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  #18136  
Vieux 18/02/2018, 10h54
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Je l'avais vu au ciné en VF à l'époque, les accents "Michel Leeb" de la famille russe de Jupiter c'est collector .
Le film partait très mal déjà avec le casting des 2 acteurs principaux.
J'avais plutôt bien apprécié Cloud Atlas, qui se regardait malgré sa longueur, mais Jupiter c’est une catastrophe.
Il restera toujours le premier Matrix qui vieillit très bien je trouve.
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  #18137  
Vieux 18/02/2018, 11h05
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Bin ils ont bossé sur Sense8, une série netflix, annulée dès la 2eme saison.
Quelle dommage cette annulation. après si tu veux être complet, on peut signaler qu'il y a un épisode spécial qui vient cloturer Sense8 (déjà tourné, Paris s'en souvient).

A part Jupiter Ascending je suis très client de la production des Wachoswskis.
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  #18138  
Vieux 25/02/2018, 12h56
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Bon : I, Tonya est assez énorme. °°

Au barycentre de Fargo, South Park et Nelson Monfort.

Probablement le film le plus jouissif de cette année.... Si vous n'avez pas vécu une enfance comme ça, évidemment....
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  #18139  
Vieux 26/02/2018, 23h42
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Bon, ben THE SHAPE OF WATER est une grosse déception. L'actrice est très bonne, c'est très bien filmé, c'est joli, la créature est sympa mais l'histoire est vraiment très très niaise.
En gros, le film essaye de nous montrer qu'il veut jouer dans la cour des grands, en proposant quelques scènes un peu osées mais qui tombent totalement à plat dans la mesure où cela reste juste en superficialité et que cela ne va jamais très loin. Du coup, il n'y a rien et on s'ennuie ferme. En gros, on reste dans tous les poncifs des films "hype" du moment (la scène dansée) mais qui entre dans tous les clichés du genre (le traitement des noirs, la solitude, la différence) à coups de gros sabots.
Et Michael Shannon est insupportable dans un rôle unidimensionnel tout pourri.

Bref, NIAIS est le mot qui résume le plus ce film dont la moindre idée... tombe à l'eau.

Imaginez un remake de POSSESSION calibré pour un public disney.
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  #18140  
Vieux 27/02/2018, 20h02
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Je viens de le voir sur Netflix, et bon sang, ça confirme tout le mal que je pense des Wachoswskis. Heureusement que visuellement, c'est généreux et plutôt intéressant.
Rassurez-moi, ce Jupiter Ascending qui a fait perdre des millions et des millions à la Warner, il a enfin terminé la carrière de ses deux imposteurs de Wachowskis ? Ou alors tel Luc Besson, des fous vont encore leur donner des quantités monstrueuses de pognon pour qu'ils réalisent, et pire, écrivent, des mauvais films qui seront des fours au box-office ?
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  #18141  
Vieux 04/03/2018, 16h23
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Bon : I, Tonya est assez énorme. °°

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Probablement le film le plus jouissif de cette année.... Si vous n'avez pas vécu une enfance comme ça, évidemment....
Excellent film effectivement. Très très conseillé !
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  #18142  
Vieux 05/03/2018, 16h06
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Récompensé cette nuit par l'Oscar du meilleur scénario adapté décerné à James Ivory (qui devait initialement aussi réaliser le film), Call me by your name n'étonnera pas les familiers de l'oeuvre du cinéaste de Chambre avec vue. Après une pré-production qui a duré dix ans, c'est l'italien Luca Guadagnino qui, au départ engagé comme consultant pour les décors, s'est pourtant emparé de cette histoire tirée du roman d'André Aciman. Le résultat est superbe visuellement même si l'émotion tarde un peu à nous saisir...


Trop de citations peuvent, sinon tuer, en tout cas écraser un film et c'est sans doute là la limite de Call me by your name - ou du moins celle de son réalisateur, qui s'est longuement épanché en interviews sur ses références.

D'abord, après Amore (2009) et A bigger splash (remake de La Piscine, en 2015), ce long métrage clôt une trilogie sur le désir. Mais comme pour l'oeuvre de Jacques Deray, Luca Guadagnino s'empare de l'histoire d'un autre que devait mettre en scène encore un autre : il se l'approprie avec talent, mais on ne peut s'empêcher de considérer l'entreprise comme un projet altéré à force de passer de main en main.

