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  #18106  
Vieux 11/11/2017, 13h54
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Il y a 28 ans (putain!), pendant une longue semi-boulimie étudiante de films variés, j'avais vu une première oeuvre assez belle et poétique qui s'appelait Mon XXème siècle.




Et là, je viens d'admirer le... 6ème (!) long métrage de la réalisatrice, dont je ne saurais écorcher le nom sans Googliser, car le hongrois n'est pas une langue indo-européenne, et cela s'entend durant tout le film.

A Testről és Lélekről (je vous épargne le titre français qui fait fuir!) est toujours aussi poétique, mais absolument pas pour les enfants : le sang y coule abondamment, que ce soit cliniquement ou bouchèrement (^^) , car l' "action" se passe en grande partie dans un abattoir (les vegans vont adorer !)

Superbe, étonnant, avec même 2 ou 3 gags, et, gros bon...us pour nous, un personnage secondaire de psychologue d'entreprise qui vous fera immanquablement penser à Jean Grey, gaahh.

8.5/10



.
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  #18107  
Vieux 17/11/2017, 12h24
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A part ça, quelqu'un a vu A beautiful day ?
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  #18108  
Vieux 25/11/2017, 13h23
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Au revoir La haut d'Albert Dupontel.

Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques. Il faut dire que j'ai terminé de lire le prix Goncourt 2013 il y a deux semaines. Dupontel s'occupe du scénario (avec l'approbation de Pierre Lemaitre surement trop content de voir son livre adapté) et vide le livre de sa substance. Pratiquement tous les choix faits, les coupes réalisées, les adaptations sont malheureuses. Point de réflexions sur les conditions de vie après guerre, sur le devenir des poilus. Dupontel s'est en plus assagi, un comble du coup ce qui était grinçant dans le roman passe à la trappe ou est édulcoré. La bande annonce est trompeuse car elle promet du flamboyant mais à travers elle on a déjà tout vu. Il aurait fallu le traiter comme une fresque douce amer pas comme une accumulation de séquence. Dupontel n'arrive pas à faire vivre ses personnages, certain ne servant presque à rien (la soeur par exemple). Casting trop imposant ? Il faut dire que le réalisateur s'est gardé une place de choix en incarnant le rôle principal du coup je trouve qu'il tire le plus souvent la couverture à lui. Manque d'humilité ?

Lisez le roman. Même la bd est meilleur.

Très très déçu. Je ne comprends toujours pas l'enthousiasme.
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Dernière modification par arrowsmith ; 25/11/2017 à 14h09.
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  #18109  
Vieux 25/11/2017, 13h39
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Un film certes assez moyen, qui rappelle d'ailleurs un poil trop Un long dimanche... dans beaucoup d'éléments du scénario (la haute bourgeoisie en plus, quoi)... bon, ça aurait pu être bien pire, cela dit.

Allez voir A beautiful day.
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  #18110  
Vieux 25/11/2017, 14h10
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Joaquin Phoenix mérite son prix d'interprétation ?
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  #18111  
Vieux 26/11/2017, 13h57
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Je ne sais pas, car je ne "ressens" que rarement les qualités de jeu... (no joke!)
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  #18112  
Vieux 02/12/2017, 21h23
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A Testről és Lélekről (je vous épargne le titre français qui fait fuir!)
Effectivement, il peut faire peur. C' est dommage, c' est un des meilleurs films de l' année.
Titre français = Corps et âme, titre international de projection en festival (Ours d' Or) = On body and soul.
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  #18113  
Vieux 02/12/2017, 21h25
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Joaquin Phoenix mérite son prix d'interprétation ?
Oui.
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  #18114  
Vieux 04/12/2017, 15h36
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Bien d'accord concernant Au revoir là haut, je suis aussi très dubitatif de toutes ces critiques.

