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Vieux 29/01/2006, 19h26
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The Secret and Strange Tales of the Year 1899, tous les épisodes (pas de posts, svp)

Prologue.

Journal du 15 janvier 1899.

Londres. Ma ville. Mon monde. De tous temps, elle a toujours été l’inspiratrice de mythes, de légendes, d’histoires gores, glauques ou romantiques. Ville-clef du Royaume Uni et du monde dans cette Révolution Industrielle qui s’installe lentement, l’endroit devient le théâtre du renouveau, du changement et de l’entrée dans le nouveau siècle, siècle qui s’annonce grandiose, sublime et exceptionnelle. Et Londres en sera sûrement la tête de pont.

La ville est la capitale européenne de notre temps. Du monde même. Les plus grands chercheurs, philosophes et artistes s’y concentrent pour vivre au mieux dans notre fabuleuse ère de progrès. Tout cela excite les hommes et les situations, et chaque jour des inventions changent la face de la Terre. Et tout cela se passe à Londres, dans ses superbes appartements, dans ses majestueuses universités, dans ses magnifiques parcs, et dans la très estimée Cour de la Reine.

Vu d’ici, Londres est le summum de l’évolution humaine. La magnificence à l’état pur. Oui, vu d’ici. Vu de l’aristocratie, des hautes sphères. Mais ceci n’est qu’un vernis. Grattez-le un peu et vous verrez ce que moi je vois : Londres est le repaire des pires bandits et monstres du monde. Ce n’est point la capitale magnifique dont je vous ai vanté les mérites avant. La crapule humaine baigne à Londres. Et elle ne se trouve pas déjà à White Chappel. Non, lecteurs improbables, et je veux vous le prouver par ces mémoires.

Mais laissez-moi d’abord me présenter. Timothy Wayne, IIIe du nom, médecin à la Cour Royale de Sa Majesté. Bien entendu, pas le premier médecin de notre estimée Reine, mais un des sous-fifres, un des hommes qui le suit partout et ne fait rien de la journée à part batifoler avec les courtisanes. Cela me va. Je ne fais pas grand-chose de mes journées, et je puis ainsi utiliser mon temps à purifier cette ville. Car je ne suis pas que Timothy Wayne.

En effet, il y a environ 10 ans, un peu plus même, je fus forcé de sortir l’être à l’intérieur de moi-même suite à la morte d’une amie très chère…vraiment très chère. Ce soir-là, je décidais d’utiliser pleinement les capacités qui m’avaient permises de sortir premier de la majorité des disciplines sportives de la réputée école d’Oxford pour venger ma chère Mary et pour ordonner une Justice Divine. Ce soir-là, cet être immonde qui avait osé faire cela à Mary allait payer de sa vie l’horreur qu’il perpétrait depuis trop de temps…et ce soir-là, je vaincus. Et ma vie en fut changée à jamais.

Si j’avais réussi à arrêter un monstre, pourquoi ne ferais-je pas pareil avec tous les autres qui sévissaient dans ma ville ? Après tout, c’était mon devoir d’homme et d’être pensant que de protéger les autres des dangers qui rôdaient chaque soir dans la belle cité portuaire…et moi qui venais de ce milieu savais quels dangers pouvaient guetter le voyageur infortuné dans l’ombre des bas quartiers de la ville…

J’ai donc décidé de protéger Londres de ses pires penchants. Au début, bien entendu, je ne fus pas respecté par la faune locale. Les bandits et vilains de l’East End accepteraient-ils d’arrêter leurs commerces si un homme du beau monde leur demandait ? Bien sûr que non, et mes talents de médecin eurent fort à faire pour me rendre présentable les premières semaines. Au fil du temps, je sus qu’il me fallait quelque chose pour donner encore plus à ces crapules la peur de ma personne. Je passais donc un mois à chercher. Et enfin, je trouvais.

Désormais, les pauvres hères apeurés des bas quartiers m’appellent le « Batman » avant de finir vaincus par la peur et mes talents d’athlètes inconscients, attendant tranquillement que la police ne vienne les chercher. Tous les soirs, je parcours la ville et ses bas quartiers pour y extraire la racaille qui y grouille toujours. Cela fait maintenant 10 ans que je fais cela, et parfois je me demande où est le résultat de mes actions, à quoi cela sert et si je ne suis point un pantin manipulé par l’Histoire, cette amante traîtresse et cruelle…

Mais ce n’est point pour parler des doutes de mon action purificatrice et salvatrice de mon cher Londres que j’écris. Non. Si j’écris ces lignes, c’est pour parler de quelque chose qui est en train d’arriver en ce moment. Personne ne le voit, personne ne l’entend. C’est notre instinct qui parle. Quelque chose arrive. Quoi ? Personne ne le sait, mais les plus réceptifs d’entre nous commencent à comprendre : la fin. La fin est proche.

On murmure que l’Apocalypse arrive…mais je n’y crois guère. Bien entendu, je ressens ce changement, ces légères fluctuations dans les attitudes et dans l’air, mais je ne puis croire que la Fin de Tout est prévue pour cette année 1899 que nous entamons à peine. Non, je ne puis le croire. Dieu et son fils, notre Sauveur bien aimé, ne laisseraient pas le monde ainsi, à l’époque où il est prêt à entrer dans une nouvelle ère magnifique. Par contre, la fin de Londres est peut-être la cause de ce changement instinctif.

Je dois empêcher cela. Mais pour ce faire, il faut que je trouve des gens au-delà des êtres normaux. J’ai déjà quelques idées. Nous devons former un groupe uni. Une corporation. Une Ligue. Et pour cela, il me faut me presser.

Mais avant tous ces plans, il me faut m’occuper de besognes plus terre à terre ce soir. Je m’occuperais de recruter ces êtres dès demain. Mais cette nuit, l’on m’a avertit que des meurtres horribles ont été commis. Deux. Et dans deux endroits très différents : la England Corporation of Lawyers, le célèbre club d’avocats et l’East End. Deux crimes atroces, selon mon informateur. Je verrais sur place. Je te laisse, mon cher journal. J’espère te retrouver demain.

Timothy.
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Episode 1 : Le Boucher.

Il faisait froid en cette nuit londonienne dans ce quartier sinistre et glauque de l’East End, certainement l’endroit le plus dangereux de la capitale culturelle et industrielle de cette fin de siècle. Peu de gens qui s’engouffraient ici en sortaient vivants, et rares étaient ceux qui n’étaient pas déjà des gens de vice. Pourtant, une silhouette solitaire entra dans ce quartier, sans regarder en arrière, sans peur, avec même une certaine excitation.

L’homme était habillé assez richement, une redingote noire avec une chemise blanche, le tout accompagné d’un pantalon noir et d’un chapeau de la même couleur. Il avait aussi des gants blancs et accompagnait le bruit de ses pas par le son de sa canne sombre touchant le sol. Etrangement, cet homme semblait serein dans cette partie de la ville, bien que ses habits trahissent une catégorie sociale plus élevée.

L’étrange homme arriva finalement à une petite rue sordide, fief des prostituées et des voleurs. Une masse de personnes s’était agglutinée autour d’un petit immeuble en briques rouges, et l’étranger s’y dirigea tranquillement. Tous ceux présents n’étaient que du petit peule, ils représentaient la face noire de Londres : prostituées, maquereaux, voleurs, dockers, etc. Pourtant, c’étaient tous des personnes respectables, bien plus que les aristocrates, pensa l’homme.

En fait, toute cette foule était rassemblée car il y avait eu un mort. Un aristocrate, habillé bien mais assez discrètement pour ne pas qu’on remarque qu’il n’était pas d’ici. Malheureusement, quelqu’un l’avait sûrement remarqué et lui avait fait payer sa venue ici. Un vieil homme accroupit à côté du corps recouvert d’un drap en laine se releva lentement et marcha vers l’inconnu quand il le vit dans la foule. Sans un mot, les deux hommes allèrent plus loin et parlèrent à voix basse.

« Merci d’être venu.
- Après tout ce que vous avez fait pour moi et ma famille, il ne pouvait en être autrement.
- Heureux de voir que vous vous rappelez de votre enfance.
- Comment l’oublier ? Mais passons, il ne me semble point que les souvenirs soient la cause de ma venue ici.
- En effet. Je suppose que vous avez remarqué le corps ?
- Bien entendu. Un meurtre ?
- Oui. Un aristocrate venu profiter des filles de joie.
- La routine. Il s’est fait tuer par un maquereau ou un amant jaloux ? Ou bien quelqu’un qui n’accepte pas les inégalités entre hommes ?
- Non, pas du tout apparemment.
- Ah ? »

L’homme bien habillé était surprit, et cela éveillait sa curiosité.

« Oui. La façon dont il est mort ne ressemble à rien d’autre vu ici. Sauf bien sûr…
- Vraiment ? Voila qui me trouble…mais pourquoi m’avez-vous fait venir ici ?
- Il faut que vous m’aidiez. Et que vous nous aidiez. La police ne sait pas encore ce qui s’est passé, mais quand Londres sera informée, on peut parier que le quartier sera bouclé et que tous nos commerces seront fermés. Imaginez ce que cela serait pour l’East End et ses habitants. »

L’homme n’avait aucun mal à imaginer la ruine que cela créerait. De plus, les habitants, énervés par cela et par leur pauvreté, pourraient se révolter. La ville serait alors à feu et à sang, et Londres devient le théâtre d’affrontements sanglants…il fallait éviter cela à tous prix…

« Je comprends la situation. Il faut l’empêcher. Que puis-je faire pour vous ?
- Je connais vos…talents et vos secrets, mon vieil élève. Aidez-nous.
- De quoi parlez-vous donc ? Je ne vous suis point.
- Oh, tu peux parler comme un gars de la haute, Timothy, mais tu ne pourras jamais me faire croire que tu n’es pas celui qui terrorise les vilains de notre cité chaque soir. Rappelles-toi qui t’a aidé il y a 10 ans. »

Timothy Wayne sourit. Son vieux professeur avait donc deviné qu’il était Batman, le protecteur de la ville et de ses habitants contre eux-mêmes. Cette nouvelle qui aurait dû le choquer et lui faire peur ne le troubla pas. Il en était même heureux. Peut-être aurait-il enfin à qui parler de ses doutes et peurs…

« Ah ! Vous avez donc deviné ? Bah, après tout, en qui puis-je avoir plus confiance qu’en vous, mon cher Alfred ? Après tout ce que nous avons vécu, je ne puis que vous dire que oui, je suis bien celui dont vous parlez.
- Heureux de l’entendre. Nous aiderez-vous, alors ?
- Bien entendu. Mais pour cela, il va falloir que j’étudie le corps et le lieu du crime. Et donc que toutes ces personnes partent.
- Cela sera fait. Merci de nous aider.
- C’est tout naturel, voyons. »

Le vieil Alfred fit partir la foule en usant de chantage et d’ordres, et au bout de dix minutes, la rue était vide et surveillée par des gardes patibulaires à chaque extrémité. Timothy Wayne s’avança alors vers le corps, s’accroupit, et sortit de son veston une paire de lunettes, un bloque notes, un crayon et une petite pince.

« Je vous laisse, Timothy. J’ai vu ce spectacle une fois, une de plus serait de trop. »

Wayne ne dit rien. Il était un peu intrigué. Son vieux professeur avait vu beaucoup de choses très difficiles dans sa vie. Il avait été là quand Timothy avait trouvé le corps sans vie de Mary. Que pouvait donc encore choquer tant cet homme robuste ? Avec une excitation grandissante, l’homme enleva le drap du corps. Et le regretta immédiatement.

Le corps n’avait pratiquement plus rien d’humain. Le visage avait été tailladé et mit en pièce avec une précision et une monstruosité rare. En effet, les yeux avaient été coupés en deux dans leurs orbites, tandis que le nez avait subi un écrasement violent, ce qui faisait que des morceaux d’os recouvrait le visage ensanglanté. La bouche était aussi ouverte en grand, sûrement grandie par une machine du diable.
Le torse avait été tailladé à la hache apparemment, et un grand X de sang était visible. Les bras étaient recouverts de petites coupures symétriques et à intervalles égaux. Les mains avaient été tranchés au couteau vu les coupures et se trouvaient à quelques centimètres des bras. Enfin, les jambes avaient été épargnées.

« Seigneur tout puissant… »

Wayne se releva, et alla vomir de l’autre côté de la rue. Comment quelqu’un avait-il pu faire cette horreur ? Comment un être humain était-il capable d’une telle chose ? C’était impossible…même le meurtre de Mary n’avait pas été aussi horrible et sanglant que celui-la…

« C’est difficile de tenir, n’est-ce pas ? »

C’était Alfred qui avait parlé, il était venu discrètement derrière Wayne.

« Extrêmement. Il faut arrêter ce boucher. Et vite.
- Je suis bien d’accord.
- Allez avertir la police. Je vais utiliser mes relations à la Cour pour que le quartier ne soit pas trop mal traité. Et je vais chercher des réponses.
- Bien.
- Bon, je dois y aller.
- Vous allez revenir ? »

Timothy sourit.

« Timothy Wayne ne va pas revenir ici, ami, mais quelqu’un d’autre si… »

Le vieil homme sourit aussi en voyant son ex élève partir dans la brume londonienne. Il était content, il allait avoir l’aide de l’être le plus mystérieux et dangereux de Londres…enfin, le deuxième être le plus dangereux et mystérieux de la ville après le fou qui avait commit ce crime horrible…




La plaine anglaise. Manchester. Cette ville de la campagne du Royaume Uni était en plein boum économique du fait de l’industrialisation du pays et des hommes. La ville devenait peu à peu importante, glanant des hommes et de l’argent grâce aux différentes usines qui grandissaient dans sa région. C’était un âge d’or pour la ville, et personne ne s’en plaignait. Surtout pas Rick Malroy, un jeune homme de 22 ans qui était ouvrier dans l’usine textile de la ville. Et qui se baladait tranquillement sur les terres du père de sa future épouse, Maria.

Il était heureux de sa vie, de son futur mariage. Il s’imaginait déjà sa vie future, rentrant du travail pour retrouver sa chère épouse et leurs 5 enfants…oui, il avait déjà leur nombre dans leur tête. Et leurs prénoms aussi : Rick Jr, Henry, Charles, Edward, Alan et Maria Magdalena. Il était sûr que Maria sera d’accord. Soudain, alors qu’il passait sous un arbre mort, une lumière aveuglante le frappa de plein fouet, et le fit tomber.

La lumière était étrange, très claire, et il ne pouvait pas voir. Etrangement, Rick n’avait pas envi de crier, c’était comme si en fait quelqu’un l’empêchait de crier…soudain, après quelques instants sans rien voir sauf cette lueur brûlante, elle s’éteignit. Le jeune homme se réhabitua lentement à l’obscurité avant de voir une forme devant lui.

« GAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !!! »

Rick avait peur. Qu’était-ce donc que cet être ou cette chose devant lui ? Bien qu’il ne voyait pas grand-chose, le jeune anglais vit quand même que celui qui était devant lui était un homme à forte carrure, assez grand, et vêtu d’un habit étrange…

« Je viens en paix. »

Il avait parlé, mais ses lèvres n’avaient pas bougées ! Pourtant Rick l’avait entendu parler ! Qu’était-ce donc que cette sorcellerie ? Qui était cet homme étrange ? Que lui voulait-il ? Quel était cet habit suspect ? Pourquoi avait-il cette plaque métallique bizarre sur son torse ? Trop de questions entraînèrent la chute du jeune homme dans l’inconscience…
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Episode 2 : L'Aube.

Un manoir privé de Londres regorgeait plus de mystères que son architecture normale et classique de l’époque n’en laissait apparaître. Résidence du médecin de la Cour Wayne, peu de personnes y étaient invitées, même si le maître des lieux était réputé pour sa gentillesse. En fait, il se murmurait qu’il passait peu de temps chez lui, n’appréciant pas véritablement le cadeau que la Reine lui avait fait après qu’il ait sauvé la jambe de Sa Majesté lors d’une chute pendant une chasse.

Les domestiques, au nombre de trois : une vieille cuisinière, un maître d’hôtel et une jeune servante, ne voyaient que rarement leur maître, qui partait tôt le matin et rentrait tard le soir. Personne ne savait véritablement ce qu’il faisait, et où il le faisait. Plusieurs rumeurs couraient sur son compte, mais elles étaient généralement stoppées par la Reine, qui appréciait le côté mystérieux de l’homme et surtout était reconnaissante de son geste salvateur.

Ce soir-là, Timothy Wayne rentrait chez lui plus tôt qu’à l’habitude. L’aristocrate descendit de la calèche qu’il avait louée, paya le cocher et regarda longuement son manoir qui faisait un peu peur dans la brume londonienne. Après quelques instants, le docteur contourna le bâtiment pour arriver à une porte dérobée, presque invisible aux non habitués. L’homme ouvrit la porte avec une belle clef en or bizarrement dessinée, et entra dans son antre.

Wayne avait aménagé une aile cachée et relativement secrète du manoir pour ce qu’il avait à faire à cause de sa mission. Ayant reçut le manoir plusieurs années auparavant, il avait été heureux de pouvoir trouver un endroit où se préparer et où entreposer ses armes et ses découvertes. Cette aile, construite dans une annexe du manoir, après une petite cour intérieure, était interdite aux domestiques pour cause d’archives personnelles du docteur.