Ensuite, donc, le cinéaste a vécu les étapes d'une production difficile, étalée sur dix ans : James Ivory acquiert les droits du roman d'André Aciman dès sa sortie en 2007 pour l'adapter dans la foulée. Mais des difficultés pour boucler le budget auront raison de la volonté du metteur en scène, bien que Guadagnino avait été sollicité pour trouver le décor naturel de l'histoire (alors que, dans le livre, rien n'était précisé à ce sujet - de même, le sujet se situait en 1988, le film a lieu en 1983).

Puis, après bien de péripéties et la progression de la côte de Guadagnino, c'est à lui que revient la tâche de réaliser le long métrage. Ses relations de travail avec Ivory sur le script ont été houleuses - le californien déplorera que son collaborateur renonce à filmer les acteurs masculins frontalement nus et à ne suggérer que les scènes d'amour homosexuelles.

Enfin, l'italien arrive avec, donc, des inspirations précises : il cite Bernardo Bertolucci pour la sensualité, Proust pour la chronique (bien qu'il se débarrassera de voix-off), Jean Renoir pour le naturel, Philippe Garrel en engageant sa fille Esther (un moyen de communiquer avec son confrère par personne interposée) et plus généralement le cinéma d'auteur français via Amira Casar. Tout ça fait beaucoup de monde...

Des réalisateurs qui veulent saluer leurs pairs, passés ou présents, cela ne les empêche certes pas de réussir leur coup à condition que les modèles qu'ils se choisissent ne soient pas trop écrasants. Woody Allen, par exemple, a souvent aspiré à faire à la manière de Fellini, Bergman, tout conservant son propre style, sa propre voix, car ils étaient assez forts pour ne pas se diluer. Guadagnino a plus de mal à s'affranchir de ses tuteurs, mais s'en sort avec élégance à défaut de singularité.

Formellement, en effet, Call me by your name est splendide, grâce à la photo radieuse de Samobhu Mukdeeprom : à l'image, on a droit à une Italie verdoyante, luxuriante, dont la campagne est un cadre idéal, idyllique, à la volupté des sens. Tout bourgeonne au diapason de la passion qui dévore le jeune Elio et l'apollon Oliver, qui figurent les pousses les plus mûres de cet été. La séduction complémentaire des deux acteurs principaux contribuent énormément à la sensibilité de l'histoire avec d'un côté Thimothée Chalamet, dans un rôle de tête à claques successivement agacé, intrigué et envoûté par le visiteur, et de l'autre Armie Hammer, dont la carrure athlétique (il mesure deux mètres) et le charme rétro en font un astre solaire tour à tour arrogant et troublé.

Le film se déploie sur un rythme languide, prenant son temps (131 minutes) sans ennuyer, mais sans véritable pic de tension. Tout est un peu trop égal et c'est là que pêche l'entreprise. Effectivement, par pudeur ou frilosité, la caméra de Guadagnino panote lorsque les amants s''étreignent, ou échoue tristement à saisir l'émotion qui prend à la gorge dans des moments cruciaux (la scène d'adieux est étrangement terne à force d'être trop dans la retenue). Avec un montage aussi fluide et une durée conséquente, on regrette aussi que des personnages secondaires soient sacrifiés (comme Marzia) ou n'aient au mieux qu'une grande scène (renversant Michael Stuhlbarg quand il se confie à son fils tout en lui intimant de ne rien regretter).

Il faut attendre la toute dernière scène, sur laquelle défile le générique, un plan-séquence fixe sur le visage d'Elio dont les larmes racontent autant la peine que le souvenir euphorisant d'un amour fulgurant pour mesurer la force émotionnelle de ce qui s'est joué. Avant cela c'est trop suggéré, à peine frôlé : étrange paradoxe qu'un film sur la passion qui en manque tant.

