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Vieux 18/06/2006, 23h32
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Ben Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme Yorick
Presque pile un mois après le dernier épisode paru, voici le chapitre 4. J'avoue que je suis pas très content du premier story arc donc j'essaye de relever le niveau ici, et je préfère maintenant m'amuser en écrivant cette histoire plutôt que d'essayer quelque chose que je n'arrive pas encore. Donc bonne lecture, en espérant que vous continuerez à apprécier cette série ou que vous commencerez à l'aimer si c'était pas encore le cas.^^

Episode #4 : Le Mage 1.


New York.
L’île de Manhattan.
Depuis des années, ce petit bout de terre recouvert par des tonnes d’acier et de béton est devenu la capitale officieuse du monde. La grande majorité de la population terrestre connaît cet endroit, sait ce qu’il veut dire et rêve à son propos, ce grâce à l’argent qui y circule et aux films hollywoodiens qui s’y déroulent fréquemment.
Manhattan est donc l’endroit le plus connu du monde. L’endroit idéal pour organiser une soirée un peu spéciale en l’honneur d’un trafiquant de diamants très riche…et très recherché par les polices européennes, aussi.

Karl Heinrich était un vieil homme qui était né en Afrique du Sud, après que son père, un Général Nazi, ait fuit l’Allemagne quand le vent commençait à tourner pour le Troisième Reich. Adolf Heinrich avait donc élu domicile dans le pays au plus au Sud du Continent Africain, et il avait réussit à se constituer une jolie fortune en achetant diverses mines contenant des diamants. Avec ça, il avait pu commencer une petite « affaire » de trafic de diamants dans les différentes parties de l’Europe, et ça lui avait assuré une belle petite rente, en plus des trésors de guerre que Heinrich avait emmené durant son départ.
Avec ceci, la famille Heinrich avait pu faire disparaître le nom du paternel des listes des officiers Nazis, et Karl avait vécu dans la richesse, l’opulence et l’appât du gain : son père avait toujours désiré que son fils devienne encore plus riche et plus puissant que lui, et le rejeton avait bien suivit les ordres de son père vu les multiples zéros qui se trouvaient sur son compte en banque après une « dure » vie de trafic et de marchandages.

Malheureusement, Karl, à presque soixante quinze ans maintenant, était aller trop loin lors d’une négociation avec des trafiquants néerlandais, et ça avait mal tourné : une demi douzaine de morts, les diamants au fond de la mer et surtout des enfants assassinés par l’explosion d’un de ses camions. Karl avait alors fuit l’Europe, puis l’Afrique, pour partir aux Etats-Unis, espérant pouvoir finir sa vie heureux au Pays de la Liberté. Habitant chez des amis qui avaient organisés une petite soirée de bienvenue un peu spéciale, il désirait simplement écouler les dernières années qui lui restaient avec quelques jeunes femmes et cigares, bien au chaud.
Evidemment, il se trompait. Mais il ne le savait pas encore.

« Doe ? Tu m’entends ?
- Cinq sur cinq, Harrison. Tout se passe bien ?
- Mieux qu’à la dernière Coupe du Monde, mec… »

John Doe soupira alors lourdement.
Installé dans les égouts sous l’immense immeuble au centre de Manhattan qui accueillait maintenant Heinrich, il arrivait difficilement à garder son calme face aux remarques stupides de Seth Harrison, un de ses hommes envoyés sur le terrain. Même pour une mission de routine, cet imbécile d’Anglais ne semblait pas rester calme et tranquille…

En secouant la tête, Doe reprit d’une voix plus énervée qu’auparavant, ses yeux rivés sur les écrans de contrôle de l’appartement où se déroulait la soirée.

« Harrison, fais des phrases simples…Je te rappelle que je ne suis pas un poivrot Anglais fan de foot et de Queen, moi…
- Et c’est un problème ? Nan parce que bon, c’est sûr c’est mieux de s’habiller façon croquemort, de rire qu’on a le cul en feu et d’avoir comme musique préférée le bip de son réveil le maintenant, hein…La vie sociale inexistante, c’est sûr c’est plus sympa’… »

Doe soupira encore une fois. Ce crétin allait le rendre fou un jour…

« Fais ta mission, c’est tout ce que je te demande.
- Ouais…mais moi je l’aime pas, ta mission…
- Elle est pourtant simple : vous observez Heinrich, regardez avec qui il parle et vous prenez des photographies avec vos lunettes spéciales. C’est tout.
- Ouais, ouais…Mais qu’est-ce que l’ONU peut bien en avoir à foutre de ce mec ?! Je veux dire t’éternues à côté de lui, il fait une crise cardiaque en mouillant son pantalon dans un remake du Titanic…L’est pas dangereux…
- C’est un dangereux trafiquant international, et on n’a jamais pu avoir assez de preuves contre lui pour le stopper. Et là, il est responsable de la mort de dizaines d’enfants…et ça, l’ONU n’a pas aimé.
- Pourquoi pas demander aux ricains ? Et pourquoi nous utiliser, nous ? On est pas genre la frappe ultime de l’ONU ?
- Allons…Ne me dis pas que tu ne sais pas que les Américains détestent rendre service aux autres pays, Seth…Et si nous vous utilisons vous, c’est que votre première mission n’a pas été une réussite, et que nous voulons voir si vous pouvez fonctionner dans un endroit plus calme. C’est un peu votre dernière chance…
- Ouais…J’oubliais chez quels connards on se trouvait, ouais. Et merci pour la menace, mec, hein…Bon, je me fais chier ici, je vais voir ce que je peux faire. A plus. »

Seth soupira doucement en descendant son avant bras le long de son corps. Le micro glissé à l’intérieur de sa manche droite n’était pas très pratique pour parler, et il se demandait si l’ONU voulait vraiment qu’ils réussissent cette mission en leur donnant si peu de moyens…
Mais bon, ce n’était après tout qu’une mission de routine pour intervenir plus tard, et peut-être que Harrison aurait enfin les armes qu’il désirait, et pas les simples automatiques qui se trouvaient sous sa veste et dans sa chaussette gauche.

L’Anglais sortit donc des toilettes où il s’était caché pour parler à son patron. Habillé d’un smoking noir, il occupait ce soir-là la fonction de serveur, l’idéal pour pouvoir observer sans réellement se faire voir. Evidemment, c’était devenu un gros cliché du cinéma d’espionnage, mais il était tellement entré dans les mœurs que personne n’y faisait plus attention…et c’était là l’erreur que tous faisaient.
Seth rejoignit donc la salle principale de l’appartement, et soupira discrètement en voyant que rien n’avait changé depuis son départ : les mêmes tarés étaient toujours là, et il avait toujours envie de les flinguer…

En fait, la soirée organisée en l’honneur de Heinrich était très étrange, et c’était ça qui gênait Harrison. Karl était quelqu’un de versé dans l’occultisme et les Magies Sombres, et on avait donc invité pour son plaisir différents représentants des Forces Occultes…des charlatans pour Seth, mais des charlatans qui se faisaient énormément d’argent.
Depuis l’arrivée du diamantaire, donc, plusieurs hommes et femmes se succédaient devant lui sur la scène qui avait été installée à cette occasion, essayant de prouver qu’ils pouvaient invoquer d’étranges énergies mystiques. Vu que tout l’auditoire était captivé par ça ou faisait semblant de l’être, ça laissait tout le temps qu’ils désiraient à Harrison et à ses collègues pour observer Heinrich…

« Qu’est-ce qu’il a dit ? »

Maggie O’Malley venait de glisser ces quelques mots à l’oreille de l’Anglais au crâne rasé. Ses longs cheveux roux coiffés en queue de cheval, elle semblait très belle dans son petit tailleur noir tandis qu’elle portait un plateau recouvert de verres vides, et qu’elle et Seth observaient avec un intérêt feint ce qu’il se passait sur scène.

« Que ta sale gueule d’Irlandaise de merde le révulse, que ton haleine est dégoûtante et qu’il a qu’une envie, c’est de te renvoyer au tonneau de Guiness sur pattes qu’est ta mère vu ton taux de nullité, ma belle… »

Seth sourit doucement, tandis que la jeune femme lui lançait en regard noir en partant avec lui vers le bar, que tenait Fernando Nunoz, le troisième membre de leur équipe. Ils avaient réussis à se faire engager comme équipe pour faire le service, mais plus d’une fois l’Anglais et l’Irlandaise avaient faillis se piéger en se lançant des piques l’un à l’autre.

« Enfoiré d’Anglais.
- C’est tout ? Tu baisses, tu sais…T’as peut-être plus de sang que d’alcool dans les veines, maintenant ? Allez, bois, t’es pas dans ton état normal…
- Et si vous deveniez professionnels ? Je n’ose pas dire adultes, ça n’a pas l’air possible vu vos QI respectifs… »

C’était une des rares fois qu’ils avaient entendus parler l’Espagnol.
Depuis leur retour de Russie, il y avait deux semaines, Fernando avait disparu avant de revenir quand John Doe l’avait convoqué. Il ne parlait presque jamais, et ses phrases étaient extrêmement courtes en général.
Le voir les vanner comme ça, leur faire une telle réflexion…Seth et Maggie n’étaient pas habitués, et c’était pour ça que leurs mâchoires étaient tellement décrochées.

« Fermez la bouche, ça va faire suspect. On a une mission à remplir ici, et Doe me tient assez pour que je lui obéisse. Retournez plutôt là-bas, on risque de se demander ce que vous faites ici… »

Encore plus surpris par les ordres que Nunoz venait de prononcer, l’Anglais et l’Irlandaise repartirent avec des verres pleins en direction des invités, alors qu’une nouvelle personne venait de monter sur la scène. Un regard leur suffit pour voir leur collègue Chrissie Edwards, et Maggie réprima un frisson en comprenant que le moment le plus critique de la soirée allait se dérouler, et qu’elle ne pourrait rien faire…

En proposant diverses coupes de champagne aux convives, la jeune femme se remémora alors ce que leur avait dit John Doe : Fernando, Seth et elle devaient jouer les serveurs et observer les différentes personnes présentes, alors que Chrissie devrait jouer un rôle de possédée et plaire assez à Heinrich pour qu’il veuille des séances particulières, au cas où…
Normalement, tout aurait dû bien se passer, mais vu la nature incontrôlable de la Sud Africaine, l’Irlandaise était prête à tout…

Après quelques secondes d’étirement, Chrissie, simplement habillée d’un soutien gorge blanc et d’un short moulant de la même couleur, planta ses yeux rouges sur Heinrich, avant de tomber violemment sur le sol. Ses mains se crispèrent tandis que ses ongles griffaient la scène, et la jeune femme hurla alors d’une voix extrêmement puissante et si troublante que Maggie faillit faire tomber son plateau…
La Sud Africaine roula alors sur la scène, criant de plus en plus fort tandis que ses longs cheveux noirs formaient une sorte de flaque autour de sa tête. Ses gestes devenaient de plus en plus violents et étranges, comme si elle entrait vraiment dans une sorte de transe…comme si elle était vraiment possédée…

Fernando n’avait jamais vu ce genre de choses, et avait posé les verres qu’il nettoyait auparavant pour pouvoir assister à la représentation. Par rapport aux « candidats » précédents, Chrissie était évidemment la meilleure et Heinrich tomberait certainement sous son charme, mais l’Espagnol n’était pas rassuré…
Jusque là, la jeune femme avait toujours été dans des états catatoniques, et la voir ainsi, bouger son corps à une vitesse et avec une grâce stupéfiante…c’était impressionnant. Trop, même, pour que Nunoz ne s’inquiète pas et ne commence pas à parler dans son avant bras droit à son patron.