Et d'accord aussi sur A Beautiful Day. Qu'on aime ou pas le film (moi j'ai adoré) c'est une expérience de ciné, un film très sensorielle, et un sens de la mise en scène et du découpage quasi chirurgical. Peut être justement un chouilla trop formelle par moment.
Et Phoenix est énorme, mais bon ça c'est pas nouveau

Dans les autres sorties récentes :
Le musée des merveilles, lui non plus je ne comprends pas les critiques, je me suis méchamment ennuyé, y'a des idées mais la mise en oeuvre me parait bien râté.
La Lune de Jupiter vaut le coup d'oeil, un migrant se retrouve avec le pouvoir de voler. On reste cependant très loin de tout super héros.
Battle of the sexes : j'avais beaucoup aimé Little Miss Sunshine, là en dehors du côté "histoire vraie" et de la perf de Steve Carell je lui trouve peut d'intérêt.
Coco, un excellent Pixar, magnifique, émouvant. On voit un peu trop arrivé les choses par contre.

Et hier deux films cultes au Max Linder :
La Porte du Paradis, superbe fresque historique de Michael Cimino. Je ne l'avais jamais vu, jolie claque, 3h40 qui passent toutes seules.
Heat, un, si ce n'est LE, classique de Michael Mann que je n'avais jamais vu sur grand écran. L'intensité y est décuplé, c'était top.
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  #18115  
Vieux 07/12/2017, 19h11
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Coco semble se placer dans les 3 meilleurs Pixar...
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- Oh, là mon pote je t'arrête, tu déconnes. Être complétiste et aimer les variantes, ça fait deux.
- Qui a dit le contraire ! Je te dis que c'est du même ordre !
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  #18116  
Vieux 28/12/2017, 14h43
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La vaaache.

Mary and Max, c'est pas du Aardman.

(ça va sûrement repasser sur une des autres chainesTNT-qui-s'échangent-sans-cesse-des-films... )
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  #18117  
Vieux 30/12/2017, 11h42
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Vu hier le dernier bon film de l'année, à savoir



Un vrai bon; fluide, artistique mais pas trop, et franchement difficile à supporter si vous êtes assez peu modernes (pouah).
La meilleure preuve que le libéral-libertarisme américain détruit à peu près tout (ce qui est son essence, et pas un accident. Lisez Michéa. Et pas les hallucinantes critiques de Télérama - on dirait un cauchemar de Doop. ^^ )

Et un des meilleurs rôles de Willem Dafoe.
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  #18118  
Vieux 01/01/2018, 16h49
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C. et M. vivent ensemble dans un pavillon d'une banlieue éloignée de tout. C. est musicien et travaille à la maison, tandis que M. a un emploi à l'extérieur (sans qu'on sache de quoi il s'agit). Ils s'aiment malgré de petites crises.


C. (Casey Affleck)

Leur principal différend concerne la maison elle-même que M. n'aime pas et dont elle essaie, jusqu'à présent en vain, de convaincre C. de la vendre pour s'installer ailleurs. Il lui répond qu'elle l'inspire parce qu'ils y ont fait leur vie ensemble mais aussi qu'il se sent incapable de prendre une telle décision dans l'immédiat.


M. et C. (Rooney Mara et Casey Affleck)

Une nuit, un bruit réveille le couple qui inspecte rapidement les pièces de la maison sans rien remarquer de suspect et vont se recoucher. Le lendemain, C. meurt devant chez lui en étant percuté en voiture par un autre automobiliste. M. va identifier son corps à la morgue puis se retire, écrasée de chagrin. Peu après, le corps de C. se redresse sous le drap mortuaire et erre dans l'hôpital sans que personne ne le remarque. Un portail lumineux s'ouvre dans un mur mais il refuse de s'y engager et rentre chez lui.


Dans la maison, le fantôme de C. assiste à la détresse de M., puis un soir elle est raccompagnée jusqu'au seuil par un autre homme avec qui elle échange un baiser. Elle prépare ses cartons et son déménagement, effectuant de petites réparations avant l'état des lieux - à cette occasion, elle glisse dans la fente d'un mur porteur un petit bout de papier sur lequel elle a écrit un message (dont nous ne connaîtrons jamais la teneur) puis rebouche le trou avec de la peinture.


Le fantôme et M.