Il savait bien que personne n’y entrerait grâce à cela, car personne ne s’intéressait à des archives d’un médecin de la Cour, et surtout aucun de ses domestiques ne savaient lire. C’était d’ailleurs une des raisons de leur recrutement.

Wayne referma la porte derrière lui avant de craquer une allumette pour allumer une vieille lampe qu’il prit dans la main. Il marcha quelques instants parmis des caisses de feuillets vieux et fatigués avant d’arriver à un bout du mur noir. Le médecin poussa violemment le mur, qui s’ouvrit lentement pour laisser apparaître une lourde porte en acier. L’homme habillé chiquement fit le code pour ouvrir la sécurité tandis que le mur se refermait derrière lui. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvrit doucement sans bruit, et enfin il était chez lui.

C’était une grande salle sans fenêtre, éclairée continuellement par des lampes qui étaient constamment approvisionnées en pétrole par des petits conduits. Invention d’un vieil ami de Wayne, qu’il devait voir dans peu de temps, pensa-t-il en essayant de se souvenir quand il devait voir John Irons.
La pièce comportait une grande table d’opérations, des outils de chirurgien en cas de problème, un grand bureau rempli de feuillets, des casiers incrustés dans les murs qu’on devinait remplis de feuillets. Il y avait au fond un dressing room vers lequel Wayne se dirigea.

Il y avait là plusieurs dizaines d’habits et de costumes de différentes sortes : des vêtements de marin, de tavernier, de boucher, etc…une vraie garde robe de caméléon. Wayne les utilisait souvent pour chercher des informations sur ses proies et sur les victimes récentes. Seul quelqu’un du peuple pouvait savoir comment allait le peuple, c’était la première chose qu’il avait pensée le lendemain de ses débuts.

Il y avait aussi un habit étrange que Wayne prit en souriant. Il sortit du dressing room et alla poser le costume sur le lit de camp qu’il s’était aménagé. L’homme observa longuement la chose informe mal posée sur le lit, puis se décida et se déshabilla rapidement et sans bruit.
Nu, on pouvait remarquer que Timothy Wayne était extrêmement musclé, pouvant facilement défier n’importe quel athlète du royaume à la lutte gréco-romaine ou au Noble Art. Seulement, il le cachait sous ses habits de ville pour ne pas attirer l’attention.

L’homme prit alors l’habit et commença à le mettre sur lui. Noir, d’une matière souple mais dure au toucher, c’était véritablement quelque chose d’étrange et de fascinant. Wayne le mettait presque religieusement, et quand il eut terminé, il alla se regarder devant un miroir. Satisfait, un large sourire démoniaque apparut sur sa bouche, seule partie du visage qu’on pouvait encore devinée. Il sortit alors par une autre porte, menant aux égouts de la ville, pour que l’être au fond de Wayne qui venait de se libérer puisse maintenant enquêter.





Le jour commençait à se lever sur l’Angleterre pendant que l’étranger regardait Manchester sur une colline. L’être était très grand, les cheveux noirs coiffés en brosse. Tout était carré chez lui : le torse, les bras, la mâchoire…on aurait dit qu’il avait été fait dans un moule carré. Il ne savait pas vraiment ce qu’il regardait si intensément. Etait-ce une ville ? Un village ? Un campement ? Des êtres pouvaient-ils vivre dans cette construction si fragile ? Non, c’était impossible…

Et pourtant, en inspectant les lieux avant la pointe du jour, il avait bien vu des formes à travers les fenêtres. Ils dormaient. Mais pourquoi étaient-ils là ? Etait-ce une prison ? Avaient-ils fait quelque chose de mal ? Etaient-ils des esclaves ? Comme il les comprenait si son hypothèse était la bonne…

Mais il ne devait pas faire entrer en compte ses sentiments. Non. Sa vie, celle de sa chère patrie, son fils à naître, étaient en danger et il se devait d’accomplir sa mission. Peut-être même aurait-il droit à une récompense, peut-être même aurait-il droit à ce qu’il attend depuis toujours…

Cesse de rêver, se dit-il. Il devait rapidement faire ce qu’on lui avait demandé pour ne pas recevoir de sanction. Respirant l’air doux du matin et entendant les bâillements des habitants qui se réveillaient lentement par l’habitude des réveils matinaux, l’être étrange s’éleva alors lentement dans les airs, pour se tourner vers l’horizon et le soleil naissant.

« Direction le Sud. Et Londres. »

Il avait dit ces mots dans un langage inconnu pour tout habitant de la Terre, puis à une vitesse folle et effrayante, l’être s’éleva plus haut dans les airs pour partir, toujours dans les airs, dans la direction indiquée.





Londres, le matin. Une chambre d’hôtel moyen. Un homme se réveille tranquillement. Ses muscles sont fatigués de sa gymnastique de la veille. On lui avait bien dit que les femmes londoniennes sont sportives et folles du corps des jeunes américains. Et bien, pensa-t-il, celle là battait sûrement tous les records…quelle nuit, bon dieu !

Au début, il avait pensé que sa première nuit sur le sol anglais allait être tranquille. Fatigué par le voyage en bateau, Richard Scott avait été contraint par son ami, Joshua Jordan, d’aller à une soirée organisée en leur honneur par les Hall, un couple d’archéologues chevronnés.

La soirée s’était bien passée, Richard bavardant souvent avec Christopher Hall de leurs découvertes respectives. Richard l’aimait bien, car il était aussi informé que lui des rites égyptiens et de l’emplacement des tombes. En cette fin de siècle où chaque petit bourgeois se disait fou d’égyptologie après être aller au British Museum, tomber sur un anglais intelligent et autant passionné que soi était une chose rare que Richard appréciait. Et puis, il y avait eu madame Hall.

Il l’avait de suite trouvé ravissante et belle à en mourir. Et de suite, il avait eu envi de la mettre dans son lit. Malheureusement, elle était mariée et semblait très amoureuse de son mari. Richard en avait presque eu le cœur brisé (et autre chose, soit dit en passant), mais s’en était remit. Jusqu’à ce que, vers les 23 heures, la jeune femme s’approche de l’américain, accoudé à la fenêtre, et ne mette discrètement sa main dans le pantalon de Richard.
D’abord surprit, il vit le sourire de la femme et comprit qu’il n’allait pas rentrer seul ce soir-là. Prétextant une indigestion pour sa part, et elle l’envie de le raccompagner pour discuter, le couple réussit à partir de la soirée sans éveiller les soupçons du mari trop confiant.

La femme paya chèrement son cocher pour qu’il oublie la soirée, et Richard et elle montèrent discrètement dans la chambre de l’américain. Là, ils n’attendirent pas une seconde : Mary Hall embrassa à pleine bouche l’homme tandis qu’il faisait tomber sa robe à terre. Elle lui enleva son pantalon, et tous deux se couchèrent sur le lit, qui fut le théâtre d’une partie endiablée de sexe telle que Richard en avait rarement vu. C’était comme si elle était en manque, comme si jamais elle ne le faisait à l’accoutumée. Pourtant, l’homme ne pouvait douter un instant que Christopher n’était pas fou d’elle et ne la désirait pas plus que tout…

Après plusieurs heures d’ébats endiablés, Richard s’était assoupit, trop fatigué et trop heureux, un sourire aux lèvres. Sa dernière pensée fut : Londres allait être une sacrée escale si elles étaient toutes ainsi…

Il souriait encore de son souvenir en se levant tranquillement. Il ne s’étonna guère de l’absence de Mary : elle avait dû rentrer chez elle pour ne pas affoler trop son mari, prétextant certainement une grande discussion sur les dernières trouvailles archéologiques ou quelque chose du genre…Richard aurait juste à improviser à sa prochaine venue chez les Hall, voila tout…

Le professeur Scott mit alors son pantalon et s’apprêta à chercher un garçon d’étage pour demander où se trouvait le petit déjeuner quand il remarqua une marre de liquide rouge sur le sol. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Ses pensées étaient confuses à cause de sa fatigue, mais il remarqua que cela venait de la penderie. Etrange, il n’y avait rien mit, pensa-t-il. L’homme prit alors son courage à deux mains, et ouvrit la penderie, étouffant un cri de frayeur.

Mary Hall était étendue dans la penderie, nue, les seins arrachés et posés à ses côtés, les yeux exorbités sans paupières, les jambes pleines de griffures…et il y avait pire : ses cheveux étaient coincés dans sa gorge, et un liquide blanchâtre coulait de ladite gorge vers son nombril, qui avait été agrandit férocement…le pire était quand même son sexe qui avait été ouvert en deux, découpé sûrement à la hache sadiquement…

« Dieu tout puissant…quel est donc ce pays ? »
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Episode 3 : La Reine.

Timothy Wayne étouffait un bâillement tandis que les cinq autres médecins bougeaient, parlaient, riaient même, autour de ce banquet donné par la reine. Il avait passé la nuit dehors, à chercher, enquêter, poser des questions dans le quartier où on avait retrouvé le corps affreusement martyrisé qu’il avait dû voir la vieille. Cette seule pensée lui arracha un frisson, frisson qui n’échappa à l’œil inquisiteur et retors de la reine Victoria.

La vieille femme fit signe à son domestique d’apporter sa chaise roulante à l’extérieur, pour profiter du beau temps selon elle, et fit dire à Wayne qu’il devait la rejoindre. Il n’était pas rare dans la Cour que la reine passe quelques temps avec un des membres de l’aristocratie royale, mais Timothy aurait bien voulu échapper à cet entretien. Il savait la reine encore habile et douée dans la communication, et un interrogatoire avec elle allait être difficile dans l’état de fatigue dans lequel il se trouvait.

Il faisait beau en cette journée de janvier. C’était assez rare, et même le froid et le vent glacial d’Angleterre s’étaient fait oubliés pour cet après-midi. La reine Victoria était sur le balcon, seule, dans sa chaise roulante. Âgée de 80 ans, ses grandes heures étaient derrière elle et, même si la grande fête pour son Jubilé avait été sublime et que toute l’Angleterre adorait sa reine, il n’était un secret pour personne dans l’aristocratie que bientôt, elle mourrait. Ce n’était qu’une question de temps, tout le monde le savait, et les querelles de pouvoir et de succession étaient déjà en route. Et seule l’autorité et la voix dure de la reine pouvaient y mettre un terme, quand elle était en état.

« Arrêtons donc de rester derrière moi et avancez-vous. Nous n’avons point pour habitude d’avoir des hommes derrière nous. »

Timothy sourit en s’avançant et en se plaçant devant sa reine.

« Madame…
- Trêve de mondanités, Timothy. Vous savez, vous comme nous, qu’en privé nous n’apprécions guère toutes ces révérences.
- J’ai le plaisir de le savoir, oui. J’en suis même ravi.
- Flatteries…mon ami, vous auriez dû être courtisan. Nous ne savons pourquoi vous désirez rester docteur.
- J’aime mon petit confort et mon métier, ma Reine.
- Nous ne vous croyons point ! Mais laissons cela. Pourquoi sembliez-vous fatigué avant ? Les réunions avec vos confrères médecins qui s’occupent de nos maux vous sont-elles si fatigantes ?
- Non, ma Reine, croyez bien que…
- Suffit ! Vous savez comme nous que nous nous ennuyons à mourir dans ces réunions, et que votre fatigue est la nôtre. Nous bénissons votre bâillement car il nous a permis de sortir un peu. »

Timothy sourit de plus belle. Jamais, non jamais, il n’aurait imaginé en rencontrant pour la première fois la reine qu’un jour ils auraient une telle conversation. Et ce n’était pas la première. Depuis qu’il lui avait porté secours sans s’occuper vraiment de sa place dans la Cour et qu’il n’avait été mû que pour son désir d’aider, la reine l’admirait en secret. C’était une des rares personnes qui avait vraiment sa confiance, et, même si jamais elle ne le reconnaîtrait, elle l’aimait beaucoup.

« Timothy, Timothy…vous nous faites du souci, Timothy…
- J’en suis désolé. Pourquoi vous fais-je telle offense ?
- Nous avons mis quelques uns de nos agents sur votre piste pour savoir pourquoi vous étiez ainsi, Timothy…beau, un arrogant, confiant en lui, à l’aise en société et avec les femmes…et pourtant, malgré tout cela, vous êtes mystérieux, nous ne vous connaissons aucune conquête, vous ne participez qu’à de rares fêtes…cela nous a intrigué. Et nous avons appris des choses…fâcheuses… »

Wayne devint pâle. Etait-il possible qu’elle sache ? Maintes fois, il l’avait entendue pester contre le soi-disant justicier de Londres qui devenait plus populaire qu’elle…elle le détestait viscéralement. Si elle apprenait qu’ils étaient la même personne, il était fini…

« Ne devenez point si pâle, mon ami. Même si nous avons appris votre relation avec les pauvresses des bas quartiers, et surtout une, ce n’est point un drame. La seule chose fâcheuse, c’est la mort de cette pauvre femme. Vous le savez, nous n’aimons point les filles de joie. Nous avons déjà assez parlé selon moi. Mais nous vous aimons bien, Timothy. Et nous avons été attristée de savoir que celle que vous aimiez est morte sous les coups de ce…monstre. Même si, vu notre position et la vôtre, nous ne pourrons jamais lui offrir les funérailles qu’elle a droit vu votre place dans son cœur et la vôtre dans le nôtre, nous tenions à vous dire que nous sommes désolée. »

Timothy était stupéfait. La reine…lui présentait ses condoléances ? Pour Mary ? A lui ? Seigneur, pensa-t-il, quelle journée…il en était tout retourné quand un domestique apparut sur le balcon.

« Ma reine, le médecin royal désire vous examiner pour vos maux. Dois-je le faire attendre ?
- La peste soit de cette maladie…emmenez-nous là-bas, Albert. Nous avions finis avec monsieur Wayne. »

Elle sourit à Wayne en se faisant transporter vers l’intérieur, où tous les médecins de la Cour sourirent en la voyant arriver. Ils étaient tous là, comme au zoo, à attendre impatiemment qu’elle se dévoile pour qu’ils puissent la regarder se faire examiner…comment une telle femme pouvait-elle supporter cela ? Une mine de dégoût apparût sur son visage quand un domestique lui apporta un pli.

Il le lut rapidement. Il n’arrivait pas à y croire. Deux nouvelles…l’une heureuse, réjouissante même…mais l’autre. Mon dieu, pensa-t-il…Londres allait être plongée dans le chaos si il n’intervenait pas vite…

Le médecin réussit alors à partir discrètement du Palais, direction sa demeure, où il devait rapidement se changer.








L’étranger venait d’arriver à Londres. Il ne connaissait rien de la ville ou bien des coutumes des indigènes, mais il avait vite remarqué que sa tenue n’était pas adéquate. Trop voyante, aucunement en phase avec les modes actuelles…il fallait qu’il change cela. Et vite.

Après avoir détroussé un londonien qui avait eu le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment, le visiteur avait déambulé dans la cité, s’enthousiasmant des beautés architecturales mais s’attristant du traitement de la population. Il avait observé un peu la planète, et avait vite remarqué que dans quelques parties du monde, des populations avaient des excédents de nourriture et de biens alors que d’autres mourraient de faim. Pire encore, dans ces régions où il y avait des surplus, des tranches de la population souffraient aussi de la faim. L’étranger ne comprenait pas comment cela était possible, et il avait passé une demi-journée à chercher comment ils pouvaient faire cela.

L’inconnu sortit alors d’un bar, où il avait échangé quelques petits morceaux de métal de couleur jaune contre une boisson. Celle-ci, extrêmement alcoolisée, avait un bon goût même si, à hautes doses, elle devait altérer les sensations et mouvements. Dangereuse, donc.

L’être, qui portait une casquette vieille et usée pour cacher ses yeux et ses cheveux étranges, devait maintenant trouver un endroit calme et sûr pour faire son rapport. Ses maîtres lui avaient ordonnés d’en faire un tous les jours, et il avait déjà une journée de retard…il craignait pour ceux qui étaient chers à son cœur, mais il espérait que les informations qu’il allait leur donner les apaiseraient…

L’étranger se posta dans une ruelle sombre, étroite, sinueuse et mystérieuse. L’endroit parfait, pensa-t-il. Il sortit alors un petit objet parfaitement rond qui, quand il appuya son doigt dessus, se mit à briller, à bourdonner, avant qu’un petit cratère ne se forme au milieu et qu’une image en soit projetée. Le visiteur sourit alors, heureux de voir que la technologie fonctionnait même sur cette planète arriérée. Il allait parler à ses maîtres et ainsi brancher l’appareil quand un bruit le fit se retourner.

Une vitre venait d’être brisée, et il vit un homme sombre se faire éjecter du bâtiment d’où venait le bruit. Assurément, l’homme avait été projeté dans la vitre qui, sous son poids, s’était cassée…il n’aurait pas dû en réchapper. Il rangea son appareil alors.
L’étranger s’approcha du bâtiment, à la recherche du corps, au cas où il devrait l’aider, ou au moins lui épargner les souffrances inutiles d’un trépas douloureux. Mais, étrangement, il ne trouva pas de corps à terre. Pourtant, il avait bien vu un homme sortir de l’immeuble…étrange.

