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  #46  
Vieux 08/06/2013, 13h36
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Y a des petits bonus dans le TPB de Sachs and Violence?

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Vieux 08/06/2013, 15h03
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Ben non, c'est un vieux TPB, donc ca ne donne que l'histoire...
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  #48  
Vieux 08/06/2013, 15h18
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Bravo pour tes chroniques,tu sais donner envie de lire les bouquins qu'on connait pas
Merci

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Posté par scarletneedle
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Je te rejoins!!

Souvenirs, souvenirs....
Superbe travail. En lisant ta critique j'ai l'impression de m'y replonger une seconde fois.
J'ai également posté dans la case mémorable le clin d'oeil à Spawn. Dans le topic sur les crossover et les évent j'ai également souligné les clin d'oeil à Spiderman et La chose. enfin pendant le carnaval on voit les têtes de PaD et G Perez sur les ballons (à voir dans le topic sur les créateurs dans leurs comics).
C'est du tout bon.

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Posté par CYRIL
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Y a des petits bonus dans le TPB de Sachs and Violence?
Comme le dit Doop pas de bonus mais les 4 covers sont présentes et il y a également un longue introduction par PaD. En tout cas fonce c'est du tout bon.
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  #49  
Vieux 08/06/2013, 17h36
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Posté par arrowsmith
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Comme le dit Doop pas de bonus mais les 4 covers sont présentes et il y a également un longue introduction par PaD. En tout cas fonce c'est du tout bon.
Oh,je l'ai en single cette mini

Je m'interrogeais juste sur le TPB.....Je connais des "vieux" TPB qui ont des bonus des fois.

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Vieux 15/06/2013, 17h11
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COMEBACK

Ed Brisson/Michael Walsh/Jordie Bellaire à la couleur
Comeback 1 à 5

Le pitch :
Reconnect n’est pas une entreprise « normal ». elle travaille pour retrouver le bonheur perdu : elle peut modifier une tragédie en envoyant des agents dans le passé pour sauver vos proches en les ramenant dans le présent. Mark est l'un de ces agents. Mais agit il réellement pour le bien des ses clients ?

ce que j’en pense :
Nous suivons une course poursuite dans le temps, alternant des passages au présent et au passé, suite à la mission de Mark d’aller récupérer une femme qui doit mourir dans un accident de voiture. Mais à partir de là tout va se dérégler : un autre membre de l’entreprise est également associé à cette affaire, Seth le coéquipier de Mark part en live, le FBI se penche sur cette affaire de manipulation du temps.

Je suis plutôt friand des récits tournant autour des voyages dans le temps et des conséquences de ceux-ci (la trilogie Retour vers le Futur fait partie des mes meilleures expériences cinématographiques). Vu les bon échos que rencontre cette LS (en 5 partie) sur le forum et que l’on peut la trouver pour un prix plus que raisonnable (moins de 10€) sur le net je me suis lancé.

Ce que j’ai aimé c’est que Ed Brisson tente de se démarquer des sempiternelles histoires sur la manipulation dans le temps. Son écriture est une combinaison d’un scénario de science fiction et de d’un roman. Du coup on est emporté par une histoire non linéaire avec des prises de tête qui trouvent leur justification et un dosage équilibré de fantastique et d’explication scientifique. C’est réellement le gros plus de COMEBACK : son écriture.

Ce qu’il faut comprendre c’est que tous ces éléments perturbateurs forment un large tout et nous passons notre temps à lire les actions de chacun dans le présent et dans le passé. Ce qui au départ n’est qu’une simple affaire de routine se transforme en road movie et polart mais aussi en enquête sur les agissements réels de l’agence. A la lecture de COMEBACK on se rend compte que le récit construit n’est pas linéaire (je ne parle pas des retours entre passé et présent) mais que c’est une histoire à multiples tiroirs que l’on découvre au fur et à mesure. C’est très bien joué de la part de Ed Brisson. On est surpris à chaque numéro de la tournure prise. La palme revenant au cliffhanger du numéro 4 qui comme parfois au cinéma ré-invente l’histoire pour nous entrainer dans une dernière partie très équilibrée qui propose une bonne conclusion au récit.
L’ensemble des personnages est assez bien caractérisé et là encore, malgré la complexité narrative, ils sont exposés à leur juste valeur.
D’ailleurs c’est pratiquement le seul reproche que je ferais à la narration. Cette histoire en appelait d’autre. On est en manque à la fin du récit. On s’est attaché à certains personnages et le champ des possibles à explorer semblait infini. De même on ressent du coup une certaine frustration de voir que certains éléments clé du récit n’ont pas pu être creusé. On se dit que cela sera plus tard mais au final clap de fin après 5 épisodes. Néanmoins l’aspect confus du récit n’est pas à mettre dans le peu de pages à disposition de l’auteur pour exposer ses concepts mais plutôt par une volonté propre de nous troubler à bon escient car je trouve que au final les pièces du puzzle s’emboite pas si mal que cela.

Au dessin on retrouve Michael Walsh qui rend une bonne copie mais qui, à mes yeux, souffre du syndrome Image, c'est-à-dire des personnages pas parfaitement reconnaissables. On s’emmêle parfois les pinceaux à la lecture pour savoir qui est qui graphiquement. Par contre son trait qui semble parfois inabouti où on a parfois l’impression plus de lire des esquisses convient bien au récit de Brisson. Les éléments science fiction étant peu présent (et ce n’est pas le but de les mettre en avant), le dessin de Walsh, associé à une bonne colorisation de Jordie Bellaire, convient parfaitement à cette course poursuite sur différentes strates dans des décors du quotidien. Peut être un trait un peu plus dans le type polart (style Lark ou Phillips) aurait apporté un plus ?

le plus :
Le TPB comporte des bonus très intéressant : essai de couverture, storyboard, études de personnages commentées, retour de l’auteur sur l’aventure.

Bilan :
Un bon récit solide et complet. La lecture peut sembler complexe ou approximative et les dessins ne sont pas du Jim LEE mais au final on lit une histoire solide et qui renouvelle assez le genre. De plus le TPB se trouve pour pas cher dans le commerce et les bonus sont très intéressants. Une histoire que je recommande surtout que le niveau d’Anglais est très accessible.

ma note : 4/5


LOCKE&KEY T3 (La couronne des ombres)

Joe Hill / Gabriel Rodriguez
Crown of Shadows

Ce que j’en pense
Troisième tome de la série Locke&Key celui-ci diffère légèrement des précédents car il appelle indirectement à une suite. Même si c’est assez autocontenu on est bien désormais dans une série et non dans une suite d’album.

Joe Hill souhaite désormais accélérer récit mais sans se précipiter. Du coup il prend à la fois son temps pour approfondir des éléments clés mais aussi pour en présenter d’autre. On est donc dans un tome sans réel fil conducteur (un peu comme le précédent) mais qui comporte cette fois ci au mois 4 histoires distinctes. Le rythme s’en trouve affecté. Par exemple le premier épisode voit l’affrontement entre l’être du puits et l’esprit de Sam. C’est presque un one shot.
L’écriture est juste et le talent de Joe Hill pour la caractérisation des ses personnages est parfait. Il décide enfin d’approfondir le personnage de la mère, Nina. Il en fait un personnage dépressif mal dans sa peau suite au drame vécu (mort de son mari et les violences subits), en conflit avec Kinsey et qui se repose sur le désormais père de famille en la présence de son fils ainé Tyler. La découverte de la clé des soins par Nina va changer la donne et risque bien de l’entrainer vers l’abyme. On entraperçoit également le policier chargé de l’enquête. Un traitement dans la foulé des série américaine (proche de la mère, possible père de substituions, sous une menace permanente). C’est une écriture qui nous parle et qui facilite donc l’appropriation du récit. Enfin comment ne pas parler de Kinsey. Joe Hill, en plus des relations mère-fille, en fait le protagoniste principal de 2 épisodes. On la voie évoluer dans un environnement hostile mais on observe également son comportement en société (ses nouveaux amis et peut être flirt qu’introduit le scénariste) face au danger. Une véritable évolution du personnage très bien menée.