« Doe ?
- Oui ? Un problème ?
- Un peu…Qu’est-ce que vous avez fais à Chrissie ?
- Elle a un problème ?
- Non, mais elle est si…enfin, ça change de d’habitude, quoi…
- Cela ne vous regarde pas. Chrissie Edwards est une grande fille qui a besoin de nous pour ses problèmes personnels, et elle accepte parfaitement de faire ce que nous lui disons de faire, sans poser de questions. Certains devraient prendre exemple sur elle. »

Doe coupa alors immédiatement la conversation, et Fernando fut encore plus troublé…
Il savait que Chrissie se droguait et qu’elle avait certainement besoin de John Doe pour lui donner ses doses, mais en quoi pouvait-elle être utile à l’ONU ? Sa place était dans une cure de désintoxication, pas ici…

Alors qu’il se demandait toujours comment une femme aussi apathique en général pouvait autant bouger comme une damnée avec un tel naturel, Nunoz ne comprit pas ce qu’il se passait lorsque la Sud Africaine se stoppa alors qu’elle sautait sur place en poussant des petits cris aigus.

« Mais qu’est-ce que… »

Chrissie ne bougeait plus, maintenant, et un regard avait suffit à Maggie pour comprendre que ni Fernando ni Seth ne savaient ce qu’il se passait. Les trois collègues commençaient à s’approcher de la jeune femme en poussant les différents invités stupéfaits, tandis que la Sud Africaine fixait ses pieds étrangement. Soudain, elle leva rapidement les yeux vers la foule, et poussa alors un cri extrêmement strident, les bras ouverts en croix et du sang coulant le long de son nez.

« Putain… »

Maggie se mit les mains sur les oreilles tandis que le son qui sortait de la bouche de Chrissie devenait intolérable, et elle vit alors que plusieurs personnes étaient déjà terre, du sang coulant de leurs oreilles. Elle releva la tête vers la source de tout ça quand elle aperçut alors Seth qui tentait de s’approcher en se protégeant les oreilles du mieux qu’il pouvait…et il avait sortit son arme, certainement pour la tuer et faire cesser tout ça…

L’Irlandaise voulut stopper l’Anglais, mais elle n’en eut pas le temps.
Une énorme explosion balaya l’arrière de la scène et projeta Chrissie au loin, tandis que plusieurs invités étaient tués par la force des flammes et du choc. Seth lui-même vola en arrière en se prenant un bout de bois dans le tibia droit, tandis que Maggie s’était baissée à temps pour éviter l’attaque.

Après quelques secondes, alors que la fumée commençait à s’échapper, la jeune femme releva les yeux, ses deux automatiques déjà sortis au cas où. Une silhouette se dégageait de l’écran de fumée, et s’approchait avec une apparente grâce vers la foule…et Karl Heinrich…
Maggie pensa alors que quelqu’un en voulait certainement au diamantaire, et qu’elle devait tout faire pour le stopper…Du moins, tant qu’ils ne sauraient pas qu’il était avec eux.

« ONU ! On n’bouge plus ! »

L’Irlandaise avait essayée d’être la plus autoritaire possible dans ses mots, mais avec de la crasse sur le visage après l’explosion, son tailleur un peu déchiré et ses deux petits flingues face à celui qui avait fait exploser un appartement en plein Manhattan, c’était bien peu…
Heureusement, elle sentit à ses côtés la présence de Fernando, qui avait aussi sortit ses deux armes et menaçait le nouvel arrivant, dont l’étrange voix arriva rapidement à leurs oreilles.

« Moi ? Pas bouger ? Mais pour qui vous prenez-vous donc, Miss O’Malley ? »

Merde, pensa-t-elle, il connaît mon nom…
Ca voulait dire que c’était quelqu’un de suffisamment puissant pour savoir qu’elle n’était pas morte dans l’attentat de Belfast quelques mois auparavant et qu’elle rachetait sa vie en bossant pour l’ONU…Un type comme ça ne devrait pas exister, se dit-elle tandis que ses doigts caressaient avec envie la gâchette de ses automatiques.

« Pour un enfoirée de fumiste qui a trop fait joujou avec les feux d’artifice…Les mais en l’air, enculé, ou bien je te fais un deuxième trou pour que tes potes en prison puissent être à plusieurs sur toi, mec… »

Seth Harrison, pensa Fernando en souriant.
D’habitude, sa grande gueule énervait l’Espagnol, mais le voir aussi sûr de lui et menaçant le nouvel arrivant avec ses armes le rassurait, pour une fois. A trois avec six automatiques et des dizaines de balles pour l’arrêter, l’agresseur devrait se rendre sous peu…Enfin, normalement…

« Hé, hé…Intéressant, Mister Harrison… »

L’homme sortit alors enfin de la fumée, et tous purent l’observer avec intérêt.
Pas très grand, asiatique, moins d’un mètre soixante dix apparemment, il était habillé d’un pantalon violet, d’une chemise jaune clair et d’une veste de la même couleur que le pantalon. Il avait aussi d’étranges lunettes rouges, et ses cheveux noirs étaient plaqués par du gel sur son crâne.
Et en plus de tout ça, il affichait un étrange sourire arrogant et sûr de lui qui ne plaisait pas du tout aux agents de John Doe…

« Mais je crois que je ne vais pas pouvoir vous aider…
- Reste là, connard ! »

Maggie s’était encore plus approchée, les flingues en avant. L’étrange homme sourit encore plus en la voyant faire, et s’accroupit légèrement pour toucher le corps inconscient d’un vieil homme…Karl Heinrich !
Le trafiquant avait dû être frappé par l’explosion et s’évanouir, et le responsable de tout ça venait de poser sa main sur son épaule droite avant de regarder sa montre et de parler d’une voix plus arrogante qu’auparavant.

« Je crains que non, Miss O’Malley. Le Mage a d’autres choses à faire avant…
- Il se casse ! »

Ce fut Fernando qui tira en premier. Ses doigts jouèrent sur les gâchettes de ses armes avec la grâce du sniper qu’il était, tandis que Maggie et Seth l’avaient suivis quelques secondes plus tard. Des dizaines de balles filèrent alors vers celui qui se faisait appeler le Mage, et aucun ne doutait que celui-ci allait être criblé de trous dans les secondes à venir…
Mais ils se trompaient. Tous.

Les balles avaient été stoppées devant l’étrange homme avant qu’elles ne l’atteignent, et elles retombèrent lourdement sur le sol…comme si quelqu’un avait stoppé leur course en leur enlevant leur vitesse !
Ayant vidés leurs chargeurs, les membres de l’équipe se regardèrent avec stupéfaction avant qu’un étrange crépitement ne se fasse entendre. Le Mage fut alors entouré, avec Heinrich, d’une sorte d’aura rouge, et sourit avec arrogance avant de leur faire un petit salut de la main.

« Au revoir, mes chers petits…
Ne vous en voulez pas, mais vous ne pouviez rien contre moi…Dites à John qu’il devrait arrêter d’essayer de m’arrêter…On ne stoppe pas le Mage, et il risque de trop bien le comprendre si il continue… »

Avec stupéfaction, Fernando, Maggie, Seth et les rares personnes encore conscientes dans la pièce virent alors le Mage disparaître dans un flash rouge…Lui et Heinrich avaient disparus en quelques instants, et il ne restait d’eux maintenant plus qu’une vague fumée rougeâtre qui s’échappait de l’endroit où ils se trouvaient auparavant…
Les membres de l’équipe se regardèrent alors pendant quelques instants, avant que Seth ne lève son bras droit blessé vers son visage, et ne parle d’une voix fatiguée en jetant son arme à terre.

« Doe…On a un problème…Un putain de gros problème… »
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  #47  
Vieux 18/06/2006, 23h55
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Posté par Ben Wawe
« ONU ! On n’bouge plus ! »
Ben, ce n'est pour te vexer, mais, bon récapitulons : le conseil secret des espions, désomrais clairement affilié à l'ONU, apparemment, du moins pour les agents, envoie des salopards en missions, de préférence undercover, et ceux-ci ne trouvent rien de mieux à faire qu'hurler le nom de leur employeur, pour arguer d'une juridiction qui n'existe pas (parce le pouvoir de l'ONU d'arrêter des gens aux USA ...) ?

Non.

Et je dis pas ça pour te vexer, hein, j'espère que tout le monde en ferait autant si je postais des textes, hein ... (ce qui pourrais arriver, en plus).
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  #48  
Vieux 19/06/2006, 08h29
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Ben Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme Yorick
Oui mais c'est fait exprès : ces quatre-là ne savent pas encore tout de leurs attributions et Maggie a agit par réflexe. Je comptais montrer John Doe l'engueuler dans le prochain épisode mais tu m'as grillé.
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  #49  
Vieux 19/06/2006, 21h04
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Diablo change la caisse du Fauve
Bon mis a part ça , les 4 Salopard (il en manque 3) sont moins caricaturaux et presque humain. L'humour et sympa Ben tu fais des progrès lol!

Bon j'aime bien les couleurs de tes méchants (dans le dernier Urban spiderman c'était deja super clase...) Mais là! du violet, du jaune etc... Avoue t'es un rescapé du disco!