Soudain, il leva les yeux et vit son homme. Enfin, était-ce un homme ? Même si il n’était présent que depuis peu sur la planète, jamais il n’avait vu un être ainsi. Grand, fort, musclé, son visage était caché par une sorte de deuxième peau noire. Ses yeux étaient recouverts et on ne distinguait d’eux que la surprise. Il avait sur lui une sorte de…d’uniforme gris et noir, avec un dessin, une vague chose ailée sur le torse. L’être portait aussi une longue cape noire. Le tout était assez terrifiant, et nul doute que certains avaient dû avoir une sacrée peur quand ils l’avaient vus, pensa le visiteur.

L’être était accroché au mur par une sorte de…chose. Malgré tout ce qu’il avait déjà vu, l’étranger n’était pas capable de décrire par quoi il se retenait. C’était une sorte d’arme, ou bien une sorte de…d’objet servant à s’accrocher en fait. Les deux êtres restèrent longuement ainsi, à s’observer, à chercher qui était l’autre. Car, malgré son déguisement, le visiteur ne faisait pas vraiment anglais, ou tout simplement humain.

Soudain, une autre chose sortit de la fenêtre brisée. Un être étrange, encore une fois, s’éleva dans les airs, et on pu distinctement voir qu’il avait…des ailes. Un homme ailé. Cette planète ne cessait de l’émerveiller…

Soudain, l’être au-dessus de lui cessa de regarder celui qui venait de partir, prit appui sur le mur et sauta avec grâce dans la rue, courant après l’homme ailé. L’étranger, lui, resta seul dans la rue, interdit et stupéfait…
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Episode 4 : Erreur.




Timothy courait dans les rues de Londres alors que le brouillard obscurcissait sa vision. Les mètres passaient peu à peu sous ses pieds tandis qu’il tentait de retrouver sa proie. Il avait eu raison d’aller voir son vieil ami ce soir-là pour lui dire lui-même la nouvelle. Malheureusement, il aurait dû se douter que le pauvre homme allait avoir une réaction violente et agressive. Beaucoup trop d’erreurs qu’il espérait pouvoir corriger.

L’anglais était habillé avec son costume. Il aimait être ainsi, il aimait faire peur aux criminels, à ces rats qui pervertissaient sa cité et son monde…ah, si seulement il pouvait tous les éliminer…mais non. Il s’était juré de ne jamais tuer personne le soir où Mary était morte, et il tiendrait cette promesse. Pour elle, et pour elle seule. Mais il était parfois très dur de résister…

Son ami était toujours en l’air, il volait. A chaque fois que Timothy avait eu l’occasion de le voir ainsi défier les lois de la pesanteur, il avait trouvé cela magnifique et avait été presque jaloux de pouvoir ainsi être au-dessus de la condition humaine…mais ce soir, il faudrait qu’il combatte un homme qu’il considère comme son frère parce qu’il veut rendre la justice…

Encore une fois, Wayne soupira sous son masque de cuir et de soie orné de deux petites cornes sur le dessus. Cela devait représenter une chauve souris, sa peur ancestrale, celle que depuis toujours il avait caché au monde par crainte d’être méprisé…les petits garçons anglais ne devaient avoir peur de rien, surtout lui…mais de sa peur, il avait fait une arme invincible qui désormais hantait les criminels, et de cela il était heureux.

Le médecin royal passa encore quelques rues le nez en l’air jusqu’à ce que l’être ailé ne se pose doucement sur une terrasse. C’était un hôtel assez crasseux de Londres, pas totalement dans les pires banlieues mais pas vraiment dans les quartiers chics. Les voyageurs de passage y séjournaient pour quelques jours, notamment pour un service passable et la proximité des prostituées, ce qui en faisait un hôtel de passe très prisé.

« Seigneur faites que j’arrive à temps… »

Batman, c’est ainsi que Timothy se faisait appeler dans Londres sous son costume, prit dans sa ceinture un mince filin et un petit grappin. Pendant qu’il courrait vers le bâtiment plus ou moins endormit suivant les chambres, il lança son grappin à la fenêtre de la terrasse voulue et l’utilisa pour monter rapidement à l’endroit désiré grâce à son élan.
Après quelques secondes, il réussit à être au-dessus.

La terrasse donnait sur une chambre assez cossue mais d’apparence élégante. Il y avait quelques signes d’habitation mais ils étaient assez petits, ce qui voulait dire que le client n’était pas là depuis longtemps. Ses chemises étaient encore dans la valise, de même que ses autres habits. Le lit n’était pas vraiment sale ou trop défait, donc il devait y avoir dormit pour la première fois cette nuit. Détail très important : le client n’était plus dans le lit…

Timothy sortit quelque chose encore une fois de sa ceinture qui semblait multi-fonction. C’était un petit objet d’apparence étrange qu’il garda dans le creux de sa main droite. De ses doigts gauches, il déplia le petit objet qui prit la forme d’une…chauve souris en métal dont les bords semblaient très tranchants…

Avec la discrétion d’un chat, l’anglais faisait fonctionner ses sens du mieux qu’il pouvait pour tenter de retrouver le client et son ami. Ils n’étaient pas sortis, la porte n’était pas défoncée et il était venu par la fenêtre. Ils devaient donc se trouver encore dans la chambre…

Batman s’approcha lentement de la salle de bains qui était juste à côté de la porte pour sortir. La petite pièce était fermée, malgré de la lumière et des éclats de voix à l’intérieur. L’anglais soupira lentement, avant d’ouvrir de sa main gauche doucement la porte en faisait tourner très lentement la poignée de la porte. Petit à petit, l’ouverture se fit entre la chambre et la salle de bains.

Après avoir mis quelques secondes pour ouvrir la porte, Timothy jeta un regard à l’intérieur et vit un spectacle très étrange : son ami ailé tenait le client, un homme assez grand aux cheveux blonds et à l’air presque endormit, par les pieds tandis qu’il le poussait vers l’extérieur au moyen de l’ouverture d’une fenêtre. Sans aucun doute, il voulait l’interroger ou le tuer…

« Arrête tout de suite… »

La voix de Wayne était dure, cassante et très autoritaire. Personne n’aurait pu deviner que le monstre qui était dans l’ouverture de la porte était le gentil et frêle médecin de la Reine…c’était d’ailleurs l’effet recherché.
L’homme ailé se tourna vers lui, délaissant sa victime en équilibre sur le rebord de la fenêtre. Il était assez grand et torse nu, avec un harnais qui coupait en quarte parties sa poitrine. Ce harnais tenait très certainement les belles ailes dans son dos. Il portait un pantalon assez simple noir tandis que ses pieds étaient nus. Enfin, son visage trahissait la colère et la souffrance…

« Il l’a tué ! Il doit être châtié pour me l’avoir enlevé !
- Il le sera si il est coupable et il a été relâché par la police. Allons, ne fais pas cela…
- Et pourquoi donc ? Tu vas m’en empêcher ?
- Carter, tu sais bien que tu ne pourrais me vaincre…
- C…Carter ? Hall, c’est vous ? »

C’était le client qui venait de parler d’une voix fébrile. Avec rage, l’homme ailé fit revenir dans la salle de bains l’homme, qui pu voir Batman et Carter Hall face à face.

« Merde Hall pourquoi vous m’avez attaqué ? »

De retour au chaud, l’homme blond avait eu plus d’arrogance et de confiance en lui pour parler si sèchement à celui qui avait failli le tuer. Il le regretta comme un poing immense et foudroyant vint s’écraser sur son nez qui explosa en morceaux.

« Silence ! Assassin ! »

L’homme voulut dire encore quelques mots mais se retint, ayant trop peur de se faire encore frappé. Il tomba à genoux et se tint ce qui lui restait de nez entre ses mains pour écouter au mieux la conversation entre les deux êtres étranges qui étaient devant lui.

« Tu n’aurais pas dû faire cela, Carter.
- Je fais ce que je veux ! Il a tué Mary, ma femme, mon amour !
- Non ce n’est pas lui. J’en suis certain.
- Mais tu es venu me dire que…
- Je suis venu te dire qu’on a retrouvé ta femme massacrée dans son ancienne chambre d’hôtel, c’est tout. Certes, il n’a pas tué ta femme, mais avoue quand même qu’ils n’ont sûrement pas fait que discuter toute la nuit… »

Carter Hall fixa quelques brefs instants Batman dans les yeux, puis comprenant ce qu’avait fait sa femme avec Richard Scott, il prit celui par les cheveux et lui donna quelques coups de poing impressionnants dans le ventre avant de le projeter contre la faïence de la baignoire. Quelques temps tombèrent à terre tandis que l’américain tombait dans l’inconscience.

Timothy n’intervint pas dans cet excès de violence. Il comprenait son ami Carter : sa femme Mary était connue pour tromper son mari (allez savoir pourquoi avec le superbe corps de lutteur qu’avait Hall), mais son conjoint l’ignorait ou voulait l’ignorer. L’apprendre ici, maintenant, par la bouche d’un de ses amis était une honte sans nom qu’il devait dissimuler sous de la rage et de la colère.

« Ca y est, tu as finis ? »

L’homme ailé releva la tête et les yeux vers Wayne, les mains en sang.

« Oui.
- Bien. Nous allons pouvoir maintenant enquêter sur la mort de ta femme et pouvoir châtier le coupable… »

Carter regarda bizarrement l’homme en noir.

« Toi, tu veux châtier quelqu’un ? Je croyais que tu ne tuais jamais, d’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi… »

Batman sourit.

« Qui parle de moi ? Je te livrerais le monstre qui a fait cela et tu t’en occuperas, comme toujours… »

Hall allait répliquer quand ils entendirent un bruit étrange. Une sorte de sifflement très aigu, et très mauvais pour les oreilles…alors que Carter et Timothy se tenaient la tête entre leurs deux mains, une sorte de tornade ou de vent exceptionnel passa dans la pièce emmenant…Richard Scott !

Batman tenta vainement de voir quelque chose ou de chercher d’où venait ce vent si peu naturel, mais le sifflement horrible l’empêchait de se concentrer…la douleur augmentant de seconde en seconde, les deux hommes durent mettre genou à terre, trop souffrant…et puis soudain ce fut Carter qui fut emmené ! Mais Wayne avait eu le temps de sortir son grappin et de s’accrocher au vent…qui était solide !

Le vent ou la chose ou l’être alla encore plus vite qu’avant, sortant en un claquement de doigt de la chambre, pour ensuite zigzaguer entre les rues des différents quartiers de Londres. Tout allait si vite que Batman n’arrivait même pas à reconnaître où ils allaient et où ils étaient…finalement, il ferma les yeux et tenta de tenir le plus de temps possible, priant pour que cela s’arrête vite…

Après de longs instants où il crut que son bras gauche allait se décrocher du vent solide ou de la chose qui avait emmené Scott et Hall, Timothy sentit que la chose allait moins vite, ralentissait même…quelques secondes après, tout s’arrêta et Wayne tomba à terre, trop blessé et souffrant à cause du son très aigu et du voyage horriblement rapide qu’il venait de faire…

De longues minutes plus tard, Batman se releva difficilement. Ses oreilles lui faisaient un mal de chien, son ventre gargouillait et menaçait de rendre son dîner, et enfin ses yeux voyaient mal ou ne voyaient rien du tout…néanmoins, il fut quand même debout, et toujours dans sa main sa petite arme aux allures de chauve souris.

Encore quelques instants après, sa vue revint lentement tandis que ses mains étaient sur ses cuisses pour tenir et que sa respiration était lourde et difficile. Finalement, il réussit à lever les yeux et découvrit la chose.

C’était l’homme, ou l’être, qu’il avait vu dans la rue de la maison de Carter après que celui-ci soit partit ivre de rage. De suite, il l’avait trouvé louche, presque inhumain…quelque chose n’allait pas dans cet être par sa façon de bouger, de marcher…presque d’exister…Wayne avait de suite pensé qu’il était encore une fois en présence de quelque chose de nouveau…

Aux côtés de l’être habillé plus ou moins en anglais (mais sa façon de se tenir debout et le choix de ses habits montraient bien qu’il n’était pas de Londres ou d’Angleterre) se trouvait Richard Scott, la bouche en sang et inconscient, ainsi que Carter Hall, lui aussi inconscient.

De longues secondes s’écoulèrent tandis que Timothy et l’être s’échangeaient un regard de curiosité, d’appréciation et aussi de menace…de longues secondes durant pas un ne bougea, pas un ne parla, pas un ne fit un geste…puis tout s’accéléra.

Batman lança sa petite arme vers l’étranger avec une vitesse et une force telles que personne n’aurait pu l’arrêter. Certes, personne…mais sur cette planète. L’étrange arme volait très rapidement vers la gorge de l’inconnu quand les pupilles de l’être devinrent lentement rose, puis rouge, et qu’une sorte de…rayon soit projeté par ses yeux vers l’arme, qui explosa en l’air dans le feu et le souffre !

Tandis que les pupilles de l’étranger redevenaient normales, Wayne sortait une autre arme en marchant un peu autour de l’être.

« Bien, tu veux jouer, on va jouer alors… »
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Episode 5 : Le Combat.




Lentement, Timothy regardait l’inconnu devant lui qui s’était accroupit. Etrange attitude, pensa le médecin, tandis qu’il faisait quelques pas chassés sur sa droite pour pouvoir manœuvrer le mieux possible. L’anglais avait observé l’entrepôt où ils se trouvaient : un vieux bâtiment comme on en trouvait partout dans les bas-fonds de Londres, parfait pour se battre contre une chose extraordinaire…

« Je ne désire pas faire mal. »

L’étrange être venait de dire ces mots d’une voix monocorde et froide, ne parlant presque que par syllabes. Son élocution avait quelque chose de singulier, comme quelque chose de non naturel. Batman réfléchit quelques instants à cela, se demandant si cela pouvait lui servir, avant de parler d’une voix dure, masquée et autoritaire pour essayer de faire peur à la chose.

« Et moi je désire que tu me dises qui tu es, pourquoi tu as enlevé Carter Hall et Richard Scott et comment tu arrives à faire toutes ces choses… »

Pendant qu’il parlait, Timothy avait fait passé son arme étrange dans son autre main dans son dos, de façon à pouvoir facilement la lancer au cas où.

« Je…je ne désire pas faire mal.
- Je l’ai compris. Réponds à mes questions.
- Je ne désire pas faire mal.
- Tu refuses de me répondre ?
- Je ne désire pas faire mal.
- Très bien, si tu le prends ainsi… »

Batman prit son arme et la lança de toutes ses forces, mais pas sur l’inconnu, mais plutôt au-dessus de lui, où se trouvaient différents sacs de sable. La corde qui les rattachait au plafond puis au sol par un ingénieux système de contrepoids fut rompue par le petit objet de l’anglais, et les sacs tombèrent sur son adversaire tandis que Timothy se jetait vers Carter Hall et Richard Scott pour les évacuer de là.

Alors qu’il prenait Hall sur ses épaules et traînait Scott en tenant sa chemise entre sa main gantée, le médecin royal ne pu s’empêcher de jeter un œil sur l’inconnu, espérant qu’il soit sous les sacs, assommé et prêt à être interrogé. Mais ce n’était pas le cas.
En effet, les sacs étaient bien tombés, mais il n’y avait aucune trace de corps sous eux, rien ! A croire que l’adversaire de Batman s’était envolé…

« Par tous les Saints où… »

Mais Timothy n’eut pas le temps d’en dire plus, il venait de recevoir un extraordinaire coup de poing dans le nez, venant…du ciel ! Sous l’impact phénoménal, il lâcha les deux hommes inconscients et fut envoyé au fond de l’entrepôt, son visage rougit par le sang sortant de son nez brisé.

Il regarda alors qui venait de lui donner un coup si fort, si puissant que tout son squelette en avait tremblé…et c’était l’inconnu, l’être étrange qui allait plus vite que l’éclair, qui avait des yeux flamboyants ! Et en plus de tous ces dons, il semblait voler dans l’air, comme une marionnette dans les spectacles d’enfants…sauf qu’il n’y avait pas de fils pour le retenir là.

« Comment est-ce possible ? »

Timothy regardait l’être devant lui, voler dans les airs, chose normalement impossible…mais croyait-il encore en la notion de normal après avoir vu toutes les choses qu’il avait dû regarder depuis qu’il était Batman ? Croyait-il encore en la normalité après avoir rencontré tant de gens étonnants ? Bien sûr que non, mais cela dépassait ses rêves les plus fous sur le futur du genre humain…

« Tu…tu n’es pas d’ici… »

L’inconnu le regarda quelques instants dans les yeux, semblant tenter de comprendre ce que disait Batman. Peut-être était-il sourd…ou pas d’ici, tout simplement. Cela, plus sa voix monocorde, froide, faite uniquement de syllabes…il ne parlait pas anglais, il récitait des syllabes apprises par cœur ! Bien sûr qu’il ne pouvait comprendre les mots de Timothy…

Le médecin royal se leva doucement, ayant toujours mal dans tous les os et muscles de son corps après le phénoménal coup que lui avait asséné la créature devant lui. Il s’approcha lentement avec prudence de l’étranger et tenta de bien articuler tous ses mots au cas où l’inconnu pouvait lire sur ses lèvres.