La musique, superbe, de Sufjan Stevens (en bonne compagnie aux côtés de Bach, Satie, Ravel, Sakamoto...) exprime bien mieux l'épiphanie d'Oliver et le trop plein d'amour d'Elio. Beau film, esthétiquement parlant donc, mais un peu timoré en soi.
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  #18143  
Vieux 11/03/2018, 08h15
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AAAaaaaaahhhhhh mais je ne savais pas à quel point Lady Bird est autobiographique...

Oui, alors là, forcément, cela change quelque peu la perspective... hum... disons un "très bon film sans plus" (si cela a du sens)...

Effectivement, que des très bons -jeunes- acteurs.
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  #18144  
Vieux 11/03/2018, 16h15
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AAAaaaaaahhhhhh mais je ne savais pas à quel point Lady Bird est autobiographique...

Oui, alors là, forcément, cela change quelque peu la perspective... hum... disons un "très bon film sans plus" (si cela a du sens)...

Effectivement, que des très bons -jeunes- acteurs.
Faussement Autobiographique en fait : Greta Gerwig insiste beaucoup là-dessus dans ses interviews. Certes, elle vient de Sacramento, a fait ses études dans une école catholique... Mais c'est à peu près tout. Elle a expliqué qu'elle n'était vraiment pas aussi rebelle que son héroïne et que New York n'était pas son El Dorado.
Lady Bird n'est pas l'Antoine Doinel de Greta Gerwig, mais plutôt la version fantasmée de l'adolescente qu'elle fut.

Bon, ça n'empêche pas que ça a été une énorme déception (injustice) que Gerwig ne gagne pas l'Oscar de la mise en scène au moins (j'aurai bien aimé voir Saoirse Ronan être récompensée, mais face au numéro de cabotine de Frances McDormand, c'était mort d'avance).
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  #18145  
Vieux 11/03/2018, 17h57
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Faussement Autobiographique en fait : Greta Gerwig insiste beaucoup là-dessus dans ses interviews. Certes, elle vient de Sacramento, a fait ses études dans une école catholique...
Oui, et sa mère s'appelle Christine, est infirmière; son père était programmateur... ça fait quand même Beaucoup.
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  #18146  
Vieux 12/03/2018, 16h54
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Oui, et sa mère s'appelle Christine, est infirmière; son père était programmateur... ça fait quand même Beaucoup.
Je ne dis pas qu'elle n'a pas disposé des indices personnels. Mais concernant son héroïne et ses aspirations, elle a répété que ce n'était pas elle. Au contraire même, elle était timide avec le garçons, n'était pas du genre effronté, etc.
Je crois que justement une part de la réussite de "Lady Bird" tient à ce subtil démarquage : tout paraît "inspiré de faits réels" mais c'est très romancé et précipité (au sens d'accéléré). Quand tu regardes le film, tout semble esquissé, survolé, la dernière année de Lady Bird passe à toute vitesse, il lui arrive plein de trucs. Ce n'est qu'à la fin qu'elle réalise qu'en fait elle n'en a pas profité et même qu'elle le regrette.
La démarche de Gerwig est similaire : elle sème des cailloux sans s'appesantir, mais à la fin le spectateur a le sentiment d'avoir vu une histoire vraie. Mais c'est tout l'art du bon cinéma, dans ce genre d'histoire : nous raconter une histoire, pas la vérité.
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  #18147  
Vieux 12/03/2018, 18h05
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J'ai l'impression que tout ton argument repose sur "elle a dit que ce n'est pas le cas."

Alors, je ne sais pas si je vais créer une grave brèche dans ta vision du Monde, mais il se trouve que les gens, même ceux que l'on aime (!), peuvent 1) dissimuler tout ou partiellement la vérité; 2) se tromper, s'abuser eux-même jusqu'à finir parfois par croire à leurs propres dénégations.

Bref, effectivement, tu as raison : ce n'est autobio qu'à 60-70%.
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  #18148  
Vieux 13/03/2018, 16h41
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J'ai l'impression que tout ton argument repose sur "elle a dit que ce n'est pas le cas."

Alors, je ne sais pas si je vais créer une grave brèche dans ta vision du Monde, mais il se trouve que les gens, même ceux que l'on aime (!), peuvent 1) dissimuler tout ou partiellement la vérité; 2) se tromper, s'abuser eux-même jusqu'à finir parfois par croire à leurs propres dénégations.