Trev de vannes, je dois dire que j'aime la série malgré tout. et c'est pas des couleurs flashy qui m'arretrons!

na le on est bien donné et on avance dans les magouille de Doe... parfait!
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  #50  
Vieux 19/06/2006, 21h11
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Bah euh ouais j'aime le disco.
Nan mais bon j'avais envie de délirer un peu avec cette série, vu que le côté purement réaliste et tout, j'y arrive pas trop-trop et que c'est déjà fait dans StormWatch Team Achilles. J'ai envie un peu de partir dans des délires à la Ellis sur StormWatch ou Authority avec de gros tarés, et là le Mage va être un gros taré.^^

Enfin merci de l'avis.
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  #51  
Vieux 08/11/2006, 19h03
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Après des semaines d'abandon et de "plus trop envie", je reviens à cette série avec de nouvelles idées, une nouvelle motivation et une envie de relever le challenge à faire quelque chose de mieux là-dessus. J'espère donc que ça vous plaira, moi j'ai aimé le faire même si ça ne reste toujours pas mon meilleur truc.

Episode #5 : Colère.

« Donnez-moi une raison…
Donnez-moi une seule putain de raison pour que je ne vous fasse pas flinguer sur place après vous avoir fais torturer des heures durant…Allez…Donnez-moi juste une raison, pour rire… »

Manhattan.
Les docks de la ville, pour être exact.
John Doe était entouré d’une douzaine d’hommes armés en combinaisons sombres, du genre de ceux payés pour tuer en douceur et en discrétion, et qui savaient bien faire leur boulot. Leurs fusils mitrailleurs étaient levés vers les trois autres personnes présentes dans cet endroit obscur et abandonné de New York, et ils n’en menaient pas large après l’énorme déception qu’avait représentée au final leur mission de ce soir…Celle qui était déjà normalement leur dernière chance de poursuivre ce qu’ils avaient commencés deux semaines auparavant en Russie…Et déjà par une défaite, à l’époque…

« Calmes-toi, Doe…On va t’expliquer, mais seulement si tu…
- La ferme, Harrison. La ferme ou j’ordonne à mes types de te tirer dessus, et d’achever ta misérable vie. »

Le ton était dur et tendu. John Doe, l’être qui devait normalement contrôler ce petit groupe de personnalités excentriques et finalement peu aptes à travailler ensemble, ne semblait vraiment pas content. Et on pouvait très bien le comprendre : il avait simplement chargé son équipe de surveiller un diamantaire sud-africain aux origines allemandes alors qu’il était en Amérique pour éviter un mandat d’arrêt en européen et bientôt international…En clair, une mission assez simple et pas trop dangereuse pour eux. Oui. Ce n’était pas vraiment compliqué. Mais ça s’était mal passé. Très mal, même.
Le diamantaire avait été assassiné, ses hommes humiliés et pire encore…l’un d’eux avait trahit leur couverture en disant qu’elle bossait pour l’ONU. Et ça, c’était sûrement le pire, vu que maintenant le Gouvernement Américain savait que les Nations Unies avaient fais une opération secrète et violente sur leur territoire sans lui demander son avis…et donc que ça risquait de sacrément chauffer au prochain Conseil de Sécurité…Oh oui…Ce n’était rien de le dire…

« Wow…
Faut se calmer, hein…
Faut pas se prendre la tête pour ça… »

Seth Harrison n’était pas à l’aise.
Blessé à la jambe à cause de l’attaque faite quelques heures plus tôt contre un des immeubles de Manhattan, il n’avait plus vraiment son franc parler et son sens de la répartie si légendaire. Il avait été choqué par l’apparition étrange de cet Asiatique devant eux…et il l’était encore plus en voyant l’expression de rage sur le visage de leur chef…L’Anglais avait déjà vu ce genre d’expression quand ses anciens patrons l’avaient envoyés au trou pendant plusieurs années après une de ses conneries, et il n’avait vraiment pas envie de retourner là-bas…Cinq ans passés dans une taule en Asie, c’était bien assez violent pour qu’il ne veuille pas y refaire un peu de tourisme…

« Nan.
Nan, faut pas se calmer.
Vous vous rendez pas compte dans la merde dans laquelle vous m’avez mise ! »

Doe avait toujours les bras croisés devant les trois personnes qui ne semblaient pas très fières devant lui. Blessés, leurs vêtements en loques, ils comprenaient qu’ils venaient de faire certainement l’erreur de trop, et que leurs destins, déjà précaires jusque là, allaient peut-être basculer vers l’horreur dans quelques instants. Et donc, malgré leurs véhémences habituelles et leurs forts caractères, ils n’osaient rien dire…Ils n’osaient strictement rien dire, tant ils étaient honteux de ce qu’il s’était passé et tant ils avaient peurs de ce qu’il pouvait leur arriver…

« Vous êtes débiles…débiles ! »

John commença à marcher sur la jetée, n’arrivant pas à calmer ses nerfs. C’était la première fois qu’ils le voyaient ainsi, et ça ne leur plaisait pas. Même si ils ne le connaissaient presque pas, le peu qu’ils savaient de cet être était qu’il ne parlait presque jamais, et qu’il ne montrait jamais ses sentiments…Il était surnommé « Iceman » dans le milieu dans lequel ils gravitaient tous, et donc le voir bouger ainsi était assez impressionnant…Terrifiant, bien sûr, mais aussi impressionnant vu ce qu’ils savaient sur lui…Ou croyaient savoir, évidemment…

« Et toi…et toi, alors ! »

Doe se tourna vers Maggie et lui lança un regard glacial. La jeune femme, aux multiples blessures au visage et aux mains, frissonna en croisant les yeux de son patron, et elle comprit immédiatement que les prochaines minutes allaient être très difficiles…Surtout qu’elle était celle qui avait fait le plus d’erreur dans cette mission, et c’était sûrement elle qui allait le plus prendre par son patron…

« Espèce de…de stupide ! Stupide Irlandaise débile ! Qu’est-ce qui t’as pris ? Qu’est-ce qui a bien pu te prendre de dire ça ?! De dire que tu bossais pour l’ONU ? Hein ?!
- Mais…
- Mais quoi ?!
- Mais…Enfin…
- Quoi ?!
- Mais je pensais…
- Tu pensais quoi ?!
- Ben…que c’était ça…qu’on bossait vraiment pour l’ONU, et qu’on avait donc le pouvoir de le dire et d’arrêter ceux qu’on voulait…à cause de ça…quoi… »

Le regard de haine de l’homme en costume noir et blanc se fit encore plus intense et violent dans les yeux de la jeune femme. Celle-ci, malgré son expérience et tout ce qu’elle avait vécue, recula par réflexe alors que son patron recommençait à lui parler extrêmement méchamment et brutalement, les poins très serrés par la rage qui était en train de le consumer.

« Débile !
Crétine ! Irlandaise stupide !
Tu croyais quoi ?! Tu croyais que vous étiez une putain d’équipe officielle, et tout ? Mais t’es conne ou tu le fais exprès ? Merde, vous existez pas ! Vous êtes les ombres de l’ONU, et personne ne sait que vous existez ! Jusqu’à maintenant ! Jusqu’à maintenant, merde ! »

Doe frappa violemment la paume de sa main droite avec son poing gauche, apparemment extrêmement énervé par ce qui était en train de se passer…et ce qu’il s’était malheureusement passé, en fait.
Il soupira très lourdement, essayant de se calmer même si c’était extrêmement dur. Tous étaient alors silencieux à cause de la réaction de John, et même Harrison restait muet devant la rage incontrôlée de son patron, si violente et si surprenante, vu ce qu’ils connaissaient de lui ou croyaient connaître de lui…

« Mais maintenant…maintenant, c’est terminé. »

Il soupira encore une fois avant de leur tourner le dos. Il croisa calmement les bras en regardant l’eau devant eux, essayant de leur parler d’une voix plus calme et posée auparavant même si on sentait encore qu’il y avait une certaine rage au fond de lui, et que ça se voyait encore malgré tout.

« Normalement, vous deviez restés discrets, merde.
Au départ, vous étiez la force très secrète de l’ONU…si secrète que vous avez même pas de statut, hein. Seules quelques personnes connaissaient votre existence et vous finançaient, et normalement vous auriez dû vous occuper des problèmes les plus…difficiles, on va dire, de l’organisation. Mais vu que vous avez merdés deux fois…et sur deux missions simples en plus…et qu’avec ça notre chère Maggie a balancé devant des dizaines de témoins que l’ONU a fait une intervention surprise aux Etats-Unis d’Amérique sans les prévenir…Et croyez-moi, ils ne vont pas apprécier ça… »

Doe se tourna vers les membres de son équipe et soupira encore une fois. Il se pinça calmement le haut de ses narines avant de les regarder et de parler d’une voix lasse et fatiguée, ce qui reflétait apparemment son état d’esprit actuel, après la grosse colère qu’il venait de passer sur Maggie, Fernando (qui était resté extrêmement silencieux jusque là, comme d’habitude en fait) et Seth.

« En clair, vous nous avez mis dans une grosse merde.
Ceux qui vous finançaient jusque là ne vont certainement pas continuer encore longtemps à le faire si vous accumulez les erreurs. Vous avez déjà loupé votre première mission en Russie, même si au final vous avez réussis à vaincre votre adversaire et l’épidémie, et là on attendait quelque chose de mieux de vous. Et au final, c’est pire encore qu’avant, et on risque de devoir faire profil bas pendant quelques temps alors que le Mage refait des siennes…C’est vraiment la grosse merde… »

L’homme en costume fit baisser d’un geste les armes de ses hommes autour des membres de son équipe avant de s’approcher d’eux. Il leur lança un dernier regard noir avant de reprendre la parole d’une voix plus neutre et ordinaire.

« Bon…Vous allez vous faire soigner, et on verra ce qu’on peut faire. Christie est déjà aux soins, vu que ce qu’elle a vécue est plus grave que ce qu’on pensait, et je pense que vous ne la reverrez plus. Elle a subie des choses très dures, et donc on doit s’en occuper encore plus. Donc elle est retirée de léquipe.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Parce que je l’ai décidé, Fernando.
- Mais…
- Continue à te taire si tu veux commencer à aller contre mon avis. Il vaut mieux que tu te taises, comme d’habitude…je suis vraiment pas d’humeur à accepter qu’on aille contre mon autorité…d’accord ? »

John lui lança un regard noir, alors que Fernando semblait ne vraiment pas apprécier cela et qu’il serrait les poings très violemment tant il semblait être enragé par ce qu’il était en train d’entendre, avant que son patron ne commence à marcher vers la demi douzaine de voitures présentes près des docks, faisant signe aux autres de le suivre. Il reprit alors la parole d’une voix très autoritaire et dure, ayant visiblement reprit ses esprits et le contrôle de ses nerfs après les quelques minutes difficiles qu’il venait de passer.