« Toi. Pas. Être. De planète ici. Non ? »

L’adversaire de Batman regarda attentivement ses lèvres quand il parla, et après quelques instants de réflexion, un sourire s’afficha sur son étrange visage : il avait comprit. Wayne soupira en comprenant cela.

« Je viens de…
- De ?
- De… »

L’inconnu pointa alors un doigt en l’air. Timothy fronça les sourcils sous son masque en cuir et en soie.

« Du plafond ?
- Non. De… »

Il continuait à montrer quelque chose avec son doigt, mais Wayne ne comprenait pas grand-chose…il n’y avait rien là-haut, sauf le plafond, puis le toit, puis le ciel, puis…

« Bloody Hell…tu viens du ciel ? De…de l’espace ? »

L’étranger sourit au dernier mot et acquiesça de la tête, ce qui troubla encore plus Batman…bien sûr, quelques recherches récentes avaient expliquées qu’il se pouvait que la vie pouvait exister autre part que sur Terre, mais elles avaient été rapidement mises au secret, d’abord car l’Eglise refusait ces soi disantes vérités et ensuite parce que personne ne voulait croire à cela…de plus, le climat international était assez troublé pour ne pas rajouter de l’eau sur le feu en brisant les fondements du Christianisme qui maintenait plus ou moins les peuples tranquilles…

Pourtant, Timothy s’était prit à croire en lisant les documents mis sous scellés, sa relation avec la Reine lui permettant beaucoup de choses comme prendre ce qu’il voulait dans les archives secrètes du Royaume, à l’existence d’autres êtres dans l’immensité des étoiles…après tout, pourquoi Dieu aurait-il mit la vie que sur la Terre ? Cela était folie d’être si égoïste et bête pour ne tenter l’expérience de la création sur une seule planète…

Mais Wayne chassa ces pensées de sa tête : désormais, il avait la preuve devant lui que les hommes n’étaient pas seuls dans l’univers…et aussi qu’ils n’étaient pas les dominateurs de l’univers. Cet être, devant lui, était fort, rapide, volait et avait des yeux flamboyants. Rien qu’avec un de ces dons, un homme avisé et intelligent pourrait facilement dominer toute la planète. Alors avec tous, la menace était gigantesque…
Que venait-il faire là ? Etait-il l’éclaireur pour une invasion ? Un simple survivant d’une planète détruire ? Un renégat ? Un naufragé ? Il y avait beaucoup d’explications à sa présence ici, et beaucoup faisaient un peu peur à Timothy…

Que pouvait-il lui, simple humain, fasse à un tel étalage de puissance ? Rien du tout, et il le savait…pourtant, il n’allait pas abandonner. Il ne savait pas ce que voulait cet être venant d’une autre planète, mais il ne laisserait pas quelqu’un de si puissant vivre impunément en Angleterre en faisant ce qu’il voulait. D’ailleurs, Wayne pensait plus que l’inconnu était un éclaireur pour une future attaque au vu de ses agissements contre Carter, qui était quand même un des êtres les plus puissants et courageux d’Angleterre, la plus fière des nations au monde…

« Je ne sais d’où tu viens. Je ne sais ce que tu veux. Je ne sais qui tu es. Mais je sais que tu es puissant. Je sais que tu pourrais dominer mon monde. Et je sais que tu as essayé d’enlever Carter et Scott. Et pour cela, je dois t’arrêter car l’on ne touche guère à mes amis quand je suis là… »



L’étranger ne comprit pas un traître mot du discours de Batman, mais le ton de la voix de celui-ci, son attitude et sa façon de bouger doucement sur les côtés laissait deviner qu’une nouvelle attaque allait avoir lieu. L’inconnu ne comprenait pas vraiment pourquoi cet étrange homme habillé de noir et cachant son visage voulait se battre, mais il ne laisserait personne se mettre en travers de son chemin et de sa mission : trop de gens comptaient sur lui pour survivre et avoir une vie meilleure. Il ne laisserait pas sa famille souffrir à cause d’un minable humain stupide.



Batman sortit de sa ceinture une corde munie aux deux extrémités de petites boules rondes. Après avoir fait un salto avant en se lançant vers une caisse au fond, il avait lancé son arme vers l’inconnu, qui la balaya d’un revers de main avant de foncer à une vitesse folle vers Timothy. Celui-ci ne pu que sauter au dernier moment vers un sac de sable accroché au plafond avant que la caisse sur laquelle il se trouvait naguère ne soit totalement détruite par l’inconnu.

Wayne escalada le sac de sable et se retrouva sur une poutre soutenant horizontalement tout l’entrepôt. Il s’accroupit et ne bougea plus, calmant sa respiration pour pouvoir tenter de se faire le plus discret possible pour pouvoir après vaincre son adversaire en le prenant par surprise. Cela fonctionnait toujours avec les malfrats de Londres. Sauf que là, ce n’était pas un malfrat de Londres.

Alors qu’il pensait que son ennemi allait le chercher un peu partout dans l’entrepôt, ne comprenant pas où il était, Batman eut la désagréable surprise de voir l’inconnu lever la tête directement dans la direction où il se trouvait et de sourire. Après cela, l’étranger s’envola à nouveau à une vitesse folle dans les airs vers Wayne, et cette fois-ci le médecin royal ne pu éviter le choc, se faisant emmener par des muscles de fer dans le ciel, explosant en chemin le toit de l’entrepôt dont les morceaux écratignèrent Timothy.

Alors que Wayne voyait les étoiles de plus près qu’il ne les avait jamais vus, il sentit qu’il redescendait en chute libre, l’étranger à ses côtés, souriant. Après des instants qui lui semblèrent une éternité, Batman retomba lourdement sur le sol avec tous les débris du toit un peu partout dans son corps.

La douleur était extraordinaire, fulgurante, exceptionnelle. Timothy n’avait même aucun superlatif à rajouter, car il avait trop mal pour essayer de penser. Il avait des plaies un peu partout sur son corps, son torse (où l’inconnu l’avait prit pour l’emmener dans les airs) semblait avoir prit un tir d’obus et tous ses muscles criaient en même temps l’horreur de la plus grande douleur qu’ils n’avaient jamais vécus.

« Bloody shit… »

Wayne tenta de se relever, mais il avait trop mal, il retomba à terre en même temps que l’inconscience le gagnait. Il aurait tant voulu continuer le combat, mais son ennemi était trop fort, trop puissant, trop expérimenté. Il aurait voulu sauver Hall et Scott, mais son ennemi l’avait empêché.
Timothy tomba définitivement dans l’inconscience tandis qu’une étrange silhouette apparaissait dans l’embrasure de ses yeux, une sorte de fantôme bleu et argenté qui allait à une vitesse inimaginable, mais cela ne devait être que le prélude aux rêves affreux qu’il allait devoir vivre dans son inconscience…
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Episode 6 : La Confrérie.




Richard Scott avait mal. Sa mâchoire le faisait souffrir, mais ce n’était pas vraiment une douleur physique qui le préoccupait pour le moment…non, c’était autre chose. Quelque chose de différent, de plus dur, de plus violent…de plus interne à lui. Quelque chose de très troublant, en fait, qui lui donnait une étrange sensation à l’arrière du crâne.
L’explorateur américain ne savait pas vraiment où il se trouvait. Il était pieds nus sur du sable, avec uniquement une étendue jaune désertique autour de lui, sans aucune âme qui vive…oui, désertique était bien le mot : il devait être dans le désert…mais pourquoi ? Avant, il était à Londres à se faire frapper par une sorte de monstre ailé…

Tandis qu’il tentait de mettre de l’ordre dans tous les souvenirs qui l’assaillaient, Scott commença doucement à marcher, mû par une étrange volonté extérieure lui ordonnant de le faire…

Va, Richard Scott, va…

En temps normal, il n’aurait jamais obéit à cette voix, mais là…quelque chose le forçait, lui ordonnait de marcher, et il ne pouvait refuser cela tant il craignait quelque chose…mais quoi ? Il ne le savait point et semblait avoir peur de le découvrir…

Au fur et à mesure de ses pas, Richard ressentait de plus en plus la douleur de sa mâchoire brisée et se demandait si c’était le prélude à son retour à la conscience…car il ne doutait pas un seul instant que cette grande étendue de sable ne pouvait être que le fruit de son imagination qui fonctionnait à plein régime durant son inconscience…mais quelle inconscience ? Il ne se souvenait pas vraiment de tout, ne se rappelait pas comment il avait atterrit ici, mais il savait qu’il était inconscient…très étrange, pensa-t-il en finissant de gravir une étrange colline de sable…

Quand il arriva en haut du petit tas, Scott entendit alors avec violence encore une fois la voix qui lui avait ordonné de marcher. La douleur était tellement forte qu’il ne pu que tomber à terre, prenant sa tête entre ses mains pour tenter de calmer les tremblements de son corps et de son cerveau…

Richard Scott…Richard Scott…

« Mais qui êtes-vous à la fin ??? »

L’aventurier avait crié cela en dernier recours, ayant trop mal pour faire autre chose que de se coucher en position fœtus pour tenter vainement de calmer cette effroyable douleur qui attaquait son cerveau et gangrenait peu à peu tout son être.

Mon nom n’a point d’importance, Richard Scott…sache juste que moi seul peut t’aider à accomplir ta destinée…moi seul peut t’aider à sauver le Royaume…

« Quoi ? Mais…mais qu’est-ce que vous voulez dire ? C’est quoi le Royaume ? L’Angleterre ? Mais je ne suis pas anglais ! »

La douleur était de plus en plus intense dans le crâne de Richard Scott, et celui-ci tentait de se calmer, de contrôler ce qui lui faisait tant de mal pour pouvoir avoir les réponses à ses questions.

Si tu ne sauves pas l’Angleterre, le Monde et l’Univers seront précipités dans le chaos…mais je ne puis t’en dire plus…va, retourne dans le Royaume des Mortels et dans ce qu’ils appellent Réalité…tu verras, tu comprendras en te promenant dans les salles interdites…maintenant, je dois te ramener chez toi et vérifier que tu es celui que je cherche…

« Les salles interdites ? Mais de quoi vous parlez ? Attends je…AAAAAAARGHHHHHH !!! »

Richard Scott eut alors la plus grande douleur de sa vie, une sorte d’attaque psychique intenable et irrésistible…son cerveau fut assaillit avec violence, comme si on le retournait dans tous les sens pour chercher quelque chose sans ménagement…des larmes de sang coulèrent sur sa peau de par ses yeux, sa bouche, son nez et les autres ouvertures de son corps tandis que ses doigts et ses membres bougeaient tout seuls, mû par d’horribles réflexes cérébraux de demande d’aide…si quelqu’un avait pu voir ce spectacle, il en aurait été choqué à vie tant l’on s’approchait le plus de l’horreur ultime…





Interlude. Quelque part en Europe. Un château sombre et caché des regards indiscrets du monde depuis plusieurs siècles. Le propriétaire des lieux est craint et respecté par tout son peuple, plus par peur que par dévouement. Ici, l’amour au souverain est obligatoire. Le rejet n’est pas toléré et sanctionné par la mort immédiate. Mais ce n’est pas le sort du pauvre peuple asservit de ce pays qui nous intéresse aujourd’hui. C’est plutôt le comportement de son souverain.

Dans une cave sombre du château, il parle. Seul. Du moins, c’est ce que ses serviteurs et la majorité de ses conseillers croient. Seuls lui et certains de ses vrais conseils savent à qui il parle, et comment. Son nom n’a encore que peu d’importance pour le moment. Vous le saurez bien assez tôt, et vous aurez tout le temps pour avoir peur. J’écris ces lignes caché à sa vue, seul, dans l’ombre, à l’observer rire, sourire et échafauder comment le Monde ira à sa perte. J’ai peur. Depuis que je fais ce « métier », j’ai peur. Comment est-ce possible ?
L’on m’a apprit à toujours chercher à vaincre, à toujours connaître et abolir mes faiblesses…mais là, j’ai vraiment peur. Le Monde va bientôt basculer. Et ses protecteurs ne sont pas encore prêts. Il faut que je les voie, il faut que je les forme…mais vont-ils m’écouter ? Après tout, je ne serais pour eux qu’une sorte de fantôme étranger…
Fin de l’Interlude.





Londres. Février 1899. British Museum. La fierté Anglaise. Le plus grand endroit Historique du Monde actuel pour la majorité des personnes sur la Terre. Lieu de réunion des êtres les plus exceptionnels de ce temps ce soir-là.

Au-delà des magnifiques salles regorgeant de trésors sur l’Histoire de l’Humanité. Au-delà de ce qui est l’orgueil Anglais. Au-delà des bureaux des plus grands chercheurs d’antiquités du monde. Au-delà de ce qui est visible au visiteur se trouve un endroit secret mystérieux, connu uniquement par une poignée de personnes. Ce lieu, où l’on peut aller après moult portes et couloirs, est une grande pièce où se trouvent un globe terrestre, une carte du monde connu, une carte de l’espace connu et divers dossiers. Pièce normale dans un musée, serait tenter de croire l’être visitant cette pièce à première vue. Sauf que ce n’est pas une pièce normale.

Ici se trouvent toutes les informations connues sur l’occulte. L’étrange. L’irréel. L’incompréhensible. Ici se trouvent tous les dossiers sur les monstres de ce temps. Jack l’Eventreur et tant d’autres. Tous ceux qui ont menacé le Royaume et ont été vaincus inextrémis. Vaincus par l’orgueil Anglais. Vaincus par une Confrérie de Gentlemen. Une Confrérie d’êtres hors du commun.

« Et maintenant, que faisons-nous ? »

Timothy Wayne venait de parler et de rompre le silence pesant qui s’exerçait sur cette pièce hors du commun où cinq personnes étaient présentes. Cinq créatures, pour être exact.

« Je n’en sais rien, mon ami… »

C’était Carter Hall qui venait de dire cela d’un ton un peu ironique. Il était assit sur un fauteuil confortable, un whisky à la main, et avait enlevé ses ailes qui étaient posées à ses côtés. Par contre, l’homme avait maintenant une cagoule grise sur le crâne avec une sorte d’oiseau rouge peint sur le front du vêtement. Cela lui donnait un aspect étrange, surtout avec son torse nu.

« Ce n’était qu’une question rhétorique, Carter…crois-tu que j’ai une solution, moi ? »

Un être étrange venait de parler d’une voix qui se voulait forte et dure mais n’était que fluette et douce. C’était un homme d’assez petite taille, les cheveux assez courts et de beaux yeux bleus. Son torse semblait assez musclé mais jamais l’on ne l’avait vu sans son éternel costume cravate. Dan. C’était son seul nom connu. Les autres avaient toujours voulus savoir plus de choses sur ce Dan bizarre, mais il ne disait presque jamais rien, se contentant de se battre à la perfection dès que l’on avait besoin de lui.

« De toutes façons, l’on ne peut encore rien décider…il nous faut l’aval de la Reine…
- Qui va mal, Walter. Qui va très mal…
- Quoi ? Que dis-tu, Timothy ?
- La Reine est actuellement très malade, elle est en soins intensifs…
- Mon dieu… »

L’homme qui venait de parler avec Batman, qui était assit sur un fauteuil, torse nu avec beaucoup de bandes sur lui pour soigner ses blessures, était Walter Queen, un des plus grands aventuriers anglais. Il avait été de plusieurs expéditions en Afrique et s’était un jour retrouvé après une mutinerie sur un îlot. Seul. Abandonné. Sans rien à boire, à manger ou pour se défendre face aux bêtes sauvages. Et il avait survécu un an avant qu’un navire ne vienne le rechercher et le sauver. Depuis, il était devenu conservateur au British Museum et permettait ainsi à ses collègues de venir ici, chez lui, pour planifier leurs plans.

« Mais comment peux-tu savoir cela alors que tu es avec nous, Batman ? Nous cacherais-tu quelque chose ? »

La voix de Carter Hall avait claquée comme un fouet, tel un reproche envers son ami qui lui avait annoncé il y a quelques heures la mort de sa femme chérie. Apparemment, quelque chose n’était pas réglé entre eux et cela pouvait dégénérer…et cela, Timothy le savait quand il sourit sous son masque en cuir.

« Disons que j’ai mes sources et mes informations, Carter.
- Tes sources et tes informations ?
- Oui.
- Tu ne veux pas nous les dire ?
- T’ais-je jamais demandé comment tu savais où se trouvaient toutes les pièces rares de ta collection qui ont fait ta fortune ? T’ais-je demandé comment tu faisais pour voler avec ces étranges ailes ? T’ais-je déjà dénoncé à la Reine pour certaines de tes pratiques ? Non. Donc respecte-moi comme je te respecte. »

Un silence pesant s’installa dans la pièce avant que le cinquième et dernier être présent ne se décide à soupirer et à parler. C’était un homme de taille moyenne, habillé entièrement de blanc, de bleu et de gris. Son visage était pratiquement totalement masqué par un masque, et seul ses yeux étaient visibles tandis que son corps semblait revêtu d’une sorte de combinaison étrange.

« Bonvousjesaispasmaismoicelamefatigueassezetj’aibie nenvied’allervoiroùenestlesauvagequ’onaenbaspasvou s ? »

L’être venait de dire tous ces mots à une vitesse exceptionnelle et extraordinaire, et personne au monde ne pouvait encore comprendre le charabia qu’il venait de prononcer tranquillement, comme si de rien n’était. Mais, au lieu d’être surpris et atterré comme tout un chacun l’aurait été, les quatre autres personnes soupirèrent et ce fut Timothy qui parla en premier.