Enfin la quête des clés, les mystères de Keyhouse et l’approfondissement du principal ressort dramatique (la mort du père lié à son passé) ne sont évidemment pas oubliés par Joe Hill. Mais cette fois ci il inclut ces éléments tous le long de son récit avec une accélération sur la fin. J’adore ce que fait Joe Hill des nouvelles clés et de celles déjà connus. Leurs utilisations sont réellement bien trouvées. Il y a un côté fantastique qui est encore plus présent dans ce troisième tome (le premier épisode est criant la dessus).
Joe Hill n’oublie pas non plus l’univers si chère à son père : un mélange de fantastique et horreur caractérisé pas séquences distinctes et marquantes : le combat des esprits, l’exploration de la grotte (enfants disparu, secte…) et la couronne des ombres.
La fin de ce tome se termine par la découverte d’une nouvelle clé et nous met devant les ravages provoqués dans la famille Locke par une autre. On reste impressionné par la maitrise narrative de Joe Hill pour nous avoir entrainé à la fois dans un combat entre esprits éthérés puis sur une histoire d’adolescents coincés dans une grotte, d’une bataille fantastique entre la famille Locke et la couronne des ombres pour finir sur un conflit familiale. La couronne des ombres c’est tout cela et bien plus encore.

Graphiquement je n’ai pas pu m’empêcher de penser que Gabriel Rodriguez franchit ici un véritable palier. Non seulement on sent qu’il c’est désormais approprié totalement les personnages et l’environnement de Locke&Key mais ses mises en pages sont désormais plus audacieuses et gagne en dynamisme visuelle. Le quatrième épisode est un pur exercice de style exceptionnellement bien maitrisé par le dessinateur : une case unique par page. C’est grandiose et totalement approprié à la confrontation entre Tyler et un monstre issu de la couronne des ombres.
Encore plus que dans les 2 tomes précédents son dessin fourmille de détails et utilise pleinement l’environnement proposés (contre plongé, perceptives, graphisme de clés dans les décors, les jeu de miroir et les reflets….)

bilan :
Encore un tome excellent qui cette fois ci nous frustre car là on reste complètement sur sa faim mais en ayant été ébloui tout le long de la lecture. Passionnant. La série du moment.

ma note : 5/5


X O MANOWAR (Valiant) By the Sword

Robert Venditti/Cary Nord/Stefano Gaudiano/Moose Baumann
X O Manowar 1 à 4

Le pitch
Nous suivons l’épopée de Aric Dacia, un guerrier Wisigoth en pleine guerre contre les Romains, enlevé en l'an 402 après JC par une race extraterrestre appelée la Vigne (The Vine). Aric et d’autres Wisigoth sont désormais des esclaves et sont utilisés pour aider à alimenter et maintenir les vaisseaux extraterrestres. Aric va tenter de se rebeller et va être confronté à la légendaire armure extraterrestre X O Manowar. C’est le débit d’une aventure fantastique.


Ce que j’en pense
En quatre épisodes on voyage en Italie, à Manhattan, dans l’espace et le tout sur au moins 2 époques différentes.
Cela commence comme une bataille historique entre Romain et Wisigoth et cela se termine aux états Unis où un complot se trame. Entre temps nous aurons découvert l’espace et les vaisseau de The Vine.

Valiant Comics revit depuis l’an dernier et X O Manowar est des leur série fer de lance. Je me suis lancé ne connaissant pas (à mon grand malheur) les précédents titres. C’ets donc en novice que je me suis lancé dans cette aventure.
Ce premier tome de XO Manowar rassemble les quatre premiers numéros du titre.
Nous suivons donc les aventures d’Aric le Wisigoth en guerre contre Les Romains puis les extraterrestres de The Vine puis à nouveau contre des Romains.
Pour pourvoir lutter il devra revêtir l’armure du peuple extraterrestre, Shanhara, considérée comme une relique sacrée et semblant être l’arme la puis puissante de l’univers.

Le scénariste, Robert Vendetti, conduit son récit à tombeau ouvert laissant peu de place à de l’introspection. En 4 épisodes il nous fait voyager et nous assistons à des batailles toutes plus épiques et différentes les une que les autres. Dès le premier épisode il caractérise bien son héros, Aric, nous démontrant parfaitement la rage qui l’habite mais aussi sa noblesse. Alors oui le personnage est certes assez caricatural mais il colle parfaitement au ton du récit : une histoire de vengeance et de rebellion.
Après tout le peuple d’Aric est massacré par les Romains, ses amis sont exploité et tué par The Vine et lui même doit payer un lourd tribu (éloignement de sa famille et mutilation physique). Vendetti a crée un héros fort et il l’assume.
C’est un récit concentré sur Aric et sa perception du monde qui l’entoure (ses ennemis, son milieu, sa famille). Je pense que c’est un parti pris de Vendetti qui n’a pas souhaité installer son récit comme une histoire sur Spiderman par exemple où le casting est très important. D’ailleurs le titre de la série est X O Manowar qui symbolise une arme unique. A prendre comme un récit du Punisher (qui me semble être la meilleure comparaison). De même comme pour Franck Castle, Vendetti ne cherche pas à idéaliser son héros. Il nous confronte à la réalité d’un homme en colère et qui cherche à survivre. C’est le destin d’un personnage qui lutte dans un milieu hostile et étranger. Le héros n’est pas un surhomme. Il est accompagné de des forces mais aussi de ses faiblesses.
On peut par contre rapprocher au récit de Vendetti d’aller parfois un peu trop vite. Ici peu de place aux personnages secondaires
L'écriture de Vendetti est donc efficace, sans fioriture et nous livre une histoire où côtoient à parts égales l’action, l'histoire et la science-fiction.

Pour la partie graphique c’est Cary North qui s’y colle. Dessinateur apprécié pour ses passages sur Daredevil et Conan j’aime son style assez épuré mais surtout dynamique, style que l’on retrouve ici. Il semble à l’aise sur l’ensemble de l’univers qu’il dessine (bataille rangée, espace, extraterrestre, technologies, ville..). Les scènes d’action sont magnifiques. Il est accompagné de Stephano Gaudiano à l’encrage, qui si il rend une copie honnête, à tendance à surcharger son coup de crayon ou à de pas assez appuyé là où il faut et efface parfois le style de Cary North. Du coup certaines planches sont moins convaincantes Il est plus à l’aise lors de scène se déroulant en milieu sombre (les cachots par exemple). Gaudiano est plus adapté à Lark par exemple dans des ambiances urbaines.

Bilan :
Pour 7€ j'ai passé un très bon moment avec une VO très accessible. Cela fait du bien de s'éloigner des big two. Il y a une fraicheur évidente dans ce titre : un vent de renouveau d'un univers qui ne demande aucune connaissance sur les précédentes incarnations. C’est du comics dynamique qui nous donne ce que l’on attend : une aventure fantastique rondement bien mené sans réel temps mort et sans fioriture.
Cary Nord est tout simplement excellent et marque déjà de son empreinte le titre (il pourra plus tard dire j'y étais).