« Vous avez merdé vos deux premières missions.
Je ne sais pas si il y en aura une troisième, et si vous serez renvoyés ou non dans les trous où je vous ai tiré. Maintenant, ce n’est plus à moi de décider. Alors si vous croyez en Dieu, priez tout ce que vous pouvez…Vous allez en avoir besoin…Vraiment besoin… »






« La situation est problématique. Très problématique, même.
- Plus que ça: je ne sais pas si nous arriverons à nous sortir de cette situation. Peut-être est-ce la fin de notre organisation…Je savais que ça arriverait un jour, mais je pensais pas que cela serait si vite… »

Le sous-sol de l’ONU à New York, encore une fois.
Mais au lieu des cinq hommes traditionnellement présents dans cette sale sombre et obscure réservée au « conseil secret » des Nations Unies formés normalement d’un ancien espion Américain, d’un Français, d’un Russe, d’un Anglais et d’un Chinois, il n’y en avait que quatre ce soir-là : le premier cité n’avait pu venir, en fait…ou plutôt, on le lui avait strictement interdit. Et il n’avait pas pu aller contre cet ordre, n’ayant finalement pas le pouvoir de refuser les directives appuyées du Président de la plus « grande démocratie du monde », malgré tout ce qu’il pensait.
En effet, malgré le grand pouvoir de cette assemblée d’être assez vieux et anciens espions au service de leurs pays et de leurs propres intérêts, ils restaient au final contrôlés par leurs Gouvernements, et l’absence d’un des leurs rappelait irrémédiablement aux autres que leur place n’était pas assurée malgré toute leur expérience et leurs actes…Et que le danger demeurait encore pour eux, même si ils avaient fais beaucoup de « bien » pour leurs employeurs…Mais c’était bien connu que la reconnaissance n’avait que très rarement cours dans ce métier qu’ils exerçaient depuis tant d’années, maintenant…Et que les réputations et les avantages pouvaient disparaître aussi rapidement qu’ils apparaissaient…

« Allons…
Nous avons déjà vécus des situations difficiles par le passé…
Et même si tout ceci est extrêmement compliqué vu que nos Gouvernements respectifs veulent un peu reprendre le pouvoir et arrivent à assez nous menacer pour que l’un de nous ne puisse venir…nous arriverons à survivre. Il suffit juste d’être un peu ordonnés et de savoir quoi faire, maintenant…Et de savoir comment totalement utiliser les ressources qui sont à notre disposition dans les affrontements à venir… »

L’Anglais venait de parler calmement. Depuis le début de leur réunion, la tension était palpable entre les quatre vieux hommes, et il sentait même une certaine peur entre eux, ce qui était assez étrange vu tout ce qu’ils avaient vécus ces dernières années…Mais après tout, avec l’âge, tous les hommes pouvaient changer, et l’homme se demandait si il n’était pas temps de changer un peu la composition de leur groupe, même si ça devrait être étudié bien plus tard…D’autres questions devaient être analysées par le moment…D’autres questions déjà assez graves, malheureusement…

« Et comment nous allons faire ça ? Je te rappelle que les Etats-Unis pensent très sérieusement à nous supprimer et à prendre vraiment le contrôle du monde à notre place…Déjà qu’ils n’appréciaient pas notre présence avant mais nous laissaient faire parce qu’ils ne voulaient pas s’occuper de tout ce qui était de notre ressort jusque là, c'est-à-dire les problèmes « discrets » de l’espionnage, alors maintenant…Maintenant, ça va être encore pire. Je ne sais même pas si nous pourrons encore continuer un peu à avoir un tant soit peu de pouvoir sur ce monde…alors comment veux-tu que ça aille encore ?
- Il nous suffit de provoquer un peu notre chance. De faire en sorte que tout ne change pas forcément à cause de ça. Et d’utiliser tous nos atouts, comme je l’ai dis auparavant.
- Et comment tu veux faire ça ? »

L’Anglais sourit doucement en croisant calmement les bras.

« Il suffit de réellement remettre sur pied le Projet W.
- Quoi ?
- Vous savez de quoi je veux parler.
- Non… »

Un froid encore plus important qu’auparavant s’était abattu dans la pièce. Tous mentaient en disant qu’ils ne comprenaient pas ce que voulait dire leur collègue, mais tous avaient surtout peurs d’entendre les mots qui allaient sortir de sa bouche dans quelques instants, vu tout ce que ça voulait dire et tous les mauvais souvenirs que ça remuait.

« Il y a environ trente ans, nous avons découverts que certaines personnes avaient un code génétique…différent. Il suffisait de faire quelques expériences sur eux, contre leur gré malheureusement, pour pouvoir faire apparaître aux grands jours leurs capacités. Malheureusement, l’expérience fut globalement un échec vu que la majorité des cobayes moururent…mais pas tous.
Vous le savez, comme moi, que certains ont réussis à s’échapper, et ont disparus dans la Nature. Evidemment, avec le temps, nous en avons retrouvés quelques uns…que nous avons commencés à utiliser pour nos propres intérêts… »

L’ancien espion sourit doucement en se rappelant cela.

« Le Mage faisait partie de ces êtres que nous avions retrouvés…mais il s’est encore une fois échappé. Et par la suite, nous avons eus la chance de découvrir certains descendants de ces êtres que nous avions expérimentés, jadis…Nous les avons mis dans la précédente mouture de notre groupe actuel, mais ça n’a pas fonctionné. Et maintenant, alors que la majorité de ces descendants sont disparus ou sont morts, et que le Mage est de retour et semble vouloir nous stopper, je pense qu’il est temps de nous rendre compte de la situation actuelle, et d’en tirer le profit qui nous revient. »

Il soupira légèrement en reprenant calmement la parole, alors que ses collègues étaient suspendus à ses lèvres tant son discours leur plaisait et faisait apparaître de bonnes choses pour l’avenir dans leur esprit.

« Les êtres à pouvoir que nous avons créés sont de retour, ou du moins certains nouveaux semblent apparaître. Ils ont atteint leur maturité, et veulent montrer à tout le monde qu’ils existent. Le Mage n’est qu’un début, et nous le savons tous : d’autres vont venir, et des possibilités vont en découler. Et je suis sûr que nous pouvons utiliser ça à notre avantage.
- Et comment ça ?
- C’est simple : nous les avons créés. Ou soit, nous sommes à l’origine de leurs prédécesseurs. Nous sommes en quelques sortes leurs parents, leurs créateurs dans l’absolu. Et il est temps, il est grand temps même que nos « enfants » viennent un peu nous aider…Nous leur avons donné la vie…Nous sommes un peu ceux qui les avons faits…Et donc, je pense que maintenant, il serait temps que nous leur envoyions nos agents pour leur dire que nous avons besoin d’eux, n’est-ce pas ? En plus de donner une dernière, dernière chance à Harrison, Nunoz et O’Malley qui se donneront au maximum de leurs capacités pour éviter de retourner dans leur trou, nous enverrons un message à nos « descendants »…Ils sont nos créations…Il leur faut maintenant payer la facture pour tout nos efforts…non ? »

Un énorme sourire apparut alors sur le visage de chacun des trois autres espions. Tous appréciaient ce qu’il venait de dire…Et surtout, tous imaginaient déjà les retombées de cette idée pour leur avenir, et ce que ça pourrait entraîner dans la situation actuelle…A catastrophique, elle était en train de passer à parfaite…Et ça ne pouvait que leur plaire, évidemment…






11 décembre 1982.


Journal du Docteur Keller.


Vingt-sixième jour d’expérimentation.

Aujourd’hui commence la Phase Trois.
Et je n’ai jamais été aussi excité par ce projet que maintenant.
Je ne sais toujours pas quel est l’intérêt de mes généreux bienfaiteurs, mais je commence à oublier cet aspect de la chose. L’excitation scientifique devient de plus en plus grande chaque jour, et ma conscience commence à disparaître au fil des moments passés à analyser toutes les données. Je ne sais pas si c’est bien ou mal. Il faudra que j’y réfléchisse quand je reprendrais un peu de drogue et quand je me referais un petit trip…mais passons, ce n’est pas le plus important. Il y a bien des choses plus essentielles que ça.

J’ai une bonne dizaine de patients, et je pense que mes collègues en ont autant. Nous sommes une bonne demi douzaine à pouvoir ainsi faire des merveilles, à dépasser les limites de la science…et c’est merveilleux. Véritablement merveilleux.
C’est passionnant de pouvoir ainsi manipuler le génome humain, même si je ne suis pas totalement certain que ces êtres sur lesquels nous passons tant d’heures et d’efforts soient ici volontairement. Même si ils sont constamment en état d’inconscience, et normalement ils ne peuvent en sortir, du moins c’est ce qu’on m’a dit quand j’ai signé…j’hésite quand même, parfois. Ce sont des êtres humains, comme moi, et ce que je fais peut s’apparenter à de la torture…pour certains. Oui. J’hésite…mais parfois seulement.
Quand j’y pense vraiment, ces pensées disparaissent rapidement, étant donné que le côté génial du défi scientifique que tout ceci représente reprend rapidement le dessus, et je plonge à corps perdu dans tout ceci. Avec bonheur et délectation, évidemment.

Oui.
J’aime ce que je fais, et j’ai beaucoup de patients.
Mais un sort spécialement du lot. Je ne connais pas encore ses possibilités et ses capacités, mais c’est celui qui le code génétique le plus étrange que je connaisse. Je n’ai presque rien eu à faire pour activer, en quelques sortes, ce qui le rend différent. Je pense même qu’avec le temps, ce jeune garçon aurait eut tout seul ses « pouvoirs », si l’on peut dire…C’est fascinant…Vraiment fascinant…Le premier de son espèce, certainement…

Mais je ne peux en dire plus. Mes patients me réclament à nouveau, et j’ai trop envie de continuer ce que j’ai commencé pour perdre du temps à écrire dans ce journal qui comptait tant pour moi auparavant. Oui. Je dois y aller. Je dois continuer ce que j’ai commencé là-bas. Surtout avec mon patient. Avec mon jeune patient si prometteur. Je sens qu’on pourra faire de grandes choses avec…Oui…De très grandes choses, même…Ce John Doe est potentiellement le meilleur d’entre tous…Le meilleur, très certainement…J’en suis sûr et certain…

A plus tard, si j’arrive à m’arracher à cette passionnante aventure que je suis en train de vivre et de créer de mes mains. Oui. Passionnant est vraiment le mot pour cette expérience…Pour cette expérience si merveilleuse et si géniale qui me rend un peu ma jeunesse…et qui me fait oublier tous mes principes et toutes mes valeurs…J’adore ça…J’adore vraiment ça…et je ne sais pas si je dois avoir peur de ça…ou m’en réjouir…Et je me demande même si je veux vraiment avoir la réponse à cette question…
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Elijah Snow : "It’s a strange world."
Jakita Wagner : "Let’s keep it that way."