Le fantôme de C. essaie, sans succès, de récupérer ce message tandis qu'une mère célibataire mexicaine s'installe avec ses deux enfants. Il les effraie pour les faire fuir. Bientôt, victime de sa réputation de maison hantée, le pavillon est démoli. On édifie à sa place un immeuble abritant des bureaux où le fantôme de C. erre, invisible au milieu des occupants. Il finit par se suicider en se jetant du toit.


Ce faisant, il a remonté le temps jusqu'à l'époque où une famille de pionniers du far-west a voulu s'établir sur ce terrain, avant d'être tuée par des indiens. Le temps défile et le fantôme de C. assiste à la répétition de son histoire quand lui et M. se sont installés, que leur couple a affronté ses crises conjugales, puis que M. est devenue veuve. De nouveaux locataires squattent le pavillon un temps ensuite avant qu'il ne soit laissé à l'abandon. Le fantôme parvient enfin à récupérer le papier glissé dans le mur par M. et après l'avoir lu, il perd toute substance, quittant enfin notre monde.


Si j'étais critique aux "Cahiers du Cinéma" ou aux "Inrocks", voire à "Télérama", je dirais volontiers que A Ghost Story est un "geste de cinéma".

Sarcasme à part, s'il faut accepter la radicalité du projet, on est alors profondément touché par cette "histoire de fantôme" dont le fond et la forme en font un film complètement unique. David Lowery l'a tourné avec un budget minuscule en convainquant les acteurs de son précédent long métrage (Les Amants du Texas, 2013) de s'y investir sur la foi d'un script lui-même esquissé.

En vérité, il n'est pas ou moins question ici de fantôme ou de deuil que du temps qui passe - ce temps qui forge un couple mais aussi l'use, creuse l'incommunicabilité entre les amants, donne de la perspective à la perte de l'être cher, de la substance à l'attente du retour. Lowery ose même dans le dernier tiers du film remonter le temps lorsque son fantôme, n'en pouvant plus d'être seul, invisible, se suicide en espérant rejoindre un ailleurs où il n'a pas voulu aller au début de l'histoire : le voilà propulsé au XIXème siècle, toujours au même endroit, mais assistant à l'arrivée d'une famille de pionniers, bientôt tuée par des indiens. Puis, immortel, il assiste au passage des ans jusqu'à une séquence vertigineuse où il revoit son arrivée avec sa compagne dans leur maison, leur vie conjugale, leurs différends, et même à la répétition de sa mort puis au départ de sa bien-aimée.

On pourrait évoquer un tour de force narratif si ce n'est que le film ne joue jamais la carte de la démonstration - il la fuit même absolument. Les 3/4 de l'histoire se déroulent dans le silence le plus total, et les rares sont qui subsistent sont ceux de la discrète bande originale ou des sons naturels. Cette rareté des dialogues fait place à des échanges de regards, des gestes délicats (quelquefois violents aussi, comme lorsque le fantôme effraie la famille mexicaine).

Lowery sollicite nos sens plutôt que notre intellect mais en invoquant un fantastique naïf (le fantôme est représenté de manière très simple : un drame avec deux trous au niveau des yeux) et troublant malgré tout (plusieurs scènes s'étirent pour nous faire ressentir le manque, le chagrin, la solitude, cette pesanteur terrible, écrasante qui nous écrase quand on a perdu quelqu'un de cher).

Ce minimalisme s'étend à la mise en scène - l'image est en 4/3, donc carrée - et le jeu des comédiens - Casey Affleck est, comme d'habitude, époustouflant de sobriété mélancolique, et Rooney Mara est bouleversante sans verser une larme. Le peu de moyens de la production sert l'épure du traitement en infusant une âme à ce sujet.