Bref, effectivement, tu as raison : ce n'est autobio qu'à 60-70%.
Citons l'intéressée directement (in "Télérama" n°3555 du 28/02/2018) :

(Cécile Mury écrit) : Le parcours de son héroïne et le sien [celui de Greta Gerwig] sont, donc, de fausses parallèles, même si Lady Bird fréquente, comme elle, un lycée religieux :

Greta Gerwig : - "J'ai grandi chez les universitaires unitariens, à la gauche du christianisme américain. Mais j'ai étudié chez les catholiques. Et je ne voulais pas réduire les prêtres à des caricatures rigides ou ridicules. Je voulais montrer leur sens de l'humour, leurs peines, leur humanité."

"Il y a d'autres histoires à raconter sur les personnages féminins, et notamment la relation mère-fille. La plus riche, la plus fervente, mais aussi la plus conflictuelle. J'ai eu envie de montrer deux fortes têtes, très semblables, comme les faces d'une même pièce, à l'orée d'une séparation difficile, mais nécessaire. L'une doit grandir, l'autre lâcher prise. A ce jeu, mes deux interprètes, Saoirse Ronan et Laurie Metcalf, étaient de force égale. Elles se rendaient coup pour coup. Aucun K.O. sur le ring !"

A partir d'un "noyau personnel" appartenant à la réalisatrice, l'héroïne a pris la tangente parce qu'on devine Greta Gerwig trop pudique pour décalquer sa vie à l'écran, mais surtout parce que le cinéma "est un art collectif". Elle aime que les personnages prennent leur indépendance, d'abord sur le papier, puis en s'incarnant avec les comédiens.

Greta Gerwig : - "(...) J'ai un désir double : contrôler les choses, mais aussi les laisser m'échapper. J'ai toujours écrit pour entendre d'autres gens dire mes mots. C'est un immense plaisir."

Avec Saoirse Ronan, ce "plaisir" a frôlé le miracle. Quand en 2015, la jeune comédienne (Brooklyn, Lovely Bones) lui lit son rôle, au cours d'une audition improvisée, la cinéaste sait qu'elle a trouvé son héroïne.

Greta Gerwig : - "J'ai rencontré Lady Bird, en chair et en os. J'ai eu l'impression qu'une troisième personne avait surgi dans la pièce. C'était extraordinaire, presque effrayant."

Tout passe par le casting. "Je ne pourrais pas jouer dans mes propres films. je n'ai pas assez de technique, il faut aussi pouvoir juger sa performance de l'extérieur, et j'en suis incapable."

Ces propos permettent, je pense, de bien mesurer la distance installée par Greta Gerwig entre elle et l'hisoire qu'elle raconte.
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  #18149  
Vieux 25/03/2018, 16h24
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Annihilation, réalisé par Alex Garland, que j'ai vu hier, est une claque magistrale pour tout amateur de cinéma fantastique (et de bon cinéma en général). C'est aussi que ce n'est pas si courant que l'auteur du roman (traduit en France sous le titre Le Rempart Sud), Jeff VanderMeer, dont est tiré ce long métrage affirme que ce dernier est supérieur à son propre manuscrit !


Le deuxième film (après Ex-Machina) d'Alex Garland devait initialement sortir en salles en France le 15 Mars dernier, mais cette date était communiquée sous réserve. En cause, un différend entre Paramount, le studio qui a produit Annihilation, et son scénariste-réalisateur, soutenu par son co-producteur Scott Rudin, qui refusait de remonter la fin de l'histoire, jugée "trop complexe". Netflix entre en scène et récupère le projet pour le diffuser en exclusivité. Plus d'exploitation en salles mais un chef d'oeuvre sauvé.

Car, oui, c'est un chef d'oeuvre, de ceux qui nourrissent des conversations passionnées, qui possèdent bien des interprétations possibles, grâce à une écriture ciselée dans l'adaptation d'un roman (faisant partie d'une trilogie) et d'une mise en scène inspirée, avec un casting investi. Annihilation n'est pas de ces films dont on sort facilement, qu'on oublie aisément : il vous hante, vous interroge, vous fait vivre une expérience aussi bien narrative que sensorielle.