Warren Ellis.
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Vieux 09/11/2006, 15h53
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Ben Wawe Ben Wawe est déconnecté
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Ben Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme YorickBen Wawe voudrait être le dernier homme sur terre, comme Yorick
Même si ça n'a pas l'air de passionner grand monde, je m'amuse bien à reprendre ça, donc voila la suite...pour les rares fantômes qui passent encore ici.

Episode #6 : Back to the Future.

« Bonjour, Seth.
Je suis sûr que tu es surpris de me voir après tout ce temps, mais je pense que tu devrais calmer tes nerfs qui doivent sûrement être enragés par ma présence, vu qu’il se peut que grâce à moi tu sortes de ce trou. Assieds-toi, je t’en prie. »

John Doe souriait calmement en disant cela.
Assit à une table en métal froid, dans une pièce avec seulement ce meuble et deux chaises du même matériau avec pour seule lumière une petite ampoule nue au-dessus de lui, il semblait très calme et posé, avec ses mains jointes sur la table. Comme toujours, il était simplement habillé d’un costume noir et d’une chemise blanche avec cravate sombre, et ses cheveux étaient parfaitement coiffés au-dessus de ses lunettes noires. Il était comme la dernière fois que Seth Harrison l’avait vu, finalement. Ce qui était bien différent de son cas, évidemment…

L’Anglais était dans un sale état, et ce n’était rien de le dire. Enchaîné aux pieds et aux mains par d’énormes menottes en métal, les cheveux et la barbe longs comme jamais, il ne portait qu’un simple caleçon sale et malodorant. Il avait aussi plusieurs cicatrices en plus sur tout le corps, spécialement autour du cou et des poignets.
On aurait dit en le voyant ainsi que le trentenaire avait passé plusieurs semaines ou même plusieurs mois à être torturé et maltraité chaque jour et peut-être même chaque heure par des bourreaux infernaux…et on aurait eut raison. Ca faisait maintenant six mois que Seth Harrison avait été renvoyé ici, dans son enfer personnel, et durant tout ce temps, il avait été la proie et la victime favorite de ses gardes…Et tout ça simplement par la faute de l’homme souriant qui se trouvait en face de lui…

« Doe… »

Seth lançait un regard extrêmement noir vers son ancien patron. Malgré sa fatigue, le manque de sommeil, le manque de nourriture et toutes les humiliations subies ces derniers mois, jamais il n’avait oublié sa haine envers Doe, qui l’avait renvoyé ici suite à l’abandon de son projet d’équipe secrète de l’ONU, et jamais il n’avait perdu l’espoir de pouvoir se venger un jour…Et là, maintenant que l’homme qui était responsable de ses malheurs était juste devant lui, Harrison se sentait comme un enfant devant des tonnes de cadeaux le jour de Noël…Et il avait vraiment envie d’en profiter un maximum…

« Doe ! »

L’Anglais sauta, malgré ses chaînes et leur poids, simplement mû par sa rage et son envie de vengeance, vers la table et son ennemi à quelques mètres. Mais à cause du peu de forces qui lui restaient, il n’arriva pas à dépasser le meuble et tomba très lourdement sur celui-ci, sentant ses côtes subir violemment le choc alors qu’il avait toujours un regard plein de haine et de colère dans les yeux, et que son ancien patron n’avait même pas prit la peine de bouger durant sa tentative.

« Prévisible, Seth.
- Je t’aurais…Je te jure que je t’aurais…
- Permets-moi d’en douter.
- Enfoiré…Tu sais pas ce que j’ai vécu ici…Je t’aurais…Je te jure que je t’aurais…Où que tu sois, où que tu vives, je te retrouverais…Tu sais pas ce que j’ai vécu ici…Tu sais pas ce que j’ai vécu à cause de toi ! Et quand je sortirais…Putain, quand je sortirais…
- Permets-moi de douter, encore une fois, de tes paroles. »

L’homme en noir semblait extrêmement calme.
Lui qui avait été plus qu’énervé et plus qu’hors de lui la dernière fois que Harrison l’avait rencontré, il était maintenant un modèle de « zen attitude » et de douceur. Il était posé, ne bougeait aucun muscle et inspirait autant la peur que la confiance. Mais pour celui qui se trouvait allongé et sans forces sur la table devant cet être, c’était plus la haine, la colère et l’envie de lui briser tous les os du corps un à un que lui inspirait la vision de John Doe…et c’était finalement assez compréhensible, vu ce qu’il lui avait fait…

« Déjà, je sais ce que tu as vécu ici : tu dois t’en douter, mais j’ai veillé personnellement à ce que tu retrouves l’habitant, si je puis dire, que tu avais quitté quand j’étais venu te chercher il y a quelques mois. Six, il me semble. Et j’ai donc observé tes premières « séances », si je puis dire encore une fois, pour connaître un peu ton sort ici. Je sais donc ce qu’on t’a fait ici, Seth. Je le sais très bien.
Ensuite, il est très improbable que tu saches où je sois et où je vive, étant donné que je ne vis nul part. Tu connais ça, tu as vécu une vie similaire à la mienne jadis, et nous savons tous deux que les agents secrets, spécialement les bons, n’ont pas réellement de résidence fixe. Bien sûr, j’ai un domicile pour les impôts et tout ça, mais je n’y suis jamais. Donc tu ne pourras certainement jamais me retrouver.
Et enfin, tu ne sortiras jamais d’ici. Du moins, pas pour essayer de me tuer et de te venger, ce qui est assez compréhensible même si je ne suis pas le vrai responsable de ta présence ici. Ton pays a décidé que tu étais un danger pour lui, Seth. Il t’a envoyé dans cette prison perdue du Swaziland, cette ancienne colonie anglaise perdue entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Et tu n’en sortiras jamais, sauf si tu acceptes encore de me suivre… »

Doe souriait calmement. Encore une fois, il irradiait de confiance et de charme, mais heureusement Harrison savait que tout ceci n’était que du flan. Bien sûr, la petite représentation de son ancien patron en impressionnerait plus d’un, mais ce n’était plus son cas désormais.
Il était à nouveau dans cet enfer que John lui avait fait quitter six mois auparavant, et il avait faillit pleurer comme un bébé quand il avait vu les sbires de ses patrons venir l’arrêter et le ramener ici, dans cette cage souterraine près de Lavusima, dans le Sud du Swaziland. Il y avait été interné cinq ans durant, cinq longues années d’humiliations et de tortures quotidiennes…et l’Anglais pensait en être définitivement sortit quand Doe était venu le chercher pour sa mission. Mais il se trompait.

Depuis six mois qu’il était de retour ici, sa situation n’avait fait qu’empirer.
Alors que les tortures de son premier séjour avaient déjà été énormes et inhumaines, et c’était bien une punition digne de son pays que de lâcher chez des « sauvages » un agent qui avait trahit, selon eux, pour qu’il apprenne un peu comment se conduire, là c’était pire encore. Ses gardes et geôliers n’avaient apparemment pas appréciés de voir leur victime partir ainsi, et avaient décidés de rattraper le temps perdu en y allant encore plus violemment et encore plus sadiquement pour les tortures. Seth avait donc subit des choses encore plus monstrueuses et encore plus difficiles que la dernière fois depuis six mois maintenant, et il avait décidé de reporter toute sa haine sur l’homme devant lui, même si il se doutait bien que Doe n’était que le messager de ceux qui avaient pris la décision de renvoyer dans leurs trous les membres de leur petit groupe.

« Va te faire foutre.
Je t’ai suivis une fois, et c’est encore pire qu’avant à l’arrivée. Tu crois vraiment que je vais retenter ma chance alors qu’au bout de deux foutues erreurs, je subis des trucs encore pire qu’avant ? Merde, je savais que les Américains étaient des débiles qui n’avaient qu’une seule vision blanc et noir du monde, mais pas à ce point… »

Seth était las. Et ça se voyait.
Lui qui avait toujours réussit à faire d’excellentes réparties et à avoir un sens de l’humour très énervant, il n’y arrivait plus maintenant. Il semblait avoir perdu toute combativité et toute force de caractère à cause de son retour dans cette prison, et au fond ça se comprenait : pour lui, et pour n’importe qui à sa place d’ailleurs, cet endroit représentait réellement l’enfer sur Terre, et il y était revenu alors qu’il croyait en être sortit…qui aurait encore eut la force de se battre et d’espérer dans ces conditions-là ?

Personne, évidemment. Et ça, John Doe l’avait bien comprit, même si il pensait encore au fond de lui que cette loque humaine pouvait encore lui servir, surtout avec les nouvelles instructions qu’il venait enfin d’avoir après plusieurs mois d’immobilisme et de vagues paperasses comme seules occupations.

« Allons, Seth…
Je sais bien que tout ceci, ce n’est que de la bravade.
Même si tu ne me fais plus confiance, et c’est normal, et que tu veux me tuer, et ça l’est aussi, tu désires plus que tout t’échapper de cet endroit. Nous savons tous deux que sans aide de ma part, c’est impossible : ton Gouvernement t’a déjà oublié, ou est content de te savoir ici, et personne d’autre ne te connaît. Tu es seul au monde, et la seule personne qui peut encore te faire sortir de cet enfer…c’est moi. »

L’homme en noir souriait doucement. Il savait que Harrison l’écoutait avec intérêt, et il savait aussi que cette loque était d’accord avec lui. Malgré son état, l’Anglais avait réfléchit dès le départ aux moyens de sortir de cette horreur, et il n’en avait trouvé aucun. Son seul et unique destin était de subir, encore et encore, d’affreuses tortures jusqu’à la mort, et personne ne pourrait rien pour lui. Sauf si on venait lui proposer quelque chose comme une sorte de remise de peine…comme ce que Doe était en train de faire…

« Hum…
- Donc, même si tu me hais et si tu désires ma mort, je suis ta seule chance de t’en tirer vivant…ou plutôt, de te tirer d’ici. Bien sûr, tu seras comme la dernière fois sous mon commandement, ton existence sera rayée et tu seras en danger très souvent…mais sache en tout cas qu’on ne te renverra pas ici si il y a un problème.
- Ah ? »

L’intérêt commençait à augmenter chez Seth, en plus du fol espoir de pouvoir survivre à cette horreur. Bien sûr, il n’appréciait toujours pas John et ne lui faisait toujours pas confiance, mais si il lui permettait de sortir d’ici…il était prêt à tout pour lui. Absolument à tout.