Si l'ironie est donc facile pour parler de A Ghost Story, il est indéniable que ce film vous hante durablement.
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  #18119  
Vieux 04/01/2018, 17h06
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Remarqué par leur premier film (Little Miss Sunshine en 2006), le tandem Valerie Faris-Jonathan Dayton était attendu au tournant avec ce biopic sur un des matchs de tennis les plus médiatisés de l'Histoire de ce sport, baptisé avec grandiloquence Battle of the Sexes, qui opposa en 1973 la championne Billie Jean King à l'ancienne gloire Bobby Riggs. Mais les cinéastes ont su habilement éviter les écueils du genre en en livrant un récit sensible qui fait aussi, de manière troublante, écho à l'actualité récente...


Gladys Heldman et Billie Jean King (Sarah Silverman et Emma Stone)

1972. Billie Jean King, 29 ans, termine la saison en remportant trois tournois du Grand Chelem, accédant à la première place du tennis féminin. Mais lorsqu'elle apprend par un communiqué de presse émis par le journaliste et commentateur sportif Jack Kramer que la Fédération américaine versera au prochain champion masculin dix fois la somme promise à une joueuse, elle se rebelle et décide d'entraîner ses consoeurs dans une tournée dont sa manager Gladys Heldman organisera les parties, sponsorisées par un fabricant de cigarettes.


Marilyn Barnett et Billie Jean King (Andrea Riseborough et Emma Stone)

1973. Ce mouvement attire l'attention de Bobby Riggs, 55 ans, retiré des courts, et réveille en lui à la fois son machisme naturel et son addiction au jeu. Convaincu comme la majorité des mâles de sa supériorité, il défie Billie Jean King de disputer un match contre lui pour prouver qu'il est resté meilleur qu'une femme. Mais elle refuse, ne voulant pas flatter l'ego hypertrophié de ce phallocrate, et par ailleurs trop troublée par sa rencontre avec une coiffeuse, Marilyn Barnett, avec laquelle elle entame une liaison.


Marilyn Barnett et Larry King (Andrea Riseborough et Austin Stowell)

Larry, le mari et entraîneur de Billie Jean, la rejoint la veille d'un match contre Margaret Court et devine rapidement l'infidélité de son épouse. Il constate également que cette passion impacte ses performances quand elle s'incline contre Margaret Court qui, comble du comble, annonce qu'elle a accepté le challenge de Riggs.


Margaret Court et Bobby Riggs (Jessica McNamee et Steve Carell)

Furieuse, Billie Jean regarde à la télé la défaite de Court et les fanfaronnades de Riggs qui ne compte pas en rester là et propose à la prochaine joueuse intéressée un match avec une récompense de 100 000 $. Parce que, comme elle l'a avoué à Marilyn, enfant elle a subi l'humiliation d'un prof de sport et compensé cela en voulant devenir la meilleure et faire bouger les choses, Billie Jean comprend qu'elle doit aller une nouvelle fois au bout d'elle-même et, par l'entremise de Larry, accepte de défier Riggs, mais en y mettant les formes et des conditions.


(à gauche Jack Kramer (Bill Pullman)

Riggs, avec arrogance, refuse de s'entraîner, convaincu de l'emporter une nouvelle fois facilement. Mais Billie Jean subit la pression de l'événement et tombe malade : Larry est prêt à appeler Marilyn pour la soutenir. Elle se reprend et négocie les termes de la rencontre, écartant Jack Kramer que Riggs voulait comme commentateur - mais ce dernier a toujours dénigré les joueuses et Billie Jean en particulier. Le journaliste préfère se retirer que de compromettre le match.


Billie Jean s'astreint à un entraînement strict et arrive, remontée, à la conférence de presse d'avant-match qui s'est transformé en véritable cirque médiatique car NBC le retransmettra devant 90 millions de téléspectateurs. Marilyn débarque de son propre chef dans la loge de sa championne et la calme avant de rentrer sur le terrain.


Riggs et Billie Jean rivalisent de malice avant de s'affronter pour assurer le show devant les caméras. Puis le match peut enfin commencer. Riggs comprend vite que son adversaire est déterminée et en forme : Billie Jean remporte les deux premiers sets ! Dérouté, inquiet, Riggs profite d'une pause de cinq minutes durant laquelle il se fait masser au bras droit pour une crampe et pour casser le rythme de la partie. Subterfuge ou non, cela plonge Billie Jean dans le doute et voit revenir son adversaire au score.
Le final s'annonce palpitant et disputé : Qui remportera cette "bataille des sexes" ?