Ma note : 4/5
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Dernière modification par arrowsmith ; 16/06/2013 à 01h14.
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Vieux 15/06/2013, 17h35
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Bon, à cause de toi j'ai commandé XO MANOWAR, ARCHER et ARMSTRONG, Harbinger et Bloodshot.....
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Vieux 15/06/2013, 17h45
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Bon, à cause de toi j'ai commandé XO MANOWAR, ARCHER et ARMSTRONG, Harbinger et Bloodshot.....
X O MANOWAR est une très bonne surprise. J ai réceptionné le ARCHER&ARMSTRONG ce matin et comme pour le numéro 1 je reste baba devant la prestation de Clayton Henry. Une bonne semaine qui s annonce.
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  #53  
Vieux 15/06/2013, 21h01
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Bon, à cause de toi j'ai commandé XO MANOWAR, ARCHER et ARMSTRONG, Harbinger et Bloodshot.....
Et comme tu as raison Doop, X-O est un très bon revival de Valiant, et ce premier Tpb tient toutes ses promesses come le dit si bien notre ami Arrowsmith, prochaine étape pour moi sur la route du New Valiant, Archer & Armstrong qui était ma série favorite( avec Shadowman )... Et puis la bonne nouvelle c'est que Jim Shooter ne rode pas dans les parages

Et sinon un grand merci à arrowsmith pour tes très bonnes critiques
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  #54  
Vieux 22/06/2013, 16h58
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ARCHIVES DC TEEN TITANS 1980-1981


Wolfman/Perez et Swan/Giordano, Tanghal et Marcos
DC Comics Presents 26 / The New Teen Titans 1 à 8 / matériel tiré de The Teen Titans Annual 1

Le pitch :
Les premiers épisodes des New Teen Titans par Marv Wolfman et Georges Pérez.

Tout commence par un prélude (DC Comics Presents 26) où nous voyons Robin en train de rêver de la formation des Teen Titans.
On enchaine ensuite par un premier épisode (#1) de la nouvelle série où nous assistons à la réunification de l’équipe qui voit les héros guidés (manipulés) par Raven pour faire face aux Gordaniens que fuie Starfire. C’est le début de Cyborg, Raven et Starfire (dont les premières apparitions sont dans le précédent épisode)

Pas le temps de souffler et la toute jeune équipe des Teen Titans doit lutter contre les machinations de la R.U.C.H.E. Ce second épisode (#2) est le théâtre du premier affrontement entre nos héros et leur némésis Deathstroke.

Les cinq épisodes qui suivent (#3 à #7) nous racontent la première confrontation entre les Teen Titans et Trigon (dont les origines sont contés le #4), le père de Raven. A travers cette saga les Teen Titans font affronter les cinq Redoutables (#3 et #7) (comprenant notamment docteur Light), Goronn (#5) et Trigon himself (#5 et #6) mais aussi leurs ainés, la Ligue de Justice («#4). Ils découvriront également les origines de Starfire (#3), Raven (#6), de Cyborg (#7). Enfin cette première longue saga se termine sur un épisode émouvant (le #7) où les origines de la Titans Tower (qui apparait dans le #3) sont dévoilées et nous assistons à la déchirante réconciliation entre Cyborg et son père.

Ce premier volume se termine sur une histoire (#8) s’apparentant à une journée de repos pour les Teen Titans où nous les voyons évoluer en civil. C’est également la première apparition de Terry Long le fiancé de Donna Troy.

Ce que j’en pense :
Des épisodes qui sont agréables à lire. Wolfman et Perez se cherchent et même si beaucoup d’éléments se mettent en place pour la suite cela manque encore un peu de lien. La saga contre Trigon est assez (trop) longue est à du mal à s’insérer avec le reste des épisodes.
De même la réunification des Teen Titans et la création de la Titans Tower sont assez précipitées. C’est clair que nous ne sommes pas dans de la décompression à la Bendis. On sent également que Perez (c’est toujours un plaisir d’admirer ces dessins) ne tourne pas encore à plein régime. Il monte en puissance au fur et à mesure des épisodes. Son association avec l’encreur Roméo Thanghal fonctionne bien. J’ai quand même eu une petite préférence pour le #6 où l’encrage de Pablo Marcos est parfait sur les dessins de Georges Pérez.
A noter que le numéro#5 est l’œuvre de Curt Swan qui reste dans la lignée de Pérez qui n’a pas encore atteint son zénith et qu’au #3 l’ami Georges est fortement aidé par Giordano.
D’après moi le plus réussi des épisodes de ce volume est le dernier (A day in the lives) où Wolfman et Perez ont enfin l’occasion de poser leurs personnages. La série a souvent été comparée aux Uncanny X Men de Claremont et Byrne et ce dernier épisodes est celui qui s’en rapproche le plus : un peu de soap, des interactions entre les personnages, une vie privé existante et explorée et des sub plot.
Néanmoins quand on connaît les histoires à venir et la force du run de Wolfman/Pérez ces épisodes paraissent incontournables car ils exposent de nombreux éléments essentiels à la mythologie des Teen Titans (Starfire/Robin ; origines de Raven, Starfire et Cyborg ; Deathstroke et le docteur Light ; la Titans Tower ; Terry Long ; Trigon…)

L’édition de PANINI comprend une introduction par Marv Wolfman assez intéressante à lire qui revient sur la création des Teen Titans.
PANINI a aussi eu la bonne idée d’inclure le DC Comics Presents 26 qui est un prologue à la série ainsi que les pin-up de chaque personnages tirés de Tales of the New Titans 1.
Par contre certaines planches présentes de légers défauts de colorisation avec un rendu parfois pauvre sur papier glacé.

Bilan :
Les Teen Titans de Marv Wolfman et Georges Perez sont un must have que tout amateur de comics se doit d’avoir lu. Ces 8 premiers épisodes ne sont surement pas les meilleurs mais ils ne sont pas désagréables, bien au contraire, à lire (pas de décompression, de l’action et des dessins solides) et permettent de se familiariser avec l’univers et les personnages.

Ma note : 3,5/5



PETER PANZERFAUST Volume 1: The Great Escape (IMAGE)


Kurtis J. Wiebe/Tyler Jenkins/Alex Sollazzo (couleurs)
Peter Panzerfaust 1 à 5

Le pitch :
Un jeune Américain permet à un groupe d'orphelins d'échapper à l'invasion allemande de la ville de Calais suite à son bombardement par les Allemands au début de la seconde guerre mondiale. C'est le début d'une aventure à travers la campagne française qui les mènera jusqu'à Paris mais c'est également une belle histoire d'amitié et de résistance contre l'envahisseur allemand pour Peter et ses garçons perdus.

Ce que j'en pense :
C'est tout simplement le roman de J.M. Barry transposé pendant la seconde guerre mondiale. Peter Panzerfaust c'est l'histoire de Peter Pan et des garçons perdues.
Sans rien dévoiler (voir spoiler) les références à Peter Pan sont parsemées tout le long du récit. Kurtis J. Wiebe connait l'histoire et le démontre à tout moment.
Au niveau de l'écriture il adopte un ton juste au vu du contexte dramatique. Car Peter Pan est quand même à la base un récit emprunt de magie, sur le mode de l'enfance. Et cela il faut le transposer dans les horreurs de la guerre. Et là je trouve que Kurtis J. Wiebe s'en sort particulièrement bien. Il insuffle, à l'instar de Peter Pan, de la magie dans son histoire. Mais attention tout le long de ce premier tome on est sans cesse rattrapé par la réalité de la guerre et de la situation : comment manger ? comment s'abriter ? comment fuir ? la peur de tuer et d'être tuer ? Il n'y a pas de raccourci facile emprunté et de solution de facilité. Mais oui un ton léger est parfois employé car nous sommes également dans Peter Pan.