« Oui.
Nous avons aussi renvoyés Maggie et Fernando de là où ils venaient, mais au final…ce n’est pas une très bonne chose. D’une part, vous pouvez parler aux gardes ou aux autres détenus, et ça peut être dangereux pour nous. Et en plus, vous avez encore la possibilité de vous échapper vu que vous êtes encore vivants, et c’est encore plus dangereux pour nous. Nous avons décidés de changer de système, et donc si vous ne satisfaisez pas nos demandes à vos propos…nous vous tuerons, tout simplement. Cela évitera des ennuis et des problèmes à tout le monde. »

Doe continuait de sourire calmement.
Il était en train de parler de choses horribles et inhumaines, mais il était calme et posé. Et même si ça énervait énormément l’homme toujours couché sur la table en métal, force était de constater que John avait raison : mieux valait se faire tuer de suite plutôt que d’être torturé trop longtemps. Et en plus, ça permettrait aussi à Seth de sortir d’ici, d’être un peu libre, et de pouvoir aussi, peut-être, préparer quelque chose pour se venger de l’homme en noir et de ses patrons…C’était donc parfait, pour lui…sauf qu’il fallait qu’il ne tue pas Doe, évidemment, et ça, ça serait peut-être le plus compliqué…

« Alors, Seth ? Que penses-tu de ma proposition ? Acceptes-tu de me suivre et d’être sous mes ordres avec toutes ces conditions, ou préfères-tu rester ici encore quelques années avec tes gardes favoris ? »

Comme si Seth avait eut le choix : on lui proposait soit de sortir et d’être un peu libre, soit de continuer à souffrir. Il n’avait strictement aucun choix…Et Doe le savait bien, c’était pour ça qu’il arborait toujours son sourire condescendant et sûr de lui alors que l’homme sur la table parlait d’une voix fatiguée, en espérant ne pas refaire une des innombrables et terribles erreurs qu’il n’avait que trop faites dans sa vie jusque là…

« Je viens avec toi… »






24 décembre 1982.


Journal du Docteur Keller.


Trente-neufième jour d’expérimentation.

Quelle expérience merveilleuse. Je ne sais pourquoi j’ai eu tant de doutes au départ, mais maintenant tout ceci s’est envolé. Je ne sais si je réalise complètement ce que je fais ici, mais au moins je sais que maintenant, j’aime ça. Oui. J’aime ça. J’en suis même fou, et je n’arrive même plus à dormir sans penser à toutes ces fantastiques avancées scientifiques que je mets au point chaque jour. C’est fascinant. Oui. Vraiment fascinant, même si je l’avais déjà écris ici la dernière fois que j’avais pris la plume.

C’est vrai, je n’ai plus écris ici depuis longtemps. Mais j’ai été trop occupé pour cela. Vraiment trop occupé.
Mes expériences me prennent de plus en plus de temps. Je ne sais comment je n’ai pas eu l’idée plus tôt de tenter d’intensifier le code génétique des personnes pour améliorer notre vision de la vie et de l’Homme, mais je suis heureux de pouvoir le faire maintenant. En plus, avec tous les moyens dont je dispose dans ce complexe souterrain perdu près de Providenya, cette petite ville au Nord Est de la Russie, je peux faire vraiment ce que je désire. Ici, personne ne viendrait nous chercher, personne ne viendrait essayer de nous stopper. Bien sûr, il y en a qui voudrait bien, mais c’est impossible. Et heureusement.

Oh, je me doute bien de ce qu’ils diraient…protection des droits de l’Homme et tout ça. Mais ce ne sont que des conneries, au fond. Et je m’en suis heureusement rendu compte.
Oui, nous manipulons les gènes de personnes inconscientes et qui n’ont sûrement pas données leur accord. Oui, nous torturons en quelques sortes ces êtres étant donné les pics de douleur nerveuse que je vois sur mes appareils. Oui, nous sommes en train de jouer au savant fou avec le génétisme d’êtres différents qui le deviennent encore plus grâce à nous. Oui, je fais en sorte que mon patient John Doe aille au maximum de ses capacités et de ses talents particuliers, même si pour ça je passe des heures sur son cas à modifier son métabolisme et à le faire souffrir plus que tout.

Oui. Mes collègues et moi faisons tout ceci. Et vous savez quoi ? J’en suis fier.
J’en suis fier, vraiment. Grâce à mes recherches et à celles de mes collègues, nous faisons avancer la Science et l’Humanité. Même si nous faisons souffrir quelques personnes, est-ce que le bien du grand nombre n’est-il pas plus important ? Bien sûr, beaucoup de penseurs iront contre mon avis. Mais je m’en fiche. Ils ne sont pas scientifiques. Ils ne savent pas ce que c’est que de pouvoir suivre une expérience jusqu’à la fin, et de pouvoir aussi voir des résultats probants dépasser nos attentes. Non. Ils ne savent pas. Et c’est bien ça qui montre que moi, j’ai raison, et que eux, ils ont tort.

Mais passons.
Je ne veux pas écrire sur ça. Ça m’énerve trop.
Aujourd’hui, j’écris, et c’est pour parler de mon projet et de mes envies actuelles, après treize jours sans être venu vraiment dans ma chambre. Mais aujourd’hui, j’y suis. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais on nous a « permit » de stopper plus tôt le travail, auparavant. Je n’ai pas compris pourquoi nous devions quitter nos expériences, ni pourquoi mes collègues semblaient heureux de rejoindre leurs familles.
C’est fou, quand même. Nous sommes à l’aube de faire des découvertes plus importantes que celles d’Einstein, et pourtant on nous arrête dans notre élan…et les autres en sont heureux. C’est étrange. Vraiment étrange. Et je n’aime pas ça. Je n’aime vraiment pas être interdit de faire ce que je veux…je veux travailler et avancer, pas rester entre ces quatre murs !

Mais je ne tiens plus, maintenant. Je n’arrive pas à rester calme dans cette pièce qui ne me plaît pas. Je dois faire quelque chose. Je dois continuer mon expérience. Je dois continuer à suivre John Doe, et à faire en sorte que ses capacités augmentent. J’ai découvert quelque chose de très étonnant dans son ADN : apparemment, celui-ci pourrait être changeant. Je lui prends du sang chaque jour, et là j’ai découvert que son code génétique était différent de celui de mes premières prises…Oh, pas trop différent non plus, mais assez pour ne pas provenir de la même personne, du moins normalement.

Je ne sais pas ce que ça veut dire. Mais je veux le savoir. Et je dois le savoir. Cette question me ronge, elle me dévore les entrailles alors que je ne pense qu’à ça. Je dois y aller. Je dois aller continuer mes expériences, malgré le refus de mes employeurs. Oui. Je dois y aller. Je dois vraiment y aller.

Et j’y vais. Alors, au revoir cher journal. J’espère avoir découvert la clef de John Doe et de son ADN la prochaine fois que je reviendrais te voir…si je reviens, évidemment.







Il a peur.
Vraiment très peur.
Les bras croisés dans sa tour d’ivoire, il attend. Et il déteste attendre, surtout quand l’objet de son attente est l’information qui va transformer sa vie paisible ses six derniers mois en enfer sur Terre. Enfin…enfer pour les autres, évidemment. Même si il a peur et si il est impatient, il sait qu’il va réussir et vaincre. Il ne peut en être autrement, en fait. Il est destiné à la victoire, tout simplement.

Ça fait six mois qu’il est ici. Depuis qu’il a réussit à s’échapper de ses geôliers, il a rejoint des alliés qui l’ont informé sur tout ce que ses patrons ont fais…tout ce qu’ils ont osé faire, en fait. Dès qu’il sut tout ça, il fut évident alors pour lui qu’il devait combattre ceux qui avaient fais tout ce mal, et qu’il devait tout faire pour les stopper. Absolument tout faire, même si ça voulait dire aussi trahir l’être qu’il avait été jusque là…malheureusement, d’ailleurs.

Six mois, donc.
Six mois depuis qu’il a apprit les massacres, les expérimentations génétiques et tout ce qui a été fait par ce « conseil secret » de l’ONU, c'est-à-dire cinq anciens espions du temps de la Guerre Froide qui ont su bien manœuvrer au bon moment pour se retrouver en quelques sortes à la tête de la planète. Ils contrôlent tout, ou presque. Et même si ça a été difficile pour eux, dernièrement, ils ont pu rebondir et retrouver leur podium.
Et maintenant, ces êtres qui ont fais tant de mal au peuple de la Terre et à certains spécifiquement…ils veulent utiliser leurs anciens cobayes pour être encore plus puissants. Pour éviter, à l’avenir, d’être pris à la gorge par des pays comme les Etats-Unis d’Amérique, qui les ont empêchés de mettre à l’œuvre leurs projets durant ces quelques mois écoulés. Mais ça va mieux, maintenant. Malheureusement, évidemment.

Oui. Ces monstres veulent sortir de leurs trous quelques êtres qui n’ont rien demandé à personne, et qui ne désirent que survivre dans un monde qui n’est pas fait pour eux. Mais il ne va pas laisser faire ça. Il n’en a plus envie.
Ça fait six mois qu’il attend ici, se cachant du reste du monde et regardant son remplaçant essayer de faire les mêmes horreurs que lui, auparavant. Mais ça va changer. Dans quelques instants, quelqu’un va rentrer dans cette pièce et lui dire que c’est repartit comme auparavant. Et il interviendra, alors. Il va sortir de sa cachette. Montrer à ses anciens patrons qu’il n’est pas mort. Montrer qu’il est encore là, et qu’il ne va pas laisser ces horreurs être faites.

Ça fait six mois qu’il se cache. Et il est temps maintenant que ses anciens employeurs apprennent que la mort se conjugue par son nom…Et que plus jamais, oh non plus jamais, ils ne devraient laisser leurs anciens employés dans la merde quand ils peuvent les en sortir…Ils ont tenté de le manipuler et de le faire travailler pour eux…Maintenant, ils vont comprendre leur erreur…
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Vieux 09/11/2006, 16h03
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Vieux 09/11/2006, 16h16
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je crois qu'on appelle ça l'inspiration
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Excusez mon humour de chiottes mais c'est parce que j'y mets tous les déchets de mes sentiments.
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Vieux 09/11/2006, 16h20
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Vieux 09/11/2006, 16h22
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Bah c'est un gros défi, pour moi, de faire en sorte que un des trucs que j'apprécie le moins dans mes travaux et que j'ai le moins bien réussi, et bien que ça devienne quelque chose de sympa'. Donc je m'y donne à fond, surtout que là maintenant j'ai plein de bonnes idées et je m'amuse beaucoup, ce qui est différent du début, un peu.
Donc voila, manque plus que les lecteurs maintenant...
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Vieux 09/11/2006, 16h31
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Posté par Ben Wawe
Donc voila, manque plus que les lecteurs maintenant...
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Vieux 09/11/2006, 16h41
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Un peu de tenue, voyons...
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Vieux 09/11/2006, 16h51
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On a la preuve de ce que peut donner une phrase hors contexte....
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Vieux 12/11/2006, 19h19
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Je sais, je suis fou.

