme contre le requin volant est tout aussi navrante que celle qu’elle a interrompu, et la bestiole finit piteusement, un sabre planté entre les côtes (enfin entre les arêtes. Ca a des arêtes les requins ou c’est juste les cabillauds ?). On retiendra tout de même de cette scène une leçon qui un jour peut-être, qui sait, pourrait vous sauver la vie : le karaté, c’est pas top pour se battre contre un requin-volant.


Le récit se déroule ensuite avec une mollesse que peu de matelas, même très usés, peuvent atteindre. Chang joue un sale tour à Samson en l’enfermant dans une cellule, Samson est tellement fort qu’il fracasse la porte, puis il rencontre le boss pour qui Chang travaille, Manchu, qui s’avère être une de ses vieilles connaissances, la reine Terra de Jerz, sauf qu’on s’en fout on n’a pas lu les épisodes précédents, et puis on finit enfin par avoir le combat qu’on attendait depuis le début entre Samson et Chang, et là comment dire, José Delbo dessine ça en baillant, moi-même je ferais bien un petit somme, tiens.


Je me suis donc endormi avant la fin, mais on m’a assuré que Samson gagnait et que tout est bien qui finit bien. C’est le principal.

Avant de refermer à tout jamais ce comic-book qui aurait pu tout aussi bien ne jamais exister, j’attire toutefois votre attention sur une publicité figurant en page 5 dudit fascicule, et permettant d’acheter pour une somme ma foi assez modique (2.98$ les 16 pièces) de petits personnages en plastique Disney peints à la main. Publicité que voici :


Et alors là, je demande à la réalisation un aggrandissement, sinon vous allez encore dire que c’est moi qui vois le mal partout alors que pas du tout : la fée clochette porte une robe transparente !!!


A tout hasard je vous donne l’adresse, dès fois qu’ils en aient encore un ou deux blisters en stock : Gandalf Products Co., P.O. Box 38, New York, N.Y. 10022. Les frais de port pour l’Europe ne sont pas précisés.

* * *

Bonus Tracks : Irredeemable Ant-Man #11, Ms. Marvel #18, Punisher #50.

Comme j’ai une pile de nouveautés à lire grosse comme ça, et donc à critiquer longue comme ci, je profite du temps qui m’est accordé pour vous toucher deux mots de quelques parutions récentes.

Irredeemable Ant-Man #11 est l’avant-dernier numéro de la série. Je sais, snif. La décision a au moins le mérite de nous donner trois pages de courrier des lecteurs très rigolotes (trois pages ! Depuis quand Marvel ne nous avait pas donné trois pages de courrier des lecteurs, Powers mis à part ?).

Robert Kirkman nous rejoue ici la partition qu’il avait interprétée dans Walking Dead #33, l’épisode tout au long duquel Michonne se vengeait de son tortionnaire en le torturant à son tour. Evidemment, on a droit ici à une version soft, avec l’agent Carson dans le rôle de Michonne et Eric O’Grady ligoté à une chaise. Ca ne fait pas un des meilleurs épisodes de la série, loin de là. Un truc intéressant tout de même, c’est qu’au terme de cette histoire, le scénariste boucle son intrigue principale. Du coup, je suis curieux de voir ce qu’il nous réserve pour l’ultime numéro. (Irredeemable Ant-Man #11, Robert Kirkman/Phil Hester/Andy Parks, Marvel Comics, août 2007, 2.99$).

* * *

Je ne poste pas la couverture de Ms. Marvel #18, vous l’aurez certainement vue ici ou là si la série vous intéresse, mais au cas où sachez qu’elle introduit deux nouveaux venus dans l’entourage de la blonde héroïne : Sleepwalker et Machine Man (pardon : Aaron Stack). Je croyais jusque là que Nextwave se situait tout à fait hors continuité, or très clairement cet Aaron Stack-ci est bien le même que dans la série d’Ellis et Immonen. Et Brian Reed se donne beaucoup de mal pour pasticher les dialogues de Warren Ellis (avec plus ou moins de succès en fonction des répliques).

Cet épisode débute un nouvel arc, dans lequel Ms. Marvel affronte une certaine Battleaxe, des soldats chiliens, un scandale médiatique et une série de kidnapping visant des demoiselles à super-pouvoirs. Rien de transcendant, comme d’habitude, mais une lecture des plus plaisantes, comme d’habitude. (Ms. Marvel #18, Brian Reed/Aaron Lopresti/Matt Ryan, Marvel Comics, août 2007, 2.99$)

* * *

Pour finir, le Punisher dans sa version Max fête son cinquantième numéro avec un épisode double et le début d’un nouvel arc. Un récit dont le principal fait notable est le retour de Barracuda. Pour le reste, Garth Ennis profite des pages supplémentaires qui lui sont accordées pour digresser sur l’évolution du M-16 à travers les décennies, ou, plus intéressant, pour nous donner à voir le rêve qui hante Frank Castle – à savoir bien évidemment de vivre une vie paisible et ouatée auprès de sa famille. L’épisode est beaucoup trop long, mais Garth Ennis sauve les meubles avec une dernière page qui donne effectivement très envie de lire la suite. Salopard…

Cet épisode marque à ma connaissance la première collaboration entre Ennis et Howard Chaykin (et, toujours si je ne me gourre pas, la première fois que l’artiste dessine le Punisher). Le choix de Chaykin est intéressant, même si son trait n’a plus l’élégance d’autrefois, son style actuel convient en fait fort bien au personnage. Le Punisher de Garth Ennis est un quinquagénaire, ne l’oublions pas, et cela ne s’est jamais aussi bien ressenti que sous le trait épais de Chaykin. Une rencontre réussie, donc, en attendant de lire la suite. (Punisher #50, Garth Ennis/Howard Chaykin, Marvel/Max, août 2007, 3.99$).
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  #400  
Vieux 23/08/2007, 11h36
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Ah oui!