L'autre force de Peter Panzerfaust c'est le dynamisme de l'histoire. L'histoire s'accélère souvent (scène de guerre, de fuite) mais sait aussi ralentir (pour décider d'un plan, pour espionner) voir se poser (scène d'introspection, de repos, de camaraderie). L'équilibre est presque (petit bémol sur la cinquième partie, voir plus bas) parfait tout le long du récit. Le partie pris d'emblé adapté par Wiebe fonctionne : il commence son histoire (et la poursuit également) par l'entretien de l'un des garçons perdus, maintenant âgé, par un journaliste qui semble avoir un intérêt à connaitre l'histoire de Peter. On découvre donc en avance des éléments de l'histoire au passé : qui a survécut, qu'un drame va se dérouler....Cela crée un certaine distance vis à vis du récit principal et permet d'installer un certain recul historique à l'histoire.
Enfin le scénariste sait également quand se taire afin que le dessin porte l'histoire : Peter "vole", les garçons perdus profitent de moment de détente. Le ton employé se veut alors léger, magique (la palette de couleur employé aidant énormément), tranchant avec l’intensité du contexte dramatique.

Les personnages sont des adaptations du récit de J Barry mais sont suffisamment bien écrit et caractérisé pour s'ancrer dans la réalité historique décrite. Les caractères de chacun sont clairs et distincts. Ils sont de jeunes orphelins mais vont devoir rapidement grandir (et là pas question de refuser de grandir) pour survivre. Néanmoins leur âge (entre 14 et 16 ans je dirais) les décrit comme adolescent donc au final des combattants coincés entre le monde de l'enfance et adulte. Nous découvrons des peureux, des effrontés, des rêveurs, des timides....

Enfin certains dialogues et expressions sont en français dans le texte (malgré quelques maladresses parfois). Quoi de mieux pour flatter notre égo de mangeur de cuisse de grenouilles.

Ce premier tome nous présente les 5 premiers numéros conçu au départ comme une limited série. Au final cela a embrayé sur une série régulière. De coup on lit à la fois un récit assez auto contenue mais qui finalement devient un prologue pour la suite. Du coup la cinquième partie devient celle avec le moins de rythme car il conclu ce désormais premier arc narratif mais est aussi un tremplin pour la suite.



Les dessins sont l'œuvre de Tyler Jenkins. En total adéquation avec son scénariste son trait habite Peter et ses amis. Il fait "voler" Peter. Sa représentation de la guerre et de la France a du cachet. Il s'emploi à un style entre réalisme et cartoon. On lit des moments magiques dans un monde en guerre.
Les dessins sont parfois assez stylisée et à contrario il s’emploie parfois à un encrage assez gras ce qui donne de jolie effets visuels et renforce le côté magique et dynamique du récit.
Afin également de coller à l’œuvre de J.M. Barrie Tyler Jenkins dessine des personnages de façon allongé renforçant du coup l’aspect enfant. Du coup cela fonctionne très bien dans les scènes lorgnant du côté de la magie. On s’imagine parfaitement Peter « voler ».
Par contre l’identification des personnages n’est pas aisée au début du récit. Une des astuces trouvées par Tyler Jenkins est de caractériser ses personnages avec des coupes de cheveux différentes et assez bizarroïdes. On a du mal à savoir qui est qui mais cela s’arrange, grâce à la narration, sur la fin.
Il y a donc un parti pris évident dans le dessin avec une stylisation particulière, et même si parfois cela est assez confus je trouve que cela s’accorde parfaitement avec l’histoire.
Et puis il ne faut passer sous silence le très bon travail d’Alex Sollazzo à la couleur. Les teintes marrons et kaki sont justement employés pour coller à la guerre mais cela n’est jamais trop appuyé ni flashi. Au contraire cela tire vers des tons pastel qui renforce le côté magique du récit. Les scènes de détente à la campagne sont magnifiques. Chaque planche ressemble à des tableaux.

Le plus :
pas mal de bonus comme les couvertures, les essais de couvertures inspirés d'affiches le tout commenté par le scénariste

Bilan :
LE COUP DE COEUR . Un comics que je n'attendais pas. A la lecture du numéro 1 (pour 1€) je mesurais le potentiel de la série mais là c'est au delà de mes espérances. Le thème de Peter Pan est très bien traité et son adaptation pendant la seconde guerre mondiale fonctionne à merveille. On sourit à chaque référence. On vibre pour l'histoire des ces garçon perdus, jeunes résistants embrigadés malgré eux dans la tourmente de la guerre. Enfin cela se passe en France et ce n'est pas si fréquent que cela dans les comics.

Ma note : 5/5



MORNING GLORIES TPB 2: All Will be free (IMAGE)


Spencer / Eisma / Sollazzo pour les couleurs / Esquejo pour les covers
Morning Glories 7 à 12

Le pitch :
Ce volume se consacre aux faits et gestes et au passé des 6 étudiants principaux découverts dans le précédent tome. Un épisode par étudiant.

Ce que j’en pense :
Je suis content de lire ce second tome assez rapidement par rapport au précédent car Spencer hausse le ton et complexifie son histoire (au cas où vous ne la trouveriez pas assez barré comme cela).

Nous allons découvrir les aptitudes particulières de Zoé (#7) et Hunter (#8). La dernière planche du #2 est enfin expliquée dans l’épisode consacré à Jun (#9). Tout comme dans le premier TPB Spencer nous fait voyager à la frontière entre la réalité et le fantastique (monde des rêves) quand on s’attaque à l’épisode consacré à Jade. L’issue #11 est sur Ike et son détestable caractère. On va en apprendre plus sur ses relations avec la Morning Glories Academy mais aussi sur son passé. Enfin, comme dans le numéro #6, le dernier épisode de ce second TPB chamboule la narration des 5 numéros précédents et même si Casey est un peu plus mise en avant (après tout on se dit que c’est son épisode) Spencer introduit à nouveau une bonne dose de fantastique et perturbe nos sens.

L’intelligence de Spencer c’est de proposer, à nouveau, un schéma narratif différent. Les épisodes 1 à 5 étaient sur une trame linéaire (avec un flashback uniquement), l’épisode 6 lui plaçait son action presque exclusivement en dehors de l’école et sur un espace temps perturbé. Et là nouveau changement spencer décide de faire avancer son histoire en consacrant chaque épisode à un étudiant. Et même là les trames diffèrent. Il n’y a pas à dire au final cette façon de raconter son histoire renforce le côté mystérieux et le côté imprévue de chaque évènement. C’est la grande classe. Spencer continue d’assembler son puzzle mais il faut comprendre que nous parlons, à minima, d’un puzzle en 3D (voir 4D) en commençant par les bords puis par les éléments au premier plan pour revenir sur chaque figure individuellement.

Spencer donne au compte goutte les indices sur le but recherché par l’academy mais nous propose d’approfondir les caractéristiques de son casting.

Lire Morning Glories c’est se frotter à des concepts comme le sexe, le sadisme, la torture physique et psychologique, la violence, le meurtre et la mort. Spencer ne s’interdit rien. Et ce tome 2 n’est pas avare vis à vis de tout cela.

Ce second tome est donc l’occasion pour Spencer de creuser les caractères de ses 6 étudiants et d’introduire de nouveau personnages. On voit bien qu’il tisse ses toiles. Il ne faut pas s’attendre à la résolution évidente de sub plot. Je pense que au bout de 12 épisodes le pari est gagné. Attention quand même sur la longueur de ne pas tomber dans le syndrome X Files. Le lecteur va vouloir à un moment donné avoir des certitudes. Du coup j’ai bien aimé l’épisode centré sur Jun qui résout un mystère du précédent tome de manière fort habile.