« Maximilien, nous n’avons rien compris…parle moins vite je te prie. »

Le médecin de la Reine sourit tristement en pensant qu’il était fatigué de toujours rabacher cela à son collègue avant que celui-ci ne hausse les épaules pour s’excuser.

« Désolé…je disais juste que cela me fatigue de rester là à ne rien faire et je proposais d’aller voir le sauvage que nous avons en bas…d’ailleurs, pourquoi est-il en bas ?
- Trop dangereux. Si il a réussit à vaincre Timothy et Carter en quelques instants, il nous faut faire très attention à cet être.
- A ce visiteur, Walter.
- Visiteur ? Comment cela ?
- Je vous l’ai dis avant, quand Maximilien m’a retrouvé dans l’entrepôt. C’est un visiteur de l’espace. J’en suis certain.
- Pourquoi ?
- A cause de plusieurs éléments, tels que… »

Mais Wayne ne pu continuer sa phrase. Quelque chose fut brisée. Du verre. Du verre comme celui qui recouvre les trésors du musée. Un seul signe de Timothy pour que Maximilien court à une vitesse extraordinaire en-dehors de la pièce, défiant ainsi toutes les lois de l’Humanité qui régissaient les limites humaines sur la vitesse d’exécution et de déplacement. Le médecin de la Reine pensa que jamais il ne se lasserait d’être impressionné par les formidables capacités de son ami qui revient à peine une minute plus tard, même pas fatigué.

« J’ai visité tout le bâtiment. Une lampe asiatique a disparue. Notre visiteur en bas n’a pas bougé depuis que je l’ai amené ici et qu’il ait accepté de rester ici le temps qu’on apprenne à communiquer avec lui. Par contre, Scott a disparu… »

Carter Hall se leva d’un bond alors et l’on pouvait voir la rage déformer son visage toujours masqué par son masque.

« Quoi ? Comment est-ce possible ? Il était blessé, vaincu ! Tu me l’as juré, Timothy ! Tu m’as juré qu’il serait jugé ! »

L’archéologue s’approcha de Batman qui descendit du lit et le fusilla du regard. Même si le médecin était plus petit que celui qui lui faisait face, c’était bien lui qui semblait le plus fort et le plus impressionnant.

« Oui, je te l’ai juré et je tiendrais parole. Gentlemen, nous avons un grave problème sur les bras… »

Après avoir regardé encore quelques instants Carter dans les yeux pour bien lui montrer que c’était lui qui commandait, Timothy se tourna vers les autres qui l’observaient avec intérêt.

« Nous devons savoir pourquoi Madame Hall a été tuée. Nous devons retrouver ce tueur. Nous devons nous occuper du visiteur qui est en bas. Nous devons aider la Reine qui souffre, selon moi, d’un mal non naturel. Et nous devons récupérer Richard Scott, la dernière personne à avoir vu la dernière victime avant qu’elle ne meure. Gentlemen, que la chasse commence. »
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  #8  
Vieux 29/01/2006, 19h30
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Episode 7 : La Traque.




Peur. Richard Scott avait peur. Extrêmement peur. Et on aurait subit ce sentiment infernal pour moins : il venait de passer la nuit à se faire agresser par un homme volant, et il n’avait dû son salut qu’à un être costumé étrange et peu rassurant. Ensuite, il avait été enfermé dans le British Museum et il s’en était échappé après qu’une étrange voix l’ait tiré de son sommeil et lui ai ordonné de voler quelque chose dans le musée. Une soirée de fou, pensa-t-il tandis que les rues pavées de Londres se succédaient rapidement sous sa course folle.

Qu’est-ce qui lui avait donc prit ? Bien sûr, il avait obéit à la voix…mais pourquoi voulait-elle qu’il vole ce vieux bibelot ? Ce n’était qu’une sorte de lampe, une lanterne peut-être…elle s’était trouvée dans un vieux coffre en bois dans les salles interdites du musée. Scott avait vaguement entendu chez lui que le British Museum gardait dans des salles spéciales et réservées aux initiés des trésors antiques dangereux, mais il avait toujours cru que c’était une légende…jusqu’à ce qu’il soit obligé de forcer la porte d’une de ces salles.

La voix…la voix lui avait ordonné de fracasser cette porte avec le pied de biche qui se trouvait à côté. Elle lui avait dit aussi où se trouvait l’objet qu’il devait emmener, comment le prendre et comment sortir du bâtiment sans se faire prendre par les êtres étranges qui l’avaient emmenés…tandis que la pluie commençait doucement à tomber sur le milieu de la nuit londonienne, Richard Scott se demandait ce que pouvait bien être cette maudite voix…

Il avait bien essayé de se persuader, à son réveil, que ce qu’il avait entendu et vu dans son rêve n’était qu’hallucination et cauchemar, mais quand l’américain avait à nouveau entendu cette voix dans son crâne alors qu’il était bien réveillé, il ne pouvait plus tenter de se convaincre de cela : la voix existait. Elle lui parlait. Elle lui ordonnait. Et si Scott refusait d’obéir, elle le punissait d’une manière qui aurait rendu tout homme aussi docile qu’un chien…

« Putain de pays… »

L’américain était désormais perdu dans le dédale de rues de Londres tandis que l’orage grondait maintenant et que des éclairs impressionnants striaient le ciel de la capitale de la Grande Bretagne. L’archéologue s’accorda alors une pause dans une petite ruelle sombre et malodorante de la ville. Il s’écroula à terre, mettant son visage entre ses mains après avoir déposé l’objet volé devant lui.

« Mais dans quel bordel je me suis fourré ? »

Scott se demandait pourquoi il avait fait cela et tentait d’analyser la soirée, mais c’était impossible…trop d’événements, trop de folies, trop de choses incompréhensibles se passaient là et maintenant avec lui comme acteur principal pour que sa raison soit encore en état de fonctionner…tiens, pensa-t-il alors, peut-être était-ce cela…peut-être était-il en train de devenir totalement fou…peut-être tout cela n’était que la création de son esprit…peut-être allait-il bientôt se réveiller en compagnie de la femme de Hall, dans son hôtel…

« RICHARD SCOTT !!! »

Ce cri gronda presque aussi fort que le tonnerre, et l’archéologue pensa d’abord que c’était cela, mais il dû bien vite se rendre à l’évidence : on l’avait retrouvé…ceux qui le poursuivaient avaient retrouvés sa trace et il devait maintenant être reprit…
Rapidement, l’américain se releva et regarda dans la direction d’où semblait provenir le son, prenant par réflexe la lanterne dans ses mains. Il ne voyait, bien sûr, pas grand-chose tant la nuit noire et la pluie étaient présentes dans la petite ruelle de Londres. Il ne pouvait même pas demander à son ouïe si il y avait quelque chose : la pluie tombait à flots maintenant et l’on entendait plus qu’elle.

« RICHARD SCOTT !!! »

Encore une fois la voix gronda, mais cette fois-ci un éclair stria le ciel et l’archéologue pu voir, avec effroi et horreur, la chose qui venait de dire son nom…car oui, c’était bien une chose qui se déplaçait lentement vers lui du fond de la ruelle…grande, solennelle, cet être était immense et une sorte de robe noire flottant derrière lui et sur le sol. On ne voyait de son visage que deux grands trous clairs qui étaient presque visibles dans la nuit…l’inhumanité de cette chose aux immenses oreilles pointues choqua l’américain, qui allait tomber dans l’inconscience quand soudain quelque chose d’autre, un autre son incroyable pour Scott se fit entendre…

« IL EST A MOI !!! »

L’archéologue leva alors les yeux au ciel, d’où venait ce son, et vit alors une autre chose descendre à pic du ciel vers lui…c’était tout bonnement incroyable et irréel…cette…cette chose avait des ailes et volait dans le ciel londonien, utilisant tout son talent pour ne pas être déporté par le vent pour venir vers lui, Richard Scott…

« Non…non…pitié… »

L’américain n’arrivait qu’à articuler ces faibles mots tandis qu’il se collait à la paroi de l’immeuble en briques derrière lui. Malheureusement, la créature ivre de rage, de tristesse et de vengeance qui allait bientôt le toucher ne pouvait entendre ces supplications, et même si elle les avait entendues, elle n’en aurait pas prit note…

Soudain, alors que la chose allait toucher Scott et qu’il pouvait voir toute la haine et la rage qui dévorait son cœur tant elle était proche, le choc tant attendu ne se fit pas…alors que l’archéologue s’attendait à souffrir plus que tout d’un contact qui s’annonçait des plus brutaux, il ne sentit rien…lui qui avait fermé les yeux par peur les rouvrit tout doucement et vit que…que la créature n’était plus là !

Scott ne comprenait rien. Son cœur battait la chamade et son esprit commençait doucement à s’abandonner à la folie quand la créature qu’il avait vue dans le fond de la ruelle apparut alors soudainement dans son champ de vision. L’archéologue poussa un cri de frayeur en voyant cela, mais se rassura quelque peu en remarquant que ce n’était pas une chose, mais l’homme qui l’avait sauvé dans sa chambre d’hôtel…enfin, il n’était pas vraiment rassuré vu l’expression de colère qui habitait le visage de celui qui se tenait devant lui.

« Tu as eu de la chance, Richard Scott. Si un de mes partenaires n’avait pas été rapide, Carter t’aurait déchiqueté et je n’aurais rien pu faire pour toi. Maintenant, tu as deux solutions : ou tu rentres avec moi gentiment pour qu’on analyse les événements de ce soir, ou bien…
- Ou…ou bien ? »

La voix de l’américain était comme lui : livide et apeurée. Son pantalon était d’ailleurs mouillé, mais pas que par la pluie…Batman sourit en remarquant ce détail par l’odeur.

« Ou bien je laisse Carter te chasser toute la nuit et te faire souffrir mille morts avant qu’il ne te libère en te tuant. Carter connaît énormément de techniques pour faire souffrir quelqu’un sans le tuer ou sans lui faire de trop grosses blessures…crois-moi, je ne voudrais pas être celui qui est suspecté du meurtre de sa femme…
- Mais je ne l’ai pas tuée ! Je l’ai dis !
- Je te crois. Mais Carter non. Alors, quelle est ta décision ? »

L’américain se demandait si l’anglais devant lui comprenait la stupidité de la situation : y avait-il vraiment matière à réfléchir à cette question ? Vu le sourire en coin de l’homme masqué, oui il comprenait cela et il semblait aimer cela…

« Je viens avec vous…
- Très bien. »

Batman lâcha Scott qui s’écroula à terre, vu que l’homme masqué avait prit par la chemise l’américain lorsqu’il avait commencé à lui parler. Rapidement, celui-ci s’était relevé et avait commencé à suivre l’anglais, la lanterne dans ses mains, quand son « sauveur » se retourna.

« Ah, au fait, une dernière chose…
- Oui ? »

L’anglais donne un crochet droit impressionnant et très douloureux à Scott qui en tomba à terre. Son nez lui faisait affreusement mal, de même que son œil droit, et en plus la douleur de sa mâchoire se réveillait alors que son corps rentrait en contact avec le sale sol londonien.

« Ne nous défie plus jamais et ne t’enfuie plus de ta vie quand on te garde prisonnier, Scott. La prochaine fois, tu ne t’en tiras pas avec simplement quelques dents cassées et un œil au beurre noir… »

Le message était clairement comprit par l’archéologue qui se releva difficilement et suivit Batman vers un carrosse noir comme la mort qui les attendait au coin de la rue.





Environ une heure plus tard, tous les membres de la Confrérie et Richard Scott étaient de retour dans la pièce spéciale du British Museum. Hormis Carter Hall qui avait été chargé de passer du temps avec leur autre prisonnier, tous étaient en face de l’américain qui était assit et se demandait quelle serait maintenant sa destinée. Bien entendu, tous les membres présents avaient compris que la décision d’exclure Hall de l’interrogatoire était pour éviter des excès de violence dû aux réponses de Scott. Ce fut Batman qui commença à parler doucement.

« Bien. Vous êtes donc Richard Scott, citoyen des Etats-Unis d’Amérique. Né à Boston en 1870. Parents morts dans un accident. Bel héritage. Plusieurs découvertes archéologiques. Vous êtes venu avec un des vos amis, Monsieur Jordan. C’est exact ?
- C’est…c’est exact. Mais comment savez-vous cela ?
- Ce n’est pas vous qui posez les questions, Scott. C’est moi. C’est clair ?
- Oui… »

L’autorité et le charisme qui se dégageait du personnage masqué en noir devant lui forçaient l’admiration et la peur de l’archéologue.

« Bien. Ici vous êtes en présence de la Confrérie, une assemblée des êtres les plus étranges, les plus mystérieux et les plus puissants de Grande Bretagne. Mais nous ne sommes point les premiers à en être. Depuis plusieurs siècles, les différents Rois et Reines ont vu se succéder plusieurs de leurs sujets présentant des caractéristiques étonnantes…exceptionnelles, dirais-je. Ces sujets auraient pu être des dangers pour eux, mais nos anciens monarques ont décidé, avec raison, d’utiliser ces capacités au lieu de les détruire. Ainsi est née la Confrérie, et depuis toujours ses membres protègent l’Angleterre, son monarque et son peuple. Est-ce que vous me suivez ?
- Euh…oui…
- Excellent. Vous comprenez donc que si vous êtes là, que je vous raconte tout cela et que je prends le risque d’exposer à un américain toute la puissance secrète de l’Angleterre, c’est que je n’ai aucun doute sur le fait que jamais vous ne parlerez, n’est-ce pas ?
- Merci de votre confiance. »

Scott était surprit mais heureux de cette marque de confiance. Néanmoins, c’était quand même assez étrange de la part de cet être méfiant et doué d’une force et d’un esprit apparemment sans failles…

« Ce n’est point de la confiance. Je sais que vous pourriez parler à votre gouvernement ou à votre ami Jordan. Mais je sais aussi que si vous le faites, jamais vous ne trouverez le repos. Jamais vous ne serez en sécurité. Jusqu’à la fin de votre vie, vous seriez traqué par nous. Par chacun de nous. Et je ne pense point que cette vie vous attire, n’est-ce pas ? »

Le regard dur et autoritaire de Batman se posa sur les yeux de l’archéologue qui ne pu réprimer un frisson : cet homme ne plaisantait pas, et ces menaces ressemblaient plus à des promesses, en fait…

« Oui…je comprends…
- Bien. Passons maintenant aux choses sérieuses. Monsieur Scott, vous avez retrouvé le corps sans vie de Mary Hall dans votre chambre d’hôtel après que vous ayez passés la nuit ensemble à faire plusieurs actes que la morale et l’Eglise réprouveraient. Madame Hall a été sauvagement tuée et vous avez de suite appelé la police. Est-ce que je me trompe ?
- Non. Vous avez encore une fois raison.
- Bien. Laissez-moi un peu vous expliquer désormais ce qu’il s’est passé après cela, car vous avez subis d’étranges événements ce soir et je pense qu’il est temps de vous aider un peu à comprendre.
- C’est gentil.
- Non, normal : nous avons aussi besoin de remettre les choses en place. »

Maximilien, Walter et Dan acquiescèrent derrière Batman.

« Après cela, la police est arrivée sur les lieux et en a informé ses supérieurs. Ceux-ci ont étouffé l’affaire du fait de l’identité de la morte et de sa position, et ont fait remonter l’information plus haut où je l’ai apprise rapidement. Je sus de suite qu’il fallait que j’avertisse moi-même Carter, sachant quelle réaction il allait avoir. C’est ce que je fis, mais je fus surpris par la violence de ses actes et je n’ai pu l’empêcher de vous attaquer. Après, je vous ai sauvé, du moins j’ai tenté.
- Oui, c’est cela. Et après, vous m’avez amené ici…
- Pas vraiment…disons que d’autres événements sont survenus, mais qu’il n’est point utile d’en parler maintenant. »

Batman refusait de parler à l’américain de l’étranger venu d’ailleurs qui était en train de parler avec Carter en bas. Cela aurait fait trop pour Scott, et aussi il ne voulait pas trop informer l’archéologue. L’anglais reprit alors.

« Je voulais aussi vous informer que d’autres corps ont été retrouvé, comme Madame Hall. Tous massacrés dans d’atroces circonstances…
- Ce n’est pas moi ! Je le jure !
- Je le sais. Le premier corps a été retrouvé avant votre arrivée sur notre île. C’est pour cela que j’ai toujours cru à votre innocence. Mais l’hypothèse d’un tueur en série est véridique et il s’agit certainement de la bonne : un être rôde dans Londres. Il tue, massacre et pille des femmes avec une précision et une horreur déconcertantes.
- Mon Dieu…mais n’y avait-il pas déjà eu une affaire semblable ici mêmes il y a quelques années ? »

Walter jeta alors un regard apeuré à son ami Timothy : il savait quelle épreuve il avait traversé avec Jack l’Eventreur, et la seule évocation du nom du monstre pouvait suffire à faire entrer le médecin dans une rage folle…l’anglais se tint prêt à tenter d’arrêter la folie de Batman, mais il n’en eut pas le temps…

En effet, une gigantesque explosion ravagea alors le sous-sol du British Museum, ainsi que tout le rez-de-chaussée. Dans un bruit d’Apocalypse, les membres de la Confrérie se rendirent compte de ce qui se passait, et ils ne purent rien faire quand ils virent avec horreur le plafond du bâtiment tomber sur eux quelques secondes après l’explosion.
Bien sûr, si ils avaient eu plus de temps, Dan aurait pu arrêter les pierres qui tombaient et Walter aurait pu faire une brèche avec Batman pour qu’ils s’enfuient, mais tout s’était passé trop vite et ils n’étaient pas assez prêts : les différentes colonnes du musée étaient tombées en même temps, ce qui avait précipité l’effondrement qui s’avérait de plus en plus fatal aux personnes présentes…
Réponse avec citation
  #9  
Vieux 29/01/2006, 19h31
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Episode #8 : Le Calme après la Tempête.