Episode #7 : Rage.

« Je pensais pas revoir ta sale tronche d’Irlandaise finie à la Guiness. T’as couchée avec qui pour être là ?
- Moi aussi, je suis contente de te revoir, enfoiré d’Anglais. T’aurais pu profiter de tes vacances pour changer ta gueule d’ivrogne.
- T’as l’air en forme.
- Comme toujours, baby. »

Maggie O’Malley sourit en s’asseyant aux côtés de Seth Harrison.
Ses cheveux roux désormais coupés courts, portant un jeans bleu délavé avec un gros pull vert, elle semblait lasse et fatiguée. Ses yeux autrefois pétillants avaient encore perdus de leur éclat, même si l’Anglais avait déjà trouvé la première fois qu’il l’avait vue qu’ils avaient sûrement dus être encore plus beaux auparavant, quand elle n’avait pas vécue les choses qui l’avait conduit à suivre John Doe dans son premier projet, celui qui leur avait fait tant de mal, quelques mois auparavant.

« Tu sais quand il arrive ?
- Nan. »

Harrison, lui, n’avait finalement que peu changé par rapport à la première fois où il avait rencontré l’Irlandaise. Les cheveux rasés, vêtu d’un imperméable gris sombre assez classe, il fumait cigarette sur cigarette alors qu’il tenait d’oublier les horreurs qu’il avait vécues au Swaziland, même si il se doutait bien que ça serait extrêmement difficile. Mais il avait autre chose à faire et à penser, maintenant…Il devait se concentrer sur l’arrivée prochaine de leur patron et sur comment il se vengerait de lui et de ceux qui le menaient, même si Seth savait bien que ça ne serait pas pour tout de suite, et qu’il devait s’armer de patience, chose qu’il n’avait malheureusement que rarement eue par le passé…D’où sa situation actuelle, d’ailleurs…

« Je sais même pas si il va venir… »

L’Anglais écrasa sa cigarette dans le cendrier déjà plein d’une demi douzaine de ses petites sœurs, avant de sortir son paquet et d’en tirer une nouvelle. Il l’alluma assez rapidement avant de reprendre la parole, d’une voix lasse et fatiguée qui montrait bien qu’il n’était pas vraiment à son aise ici.

« Et je sais même pas si ‘Nando va venir… »

‘Nando.
Alias Fernando Nunoz, un de leurs collègues de la première équipe réunie par John Doe.
Espagnol, excellent tireur d’élite, il avait été si silencieux que les deux anglophones n’avaient jamais rien sus sur lui, alors qu’ils avaient réussir à réunir quelques informations sur eux-mêmes par quelques questions et recherches avec l’aide de leurs anciens collègues…même si c’était resté très pauvre, malheureusement pour leurs curiosités.

Mais pour Fernando, le mystère demeurait toujours : ils n’avaient jamais rien sus sur lui ou sa vie passée, et le fait qu’il ne soit pas encore là, ou pas du tout, à ce rendez-vous avec John Doe intensifiait encore plus le côté étrange de cet être qui ne se livrait pas et ne parlait pas. Tout ce qu’ils avaient pu savoir, c’était qu’il semblait être rongé par le chagrin ou le remords, mais de quoi ? Et pourquoi avait-il suivit Doe dans cette folie ?
Le mystère restait donc, et risquait de continuer encore longtemps vu la tournure que prenait la situation…

« Mouais…
Enfin, ça serait bien que Doe nous fasse venir la prochaine fois dans des endroits plus sympas…Parce que là, c’est quand même le trou du cul du monde, ou le coin qui s’y rapproche le plus… »

Maggie aussi venait de s’allumer une cigarette, et regardait autour d’eux d’un air las.
Perdus au milieu de l’Australie, dans l’Etat de South Australia, dans le grand désert central de cette île perdue au milieu du Pacifique, les deux agents étaient apparemment les seules âmes qui vivaient dans le village abandonné où ils devaient retrouver leur patron qui devait « tout leur dire ». Evidemment, connaissant Doe, ils se doutaient bien que « tout » ne serait qu’une infime partie de la vérité, mais ils allaient devoir s’en contenter…pour le moment, bien sûr…

« Hum…
J’ai déjà vu pire…
Ce bled a au moins de l’alcool et un toit pour se protéger du Soleil…C’est déjà pas mal… »

Cela faisait déjà deux jours que Seth était ici, dans ce village abandonné avec seulement trois maisons tombant en ruines. Etrangement, trois chambres avaient été mises en état avec même de l’eau courante, et les réserves en nourriture et surtout en alcool étaient conséquentes. Doe avait donc prévu de quoi les faire survivre quelques temps ici…mais combien, au final ? Même si Maggie venait d’arriver et que sa solitude était désormais moins difficilement à assumer, Harrison se demandait toujours ce qu’ils pouvaient bien faire ici, et pourquoi leur patron l’avait obligé à venir d’Afrique à ici dans un bateau pourri et malodorant…Sûrement une forme d’humour à ses dépends qu’il n’appréciait pas vraiment, général…

« T’étais où, alors, pendant ces six mois ? »

La jeune Irlandaise venait de se tourner vers son collègue et de lui poser cette question d’une voix claire et tranquille. Même si ils continuaient déjà et continueraient sûrement encore longtemps à se lancer des piques et à faire des joutes verbales violentes, les deux agents semblaient avoir instaurés une sorte de paix inconsciente : ils avaient énormément soufferts durant ces quelques mois après que Doe les ait abandonnés, et ils n’avaient pas du tout envie que ces horreurs recommencent.
Et le meilleur moyen pour éviter ce scénario catastrophe, c’était d’éviter de se tirer dans les pattes et d’essayer de travailler ensemble. Oui. Ca, les deux agents le savaient, mais même si ils étaient convaincus du bien fondé de cette idée, le pourcentage de réussite pour qu’un Anglais patriote et raciste et pour qu’une ancienne membre de l’IRA travaillent ensemble sans que cela ne vira au massacre était évidemment extrêmement faible…

« Hum… »

Seth n’avait évidemment pas envie de répondre.
Et d’ailleurs, que pouvait-il bien lui répondre ? « J’étais dans une prison secrète des services secrets Britanniques, où on me torturait et où je demandais chaque jour qu’on m’achève…surtout que j’y avais déjà été et que Doe m’en avait sortit, donc les gardiens ont rattrapé le temps perdu durant ces six mois…c’était cool »…ça ne passerait pas vraiment, surtout avec elle en face et son sens de la répartie…du moins, celui qu’elle avait eue les dernières fois où il l’avait vue.
En plus, si Harrison disait ça, il y avait un risque que Maggie le répète un jour ou l’autre, et donc il y a un danger, même infime, que ses anciens patrons apprennent qu’il était sortit de cette horreur…Et rien que l’idée de savoir que ceux qui l’avaient envoyés là-bas sachent qu’il en soit sortit et le reprennent pour le faire encore plus souffrir, et bien ça faisait totalement oublié à l’Anglais la possibilité de révéler à la jeune femme qui se trouvait à côté de lui, même si ça risquait de nuire à leur début de relation professionnelle…

« Pas grand-chose…
Il faisait chaud, mais j’étais au frais…mais c’était quand même pas un voyage de plaisance…Enfin…ça, tu t’en doutes, je pense…Je crois pas que tu aies été volontaire pour le groupe de Doe, y a six mois…Il t’a sûrement renvoyé dans ton trou, comme moi…On a réussit à s’en sortir…mieux vaudrait commencer à oublier…nan ? »

Il s’était tourné vers la jeune femme, continuant toujours de fumer alors qu’il essayait vraiment d’être le moins énervant et arrogant possible. Evidemment, c’était un exercice hautement difficile pour l’ancien agent secret Britannique, mais il n’avait strictement aucune envie de retourner dans l’enfer duquel il venait, et pour ça il était prêt à tout…enfin, presque tout : il n’irait pas faire ami-ami avec un Français, quand même…

« Mmh…
Tu as raison…
Mieux vaut oublier ça…et aller de l’avant…si on peut… »

Maggie lui avait répondue d’une voix un peu faible, les yeux rêveurs. Seth ne savait pas ce qu’elle avait vécue, mais apparemment ça l’avait profondément touchée : moins cassante qu’auparavant, moins crue dans ses paroles, l’Irlandaise semblait s’être énormément calmée, comme si elle avait été matée durant les six mois où ils ne s’étaient vus…Harrison n’appréciait que peu ce genre de changements chez une des rares personnes qui avaient pu lui tenir la dragée haute quand il commençait à lancer des piques à tout va, il décida d’essayer de trouver ce qui avait changée chez O’Malley, même si il se doutait bien qu’elle ne lui dirait rien, et qu’il devrait utiliser les gros moyens pour arriver à ses fins…Mais il y arriverait…Il en était sûr…

« Bon, est-ce que tu veux… »

L’Anglais allait proposée à sa collègue un verre de bière, comme ce qu’il était de boire, lorsqu’il fut stoppé par l’apparition d’un petit point rouge sur le front de Maggie, vers laquelle il était tournée. Evidemment, la jeune femme n’avait rien remarquée, mais la pâleur apparue extrêmement rapidement sur le visage de Seth la rendit immédiatement soupçonneuse et un peu inquiète, surtout qu’elle savait qu’il n’était pas du genre à s’arrêter de parler pour rien…

« Qu’est-ce qu’il y a ?
Y a un problème ? Seth ? »

Harrison réussit à se reprendre (après tout, cela faisait des mois qu’il n’était plus sortit de son trou et ses réflexes étaient quelque peu émoussés, au début du moins), et leva violemment la table entre lui et l’Irlandaise. Un coup de feu partit alors, mais s’enfonça dans le bois du meuble tandis que l’Anglais se jetait au sol et que Maggie le suivait, commençant à crier, leurs verres s’explosant contre le sol tout autour d’eux.

« Putain de bordel de merde !
Doe a même pas sécurisé le périmètre, ou quoi ? Enfoiré d’Américain bon à rien ! »

Malgré la situation et les tirs qui commençaient à se planter un peu partout dans la maison abandonnée dans laquelle Seth avait prit ses aises depuis deux jours, celui-ci sourit en se rendant compte que malgré ce qu’elle semblait avoir vécue, Maggie n’avait pas changée, et qu’elle risquait d’être encore très dangereuse dans ce genre de problèmes qu’ils avaient souvent à affronter dans leurs existences.