Les dessins sont toujours assurés par Joe Eisma qui, à défaut d’être flamboyant, tient le rythme d’une on-going mensuelle. Et c’est fort agréable de ne lire le même dessinateur sur chaque numéro. On s’habitue donc à son style au fur et à mesure que l’on avance dans le récit. On sent bien qu’il essaye de jouer avec les codes d’une academy : tenue, fille sexy, uniformes de cheerleader….Il a quand même encore un peu de mal à donner une véritable identité à ses personnages. Pour exemple on a du mal à clairement percevoir la race de Jun ou Zoé par exemple. Les couleurs d’Alex Sollazzo restent dans le ton et renforcent (je n’ose pas écrire cachent les défauts) le dessin de Eisma.

Bilan :
Des épisodes un ton au dessus des précédents avec des intrigues à multiples tiroirs. Ces épisodes sont encore plus barrés que les précédents. Spencer hausse clairement le ton. Une série qui part dans tous les sens mais qui semble bien maitrisée.

Ma note : 4/5


et bientôt Archer&Armstrong, Locke&Key tome 4, Dc archives Teen Titans 1981-1982....

Dernière modification par arrowsmith ; 27/04/2015 à 00h05.
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  #55  
Vieux 03/07/2013, 16h42
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Dernières critiques avant les vacances (la suite surement à la rentrée)

SUPERMAN ORIGINES SECRETES

Geoff Johns / Gary Frank / Jon Sibal
Superman Secret Origin 1 à 6

Le pitch :
Les origines de Superman, vu par Geoff Johns et Gary Frank, découpées en 6 épisodes correspondant à des moments précis de sa vie.

Ce que j’en pense :
Johns décide de faire un récit assez classique et ne chamboule pas tout dans l’univers du big blue. Il y a déjà 2 histoires sur les origines qui courent (la LS Man of Steel de John Byrne écrite juste après COIE et la plus récente Birthright par Waid et Yu). On peut même éventuellement rajouter Superman For all saison de Loeb et Sale. Je laisse chacun juger celle qui semble la plus appropriée tout en sachant que New 52 a balayé ces versions.

On peut distinguer 2 parties dans ce récit : les épisodes 1 à 3 qui ne se suivent et présentes 3 moment clé de Superman et les épisodes 4 à 6 qui peuvent se lire comme une histoire complète.

Episode 1 à 3
1) Clark ado et découverte de la navette. Johns ne commence pas par la destruction de Krypton immédiatement. D’ailleurs il choisi de center son récit sur la Terre et boucle la relation de Clark avec ses parents Kriptonien assez rapidement. On parle de Clark Kent et non pas de Kal-El. Premier émoi avec Lana et peur des changements (ici les pouvoirs) comme les adolescents. La puberté est habilement traitée par le scénariste (premier baiser et panique qui engendre la vision infra rouge de Clark). Johns décide d’introduire immédiatement Lex Luthor et définit son personnage vis à vis de son intelligence et de sa relation avec son père.
Ici aussi on a une tornade et j’ai trouvé cela mieux traité que dans MOS, le film.
2) Clark devient Superboy (donc pour Johns Superboy a existé en tant que Superman plus jeune) et membre de la légion des Super héros. Johns comme Byrne inscrit dans les origines de Superman des évènements fondateurs (relation Superman/Batman pour Byrne par exemple). Un vrai numéro de fan boy avec l’apparition de Krypto et le plaisir de voir Superboy vivre une véritable aventure. Sa relation avec des êtres comme lui est développé par Johns. Il est assez subtile dans son approche car à travers la légion il ne place pas Superman comme un véritable étranger sur Terre. La légion devient le véritable élément intégrateur de Clark sur Terre (le thème de la différence est traité à travers la Terre dans le futur). Pour contrebalancer cet épisode assez joyeux Johns le termine par l’accomplissement de la némésis de Clark Kent: Lex Luthor. Le parallèle est saisissant. Tous les deux sont enfin sur la voie du monde adulte et de l’intégration dans le monde tel qui le souhaite. L’un a trouver une nouvelle famille (la légion) pour s’accomplir l’autre l’a éliminé de façon retord.
3) Le daily planet, Lois Lane, Jimmy Olsen, Rudy Jones, première apparition de Superman. Un épisode centré sur la relation Clark/Lois/Superman. Il définit également sa vision de Lois Lane (femme accompli, forte mais sensible aux attentions de Clark) et place Metropolis au centre de cette histoire. Johns très intelligent ne montre pas directement Lex Luthor mais son ombre plane.
La partie que j’ai préférée. Pas de véritable histoire mais comme dans Man Of Steel Johns essaye de redéfinir des éléments clés de la mythologie de Superman.

Episodes 4 à 6
Premier vrai combat contre un super vilain : le parasite (petit bémol sur les origines à base de donuts radioactif), relation Superman/Jimmy Olsen. Superman soulève une voiture (comme sur la couverture de Action Comics 1). Johns aborde la perception de Superman par les habitants de Métropolis qui passe par l’image (rôle du Daly Planet) et le poids des mots (discourt de Lex Luthor). C’est assez ambigu car traité sous forme politicienne par Johns. Il semble hésiter entre une Métropolis qui adulerait Superman ou qui au contraire aurait peur de ce qu’elle ne comprend pas. C’est dommage je trouve.
Johns poursuit son récit avec les apparitions de John Corben, de Metallo (sous 2 formes) et de la Kriptonite. Il place aussi l’armée (et Sam Lane, le père de Lois, encore une relation au père au passage) comme contre pouvoir de Superman vis-à-vis de la population. Une armée au final manipulée par Lex Luthor qui apparaît au grand jour en tant que scientifique de génie, industriel, manipulateur.
Cette « seconde » partie ma semblée un peu fourre tout mais propose par contre une véritable trame narrative.

Gary Frank est un artiste que j’apprécie particulièrement et son association avec Johns fonctionne. On sent l’osmose entre les artistes. Vous savez quand on se dit parfois que l’on ne voit pas d’autre artiste pour faire ce travail. Et bien là c’est pareil. L’histoire de Johns ne pouvait qu’être illustrée par Frank. Sa représentation du Kansas est très belle. Mais, car il y un mais, je ferais le même reproche que pour le récit de John (ou le film de Brian Singer, Superman Returns) le personnage de Superman/Clark est parfois limite à force de vouloir tellement imiter, en hommage, le visage de Christopher Reeve. C’est encore plus dérangeant quand Clark est jeune. Trop d’hommage tue l’hommage….
J’ai trouvé qu’il y avait du Curt Swan dans le Superman de Gary Frank ce qui renforce le thème de Superman.

Bilan :
Johns a construit au final un récit assez décousu. Il donne l’impression de ne pas avoir de véritable fil directeur et hésite à donner sa propre vision de Superman en voulant être trop respectueux de ces prédécesseurs. Lex Luthor qui apparaît dans tous les épisodes (son ombre plane dans le 3) est le double maléfique de Superman et semble provoquer le moteur dramatique en arrière plan. Mais on peut là aussi regretter que cela ne soit pas plus évident.
Pour conclure je dirais que ce récit des origines est moins ambitieux et novateur qu’ont pu l’être Man of Steel, For All Seasons ou bien Birthright. Mais il est très accessible et très bien dessiné. C’est donc un récit très agréable à lire que je conseille à tout le monde.