Quelques heures plus tard.
Le jour était levé depuis environ une trentaine de minutes, et déjà les pompiers et équipes de secours étaient sur place pour tenter de sauver ce qu’ils pouvaient du British Museum. Enfin, de ce qui restait du British Museum : seules des ruines fumantes et encore chaudes prouvaient aux rares passants apeurés par un tel spectacle de destruction que, la veille, se dressait encore là le plus grand musée au monde en cette fin de XIXe siècle.

Des morceaux de sculptures, de tableaux, de chefs d’œuvres magnifiques et vénérés par chaque visiteur qui avait eu la chance de venir dans ce bâtiment jonchaient le sol tandis que des employés de la ville cherchaient vainement des traces de survivants ou d’indices pour la police.
Car la Reine, en apprenant cette destruction, était entrée dans une rage folle que tous les Bobys d’Angleterre avaient eus pour ordre de tout faire pour retrouver les coupables, sous peine d’atroces punitions Royales…

« Quelle horreur… »

Walter Queen regardait de loin la destruction de son musée. Vêtu d’un smoking encore plein de poussière et de quelques rares débris, l’homme n’avait eu ni l’envie ni le temps de se changer, trop choqué et troublé par la destruction de ce qui était alors son chez lui et son lieu de travail. Une part importante de sa vie avait été piétinée sauvagement, et il n’avait rien pu faire…

« Oui. Cela est indescriptible… »

Timothy Wayne se trouvait à côté de lui, habillé d’un costume assez classique, chemise blanche et redingote noire, avec gants blancs et canne à la main droite. Il n’était pas encore rasé, et semblait quelque peu fatigué.
Officiellement, la Reine avait chargée d’aller réveiller le médecin pour le charger de venir soigner d’éventuels blessés ou de constater la mort des pauvres êtres qui auraient pu se trouver là. Officieusement, Timothy était rentré juste à temps pour se glisser dans son lit avant qu’un de ses valets ne vienne le « réveiller » pour recevoir l’ordre de la Reine. Cela n’avait été qu’une affaire de secondes pour que l’intégrité du médecin reste compléte…

« Je n’arrive toujours point à croire cela possible…tous ces trésors…toutes ces merveilles…toutes ces heures que j’ai passées à répertorier, à comprendre cela…détruites…c’est…c’est horrible…
- Oui, en effet. Catastrophique, même. Mais ce qui est encore plus horrible et intéressant, c’est que quelqu’un ou quelque chose ait pu s’introduire chez nous pour nous tuer. »

Walter tourna la tête vers Timothy. Alors que le premier pleurait les trésors perdus du British Museum, le second échafaudait déjà des théories sur le pourquoi et le comment de cette destruction affreuse. N’avait-il aucune peine devant un tel spectacle ? N’avait-il pas de cœur pour pleurer les merveilles détruites ? Queen se demanda alors si Wayne était vraiment humain, au fond…

« Que dis-tu ?
- Il est triste de voir tout cela être détruit, Walter, mais ne nous voilons point la face : l’on a voulu nous tuer et l’on s’est introduit dans le Museum malgré nos protocoles de sécurité. Cela est inquiétant.
- Tu…tu penses réellement que nous étions la cible de cet attentat ? Peut-être était-ce simplement un acte anarchiste contre le Museum et ce qu’il représente, ou une attaque de l’All…
- Ne dis pas des choses que tu ne crois même pas, Walter. Tu le sais comme moi : pourquoi aurait-on détruit ce qui représente l’Art dans le monde ? Pourquoi le Museum, alors que si on arrive à percer sa sécurité, l’on peut aller tuer la Reine ? Cela n’a point de sens. Non, il est clair que l’on a voulu détruire la Confrérie en nous tuant. C’est une bonne chose, en fait, quand on y réfléchit. »

Queen ne savait plus du tout quoi penser de Timothy. Que disait-il donc ?! Quelques secondes auparavant, il disait que la destruction du Museum, et donc l’attentat, était une chose horrible, et là il annonçait calmement que la tentative de meurtre sur lui et leurs amis était en fait une bonne nouvelle !
Walter se demandait si son ami avait encore sa santé mentale, et si il ne devait pas le faire interner dans les heures qui venaient…

« Quoi ? Timothy, je ne te suis plus, là…
- Mmh ? Qu’y a-t-il, Walter ?
- Tu dis que l’explosion fut une chose horrible, mais tu dis aussi que la tentative d’assassinat est une bonne chose ! Quel est donc cet illogisme, mon ami ? Deviendrais-tu fou ?
- Ah ! Excuse-moi, j’ai pensé trop haut et cela a dû être trop rapide pour toi…pardon. Je t’explique : je suis désolé, triste et outré de voir que le British Museum a été détruit, car j’aimais cet endroit et j’aimais la pièce spéciale pour notre petit groupuscule. Néanmoins, que l’on veuille nous tuer est une bonne chose et me permet de dire que nous tenons quelque chose. En effet : vu qu’on a tenté de nous supprimer et donc de nous arrêter, cela veut dire que nous sommes sur une piste sérieuse, sur quelque chose d’important. Après, il faut voir aussi qui a tenté de nous tuer, vu que nous avons plusieurs ennemis.
- Ah bon ? »

Walter était un peu perdu par l’argumentaire de Timothy. Après tout, il n’était qu’un aventurier habile dans la visée et dans le maniement des armes : il savait très bien que son ami était un grand combattant, mais un être encore plus intelligent et doué pour la résolution d’intrigues que la plupart des habitants de leur île chérie. C’était d’ailleurs pour cela qu’il n’avait jamais vraiment pu faire pleinement confiance à Batman : un être si intelligent, si fort, si doué ne pouvait vraiment être toujours au service du Bien le plus pur…

« Bien sûr, Walter. D’une part il y a le tueur de Madame Hall, qui devrait refaire une victime dans les jours qui viennent, je pense. Il faut l’arrêter, sinon Carter deviendra fou et tenterait de faire du mal à Richard Scott. D’ailleurs, il faut que nous parlions à celui-ci dès qu’il se réveillera. Ce qu’il a fait il y a quelques heures, avec la lampe…cela n’est point naturel, tu le sais. Cela peut être un danger, et quand les puissances européennes l’apprendront, et elles l’apprendront crois-moi, il sera jalousé et envié. Il sera bientôt constamment en danger tant que nous n’aurons pas compris le fonctionnement des phénomènes qu’il créé.
Nous avons du pain sur la planche, Walter. Pressons-nous, donc. »

Queen ne dit rien : Timothy avait entièrement raison. Il fallait que leur groupe arrête le tueur qui rôdait dans Londres et faisait des victimes. Il fallait aussi qu’ils protègent Richard Scott de lui-même, mais aussi de ceux qui feraient bientôt de lui leur but numéro un.
Wayne était dans le vrai, pensa l’aventurier : ils avaient du travail, et il fallait qu’ils commencent dès maintenant en allant voir leurs amis chez Walter Queen…








Interlude.
Encore une fois, je l’observe. Lui, dans son château ancien et reculé dans des régions inconnues de la plupart en Europe. Lui, qui pactise avec quelque chose…un être qui me donne ce que les humains appellent la « chaire de poule ». Lui qui fait un accord avec un être dont le nom est murmuré dans l’univers avec crainte et respect.
Est-il fou ? Ne comprend-il pas qu’il condamne ainsi sa race et le reste de la Création, comme disent ceux d’ici ? Ne voit-il pas qu’il se fait piéger par plus intelligent et cruel que lui ? La folie habite ces vieilles pierres, je le sens, et cette folie vit et est née avec les générations de parents dont est issu l’homme qui parle à cette…chose dans le miroir.
Cette chose aux yeux rouge terrifiants. Cette chose qui me connaît, à qui j’ai déjà eu affaire. La seule chose au monde que je n’ose défier…par tous les Dieux de cette planète et des autres…qu’ils viennent en aide à ce peuple, voila ma seule prière…
Fin de l’interlude.








La maison de Walter Queen était une des plus belles maisons de celles proches de Buckingham Palace. Dotée de dizaines de chambres, de domestiques fidèles et qui étaient parmi les meilleurs du Royaume, il était dit partout que l’aventurier favori de la Reine avait bien de la chance de vivre dans cette bâtisse luxueuse et merveilleuse.
Mais en fait, Walter Queen n’y avait mit les pieds que deux fois : la première quand la Reine lui avait montrée la maison qu’elle lui offrait, et la deuxième pour prendre les affaires qu’il avait besoin pour déménager dans un endroit de sa connaissance où il pourrait vivre comme il le voudrait, caché bien sûr. Officiellement, il vivait dans la maison proche du lieu de vie de la Reine. Mais pour ses amis et ceux qui le cherchaient vraiment, l’aventurier vivait dans une petite maison où il se sentait vraiment chez lui.
C’est dans ce lieu que se trouvaient maintenant les membres de la Confrérie.

Ayant trouvé une petite bâtisse plaisante sur les docks, Queen y avait fait diverses améliorations : la dotant d’un sous sol en bois qui préservait les personnes qui y étaient de l’eau par un ingénieux système inventé par le créateur de la pièce secrète de Batman, l’aventurier avait aussi créé diverses pièces cachées où il pouvait laisser ses armes, ses triomphes et ses ennemis au cas où le besoin s’en faisait sentir.
En fait, si l’on ne connaissait point les mystères de la maison, on pouvait facilement entrer dans ce bâtiment où il n’y avait, apparemment, qu’une seule pièce servant de cuisine, salle à manger et chambre. Une maison de pauvre pêcher, en clair.
Mais, pour les autres, la maison de Walter était une des plus intéressantes de Londres, et elle réservait mille trésors et surprises à ceux qui avaient la curiosité de chercher au-delà des apparences.

Après la destruction du British Museum et leur spectaculaire sauvetage, les membres encore debout de la Confrérie avaient ramenés ceux qui étaient blessés ici : cela était plus sûr et plus calme que la maison de Wayne, et cela était proche de l’ancien musée, ce qui était bien sûr un atout pour transférer quelques excentriques au petit jour de Londres vers le lieu où ils se reposeraient et seraient soignés.

« Comment vont-ils ? »

Timothy avait posé ses gants et sa canne à l’entrée et était penché sur les corps inconscients de Dan et de Maximilien, tâtant leurs pouls et regardant leurs pupilles pour connaître leur état de santé tandis que Walter était derrière lui, légèrement inquiet.

« Plutôt bien. Dan semble très las et fatigué, il devrait prendre plus de repos, selon moi…il faudra que l’on lui demande ce qu’il fait pour être tant à bouts de forces. Je n’aime point qu’un de nos collègues soit si exténué.
Maximilien va bien, lui. Grâce à Dieu, il a réussi à nous sortir de ce pièce mortel, mais apparemment il est allé au bout de ses limites : c’est pour cela qu’il est tombé inanimé lorsqu’il a ramené Dan des décombres avant la destruction totale du Museum. »

Le médecin royal se releva et sourit à son ami.

« Mais ils sont hors de danger. Passons aux autres. »

Wayne s’approcha alors de Richard Scott et de Carter Hall. Ils étaient couchés l’un à côté de l’autre, le visage de l’un en face du visage de l’autre. Timothy ne pu s’empêcher de sourire en voyant cette scène : dire que l’un avait forniqué avec la femme de l’autre, et que quelques heures après le cocu avait faillit tuer l’amant. Et maintenant, ils dormaient ensemble comme deux bébés, comme deux amis…

« Mmh…
- Un problème ?
- Je ne sais point. Carter va bien, oui, mais Richard Scott a un pouls très faible et irrégulier, cela n’est point bon signe…on a retrouvé la lampe, au fait ?
- Pas encore. J’ai mis les meilleurs hommes que la Reine m’a donnés, mais ils n’ont encore eu aucun résultat. Je crains que l’on ne retrouve jamais cette chose qui nous a tous sauvés…
- Mmh…espérons qu’il se réveillera et nous expliquera comment il a pu créer ces…phénomènes… »

Timothy se releva et regarda Queen. Pour la première fois, ce dernier pu voir de la fatigue et de la lassitude dans les yeux de son ami : les événements de ces derniers jours, la nuit agitée qu’ils venaient de vivre et le manque cruel de sommeil pesaient désormais sur les épaules de Batman, et il semblait ne plus vraiment pouvoir lutter contre cela.

« Va dormir, Timothy.
- Non…il faut que j’analyse encore les prélèvements faits sur le Museum, et que je…
- Rien du tout. Tu vas aller dans mon lit et tu vas te reposer quelques heures. Et ne discute pas : nous savons tous deux qu’un homme est plus apte à sauver le monde et ses amis quand il a quelques heures de sommeil derrière lui. »

Wayne voulut discuter, voulut argumenter encore, mais il abandonna et se rendit à l’évidence : son ami avait raison, il devait aller se coucher sinon il ne tiendrait pas.

« Très bien…
- A plus tard, mon ami.
- A plus tard, Walter. »

Timothy partit alors vers la chambre de Queen. Il se coucha à peine sur le lit qu’il s’endormait directement, vers un pays de rêves étranges, qui se transformaient vite en cauchemars sanglants, comme ceux qu’il faisait chaque nuit…








Plus loin. Un être, seul, regardait Londres d’un point de vue que peu, très peu d’être sur Terre avaient déjà partagés : la capitale de la Grande Bretagne vue du ciel était vraiment magnifique dangereuse et éblouissante.
Le visiteur se demandait quoi faire maintenant, ne sachant si il devait parler à ses supérieurs de la découverte de terriens dotés de capacités intéressantes et qui auraient pu empêcher le plan de ceux qui l’avaient envoyés là. Normalement, ses ordres auraient déjà dû lui faire appeler les chefs de sa compagnie, mais est-ce que l’étranger devait trahir ceux qui ne lui avaient rien fais ? Après tout, si le combat avait débuté, c’est parce qu’il était allé s’occuper d’affaires d’autrui…

Soudain, son appareil de communication fit un petit bruit sourd et distinct dans sa poche. Ses supérieurs voulaient parler avec lui et connaître l’étendue de sa mission. Que devait-il faire ? De multiples pensées rebondissaient dans son cerveau mystérieux tandis que le bruit continuait de sonner dans le ciel nuageux de Londres au petit matin…
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  #10  
Vieux 29/01/2006, 19h32
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Episode #9 : Le White Man.




Walter Queen marchait assez rapidement dans le frais matinal de Londres. Il devait aller voir certains amis, à lui et à Timothy, pour obtenir des informations quand aux différents événements de ces derniers jours. Trop de choses leur échappaient. Ils avaient trop subis les événements. C’en était trop. Maintenant, c’étaient eux qui allaient mener la danse, et cela allait rapidement être réglé.

Ses pas conduisirent l’aventurier dans un des quartiers les plus malfamés de Londres, à savoir l’East End, où la pire racaille de la Grande Bretagne s’était massée pour former un peuple hétéroclite et dangereux, bien que doux comme un agneau si on lui laissait un peu de liberté. Batman leur laissait faire quelques petits arrangements de façon à ne pas mettre le feu aux poudres, Walter et les autres aussi donc.

Queen arriva finalement en bas d’un petit immeuble en briques rouges, là où on avait retrouvé le corps d’une des victimes. Celle qui avait mit Timothy sur l’affaire et avait peut-être créé tout ce qui s’était passé après.
C’était là qu’il devait rencontrer ses informateurs, ceux qui pouvaient tout découvrir en Londres en un temps minimal. Pour preuve, il leur avait demandé la veille dans l’après-midi des informations sur Richard Scott, son ami Jordan et les meurtres, et ce matin il avait retrouvé devant chez lui un petit billet lui indiquant un lieu et une heure approximative. Ils étaient forts, très forts. Trop, peut-être, mais il n’avait pas le temps de penser à cela pour le moment.