« Sur la gauche ! »

O’Malley venait de prévenir l’Anglais qu’un autre tireur venait de faire son apparition, et Harrison réussit à éviter une balle grâce à cette indication. Un petit signe de tête lui suffit à remercier la jeune femme, alors qu’il faisait une roulade avant en sortant en même temps une petite arme à feu qu’il avait cachée dans une petite poche fixée à son mollet.
Il se releva immédiatement après cela, et commença à tirer quelques balles dans la direction d’où étaient venues les premières balles qui les avaient surpris dans leur apathie australienne.

« Bordel, mais c’est quoi ça ?!
- Tais-toi et tires ! »

L’Irlandaise avait aussi une arme à la main, et avait suivie son collègue en tirant un peu partout dans la pièce. Des copeaux de bois volaient un peu partout dans cette maison abandonnée, et les deux agents ne savaient pas où ils tiraient et surtout où ils devaient tirer. Le chaos était total, et Seth et Maggie se rendirent vite compte que si ils continuaient ainsi, à tenter de toucher des ombres et des fantômes alors qu’ils faisaient une cible parfaite au centre de cette pièce bientôt réduite à néant.

« A terre ! »

Harrison sauta sur le sol en emmenant O’Malley avec lui, utilisant son pied pour faire tomber une nouvelle table devant eux pour se protéger. Bien sûr, il savait que cette légère protection ne durerait pas sous les balles apparemment instoppables et inarrêtables de leurs adversaires, mais au moins, ils pourraient souffler pendant quelques secondes et prévoir une stratégie pour gagner…ou ne pas mourir. Ce qui n’était pas toujours la même chose, d’ailleurs…

« On peut pas continuer comme ça !
- Bravo, Einstein ! T’as d’autres idées comme ça ?! »

L’Anglais lança un regard noir vers sa jeune collègue alors qu’il rechargeait son arme avec son seul et dernier chargeur. Les copeaux de bois volaient de la table et d’énormes trous apparaissaient déjà, alors que Seth reprenait la parole d’une voix plus dure et déterminée qu’auparavant pour bien faire comprendre à Maggie qu’il n’appréciait pas vraiment son ton, même si au fond il était assez heureux de voir que l’Irlandaise n’avait strictement rien perdue de sa verve, même si il en avait quelque peu douté lorsqu’elle était arrivée ici, quelques minutes plus tôt.

« Va sur la droite, je vais sur la gauche. On fait un tir croisé : ils n’ont l’airs que deux à nous tirer dessus, ça devrait aller, je pense.
- Un tir croisé ?!
- Ouais. Tu tires pas en face de toi, tu tires sur celui qui semble le moins facile à être touché…bref, le type qui se croira à l’abri de toi.
- Mais c’est impossible !
- Ouais. Et ils le savent aussi. C’est pour ça qu’il faut qu’on fasse ça. »

Harrison lui fit un petit clin d’œil, avant de se mettre à gauche de la table, alors que O’Malley se mettait de l’autre côté. Quelques secondes leur suffirent à voir, ou plutôt à deviner, les silhouettes de leurs adversaires là où ils pensaient qu’ils étaient, et alors que leurs ennemis utilisaient ce temps pour changer de place leurs armes…c’était déjà trop tard.
Les deux collègues appuyèrent alors hâtivement sur leurs gâchettes, et leurs ballent filèrent extrêmement rapidement vers leurs cibles. Deux cris de douleur et de rage s’échappèrent alors de gorges blessées, mais Seth et Maggie ne s’arrêtèrent pas : ils vidèrent leurs chargeurs jusqu’à la dernière balle, conscients qu’ils en faisaient vraiment trop, mais ne voulant pas prendre le moindre risque, étant donné qu’ils ne savaient pas du tout où était leur patron et qui pouvaient bien être ces fous qui leur tiraient dessus sans le moindre préavis et sans le moindre avertissement…

« Stop ! »

Une voix bien connue de la part des deux agents se fit alors entendre, tandis que leurs balles continuaient de filer vers l’endroit où devaient être leurs adversaires.
Ils s’arrêtèrent immédiatement quand ils comprirent que celui qui venait de crier ce simple mot était John Doe, leur chef, ce qui voulait dire qu’il venait d’arriver ou qu’il était là depuis longtemps…et ça voulait donc sûrement dire que cet enfoiré avait prévu tout ça et que c’était certainement de sa faute, ce qui allait encore mettre à mal les nerfs et la capacité des deux anglophones à se calmer et à ne pas massacrer sur place ce type qu’ils n’appréciaient déjà pas, et qui risquait de devenir leur pire ennemi si ils avaient raison…et ils avaient sûrement raisons, connaissant leur patron, malheureusement…

« Doe… »

Seth se releva rapidement, et vit John, habillé comme d’habitude d’une veste et d’un pantalon noir, et d’une chemise blanche, ses éternelles lunettes sombres sur le visage. Un petit sourire sur le visage, il avait les bras croisés alors qu’il se trouvait à l’entrée de la maison détruite en quelques instants par les balles qui avaient volées durant les dernières secondes dans ce combat terminé maintenant. L’Anglais serrait donc fortement les poings alors qu’il avait lâché son arme, se demandant si son patron était bien l’enflure qu’il croyait être…et se demandant ce qu’il ferait si cet enfoiré était bien celui qu’il semblait être…

« Maggie, Seth.
Heureux de vous revoir.
Surtout que vous semblez en forme…et j’en suis très heureux. »

Doe souriait grandement, visiblement ravi de la démonstration que ses agents venaient de lui offrir, même si la rage se lisait clairement dans leurs yeux à ce moment-là.

« Doe…N’ose pas me dire que t’es responsable de tout ça…
- Mais bien sûr que si. »

L’homme en noir continuait de sourire calmement tandis que l’Anglais et l’Irlandaise étaient prêts à se jeter sur lui, vu l’énorme colère qui semblait prendre le contrôle de leurs corps et de leurs cœurs.

« Il me fallait voir si vous étiez encore au top.
Il me fallait voir si vous valiez la peine que je vous sorte de vos prisons.
Et il me fallait voir si j’avais vraiment besoin de vous, et si je ne devais pas trouver d’autres personnes pour l’opération que je vais bientôt mettre sur pied et qui représente pour vous, maintenant, votre seule possibilité de vous en sortir réellement. »

Harrison et O’Malley serraient fortement leurs poings, conscients qu’ils ne devaient surtout pas s’énerver et lâcher leurs rages contre leur patron, étant donné que lui seul pouvait empêcher leurs retours dans les horribles endroits desquels ils venaient à peine de sortir…Alors même si c’était extrêmement dur, même si ils avaient énormément de mal à se calmer, les deux collègues ne disaient rien, essayant d’intérioriser tout cela…Oui…Ils essayaient, surtout…

« Et j’en suis ravi. Vraiment.
Je sais maintenant que vous êtes au top, même si vous avez été un peu rouillé au départ. Donc je pense qu’il est temps, désormais, que je vous dise tout ce dont vous avez besoin de savoir…Et surtout, il est temps que vous sachiez pourquoi j’ai terriblement besoin de vous… »

John Doe se tourna alors, commençant à marcher vers une des autres maisons de la bourgade abandonnée, rapidement suivi par ses deux agents, qui avaient décidés de prendre sur eux malgré leurs forts caractères et leurs envies de régler son compte à leur patron…
Mais après tout, comme ils l’avaient déjà pensés, c’était le seul qui pouvait encore les sauver de ce qu’ils avaient vécus et de ce qu’ils risquaient encore de vivre…donc ils pouvaient bien supporter ce genre d’attitudes…Mais pendant quelques temps, seulement…pas plus…surtout pas plus…






12 janvier 1983.


Journal du Docteur Keller.


Cinquante huitième jour d’expérimentation.

La situation est difficile.
Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens de moins en moins en phase avec les envies de ceux qui nous financent. Même si je ne devrais pas en parler, même si je ne devrais pas savoir ce que je suis en train d’écrire…je le sais. J’en suis informé. Et je risque ma vie à écrire ça…Mon dieu, oui…Je risque ma vie à l’écrire…Voila à quelles extrémités nous sommes arrivés, maintenant…

Il se passe quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais il se passe quelque chose. Depuis deux jours maintenant, un nouveau chercheur est ici. Il vient, il observe, il ne dit rien. Il s’appelle Wagner. John Wagner. Je ne sais pas qui c’est, je ne sais pas d’où il vient, mais il me fait peur. Vraiment peur.
Oh, je n’ai pas peur pour ma vie…je sais qu’ils n’oseront rien me faire. Après tout, je ne suis qu’un simple chercheur…et c’est le Gouvernement, après tout ! Même si ils nous ont délocalisé ici, le Gouvernement n’oserait jamais faire ce genre de choses…du moins, je l’espère.

Donc non, je n’ai pas peur pour ma vie. J’ai peur pour mes recherches.
Ce Wagner…je ne le sens pas. Je ne le sens vraiment pas. Il vient, il me regarde, m’observe…et pose des questions. Il pose énormément, énormément de questions. Et surtout…surtout, il s’intéresse à John Doe. Il s’intéresse beaucoup trop à mon patient favori, et ça, je ne peux le supporter. Je ne peux le permettre, en fait.

John Doe est MON patient. C’est celui que j’observe le plus, c’est celui qui va m…nous donner le plus de résultats, au final. Et ce Wagner…ce Wagner s’y intéresse beaucoup trop. Comme si il voulait l’utiliser, bientôt. Comme si il voulait bientôt prendre ma place alors que j’ai réussis à décoder une demi douzaine de codes génétiques différents chez John Doe quand je le fais souffrir assez…c’est fantastique ! Merveilleux, même !
Te rends-tu compte, cher journal ? Cet homme, ce John Doe, dès que je le fais souffrir longuement et violemment…son code génétique change ! Il se transforme, se recompose ! Je n’ai jamais vu ça ! Jamais ! C’est fantastique !

Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais il faut que je le découvre. Il faut que je sache comment cet être peut faire ça…et il faut que j’y arrive. Mais Wagner…Wagner peut peut-être m’en empêcher. Il le veut, sûrement. Mais je ne vais pas le laisser faire. Oh non. Je ne vais pas le laisser faire…Je vais intervenir…Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais je vais le faire…Et je vais le faire le plus vite possible…Mes recherches sont trop importantes pour les laisser être menacées par un imbécile…Oui…Beaucoup trop importantes…
__________________
Elijah Snow : "It’s a strange world."
Jakita Wagner : "Let’s keep it that way."

Warren Ellis.
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