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  #17986  
Vieux 21/07/2017, 16h00
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Sorti le 14 Juin dernier, j'ignore si ce film se joue encore dans quelques salles, mais si vous en avez l'occasion, payez-vous un ticket pour ce jubilatoire Free Fire de Ben Wheatley.


Chris (Cillian Murphy)

L'intrigue tient sur un post-it mais ça suffit au bonheur de celui qui cherche un plaisir coupable, soit une bonne série B réalisée avec un petit budget mais un casting d'enfer, où on tire (beaucoup) après avoir discuté (un peu) du problème de livrer des armes quand l'un des assistants de l'acheteur a malmené la soeur d'un des sbires du vendeur...


Justine (Brie Larson

Quatre irlandais, membres de l'IRA, rencontrent à New York, grâce à une intermédiaire, un trafiquant d'armes, pour lui acheter plusieurs caisses de M16. La transaction commence mal quand le client constate qu'il s'agit d'AR70. Mais ce n'est rien par rapport à ce qui va suivre...


Ord (Armie Hammer)

Lorsque le van transportant le lot complet de fusils automatiques rejoint le groupe d'interlocuteurs, le chauffeur reconnaît parmi les irlandais le mec qui a couché et blessé sa soeur la veille au soir. La tension monte d'un cran...


Stevo (Sam Riley)

Après que les intermédiaires des deux parties aient tenté de calmer tout le monde, l'irréparable est commis : le frangin tire sur l'irlandais et provoque alors une gigantesque fusillade dans cet entrepôt désaffecté.


Vernon (Sharlto Copley)

Bientôt, plus personne ne sait qui est avec qui, mais tout le monde est blessé, plus ou moins gravement. Les plus sages veulent surtout fuir l'endroit, d'autres sont résolus à régler leurs comptes, à récupérer les armes, l'argent... Au bout d'une heure trente, il n'en restera plus qu'un seul debout. Mais à quel prix !


Harry (Jack Reynor)

L'action se passe en temps réel et le cinéaste ne cache pas ses influences (Scorsese en premier, qui a d'ailleurs produit le film, mais aussi Peckinpah ou Tarantino avec Reservoir Dogs).

Free Fire est un pur exercice de style, une sorte de gun movie, sans héros, avec un argument-prétexte pour une séance de pétarade hallucinante. C'est régressif, minimaliste, mais brillamment exécuté (c'est le cas de le dire).

Pourtant, Wheatley a soigné la caractérisation - chacune de ces crapules est solidement campé, et les rôles de chacun réservent bien des surprises. Le scénario se déroule avec des rebondissements habilement disposés pour ne pas lasser, et comporte quelques scènes délirantes (Martin, joué par Babou Ceesay, qu'on croit mort rapidement, réinvestit l'action le temps d'une séquence à la fois hilarante et sidérante).


Martin (Babou Ceesay)
Mais ce qui fait surtout la différence, c'est le côté pince-sans-rire de l'entreprise : entre la résignation des uns, la bêtise des autres, tous ces gangsters ont leur moment, leur scène, une ligne de dialogue sensationnels (Chris qui tente de se débarrasser de Ord en se plaignant de son parfum et l'intéressé qui précise que c'est l'odeur de sa lotion pour barbe ; Vernon dont Justine souligne qu'enfant il a été diagnostiqué par erreur comme génie, ce qui l'a traumatisé ensuite...).

La caméra manque parfois d'exploiter un peu plus la géographie de ce huis-clos, mais la confusion engendrée et entretenue par cette fusillade brouille finalement aussi bien les repères des acteurs que du spectateur, et donc, c'est bien vu.

Les acteurs, justement, sont tous formidables, du premier choix : Armie Hammer (fameux en king of cool), Brie Larson (loin de jouer la jolie poupée de service), Cillian Murphy (parfait en irlandais pointilleux), Sharlto Copley (grandiose en caïd crétin), Sam Riley (possédé en abruti junkie)...

Futur film-culte, je suis prêt à le parier - du genre à finir sur une liste des longs métrages façon Edgar Wright !

Dernière modification par wildcard ; 21/07/2017 à 16h07.
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  #17987  
Vieux 21/07/2017, 18h13
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Free Fire est un pur exercice de style, une sorte de gun movie, sans héros, avec un argument-prétexte pour une séance de pétarade hallucinante. C'est régressif, minimaliste, mais brillamment exécuté (c'est le cas de le dire).