Bien qu'éminemment "cinégénique", le tennis a inspiré peu de films même si le 8 Novembre dernier, quelques semaines avant la sortie de Battle of the Sexes, Janus Metz proposait en salles sa recréation de la finale de Wimbledon 1980 dans Borg/McEnroe. Avant cela, j'avais vu La plus belle victoire de Richard Loncraine (avec Kirsten Dunst et Paul Bettany, 2004), mais où le jeu n'était que la toile de fond d'une comédie romantique et où les échanges raquettes en main devaient tout aux effets spéciaux.

Le long métrage de Faris et Dayton relate des faits aussi vieux que moi, une autre époque, une toute autre manière de pratiquer le tennis : pensez, les raquettes étaient encore en bois, et un bouffon idiot utile des féministes qu'il combattait, avec l'appui d'une fédération aussi arriérée que lui, défiait des joueuses pour justifier qu'elles soient moins bien payées pour leurs victoires. Mais est-ce si loin finalement ?

Nous sommes 45 ans après les faits décrits et encore aujourd'hui l'ATP offre bien plus d'argent aux champions qu'à leurs homologues féminines - dont les matchs font souvent pourtant de meilleurs scores d'audience ! Comme l'a expliquée, lors de la promotion du film, Billie Jean King, consultante durant le tournage, il ne s'agit pas tant de discuter l'avantage physique de ces messieurs sur les courts que de lutter encore contre l'inégalité salariale chez les sportives.

Plus troublant encore, l'histoire, édifiante mais racontée avec subtilité et générosité, renvoie au combat politique : ce guignol phallocrate contre cette battante affrontant d'abord ce qu'elle a impulsé ne fait-il pas penser au duel qui opposa Donald Trump, le distingué président qui déclarait "attraper les femmes par la chatte", à Hillary Clinton, dépassée en popularité par Barack Obama, le précédent locataire de la Maison-Blanche, et peu soutenue par le parti Démocrate ?

Dans le tourbillon qui a ébranlé Hollywood suite au scandale Wenstein et ses débordements (dérapages) médiatiques (quand on s'est mis à prendre les réseaux sociaux pour des canaux de délation plutôt que d'accompagner les victimes devant les tribunaux où seules ces affaires crapoteuses peuvent et doivent se régler), l'opposition de King et Riggs est plus que jamais d'actualité.

C'est ce réseau souterrain, sans doute insoupçonné par le scénariste Simon Beaufoy quand il rédigea son script, qui assure à ce récit sa force et lui confère une portée symbolique remarquable fraîche et euphorisante car, comme sa formidable héroïne (incarnée par la merveilleuse Emma Stone) et son adversaire pathétique (Steve Carell dans un numéro ingrat qu'il assume), ce qu'il défend n'est jamais exprimé agressivement.

Plus que la victoire, on en retient l'espèce de sidération fière qui se lit sur le visage de la gagnante quand elle comprend qu'elle a surtout remporté la partie sur elle-même. Vraiment, ça, ça fait du bien !
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  #18120  
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Encore un trésor que ce Coco de Disney et Pixar.
Epousant pleinement le pari audacieux de placer son histoire au Mexique, avec le thème du monde des morts, mais dans cette vision moins morbide et triste que peut avoir le monde occidental de cet aspect de la vie, le film est une merveille visuelle, d'une beauté totale et envoûtante ; il offre, surtout, un beau panel de personnages, avec surtout un scénario vraiment malin, dont les rebondissements m'ont réellement surpris au fil du film.
Hormis le fait qu'il n'y a finalement que peu de passages musicaux, ce qui est un peu gênant pour un film centré sur la musique, Coco est encore un film superbe, pour toute la famille, avec de nombreux niveaux de lecture ; il y a, évidemment, LE moment d'émotion terrible, habituel mais qui me cueille à chaque fois.

Encore une réussite, donc. Et un vrai plaisir à découvrir.
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