« On peut pas dire que vous vous êtes pressés… »

Une voix. Quelqu’un lui parlait avec une voix assez jeune. Mais où ?
L’aventurier se tourna. Rien derrière lui, rien devant non plus. Mais pourtant, il avait entendu une voix…il en était sûr ! Mais il n’y avait rien, là où il était…pas âme qui vive dans cette ruelle sordide et endormie depuis peu, depuis que la lumière du jour avait chassée les prostituées, leurs clients et les voleurs…mais eux prenaient seulement une pause…
Non, il n’y avait rien, et Walter se demandait un peu si il ne devenait pas fou…avait-il inventé cette voix ? Non, certes, mais il n’y avait rien d’autre là où il se trouvait hormis quelques ordures et un vieil immeuble en briques rouges…

« Alalala…les adultes ne sont point très doués, parfois… »

Toujours la même voix. Mais Queen ne savait pas où se trouvait son interlocuteur…à quels jeux jouaient-ils ? Bien sûr, il ne les avait que peu rencontrés, mais ils les connaissaient quand même un peu…du moins, surtout un avec qui il avait sympathisé…mais ces diables étaient totalement différents quand ils étaient en groupe…

« Bon, finis de jouer. Dites-moi où vous êtes, je n’ai point de temps pour ces amusements d’un autre âge.
- Pfff…coupe… »

Soudain, l’aventurier leva la tête pour voir un adolescent, ou plutôt un enfant qui allait bientôt devenir adolescent. Il était attaché aux pieds par une corde qui était rattachée apparemment à quelque chose sur le toit de l’immeuble. Ses cheveux étaient d’un noir très prononcé, et ses yeux semblaient refléter la malice et l’intelligence tandis qu’un autre gamin, roux celui-là, coupait la corde.

Walter se demanda alors si l’enfant était fou : il allait tomber trop vite et l’aventurier ne pourrait pas le rattraper…une énorme flaque de sang allait apparaître sur l’endroit même où, naguère, un meurtre immonde avait été commit…il aurait voulu éviter cela, mais il ne le pouvait…
Mais, alors que Queen pensait que l’enfant allait mourir, celui-ci fit une sorte de pirouette en l’air et se réceptionna parfaitement sur le sol, sur ses deux pieds et sur une main. Il se releva et sourit à l’homme blond et un peu barbu qui se tenait devant lui.

« Walter Queen ?
- Lui-même. Et vous êtes ?
- Robin. »

Soudain, l’enfant mit deux doigts dans sa bouche et siffla quelques notes très aigues. D’abord, rien ne se passa, puis soudain une fillette assez jolie mais farouche à son regard sortit des ordures, tandis qu’un autre enfant, au regard sombre et inquiétant, sortait de l’immeuble en compagnie du rouquin vu naguère en haut et qu était devenu ami avec Walter lors de précédentes rencontres. Enfin, un autre enfant, aux cheveux roux aussi mais plus rouges, en fait, arrivait tranquillement en courrant assez vite.
Tous les cinq se mirent en cercle autour de Queen, qui se sentit soudain légèrement menacé par ces cinq marmots…

« Euh…
- Bonjour, Mister Queen. »

Les enfants avaient tous dis cela en même temps, ce qui rajoutait de la tension à une situation qui en était déjà pourvue.

« Bonjour…
- N’ayez pas peur, Sir : nous ne vous ferons aucun mal si vous avez ce que nous avons demandé contre ce que vous, vous avez demandé. Est-ce que nos attentes ont été prises en compte ? »

Walter acquiesça aux paroles du dénommé « Robin » et sortit de sa poche cinq papiers d’adoption qu’il avait réussit à prendre chez son ami, le juge Chase. Il n’avait pas comprit à quoi cela allait servir et avait été tenté de ne pas les emmener avec lui, craignant quelques perversions de la part de ses informateurs, mais apparemment, ils désiraient juste être adoptés légalement…quel mal à cela ? Aucun, selon l’aventurier qui donna les précieux papiers au « Robin », qui se dépêcha de les fourrer dans son veston quelque peu sale, sous le regard émerveillé de ses camarades. Lui, restait sérieux et concentré : aucune émotion ne transparaissait de lui.

« Très bien. Nous avons les informations que vous désiriez. Vous pouvez poser cinq questions, pas plus.
- Pourquoi si peu ?
- Parce que il y avait cinq papiers. Plus que quatre, Mister Queen. »

L’aventurier comprit alors que le gamin tentait de le berner. Il n’aurait pas du tout été contre lui donner quelque punition corporelle bien méritée, mais cela brusquerait les enfants et il n’aurait point d’informations…
Queen dû alors réprimer sa colère et son indignation pour se calmer et se reprendre.

« Bien. Que savez-vous de Richard Scott et de Joshua Jordan ?
- Ce sont deux archéologues arrivés il y a moins d’une semaine d’Amérique. Ils ont fais quelques découvertes et Scott a fauté avec Maria Hall avant que l’on retrouve cette dame morte dans sa chambre d’hôtel. Jordan a depuis disparu, mais cela n’est guère anormal : il a un passé de buveur et de tricheur, et a été renvoyé de plusieurs métiers et a fait plusieurs séjours en prison pour cela. Scott a disparu depuis la mort de Maria Hall, et on ne sait pas où il est. Ah, et Richard Scott a fait un voyage il y a quelques années en Asie, où il est resté une semaine inconscient suite à un traumatisme dans une petite boutique. Trois questions.
- Mmh…sait-on la raison de cette inconscience ?
- Non. La science des hommes ne sait point pourquoi il ne s’est point réveillé durant sept jours et pourquoi il est revenu à lui le huitième. Le marin qui nous a raconté cela ne se souvenait malheureusement plus des paroles du médecin asiatique qui avait prit soin de lui. Deux questions.
- Avez-vous entendu parler d’un éventuel étranger qui serait à Londres en ce moment ?
- Oui. Il ne vient pas de Grande Bretagne, ni d’Europe, ni d’Amérique et n’a point le teint jaune ou nègre. On ne sait pas ce qu’il fait là, mais plusieurs rumeurs courent sur lui. Beaucoup pensent que c’est le tueur qui attaque les femmes de Londres et les ouvrent, comme l’Eventreur à l’époque. Une question.
- Mmh… »

Queen devait réfléchir avant de poser sa dernière question. Les enfants étaient assez doués pour les affaires, même si seul le « Robin » parlait pour le moment. Ils étaient tous serrés autour de lui, les yeux fixés sur sa personne, ce qui leur donnait un air menaçant et rendait nerveux. Et si l’on est nerveux, l’on pose plus facilement de mauvaises questions et ils peuvent garder leurs secrets plus longuement ou faire repayer…
Walter sourit en pensant à l’ingéniosité de ces gamins des rues qui s’en sortaient seuls avec leur raison d’information, et qui représentaient bien l’esprit d’initiative, d’aventure et d’intelligence qui devait caractériser les anglais avant de reprendre calmement.

« Bien, j’ai su tout ce que je voulais. Dernière question : pourquoi t’appelles-tu Robin et quels sont les noms de tes camarades ? »

L’enfant qui n’avait fait que parler sourit alors, de même que les quatre autres.

« Cela fait deux questions, Mister Queen. Mais je vais y répondre quand même. »

Le gamin ouvrit son blouson et l’aventurier pu alors voir que sa gorge était entièrement rougie, et même brûlée par endroit. Pire encore, cela semblait ancien…

« Je m’appelle Richard, dit Robin, car j’ai survécu à l’incident qui tua mes parents, des saltimbanques. Mais cela ne se fit point sans dégât, comme vous pouvez le voir. Lui… »

Richard montra du doigt le rouquin aux cheveux très rouges qui était venu en courant.

« C’est Flash, appelé ainsi par sa vitesse de course rapide et au-delà de nos standards d’enfants. Lui… »

Robin montra l’autre enfant roux.

« C’est Speedy, nommé ainsi par ses réflexes qui nous ont plusieurs fois sauvé la mise face aux patrons de pubs ou de restaurants à qui nous empruntons notre pitance. Lui… »

L’enfant montra le dernier garçon, celui au regard sombre et aux cheveux noirs, bien que moins noirs que celui du narrateur.

« C’est Tempest, du fait qu’il soit né un soir de tempête et que l’on aime à croire qu’il en a hérité un caractère ombrageux et facilement colérique. Et enfin elle… »

Son regard se porta sur la jeune fille au regard farouche.

« Elle, elle aime s’appeler Wonder Girl du fait qu’elle a résisté à quelque malandrin qui avait voulu lui prendre son innocence avant l’heure. Elle se débarrassa de lui et prit la fuite, ce qui est grande inhabitude dans le quartier où ce genre d’événements sont légions.
- Mmh…intéressant… »

Walter était amusé des surnoms que ces enfants s’étaient donnés : la magie de l’enfance mêlée à la malice, l’aventure et l’intelligence qui devait normalement être propre à chaque enfant anglais. L’on aurait dit cinq Titans Anglais, cinq enfants qui symbolisaient tout ce que les enfants d’Angleterre devaient être, mais n’étaient pas car pourris par l’argent et le luxe.

« Très, je vous l’accorde. Sur ce, nous devons partir… »

Robin fit un petit signe de tête et chacun partit de son côté, avant que Walter ne puisse faire quelque chose. Il aurait voulu leur parler encore, mais ils ne lui avaient pas laissés le temps…enfin bon, pensa-t-il, il avait les informations qu’il désirait et pouvait maintenant aller se coucher et se reposer après les horribles événements de ces dernières heures…

Ne réprimant pas un bâillement qui lui fait du bien, lui qui ne se permettait jamais ce genre de choses en société. L’homme sourit en faisant le chemin retour, content d’avoir vu ces enfants dont parlait si souvent Timothy en bien, ce qui était rare chez le médecin de la Reine. Ils allaient avoir du travail, maintenant, mais ils allaient réussir. La Confrérie allait vaincre. Comme toujours.

Le visage souriant, Walter arriva à un carrefour enfermé dans la brume londonienne. Ses pas claquaient sur le sol froid et dur quand, soudain, un cri impressionnant et rauque se fit entendre derrière lui.

« QUEEN !!! »

On l’appelait…quelqu’un l’appelait…mais qui ? Personne ne le savait ici, et aucune de ses connaissances ne se levait si tôt ou se couchait si tard…et la Confrérie était chez lui…qui était-ce ?
Walter comprit rapidement, en voyant que personne ne venait et que la personne qui avait criée semblait se cacher dans la brume de la capitale anglaise, ce qui se passait. Il l’avait trop subit et trop fait pour passer à côté. Un piège. On voulait l’attaquer. Voir plus.

« Très bien…vous désirez un combat ? Venez… »

L’aventurier sortit une mince arbalète d’une poche interne à son blouson, et la prit dans sa main droite, au cas où. Il avait toujours aimé cette arme, qu’il trouvait très maniable et surtout très intéressante à prendre sur soi en cas de possible problème.

Personne ne répondait à ses dires qui avaient quand même été prononcés fortement. Cette manière de combattre était étrange, pensa-t-il…
Soudain, alors que Queen commençait à se déplacer sur la gauche, il vit une forme courir dans la brume puis disparaître…en fait, il l’avait plus entendu que vu, n’ayant eu qu’une légère vision trouble de…quelque chose…

Par tous les Saints, pensa Walter tandis qu’il se tournait dans la direction où l’être semblait être partit. Soudain, il entendit de nouveau des pas claquer sur le sol et vit à nouveau l’être durant quelques seconds, mais cette fois-ci il allait sur sa gauche, direction vers laquelle se tourna l’aventurier favori de la Reine.

Queen commençait légèrement à s’inquiéter de ce petit jeu de piste…Timothy était très doué à cela, mais lui préférait l’affrontement direct…il n’était pas vraiment intéressé par cette forme de combat…d’un coup, Walter sentit quelque chose dans son dos. Avec une rapidité déconcertante, il se retourna et tomba nez à nez avec…quelqu’un…ou…quelque chose d’inhabituel pour lui…

Habillé entièrement en blanc, l’homme qui était à quelques centimètres de l’aventurier portait un pantalon blanc, une chemise blanche, une veste blanche, des gants blancs, des chaussures blanches, un chapeau melon blanc et un masque blanc lui recouvrant tout le visage. Il portait même une canne blanche, dont il pointait le bout sur le ventre de Walter. Celui-ci était tellement surprit qu’il ne pensa même pas à enlever la canne de son ventre ou à mettre en joue l’être devant lui.

« Qui êtes…
- Bouh. »

L’homme avait une voix étrange et rauque, mais néanmoins familière pour Queen…mais il n’eut pas le temps de penser plus à cela, car l’inconnu appuya alors sur un petit bouton sur sa canne, ce qui eut pour effet de faire sortir une mince lame dans le bout de la canne qui rentra directement dans le ventre de Walter.
Une douleur horrible s’empara alors de son corps, et l’aventurier tomba au sol en même temps que son arbalète, geignant et pleurant de douleur tandis qu’un mal vicieux et mauvais passait peu à peu dans tout son corps.

Son agresseur s’accroupit alors devant lui, et approcha son visage de la face grimaçante de Walter.

« Dis-leur…dis à Wayne, Hall, Dan et Max…dis-leur de ne plus me chercher…dis-leur que cela sera bientôt terminé et qu’ils n’auront plus à se soucier de moi…ce n’est qu’un avertissement, Queen…tu auras mal, tu seras inconscient et tu ne pourras plus bouger pendant quelques jours…mais tu pourras parler…alors tu leur diras…tu leurs diras que le White Man fait une mission indispensable sur la Terre impie d’Angleterre…et que si ils continuent à me chercher, je les trouverais et mettre fin à cette chasse qui n’en est point une… »

La White Man avait toujours parlé avec sa voix raque, voix que Walter connaissait mais qu’il n’était plus capable de reconnaître. De toutes façons, Queen sombra alors dans l’inconscience et dans la douleur tandis que son agresseur partait tranquillement dans la brume de Londres, laissant l’aventurier en proie au froid, aux voleurs et à un poison qui pourrissait peu à peu chaque veine de son corps…
Réponse avec citation
  #11  
Vieux 29/01/2006, 19h32
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Episode #10 : Explications.




Lentement, Walter Queen émergeait des brumes de l’inconscience, accueillit par une transperçante douleur dans tout le corps. Nul muscle ne pouvait bouger, nul mouvement n’était permit à l’aventurier favori de la Reine d’Angleterre. Tout juste pouvait-il sentir les odeurs qui lui étaient accessibles, tout juste pouvait-il entendre les quelques bruits qui venaient à ses oreilles au fil des minutes qui accompagnaient son retour à l’éveil.

Pour ce qui était des odeurs, il y avait une certaine qu’il reconnaissait comme celle de l’eau, de la mer pour être précis, et une autre de sel qui était diffusée dans l’atmosphère de l’endroit où il se trouvait. Une senteur de bois, ancien et travaillé, était aussi présente et entrait lentement dans les narines de Queen. Il y avait aussi l’odeur caractéristique des compresses de médecine et de quelques médicaments. On le soignait, donc.
Pour les bruits, Walter entendait le ressac de l’eau contre les murs de la pièce où il se trouvait. Il y avait aussi de vagues paroles lointaines d’apparent marins ou dockers qui se disputaient ou rigolaient de quelque blague lancée par l’un d’eux.
L’homme blond sourit alors, ou tenta vu qu’aucun de ses muscles ne semblait répondre à ses ordres : il ne connaissait que trop bien ces odeurs et bruits, car il se trouvait chez lui, dans sa petite maison. On l’avait cherché, on l’avait trouvé, et on était en train de le sauver…

Rassuré, Walter Queen retourna alors dans le sommeil et l’inconscience, simplement rassuré et heureux de savoir que ses amis l’avaient retrouvé, et que la vengeance de la Confrérie face à la folie du White Man était en marche…






La pièce principale de la maison de Queen était maintenant remplie des membres de la Confrérie, du moins ceux qui pouvaient être sur pieds. Une lourde atmosphère était présente aussi, du fait des derniers événements et de la tension qui pesait sur la situation de leur ami, le propriétaire de la maison.

Timothy Wayne était, sans costume, au centre de la pièce, simplement habillé d’un pantalon et d’une chemise même pas entièrement reboutonnée. Il semblait encore un peu fatigué et ses cernes étaient grosses, mais l’homme était déjà alerte et dynamique, comme toujours.
Carter Hall était assit sur un lit de camp, torse nu. Ses hanches étaient entourées de pansements faits par le médecin de la Reine, vu que l’archéologue avait été blessé à cet endroit lors de l’explosion de leur quartier général. Il semblait encore un peu faible, mais sa détermination était pleinement visible par son regard.
Dan était accolé à la porte de la petite maison en bois. Ayant changé d’habit, il semblait assez taciturne et fatigué, se caressant longuement le cou par ses fines mains en évitant de trop regarder les autres membres de l’équipe, comme à son habitude.
Maximilien, lui, bougeait tout le temps, incapable de rester en place. L’homme était entièrement revêtu d’un vêtement bleu, et cela donnait à ses courses extraordinaires une teinte bleutée assez agréable à l’œil.
Enfin, Richard Scott était maintenant admit avec eux. Il caressait doucement l’étrange lanterne asiatique qui lui avait permit tant de choses il y a peu…l’américain se demandait comment tout cela avait pu se passer quand il fut tiré de sa rêverie par le début du discours de Wayne.

« Bien…je pense que nous sommes tous assez conscients et réveillés pour pouvoir parler clairement, non ? Il y a tant de choses à dire, je crois qu’il faut que nous commencions dès maintenant pour éviter des problèmes comme ceux que nous avons subis…
- Il faudrait, pour cela, déjà savoir ce qui vient de se passer, Timothy… »

Carter venait de parler sèchement au chef de leur petite troupe, lui lançant un noir regard. Une certaine tension existait dès à présent entre les deux hommes, une tension due à la prise de position anti-violence contre Scott prise par Wayne. Celui-ci parla calmement à Hall en lui lançant un regard autoritaire.