Ma note : 3/5


DAREDEVIL : LA CHUTE DU CAID


D.G. CHICHESTER / LEE WEEKS / AL WILLIAMSON
Daredevil 297 à 300

Le pitch :
Après avoir été déchu du barreau, erré dans une partie de l’Amérique et avoir vu sa vie détruite Matt Murdock décide de se venger de son bourreau : le Caid. Plus dure sera la chute pour ce dernier.

Ce que j’en pense :
Chichester clôt le long cycle entamé par Miller dans Born Again. Il apporte des éléments de conclusion en se servant des runs de Miller et Nocentie (guerre contre le caid, relation avec Karen, perte de la licence d’avocat de Matt, le meurtre du chauffeur de taxi dans Born Again…). La chute du Caid doit se lire comme une suite logique des runs de Miller et Nocentie. C’était une époque où dans les comics un scénariste savait reprendre une série dans la continuité de ces prédécesseurs.
Même si le traitement n’est pas aussi majestueux, la chute du Caid est le pendant de Born Again. On assiste à la déchéance de Wilson Fisk organisé sournoisement par Daredevil alors que chez Miller on avait la déchéance de Matt Murdock orchestrée par le Caid.

Dans cette histoire, Daredevil passe à l’offensive. Mais l’intelligence du scénario de Chichester c’est de ne pas nous décrire des phases de combats incessants mais de faire agir Daredevil sur un niveau psychologique en le plaçant parfois sur le fil du rasoir. Les méthodes employées sont à la limite d’être les mêmes que celles de son ennemi : il se débarrasse des principaux contacts et membres du conseil d'administration, porte atteinte à la réputation du Caid, détruits ses biens et lui assène des coups psychologiques. Les méthodes employées par Daredevil (et non Matt Murdock car la reconstruction passe par la vengeance du héros sur l’identité civile du Caid en premier lieu) sont la manipulation (du procureur, de Typhoid, de Nick Fury qui lui rend bien d’ailleurs , de l’Hydra), le vice (les dialogues avec le Caid mais aussi le procureur) et l’intimidation.
Chichester introduit également les premiers pierres de la reconstruction de Matt Murdock, l’homme. Matt renoue le contact avec Karen, la justice (via le procureur et une scène de procès parfaitement introduite par Chichester) et les amis via Foggy.
La chute du Caid est aussi l’occasion de développer un peu plus le personnage du Caid. Chichester nous décrit des passages sur l’enfance de Wilson Fisk nous faisant comprendre les origines du mal (belles images des mains maculé de sang trempées dans l’eau sale de d’Amérique corrompue pour tenter de laver/purifier le mal)

Chichester se démarque de ses 2 illustres prédécesseurs en introduisant un casting que l’on avait pas forcément l’habitude de voir sur la série : Nick Fury (également scénarisé à l’époque par Chichester), le S.H.I.E.L.D., l’Hydra , le Baron Von Strucker. Et puis pour bien encrer son récit dans l’univers Marvel et celui de Daredevil, Chichester n’oublie pas le Daily Bugle et son illustre photographe, Peter Parker (aka Spiderman). Ce n’est pas gratuit et tous seront utilisés à nouveau dans la suite du run de Chichester. Le personnage du procureur Kathy Malper apparaît pour la première fois. Chichester n'est pas Frank Miller ou Ann Nocentie, mais il écrit bien et à sa propre narration (entendez pas là qu’il ne copie pas).

Des éléments de cette saga seront repris plus tard par Chichester dans Fall From Grace (Daredevil 319 à 325) : le dessin en forme de cœur coupé en deux (Karen et Matt), les hachures des persiennes des fenêtres sur le visage de Matt.

Le dessin de Lee Weeks évoque celui de JRJR période Nocentie. D’ailleurs c’est le même encreur, le grand et regretté Al Williamson. Hachure dans le ciel. Morphologie de DD, aspect massif et épuré du Caid. Personnellement j’arrive à remarquer les légères faiblesses de Weeks mais je suis tellement subjugué par le travail qu’il accompli et l’atmosphère qu’il distille que j’ai passé outre. Que dire de Williamson à l’encrage à part que c’est parfait pour une telle histoire. Tout comme avec JRJR il subjugue tête à corne.

Bilan :
C’est une orientation espionnage que prend Chichester. A chacun de juger mais j’ai trouvé que cette période de l’histoire de Daredevil tranche avec les autres et reste très intéressante et innovante. Cette saga reste un must have de l’histoire de Daredevil et propose une conclusion très intéressante à l’œuvre de Miller et Nocentie.

Ma note : 4/5


LOCKE&KEY T4 : LES CLÉS DU ROYAUME


Joe Hill / Gabriel Rodriguez

Ce que j’en pense
C’est pour l’instant le tome le plus étrange que j’ai pu lire. Autant je suis arrivé à trouver un angle narratif sur les précédents autant ici Joe Hill part, à priori, dans tous les sens. Et c’est le à priori qui est important dans la phrase.
Du coup j’adapte ma critique en conséquence, à lire en SPOILER au cas où :



Un très bon tome encore une fois que j’ai trouvé légèrement en dessous des précédents à cause des parties pris dans la narration (mais à relire quand le tout sera bouclé). Les dessins de Rodriguez sont à la fois extraordinaires (de multiples hommages) et parfois moins bons (certains visages sont un peu disproportionnés)
Enfin Les références se multiplient et celles aux X Men sont ici plus qu’évidente (swipe de Kitty, l’intolérance et la discrimination).
Encore un pur moment de lecture.

Ma note : 4/5


ARCHER&ARMSTRONG (Valiant) : The Michelangelo Code


Fred Van Lente/Clayton Henry/Matt Milla à la couleur
Archer&Armstrong 1à 4

Le pitch :
Après des années de méditation et de la formation, le jeune Obadiah Archer est envoyé à New York pour mettre fin à la menace de l'immortelle Armstrong. De complot en trahison, Archer et Armstrong vont finalement unir leur force pour déjouer les plans machiavélique d'une quête ancestrale menaçant le monde entier

Ce que j'en pense :
A&A c'est l'association entre Archer, un jeune guerrier, naïf, respectueux des règles et d'Armstrong, un guerrier immortel, irrespectueux, épicurien et porté sur la bouteille. La force de la série c'est de traiter le sujet assez classiquement mais avec beaucoup d'humour.

La trame narrative lorgne vers Indiana Jones (bien que le titre a surement comme inspiration le Da Vinci Code de Dan Brown) et Fred Van Lente réussi le tour de force (en ces temps de décompression du récit à outrance) de nous proposer une histoire assez dense en 4 épisodes uniquement. En 96 pages nous visitons un parc d'attraction (le lieu de retraite de la secte !!!) puis un bar miteux et mal famé puis un petit tour d'avion et nous voilà dans un monastère en Italie pour finir sur les sommets de l'Himalaya.Autre points commun avec ce cher Indiana cette première saga est construite comme une quête (le Boon intimement lié à Armstrong) passant par la recherche d'artefacts sacrés et anciens (les pièces du Boon). Et cela s'enchaine très bien. Esotérisme, religion, sectes secrètes gardiennes du secret, religion, milices et objet mythique (voir mythologique) au pouvoir divin sont donc au rendez vous.

Une autre particularité du récit c'est de nous donner les éléments de compréhension de certains évènements dans l'épisode suivant !!! Autant cela m'a déranger au début car j'avais l'impression de na pas comprendre ce que je lisais, autant ensuite je suis parfaitement rentré dans le jeu. Cela renforce la complexité du récit et surtout cela me rappelle les comics que nous lisions lors d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Chaque épisode se termine par un cliffhanger ou bien entraine nos héros sur dans une nouvelle situation.