Futur film-culte, je suis prêt à le parier - du genre à finir sur une liste des longs métrages façon Edgar Wright !
J’ai trouvé l’idée ambitieuse mais l’exécution très pénible. C’est réalisé avec les pieds, aucune cohérence dans les directions de regard, on ne sait pas qui est où, c’est un bordel sans nom (et je ne pense pas que ce soit fait exprès. Au contraire, un film aussi chaotique se devait d’avoir une réal solide et carré)

Et à mon sens, pour qu’un film devienne culte il faut au moins qu’il innove, qu’il se distingue, soit sur la forme, soit sur le fond. Sur la forme, on a vu. Et sur le fond, ce film ne raconte rien de plus que “deux gangs de malfrats se tirent dessus dans un hangar“ basta cosi. Ca reste au ras-ras des pâquerettes. M’enfin, on va dire que c’est l’époque qui veut ça, du fun, du fun, surtout rien d’autre.
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  #17988  
Vieux 21/07/2017, 18h31
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Ben Wheatley avait réalisé il y a quelques années un bon Kill list, sorte de variation post-moderne sur le thème du classique horrifique briton The Wicker man.
C'était roublard mais ça tenait bien la route. Et ça justifie bien le petit culte dont le film est aujourd'hui l'objet.
Malheureusement, comme c'est souvent le cas avec ce genre de petits malins, sa filmographie tend depuis à rapidement s'enliser, comme semble le laisser apparaître ce Free fire.
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  #17989  
Vieux 21/07/2017, 19h19
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Sauf qu'il faut rarement croire UN forumer, et que ce film est qualitativement en réalité entre l' appréciation d'Hips et celle de Wildcard (et l'on remarquera que c'est souvent ici le cas. )

Bon, dans la série Maintenant que je suis très pauvre c'est ma fille qui paye le ciné vu qu'elle est 10 fois plus riche que moi et heureusement que je l'ai formée au bon goût, nous avons donc vu :



Très bon (ou Fort bon, c'est tangent) polar égyptien (faut en avoir vu un dans sa vie ), dont le titre français Le Caire confidentiel trahit quelque peu le scénario - certes, on comprend très vite que l'on est dans un commissariat assez ripou; l'astuce du film étant que l'histoire sordide se passe en Janvier 2011. ^^
A noter que ce film nous apprend qu'en Egypte, l'oligarchie fait venir des travailleuses de loin (ici soudanaises) pour casser les salaires, comme chez nous. C'est-y pas beau?
Que des très bons zacteurs, de plus.




Evidemment, un film difficile à regarder si l'on a mangé avant et qu'on est légèrement sujet au mal de mer.

Grande expérience mystique une fois de plus, et donc, si comme ma progéniture on est trop jeune pour apprécier ça, on s'ennuie un peu - je lui avais dit de regarder avant Tree of life au moins jusqu'au premier dinosaure (ou plutôt "dinosaure"), mais l'avertissement n'a pas suffit. Voilà ce que c'est de choisir ses films pour les acteurs (qui sont tous excellents Bis; de même que les apparitions plus ou moins documentaresques des célébrités musicales.

Cela étant dit.... on peut penser que cette oeuvre manque d'un ou 2 dinosaures - surtout qu'il y a à peu près 125 arbres en gros plan durant le film...


A part ça, Spider-Man Hometruc est supérieur durant ses 10 premières minutes à tout le film Wonder Woman. C'est dire.
.

Dernière modification par gillesC ; 21/07/2017 à 19h26.
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  #17990  
Vieux 22/07/2017, 07h28
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Libération, Télérama et Critik'art dezingue Dunkerque alors que tous les autres critiques encensent littéralement la dernière réalisation de Nolan. En général, ce type de schéma garantit un film grandiose
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Vieux 22/07/2017, 10h45
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Plus je lis les critiques de ceux qui peuvent pas saquer Nolan, plus j'ai envie de voir le film