L'intrigue synthétise pourtant des éléments familiers : une mission militaire secrète qui a mal tourné, l'apparition fantastique d'une zone mystérieuse et menaçante, une exploration potentiellement sans retour, des péripéties dans une environnement déréglé, une ambiance tendue, la décimation d'un groupe et un dénouement inattendu. Mais ce qui compte ici, ce sont moins ces éléments que la manière dont ils sont traités et dont le cinéaste les traduit (ou pas) pour perturber, désorienter, envoûter le (télé)spectateur.

Au début, on craint pourtant un peu que le sujet ne soit plombé par une couche mélodramatique avec son héroïne aux prises avec un deuil impossible : Lena n'a plus de nouvelles de son mari depuis un an, quand il est parti subitement en mission. Elle pense qu'il avait peut-être deviné sa liaison avec un collègue, enseignant comme elle, et estime qu'en l'ayant trompé, elle a perdu Kane. Puis son époux réapparaît, mais son comportement est aussi bizarre que son retour. Soudain tout s'accélère : ils sont enlevés et elle est informée d'une menace incroyable, que l'armée a de plus en plus de mal à garder confidentielle. Pour savoir comment Kane a réussi à sortir du "miroitement" et peut-être le sauver du mal qui le ronge depuis, elle s'engage dans une mission exploratrice sans garantie de résultat ni de retour.

Le film prend alors toute son envergure, encore que le terme est impropre car le cadre est finalement intimiste. Garland se garde de jouer la carte du grand spectacle, préférant suggérer, doser les rebondissements, rester évasif sur ce qui s'est passé. Annihilation se distingue aussi par le simple fait que ses héros sont des femmes, toutes fortement caractérisées, échappant à des rôles d'aventuriers féminisés pour l'occasion. Elles se révèlent progressivement, leurs secrets se dévoilent occasionnellement, parfois accidentellement, ou a posteriori (on apprend ainsi, lors du débrief de Lena, que Ventress était atteinte d'un cancer, ce qui explique son obsession à poursuivre la mission en se moquant d'en revenir). Ces femmes sont aussi des têtes bien faites : une anthropologue, une physicienne, une médecin, une psychologue, une biologiste, mais ce collectif de savantes n'étalent pas leurs connaissances et évitent d'alourdir le propos - leurs savoirs soulignent plutôt l'étrangeté de l'environnement dans lequel elles évoluent et nous renseignent juste assez pour nous accrocher.

Visuellement, Garland a conçu un cadre à la fois merveilleux et dégénéré : le "miroitement" a un aspect visqueux depuis l'extérieur mais avec les couleurs d'un arc-en-ciel - ce mélange à la fois dégoûtant et enchanteur donne le la à tout le reste du production design. La flore réserve des surprises extraordinaires, culminant avec la découverte du village envahi par la végétation et les plantes à forme humaine, une aberration superbe. La faune est plus inquiétante avec un alligator impressionnant et surtout un ours à la tête décharnée vraiment effrayant (la séquence où il resurgit pour tuer Anya et manque de faire de même avec Lena est saisissante, d'une intensité mémorable).

Pour que ce récit vive au-delà de ses extravagances, il fallait des interprètes de haut vol et Garland a réuni une bande d'actrices épatantes, dominée par la prestation fébrile de Natalie Portman qui compense la cérébralité distante de son personnage (aussi bien public que fictif). Dans ce registre physique inhabituel chez elle, elle est d'une crédibilité étonnante. Plus convenue, Jennifer Jason Leigh campe une psy borderline qui est éclipsée par la sobriété de sa partenaire. Tuva Novotny et Gina Rodriguez sont plus en retrait mais bénéficient de quelques scènes intenses. Quant à Tessa Thompson, elle est remarquable dans le personnage le plus lucide et fragile du lot. Enfin, Oscar Isaac (déjà présent dans Ex-Machina) est troublant à souhait.