J'ai également bien aimé comment Fred Van Lente arrive à ne pas trop densifier l'histoire des 2 personnages principaux. Il adopte le ton juste et délivre des informations à juste escient. La naïveté et la jeunesse de Archer sont bien exploités mais sans en rajouter. De même le scénariste agrémente son portrait d'éléments lié à son passé dans la secte avec parcimonie (relation avec Mary et ses anciens mentor, lien avec Ivar). Enfin il trouve une très bonne idée pour symboliser les dons d'Archer (c'est un copycat des techniques de combat) : avec humour il distille des petits pavés de texte sur les techniques de combat copiées. De même le passé de d'Armstrong est fouillé par petites touches (flashback ou dialogues) ce qui permet au scénariste de nous donner juste ce qu'il nous faut pour nous permettre de mieux appréhender le récit mais également pour nous appâter et nous donner envie de lire la suite.

Enfin, le gros plus c'est l'humour. Pas gras comme dans Deadpool mais décalé. Dès le début, se déroulant dans un parc d'attraction, on se demande où on a mis les pieds. Le reste de la quête d'Archer&Armstrong suit une trame qui parait complètement ridicule. Et portant plus on approche du dénouement plus on se rend compte que Fred Van Lente a finalement, joué sur ce côté ridicule pour nous proposer une histoire et une menace crédibles (on est dans du comics quand même). C'est à la fois hilarant (la cabale des 1% tournée vers Wall Street !) et irrévérencieux (les Sisters of Darkness Perpetual). Fred Van Lente joue sur le comique d'opposition (Archer et Armstrong avec des dialogues savoureux) mais beaucoup de situation (Armstrong ne pensant qu'à trouver du bon vin, des femmes et poussant la chansonnette à l'occasion). Et puis comment ne pas sourire à la vue D'armstrong se baladant avec 2 flèches plantées dans sa corps d'immortel pendant plusieurs pages avec les situations que cela entrainent où bien le swipe de Colossus lançant Wolverine pour le boulet spécial. Le tout est traité comme dans un buddy movie (on pense à Bud Spencer et Terence Hill). Fred Van Lente se permet même d'encrer son récit sur la crise économique actuelle (je vous laisse découvrir ce qu'il prévoit sur la situation de la Grèce, plan qu'aurait pu éventuellement adopter DSK).

La partie graphique est assurée par Clayton Henry (qui avait déjà travaille avec Fred Van Lente sur Hercules chez Marvel). J'avais un souvenir d'un dessin sans fioriture mais sans plus d'originalité que cela. Et bien je dois avouer que j'ai révisé tout mes jugements sur lui. C'est véritablement le monsieur plus de cet album. Son dessin est épuré, efficace et peuplé de détails. Les décors sont nombreux et bien représentatifs de la situation. Henry s'adapte véritablement. Les personnages sont très bien représentés (essentiellement morphologiquement), bien dessinés et sont clairement identifiables et reconnaissables. Les scènes d'action sont dynamiques. Enfin il s'approprie véritablement les 2 personnages principaux et caricature parfaitement le duo (petit/grand ; ado/adulte ; mince / enveloppé..). Pour finir il faut également souligner le très bon travail de Matt Milla à la colorisation parfaitement en adéquation avec le ton de la série haute en couleur.

Les plus :
- le premier TPB est vendu pour 10€ seulement et propose comme bonus (12 pages) des couvertures variantes, des designs des personnages par David Aja, et des pages en noir et blanc par Clayton Henry.
- Le lien avec XO MANOWAR à travers une case. Ces 2 séries pourront donc éventuellement évoluer dans un univers partagé.

Bilan :
Après un premier numéro (lu en VO pour l’opération 1€) qui ne m'avait pas complètement convaincu je suis rentré dedans au point d'être frustré de ne pas avoir à lire immédiatement la suite. C'est véritablement du très bon comics. Valiant est en train de fournir des comics comme on en fait plus. A la lecture de Archer&Armstrong j'ai eu l'impression de me retrouver dans les années 80 à lire des histoire solides, non décompressés et proposant de l'action, de l'humour et du soap. Une très grande réussite.

Ma note : 4/5


THE MASSIVE TOME 1: PACIFIQUE NOIR


Brian Wood/Kristian Donaldson/Garry Brown

Le pitch : (copié je l'avoue)
The Massive décrit notre monde, après que l’écosystème ait définitivement périclité, provoquant la montée des eaux et la fin de notre civilisation. L’équipage du navire Kapital, des spécialistes de l’environnement, cherchent à limiter la catastrophe et à retrouver un autre bateau, porté disparu : le Massive

Ce que j'en pense :

The Massive 1 à 3 (Brian Wood/Kristian Donaldson)
Premier arc narratif de la série, ces 3 premiers épisodes sont là pour poser le contexte. Il faut les lire comme un long prologue. Mis à part sur le commandant Callum Israel et des faits sur les catastrophes écologique mondiales Wood est volontairement avare dans ses descriptions et éléments narratifs.
Wood bien connu pour dépeindre des mondes tombés dans le chaos (DMZ) place ici son action au delà du monde telle que pouvons l’envisager. Il le choisi dans son ensemble et nous rappelle que la surface de la terre est composé à 71% d’eau. Les mers et océans sont donc les principaux protagonistes de cette série. Mais pour aller plus loin et renforcer le côté fin du monde et claustrophobe il choisi un cargo, Le Kapital, comme personnage secondaire.
Il faut également noter que mis à part quelques pirates des temps modernes le casting de l’espèce humaine est peu étoffé dans ces 3 épisodes : le capitaine Callum Israel (fondateur de Neuvième Vague, version éloignée de Greenpeace) et son équipe rapprochée et c’est tout. Comme si l’espèce humaine n’était plus digne d’être montré. Le scénariste par contre en quelques phrases et cases commencent à nous décrire cet équipage. Personne n’est tout blanc ni tout noir. Enfin pour ne pas assommer son lecteur mais aussi pour ne pas l’induire en erreur Wood nous fait comprendre (et cela renforcé par l’arc suivant) que nous ne sommes pas sur une série écologiste. Ici pas d’apologie de Greenpeace ou de Noel Mamere (c’est mon maire je peux donc le citer, non ?). Le désastre écologique est le prétexte. La survie est l’enjeu.
Pour illustrer ces épisodes Wood ne c’est pas trompé et a choisi, à juste escient, son compère de DMZ Kristian Donaldson. Le rendu est volontairement froid, aseptisé et transcrit bien la description d’un monde à l’agonie sans espoir sur des océans et mer bien silencieux et étouffants.
Une belle entrée en la matière qui, je peux le comprendre, peut en refroidir certains. Wood décompresse volontairement son histoire. Il adresse un message à ses lecteurs : si tu n’as pas aimé ce que tu viens de lire, passe ton chemin, le monde de The Massive n’est pas fait pour toi. Je trouve cela assez culoté de la part d’un auteur. Il faut également noter que comme pour The Walking Dead, on comprend vite que les origines de ces catastrophes n’intéressent pas Brian Wood. Et rien que pour cela j’ai attaqué la suite.

The Massive 4 à 6 (Brian Wood/Garry Brown)
Changement de structure narrative. Wood a posé le contexte. Désormais on s’attaque à l’histoire et au fil rouge : la recherche par Callum Israel du second navire de la Neuvième vague, Le Massive, qui ne donne plus signe de vie depuis plusieurs mois. Pour cela Brian Wood décide de consacrer Chaque épisode à un personnage (ou deux). Cela va lui permettre à la fois de creuser les personnages tout en nous présentant ce monde à la dérive (au contraire des mers et océans qui l’air d’avoir repris leur droits).