Sinon, puisque ça parle de fun fun fun, je suis complètement hypé par la bande annonce de Kingsman 2
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- Oh, là mon pote je t'arrête, tu déconnes. Être complétiste et aimer les variantes, ça fait deux.
- Qui a dit le contraire ! Je te dis que c'est du même ordre !
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  #17992  
Vieux 22/07/2017, 12h22
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Libération, Télérama et Critik'art dezingue Dunkerque alors que tous les autres critiques encensent littéralement la dernière réalisation de Nolan. En général, ce type de schéma garantit un film grandiose
Je suis plutôt amateur du bonhomme mais comme dit plus haut, Dunkerque me semble loin d'être parfait.
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  #17993  
Vieux 22/07/2017, 13h53
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Sauf qu'il faut rarement croire UN forumer, et que ce film est qualitativement en réalité entre l' appréciation d'Hips et celle de Wildcard (et l'on remarquera que c'est souvent ici le cas. )
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  #17994  
Vieux 23/07/2017, 02h11
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Bootman est une petite crotte de super héros pourri
Bon ben War for the Planet of the apes fait officiellement partie de mes coups de coeur de l'année.

Plutôt bien filmé avec un vrai propos mais surtout... UN VRAI MECHANT (Woody Harrelson je t'aime)!

Peut être que vous le trouverez trop mainstream ou encore trop plein de facilités (il y en a une assez énorme mais bon) mais par rapport à un énième Transformers de Bay, c'est un vrai bon moment de cinéma.

J'ai adoré
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  #17995  
Vieux 23/07/2017, 08h04
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Tout est un très grand moment de cinéma face à un Transformers de Bay.
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  #17996  
Vieux Hier, 18h22
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(Cette critique est pour toi, Magda...)


Déplorablement refusé par les distributeurs français, disponible uniquement en e-cinéma chez nous, Colossal est pourtant un des meilleurs films de cette année, combinant originalité, sensibilité, grand spectacle et intimisme.


Gloria (Anne Hathaway)

Gloria est une jeune journaliste new-yorkaise un peu trop portée sur la bouteille et les fêtes. Un matin, elle rentre chez son copain, golden-boy moralisateur, qui lui annonce préférer qu'elle parte - au moins le temps qu'elle réfléchisse au sens de sa vie, et à celui de leur couple.


Garth et Joel (Tim Blake Nelson et Austin Stowell)

Gloria retourne dans la ville du New Jersey où elle a grandi et y croise Oscar, un ami d'enfance qui tient un bar. Il lui propose d'y travailler - en espérant visiblement profiter de la situation pour se rapprocher d'elle... A moins qu'il ne soit pas si bienveillant.


Oscar (Jason Sudeikis)

Entre sa volonté d'arrêter de boire et de nouvelles gueules de bois, Gloria apprend en retard une nouvelle extravagante : un monstre géant est apparu brièvement à Séoul où il a semé la panique et causé des dégâts. En visionnant les vidéos sur le Net, Gloria découvre, sidérée, que la créature reproduit ses gestes puis qu'elle apparaît à 8h. 05 (heure américaine), lorsqu'elle passe par le parc devant l'école où elle était élève.


Gloria devine un lien entre elle et le monstre. Mais elle choisit de partager son secret avec Oscar. Mauvaise idée car, effectivement, il n'est pas bien intentionné : jaloux d'elle depuis toujours, il entend se venger. Peu après, un robot géant apparaît en même temps que le monstre, toujours à Séoul, et les deux ne s'entendent pas... Coïncidence : Gloria vient de coucher avec Joel, un ami d'Oscar, et Tim, son petit ami, veut qu'elle rentre à New York.


Oscar, Gloria et Tim (Jason Sudeikis, Anne Hathaway et Dave Stevens)

L'aspect le plus curieux du film tient d'abord à sa construction : les deux histoires ne semblent pas reliées, avec d'un côté la crise existentielle de Gloria et de l'autre l'apparition de ce monstre (déjà vu 25 ans auparavant). Puis, subtilement, Nacho Vilagondo nous fait comprendre le rapport étonnant entre la jeune femme et ce qui paraît être l'incarnation littérale de ses angoisses et démons. La révélation surgit d'une manière si évidente et fluide à la fois qu'elle est jubilatoire parce qu'elle n'est pas assénée. Le cinéaste laisse le spectateur tirer la conclusion qui s'impose, et évoque ce que M. Night Shyamalan savait si bien faire à ses débuts (Sixième sens, Incassable, et surtout Le village dont le twist final reste un modèle du genre).