- Superbes pages de courrier dans Ant-MAn # 11

- Superbe MachineMan ellisien dans Ms Marvel! Titre qui donc pour moi remonte pas loin du niveau d'un She-Hulk.

Et le coup de pied dans les ouies d'un requin volant, ça peut sauver des vies!!
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  #401  
Vieux 23/08/2007, 19h44
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Scalped vol.1 : Indian Country
(DC/Vertigo, août 2007, 9.99$)

Scénario : Jason Aaron.
Dessin : R.M. Guéra.
Couverture : Jock.

Scalped fait partie des derniers titres lancés dans la collection Vertigo, cette année, et ce premier volume regroupe les cinq premiers numéros de la série (à un prix fort modique, comme c’est souvent le cas pour les premiers paperbacks dans cette collection).

Jason Aaron est à ma connaissance à un nouveau venu dans le domaine qui nous intéresse. Cette série suit de peu la remarquable mini-série The Other Side, consacrée à la guerre du Vietnam, et parue en fin d’année dernière.

Je ne crois pas avoir jamais croisé R.M. Guéra, mais lui en revanche n’est pas un débutant. Originaire d’ex-Yougoslavie et vivant en Espagne, cela fait déjà plusieurs années qu’il est publié, notamment en France (deux tomes de la série Le Lièvre de Mars, et une série entamée en 2004, Howard Blake, qu’il scénarise en plus de dessiner).

Scalped est un polar extrêmement noir, dont l’essentiel de l’action se situe dans une réserve indienne où les conditions de vie sont pitoyables. A l’âge de treize ans, Dashiell Bad Horse s’est enfui de cet endroit sans avenir. Quinze ans plus tard, devenu agent du F.B.I., il y revient pour infiltrer le réseau criminel qui fait sa loi dans la réserve, et s’apprête à y ouvrir un casino.

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans ce récit. La scène d’introduction de Dashiell Bad Horse, qui le voit dans un bar, armé d’un nunchaku, défier quinze type armés jusqu’aux dents, m’a paru vraiment trop outrée pour pouvoir être prise au sérieux. Le genre d’exagération qui s’accorde mal avec la volonté de réalisme qu’affiche Jason Aaron par ailleurs. On n’est ici ni dans Midnighter, ni dans le Punisher d’Ellis.


Et puis, petit à petit, le récit et les personnages prennent de la densité et l’on finit par oublier ce faux départ. En mêlant habilement de nombreux flashbacks au récit en cours, le scénariste découvre progressivement les enjeux de cette histoire, et la compléxité des relations entre les principaux protagonistes.

Tous les personnages que l’on découvre dans cette histoire trimballent une collection de casserolles effarante. De Dashiell Bad Horse à Lincoln Red Crow, le leader de cette communauté, en passant par la fille de ce dernier, Carol, qui passe ses journées à se faire tringler par tout ce qui a une queue, ou encore Gina, la mère de Dashiell, qui ne semble jamais s’être beaucoup occupée de lui. Chacun a son propre agenda, qui apparaît de manière plus ou moins claire au lecteur. Mais on finit par réaliser au terme de ce récit que la situation actuelle est avant tout l’aboutissement d’un drame entamé trente ans plus tôt.

Scalped est particulièrement sombre et violent, à tous les niveaux. Que ce soit la description que fait Jason Aaron de la réserve de Prairie Rose, gangrénée par la corruption, la drogue et l’alcool, ou la manière dont R.M. Guéra met cet univers en scène, l’ambiance est pesante tout du long. Les scènes d’action sont fort bien chorégraphiées, et la narration dans son ensemble est assez impeccable.

Pour un quasi-débutant, Jason Aaron confirme donc ici, après The Other Side, qu’il maîtrise remarquablement bien le médium. Chaque épisode est bien construit, apportant au récit une couche d’information supplémentaire par rapport au précédent. Et si les premières pages m’ont laissé quelque peu dubitatif, la suite m’a définitivement convaincu que Scalped est une série à suivre.

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  #402  
Vieux 23/08/2007, 20h34
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Clairement une serie a suivre. Formidable ce truc.
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  #403  
Vieux 23/08/2007, 21h07
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Ce qui aurait été formidable, c'est si j'avais reçu le #6
En tout cas, cette série dépote.
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  #404  
Vieux 23/08/2007, 21h43
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Bravo à Niglo pour cette critique, et honte à lui de m'inciter à dépenser encore plus d'argent en comics !
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Allez, tout le monde en choeur chante avec moi :

"Wolverine est un idiot, c'est Cyclope le plus beau !"
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  #405  
Vieux 23/08/2007, 23h19
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DaredeFlo change la caisse du Fauve
Thanks mister Niglo
Mais je n'ai plus suffisamment de budget pour m'offrir scalped pour le moment
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