Dans le #4 nous suivons donc Callum Israel à Mogadiscio. On en apprend plus sur son passé et ses motivations et nous rencontrons une de ses vieilles connaissances, Arkady. L’échange entre les deux anciens coéquipiers est assez savoureux et révèle toute l’intelligence du survivant Callum Israel. Il s’est adapté. Pas Arkady. En parallèle nous découvrons les nouvelles bases du commerce mondial. Et puis pour trancher avec le premier arc il n’y a jamais eu autant d’humain dans un épisode. Rien d’innocent dans la narration de Brian Wood.
Dans l’épisode #5 nous savons désormais comment obtenir de l’eau potable. J’ai trouvé cette hypothèse assez crédible surtout que le procédé s’applique finalement pour le Kapital mais pas pour le reste du monde. Je pense que cette histoire d’eau potable refera surface ultérieurement. Les 2 protagonistes de cette histoire sont Mary et Ryan. Tout comme l’épisode précédent nous découvrons des bribes du passé et les motivations de la première. Par contre le traitement de Mary est bien plus intéressant. Son rôle sur le bateau et ses relations avec les autres membres de l’équipage sont exploités. Pour la première fois depuis le début de la série Wood fait évoluer un personnage. Ce qui ne tue pas rend plus fort dit l’adage. Et bien là on peut l’appliquer à Ryan (au sens propre et figuré). Et puis à travers ce personnage Wood livre une critique de l’Amérique et nous dévoile peu à peu son sort dans ce monde cruel.
Enfin l’épisode #6 narre une des façons pour l’équipage du Kapital de s’approvisionner en vivre. Un épisode qui met en lumière (plutôt sombre, comme les couleurs appliquées à cet épisode d’ailleurs) le second de Callum : Mag Nagendra. Lui aussi a sa conception de la survie mais elle est opposée à celle de son commandant et néanmoins ami : la fin justifie les moyens. Toute l’ambiguïté de la mission de la Neuvième Vague est parfaitement exprimée dans cet épisode. Rien n’est simple et aucune décision n’est facile à prendre. La Kapital navigue en haut trouble et les décisions et leurs conséquences sont nombreuses comme sur l’immensité de l’Océan.

Pour illustrer ces 3 épisodes Brian Wood a choisi Garry Brown dont le style convient bien. Il s’adapte à toutes les situations proposées. J’ai bien aimé son découpage et les différents rendus de l’épisode 5 (Sur neige, dans le luxe, dans les profondeurs).

Bilan :
Un bilan très positif. Je me suis laissé porter par cette histoire que l’on peut prendre comme l’envers de DMZ. Dans cette dernière on ne sort pas de New York. Dans The Massive on navigue sur le monde entier et on ne rentre pas dans New York (représentant les Etats Unis au sens large). L’ambiance pesante et lourde est bien retranscrite pas le dessin. En tout cas ces 6 premiers épisodes m’ont donné envie de découvrir le reste de ce monde à la dérive.

Les plus :
Il faut souligner l’excellent travail de PANINI qui, en plus d’une couverture cartonnée, à traduit tout les articles factices et autres documents essentielles et complémentaires à la compréhension du comics. De véritables sources d’information.
Les couvertures de Jean Paul LEON et Rafael GRAMPA sont aussi présentes.
Une édition à la hauteur d’une telle série.

Ma note : 4/5

Et bien voilà. Je clos un premier semestre de critique. J'espère que les réctions seront nombreuses et que vous n'hésiterez pas à en discuter ici même.....
__________________
amateur de comics

Dernière modification par arrowsmith ; 29/08/2013 à 14h22.
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Ce qui m'avait laissé un gout assez amer à la lecture de Origines Secrètes, c'est la vitesse à laquelle tout se résoud dans le dernier épisode, j'avais trouvé ça vraiment trop rapide et un peu trop facile, il aurait fallu un épisode de plus.
Par contre, j'avais vraiment beaucoup accroché aux trois premiers épisodes, surtout la première apparition de Superman qui était parfaitement mise en scène.
Et les dessins sont excellent, aussi !

Pas le meilleur travail de Johns sur Superman (pour moi c'est sans conteste son arc avec la Légion des Super Héros), mais je suis d'accord avec toi pour dire que c'est une lecture à conseiller.

(et il faut vraiment que je lise The Massive...)
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  #57  
Vieux 03/07/2013, 17h11
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Posté par Mil K
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Ce qui m'avait laissé un gout assez amer à la lecture de Origines Secrètes, c'est la vitesse à laquelle tout se résoud dans le dernier épisode, j'avais trouvé ça vraiment trop rapide et un peu trop facile, il aurait fallu un épisode de plus.
Par contre, j'avais vraiment beaucoup accroché aux trois premiers épisodes, surtout la première apparition de Superman qui était parfaitement mise en scène.
Et les dessins sont excellent, aussi !

Pas le meilleur travail de Johns sur Superman (pour moi c'est sans conteste son arc avec la Légion des Super Héros), mais je suis d'accord avec toi pour dire que c'est une lecture à conseiller.
Moi aussi j'ai préféré les 3 premier épisodes car ils jouent avec le mythe et les clins d'oeil. Les 3 derniers tentent de faire une histoire complète et sans être désagréables ne sont pas transcendants.

Et comme toi je trouve que l'arc sur la légion est leur meilleur travail sur Superman.
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  #58  
Vieux 03/07/2013, 23h33
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Eh ben... Tu as fait un travail de Titan! Très belles critiques, agréables à lire, détaillées. Tu vas être mon modèle arrowsmith

Etant pourtant un lecteur novice, je deviens de moins en moins intéressé par les origines de Superman. New 52, Terre 1, sans compter le "Superman: les origines" d'Urban que je n'ai pas encore lu... Je commence à faire le tour de la question. Malheureusement pour moi, les meilleures histoires de Sup sont apparemment celles qui retracent ses origines...

Ceci dit, ta critique me donne bien envi de m'y replonger. La première partie m'a l'air bien intéressante avec ce balayage de la vie de Superman à travers 3 moments clés. Plutôt emballé par la partie sur Superboy et la Légion des Super Héros. Idem pour celle consacrée au Parasite (que j'ai découvert dans "Terre 1" et que j'ai adoré).

Quoi qu'il en soit, le récit de Johns semble assez exhaustif...


Sinon Lock&Key a l'air toujours aussi passionnant. Je me suis procuré le 1er tome suite à tes critiques. Vraiment hate de me plonger dans cet univers

Archer&Armstrong a l'air pas mal aussi. Le côté duo improbable, humour... Il y a un aspect surnaturel dans ce titre ou pas? Ça n'existe qu'en VO pour l'instant?

En gros pour "Origines Secrètes", il n'y a que la fin qui laisse à désirer apparemment...

Sinon l'arc de Johns sur la Légion c'est ce qui est prévu pour le Tome 3 à venir de "Geoff Johns présente Superman" je crois?
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  #59  
Vieux 04/07/2013, 00h07
Avatar de Carmelo
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Carmelo est une petite crotte de super héros pourri
Merci pour les critiques de Locke&Key, j'ai pris le premier tome et j'ai beaucoup aimé. Je prendrais les suivants sans hésitations.
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  #60  
Vieux 04/07/2013, 00h13
Avatar de Jean-Moul
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Ah Locke & Key c'est clairement de la bonne came!
Ça me fait penser que le tome 4 commence à s'enfoncer dans la pile de lecture et il va falloir y remédier!
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Si ça continue faudra que ça cesse!
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