Le scénario, écrit par le réalisateur, traite aussi, via le personnage déboussolée de Gloria, de la violence masculine : à cause de sa consommation d'alcool, la jeune femme s'endort, ivre morte, et se rappelle en rêvant à une scène fondatrice de son enfance, quand elle surprit un geste rageur d'Oscar qui lui était indirectement adressé. Cet ami qui ne lui veut que du bien à son retour dans le New Jersey est le vrai responsable de son malaise, entretenu depuis par sa vie en couple avec un affairiste trop dirigiste avec elle.

Et puis le film bénéficie d'interprètes exceptionnels : entourés d'excellents seconds rôles, Anne Hathaway et Jason Sudeikis sont formidables - elle, sensationnelle en jeune femme dépassée par les événements (mais qui trouvera un moyen définitif de tout régler) et lui, épatant de sournoiserie.

Colossal marie parfaitement l'étude psychologique au film de monstres à grand spectacle grâce à un angle judicieux et une narration fine et puissante à la fois : impressionnant.

Dernière modification par wildcard ; Hier à 18h37.
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  #17997  
Vieux Hier, 18h33
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Sorti en Mars dernier, le premier film de Rosemary Myers est un petit bijou qui est à la fois un conte sur l'adolescence et un hommage à Wes Anderson - un conte d'Anderson en somme...



Greta et Elliott (Bethany Whitmore et Harrison Feldman)

Greta s'apprête à avoir 15 ans, un âge riche de promesses, de changements, qui provoque chez elle autant d'inquiétudes que d'espoirs. Collégienne appliquée mais peu sociale à cause de sa timidité, elle se fait un ami d'Elliott, garçon peu séduisant mais sympathique et visiblement très épris d'elle.


Le père de Greta (Matthew Whitter)

La mère de Greta s'oppose à son père pour organiser une fête d'anniversaire, l'occasion selon elle de faire "sortir de sa coquille" leur fille (coquille dans laquelle le paternel aimerait la garder car il redoute de voir sa petite grandir trop vite et lui échapper). La jeune fille s'y oppose d'abord puis s'y résigne, comptant sur cette occasion pour mieux s'intégrer à la communauté des collégiens (en particulier la bande de filles menée par Maiah, une peste).


Elliott et Greta

Mais la soirée ne se passe pas du tout comme prévu : si l'ambiance est joyeuse, Maiah gâche tout en humiliant cruellement Greta et Elliott déclare maladroitement sa flamme à la jeune fille. Elle se réfugie dans la forêt voisine après qu'un lutin ait volé sa boîte à musique, prélude à une errance onirique chargée en symboles, en rencontres...


Greta

Au bout de cette drôle de nuit, Greta aura franchi un cap décisif.

Le film se distingue d'abord par sa forme : il est bref (à peine 1h. 17), le format de l'image est carré, et surtout les cadrages (avec des plans symétriques) et les couleurs (vintage). L'influence de Wes Anderson est manifeste, et Rosemary Myers ne la cache pas. C'est néanmoins plutôt déconcertant, et on se demande s'il ne s'agit pas que d'un simple exercice de style, fait "à la manière de", un peu vain.

Puis, subtilement, l'histoire glisse dans un registre à la fois doux (la cour touchante que fait Elliott à Greta) et cruel (avec l'apparition de la bande de Maiah) jusqu'à la mise en scène (pathétique à souhait) de la fête et son déroulement. L'héroïne choisit une fois encore de s'isoler pour se protéger d'un monde qui la refuse et dans lequel elle ne se sent pas à sa place, s'en remettant à des fétiches de l'enfance (en l'occurrence une boîte à musique, dont la ritournelle est rassurante mais aussi régressive et les éléments curieux).

Enfin, le film bascule dans le songe, la fable et la réalisatrice convoque les codes du genre - la forêt, la nuit, les créatures, etc. Le rythme s'accélère en même temps qu'il semble se suspendre : dans cette longue séquence, Fantastic Birthday s'impose comme une franche réussite, à la fois entraînante, angoissante, sur le passage d'un âge à un autre, entre rêve et cauchemar, nostalgie ouatée et avenir incertain mais inévitable et émancipateur.

La cinéaste a trouvé en Bethany Whitmore un visage, un corps, une interprète parfaits pour exprimer la palette d'émotions de son récit.

Même s'il n'est pas exempt de défauts, ce premier effort est riche de promesses et possède le goût acidulé d'une pop-song mélancolique et l'intensité d'un rite de passage.
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