Cette réflexion sur les thèmes du double, de la mutation, avec quelques accents subtilement écologiques, est passionnante et, si on peut comprendre la perplexité d'un grand studio sur la façon de distribuer un tel film, on sait gré à Netflix de nous permettre d'expérimenter cette oeuvre hypnotique.
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La série télé Men from U.N.C.L.E. a été créée en 1964 par Norman Felton, avec l'aide de Ian Fleming, le "père" de James Bond, qui imagina le personnage de Napoleon Solo comme l'équivalent américain de son agent 007 anglais. Cette production fut ensuite diffusée jusqu'en 1968, profitant du succès de Chapeau Melon et Bottes de Cuir et des films d'espionnage - elle passera en France en 1967 sur l'O.R.T.F. puis en 1988 (!) sur TF1 (où je la découvris).

Le film se présente comme une "prequel", un "antépisode", révélant dans quelles circonstances Napoleon Solo, l'agent américain de la CIA, et Illya Kuryakin, son homologue russe du KGB, ont commencé par unir leurs forces dans l'intérêt supérieur de la paix mondiale et à l'initiative des services secrets britanniques dans le cadre de l'U.N.C.L.E. (United Network Command for Law and Enforcement).

Il faut encore savoir qu'à l'origine le personnage de Kuryakin est devenu l'autre héros de la série grâce aux réactions positives des téléspectatrices de l'époque.

Guy Ritchie et ses scénaristes ont respecté le concept original de la série télé qui reposait sur un mélange d'espionnage, d'aventures exotiques, d'action, d'humour et de jolies filles. Les auteurs ont juste remanié le caractère et le physique de Kuryakin, moins énigmatique, calme et fluet que son incarnation par David McCallum pour l'interprétation plus sanguine et athlétique de Armie Hammer (impeccable en colosse bouillonnant mais méthodique). En revanche, même s'il est lui aussi plus baraqué que Robert Vaughn, Henry Cavill joue Solo avec le même flegme suave, sarcastique et charmeur, profitant au passage de la défection de Tom Cruise initialement approché pour le rôle. Leur duo fonctionne parfaitement et le spectateur s'amuse volontiers de la rivalité entre le "cowboy" et le "péril rouge", tels que l'un surnomme l'autre, en même temps qu'il apprécie de les voir exécuter eux-mêmes leurs cascades.


Le cinéaste s'est fait plaisir, mais il a su le communiquer en soignant le design de cette production, en reconstituant des années 60 fantasmées grâce à une équipe technique de premier ordre (des décors de Oliver Scholl aux costumes de Joanna Johnston, collaboratrice régulière de Spielberg - remarquez les lunettes de soleil assorties aux robes d'Alicia Vikander, épatante en mécano qui ne s'en laisse pas conter, les costumes trois-pièces sur mesure de Cavill, le look plus casual de Hammer, les toilettes d'une classe folle d'Elizabeth Debicki, géniale et sublime en méchante).

L'histoire repose sur une trame étonnamment simple pour un récit d'espionnage, préférant s'amuser des clichés des films de l'époque et du genre lui-même. Ici, la glamour l'emporte sur l'action (même si on a droit à de spectaculaires courses-poursuite - en voiture, hors-bord, moto - et quelques morceaux de bravoure bien emballés - l'assaut de l'île tourné au moyen de split-screens), le rythme est beaucoup moins effréné, le montage moins haché aussi, et ça fait du bien, l'humour pince-sans-rire (comme la scène où Rudi Teller est victime de ses propres instruments de torture défectueux) va jusqu'au dénouement expédié lors d'un dialogue téléphonique. Jubilatoire !

Cette façon de faire, très "old school", ne verse pas dans la parodie comme les OSS 117 du français Michel Hazanavicius, mais cette option distanciée est finalement très rafraîchissante. Si Ritchie n'abandonne pas certains de ses tics (comme révéler des fausses pistes avec de brefs et rapides retours en arrière alors que les exposer linéairement leur conserverait leur efficacité), le plaisir qu'on prend à suivre les péripéties de ces agents, au son d'une bande originale irrésistible (où les compositions de Danie Pemberton côtoient celles de Ennio Morricone, Roberta Flack ou Nina Simone - superbe version de "Take care of business" durant le générique de fin), l'emporte sur ces menues réserves.

Il faut être bien difficile pour résister à ces Agents très spéciaux, dont j'espère qu'ils reviendront pour de nouvelles missions (le box office un peu décevant n'aidant pas, des pétitions de fans du film circulent depuis sur le Net pour réclamer un nouvel épisode).
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