« J’y viens, Carter. Si tu ne m’interromps plus, je vais tout vous expliquer.
- Bien. J’attends.
- Commençons, donc. La dernière fois que nous avons tous été vraiment réunis, ce fut lorsque le British Museum explosa sous le coup d’une bombe, de plusieurs bombes pardon, posées là pour nous tuer, nous, Richard Scott ou l’étranger qui a mystérieusement disparut. Nous croyions tous notre dernière heure venue, mais heureusement, des éléments étranges et complexes étaient apparus dans l’équation pour fausser la donne prévue par nos ennemis. Un de ces éléments, c’est vous, monsieur Scott… »

Timothy se tourna vers l’américain, et tous les regards convergèrent dans la même direction. Richard se sentit légèrement désorienté par cela, et agrippa de manière plus forte la lanterne, ignorant pourquoi mais ayant un grand sentiment de sécurité avec elle.

« Euh…oui…
- Vous avez fais quelque chose lors de la destruction du musée, vous ne pouvez le nier. Vous et Maximilien avez permis de nous sauver : notre confrère évacuait chacun d’entre nous tandis que vous créiez quelque chose…quelque chose de couleur verte pour arrêter les débris, ce qui laissa du temps à notre ami pour terminer sa tâche. Reconnaissez-vous ces faits ? »

Le ton de Wayne était très dur et autoritaire, et Scott se dit qu’il aurait très bien pu être avocat à la place de médecin…l’homme tenta alors de se rappeler ce qu’il s’était passé quelques heures auparavant…du moins, si son cerveau et son intellect lui permettaient d’accepter ces choses qu’il avait vues et faites alors que cela était normalement impossible.

C’était allé si rapidement…il était interrogé par la Confrérie, sur sa culpabilité ou non dans l’horrible meurtre de la femme de Carter, qui le regardait toujours avec un air mauvais…et puis, tout avait explosé…tout était alors aller si vite…il avait à nouveau entendu la voix qui lui avait ordonnée d’aller chercher la lanterne…la voix lui avait dit de prendre la lanterne dans ses bras, et de penser fortement à une sorte de bâche pour arrêter les débris…et…et la bâche s’était formée…

Richard n’avait rien comprit, et ne comprenait toujours pas…comment cela était-il possible ? Les êtres devant lui n’avaient pas non plus de réponse, mais en voulaient…Scott pensa alors qu’il devait être honnête avec eux, qu’ils le méritaient, après tout…

« Oui, je les reconnais…et…et j’ai des choses à dire…
- Ah ? Très bien, allez-y. Nous vous écoutons. »

Et alors, l’américain leur dit tout…le rêve étrange dans le désert…la voix dans sa tête qui lui ordonnait toutes ces choses…comment il s’était concentré pour créer la bâche verte…comment la voix avait sourit, du moins il pensait qu’elle avait sourit, et lui avait dit que cela était bien, et qu’ils allaient faire de grandes choses…l’archéologue leur dit tout, conscient que maintenant une certaine relation de confiance allait s’instaurer entre eux, ce qui n’était pas pour lui déplaire.

« Mmh… »

Timothy était assez troublé, comme les autres, par ce qu’il venait d’entendre. Richard Scott semblait honnête et n’avait strictement aucun intérêt à mentir à la Confrérie : il était seul, dans Londres, recherché par toute la police de la Reine et serait certainement tué pour son crime supposé, le pays étant trop content de liquider rapidement son second Jack.

Jack…rien que ce nom, rien que l’idée de repenser à cet être…cela mettait Wayne dans une sorte de transe, de folie purement animale…rien que de repenser à cet être qui lui avait volé la femme qu’il aimait, qui avait tué abominablement la femme qui serait à jamais Reine en son cœur…le médecin sentait ses mains trembler et sa rage se décupler…
Mais heureusement, Batman se reprit vite et respira calmement, réfléchissant toujours aux mots prononcés par Richard Scott.

« C’est une arme mystique. »

De sa voix douce et fluide, Dan venait de prononcer ces quelques mots. Tous se tournèrent vers lui alors, surpris de l’entendre : les occasions d’être témoin de quelques paroles de cet être étaient extrêmement rares et toujours riches en informations utiles.

« Comment ?
- C’est simple, Carter : la lanterne est une arme mystique qui recèle un pouvoir hors normes. De nombreux artefacts comme celui-ci existent dans notre monde, mes amis, et celui-ci a apparemment choisit Monsieur Scott comme dépositaire de son pouvoir durant un laps de temps, temporaire ou illimité.
- Maispourquoiluietpasquelqu’undepluspur ?
- Maximilien…
- Ah…désolé, Timothy. Je demandais : mais pourquoi lui et pas quelqu’un de plus pur ?
- Mmh…je ne sais point, Maximilien. Apparemment, cette lanterne sent une menace et a besoin de quelqu’un pour s’occuper aux mieux de ses intérêts, et elle a choisie Monsieur Scott.
- Ses intérêts ?
- En effet. Les artefacts ont une sorte de vie, mais pas comme nous l’entendons : à leur création, ils ont une mission à remplir, une mission bien précise, et ils l’attendent durant des siècles, voir des millénaires. Mais, si avant que la mission ne soit accomplie, le monde est en danger ou si quelque chose peut gêner la mission avant qu’elle ne s’effectue, l’artefact prend vie et cherche quelqu’un à qui donner son pouvoir pour régler la situation, avant de revenir à l’état morne et inutile qui était le sien.
- Mmh… »

Les explications de Dan étaient assez étranges pour Wayne. Malgré toutes ses aventures, en solitaire ou avec la Confrérie, il ne connaissait que trop peu le mystique et l’extraordinaire pour pouvoir pleinement croire ce que son collègue disait.
Mais, après tout, celui-ci disait être aussi un être mystique, et ses capacités surhumaines n’avaient point encore été expliquées par la science auquel tenait tant Timothy…ce que disait le jeune homme était certainement vrai, alors…

« Il faut donc savoir maintenant si la lanterne a été activée parce que la mission qu’elle doit remplir est arrivée, ou si c’est un empêchement à cette mission qui a amené ce fait. Monsieur Scott, pouvez-vous nous éclairer ? »

Richard Scott était totalement perdu…il ne comprenait rien aux paroles de cet être assez efféminé et d’allure faible, ni aux paroles de Timothy Wayne qui, lui, semblait comprendre…d’une voix fatiguée par la tension et les blessures, l’américain bredouilla quelques mots en tenant toujours la lanterne dans ses mais.

« N…non…je…je ne sais…pas…
- Bien… »

Wayne réfléchit alors. Les perspectives n’étaient guère alléchantes : un tueur sur les bras qui leur avait clairement affirmé recourir à la violence contre eux si ils continuaient à vouloir l’arrêter (donc il n’était pas celui qui avait détruit le Museum si il avait fait ce message), des êtres adroits et habiles qui voulaient leur mort avec l’attaque contre le musée, Walter blessé, un mystère sur les bras avec la lanterne, et un possible danger pour le monde…
Au fond de lui, Timothy souriait quand même : il aimait ces moments d’adrénaline et de responsabilités, il était clairement dans son élément durant ces périodes, même si il ne l’avouerait jamais à quiconque.

D’une voix calme, mais néanmoins fatiguée, le médecin parla à l’assemblée qui était prête au moindre geste dès qu’un de ses ordres serait donné.

« Avec Carter et Walter blessé, Maximilien, Dan, Monsieur Scott et moi même ne suffiront jamais vu l’ampleur de la tâche qui se présente devant nous. Je ne vois donc qu’une solution : Maximilien, va chercher tous les membres de réserve de la Confrérie. Que dans tout Londres…que dans toute l’Angleterre…nos amis…nos collègues…nos frères, nos sœurs…que tous sachent que nous avons besoin d’eux…que la Confrérie s’élève comme un seul Homme…et que pour maintenant et à jamais…sa Justice soit donnée contre ceux qui osent la braver ! »






Lentement, je m’approche de lui. Il est seul, assit sur ce versant de montagne, à regarder l’immensité de neige qui est dans ce qu’on appelle ou ce qu’on appellera plus tard l’Himalaya. Il est perdu dans ses pensées, ses doutes, ses peurs, ses angoisses d’une langue que je ne peux comprendre que difficilement…il recherche le calme, et semble l’avoir trouvé dans ce lieu désertique, loin du fracas du monde, si petit mais annonciateur de tant de folie…il est dépassé par cela, il ne comprend pas cette planète…il semble si faible, si fatigué…j’ai peine à aller le voir…mais je le dois, je ne puis faire autrement…

Mais dès qu’il entend, enfin dès que je lui permets d’entendre, mes pas dans la neige, mes doutes s’envolent. D’un geste, il est debout, et en position de combat. La force, la puissance incarnée…il est cela, et bien plus encore. Je ne pensais point avoir cette impression en le voyant, mais je suis heureux de ne point être son ennemi…
Ses habits d’humain sont balayés par le vent frais et par la neige dense qui tombe, mais je vois déjà qu’il ne veut pas se battre, même si il le fera quand même si il y a une quelconque nécessité. C’est cela, l’apanage des grands : il pourrait m’attaquer en un clin d’œil, mais refuse la facilité et veut prôner le dialogue, même si nous ne partageons point la même langue.

Une grande noblesse est palpable chez cet être d’un autre monde, même si je sens qu’il est un des rares de sa race à être ainsi. Comment un peuple qui a pu créer un tel être peut-il faire ce qu’il fait ? Comment cet être peut-il être frère d’autres aussi barbares et monstrueux ?
Je ne comprendrais jamais les hommes de la Terre, mais je crois que je ne comprendrais jamais non plus les peuples de l’univers…

« N’ais point peur, Etranger. Je ne viens point en ennemi, je ne viens point en menace…je viens en allié, et potentiellement en ami… »

De par mes capacités, ce que je dis lui est traduit en sa langue, chose qu’il ne comprend que trop peu, n’étant point informé de cette possibilité. Heureusement, son cerveau est rapide et sait que j’ai, comme lui, des pouvoirs qui me mettent au-dessus du commun des mortels. Nous sommes presque semblables…cousins éloignés, presque. Un lien est créé. Bien. J’en aurais besoin pour lui faire comprendre que nous devons détruire la Confrérie…
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Vieux 29/01/2006, 19h33
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Episode #11 : Le Rassemblement.



Londres s’éveillait calmement dans la fraîcheur de cette matinée de fin d’hiver 1899.
Les marchands déposaient leurs marchandises au milieu de leurs étals, les enfants cherchaient à manger dans les poubelles des restaurants ou sur les stands du marché, et plusieurs cris étaient déjà lancés pour râler après une livraison en retard, le mauvais temps ou simplement contre une pseudo concurrence déloyale.
Un début de matinée normal donc sur les docks de la ville la plus importante d’Angleterre.

Maximilien tentait vainement, lui, de ne pas s’énerver et de ne pas faire voler dans les airs tous ces badauds et personnes qui le gênaient dans sa mission. Bien sûr, il aurait très bien pu utiliser son extraordinaire vitesse pour slalomer entre tous ces êtres qui étaient là à vivre, à marcher calmement, mais il ne le pouvait pas : il n’avait jamais vu celui qu’il recherchait, et devait faire attention à chaque personne…et cela énervait énormément l’homme vêtu simplement d’une chemise blanche et d’un pantalon noir.

Bien sûr, Maximilien, qui préférait Max quand même mais n’osait pas l’avouer à ses collègues, pouvait facilement regarder les gens en courant vite, mais avec tout ce monde et ces enfants qui couraient partout…le risque était beaucoup trop grand pour qu’il ne fasse qu’oser tenter cela.
Lentement, il tentait de chercher cet être que Timothy lui avait ordonné d’aller chercher…et lentement, il commençait à s’énerver contre cette maudite mission qui ne voulait rien dire ! La Confrérie était bien assez puissante, pas besoin d’aller chercher d’autres personnes pour vaincre un tueur que lui pourrait facilement arrêter en quelques secondes…

« C’est moi que tu cherches, Windrunner. »

Ces quelques mots avaient été murmurés près de l’oreille de Maximilien, mais cela fit comme si il venait de recevoir un horrible coup de poignard dans le cœur. La surprise fut si grande que l’homme le plus rapide d’Angleterre, et du monde, resta quelques instants sans voix tandis qu’il se retournait vers celui qui lui avait parlé.

L’homme était assez grand et avait les cheveux noirs. Ses yeux obscurs sondaient le regard du membre de la Confrérie, qui remarqua alors son habit de bottier. Etrange, pensa-t-il…j’aurais juré qu’il était un banquier…

« Et bien ? Tu ne me réponds point ? »

Maximilien se reprit alors, tentant de parler calmement tandis que l’excitation et la surprise dictaient plutôt à son corps de bouger aussi vite que possible. Il ne comprenait pas comment cet homme pouvait connaître ce nom qu’il avait utilisé il y avait plusieurs années de cela, mais ce n’était pas l’important : le message devait être passé.

« Bien sûrquesi… »

Il inspira et expira doucement, tentant de se calmer tandis que l’air amusé de son interlocuteur l’énervait encore plus.

« Bien sûr que si, pardon. Nous avons besoin de vous. Maintenant et tout de suite. Une grave crise menace le pays et les autres. Il faut que vous veniez.
- Mmh…je ne suis pas sûr que je puisse… »

Maximilien sourit alors intérieurement. Il allait refuser. Mais Timothy l’avait prévu, et lui avait dit quoi dire quand cela arriverait. Max remercia alors intérieurement son ami tandis qu’il reprenait calmement la discussion.

« Je crois que si. A moins que vous ne désiriez que vos clients apprennent d’où vous venez, et votre petit secret…vous savez…ce que vous cachez… »

L’homme blêmit alors et perdit de sa superbe.

« Bien. Je vois que vous devenez arrangeant. Venez, nous n’avons aucun temps à perdre. Où est votre costume ?
- Euh…je…je…
- Où ? »

La voix de Maximilien était lourde et autoritaire tandis que celle de Victor Kassuvski, alias Victor MacCassan en Angleterre, avait perdue toute assurance.

« Euh…dans mon atelier…
- Qui est ?
- Euh…à droite après cette rue…
- Bien. Allons-y. »

Maximilien posa son bras sous celui du bottier, et un immense vent fit alors s’envoler la majorité des choses sur les étals du marché, et les deux hommes disparurent alors comme si ils n’avaient jamais été là…



Dix minutes plus tard, la banlieue de Londres. Là où vivent tous les prolétaires et travailleurs en usine. Là où meurent les rêves et naissent les désespérés. Maximilien n’était jamais venu vraiment ici, et il comprenait désormais pourquoi on avait toujours voulu le tenir éloigné de cet endroit…ici, il n’y avait aucun espoir et la vie était une souffrance longue et écoeurante…comment des hommes pouvaient laisser d’autres hommes vivrent ainsi ? Comment pouvait-on traiter ainsi des êtres humains ?

Il ne comprenait pas cela, et ne comprendrait certainement jamais, malgré tous les cours de Walter et de Carter…n’être pas de ce temps ni de ce lieu n’avait jamais aidé cet homme à s’intégrer, et cela était encore plus criant dans ce genre de situation…
Le membre de la Confrérie soupira en regardant une gamine faire la manche devant des gens qui n’avaient même pas assez d’argent pour se payer eux-mêmes à manger ou à loger…comment cela était-il possible en cette fin de siècle brillante ? Il faudrait que le groupe vienne s’occuper de cela, quand la crise serait terminée…il le fallait vraiment…

Une bourrasque de vent passa alors devant la fillette, qui se protégea les yeux avec ses mains, lâchant ainsi les quelques pièces qu’elle avait réussies à avoir. Lorsqu’elle pu à nouveau voir et qu’elle se dépêcha de reprendre son argent en main pour ne pas se le faire voler, la gamine trouva alors à côté de son pied nu et sale un billet de dix livres…cela nourrirait sa famille pour des semaines…elle n’aurait plus à faire la manche pendant des jours…elle releva alors la tête, mais ne trouva personne à remercier…elle loua alors Dieu de lui avoir donné ce cadeau qui lui permettrait peut-être de ne pas voir son petit frère mourir de faim et de froid cette année, et courut rentrer chez elle pour annoncer la bonne nouvelle à sa famille…

Maximilien toqua au même moment à la porte d’une de ces maisons qui se ressemblaient toutes et qui étaient presque toutes accolées. L’ensemble était pathétique et presque pitoyable, et il se demandait bien comment quelqu’un pouvait vivre, ou même survivre, dans ce genre d’habitation…surtout quelqu’un comme celui qu’il venait chercher…

« Oui ? C’est pourquoi ? »

La voix avait un accent non européen et Max comprit alors pourquoi cet homme de valeur n’avait pas pu trouver autre chose que cette maison miteuse pour vivre : hélas, dans cette ville et ce pays, les critères pour la noblesse et la grandeur humaine étaient basés sur la couleur de la peau, non sur l’intérieur des êtres…

« C’est Maximilien, John. Nous avons besoin de toi. »

La porte s’ouvrit alors sur un immense homme noir, armé d’une carabine étrange, bricolée par lui-même et qui semblait avoir plusieurs possibilités de tir. C’était très étrange, mais Maximilien avait depuis longtemps arrêté de s’étonner des créations de cet homme au crâne rasé et au bouc garni, et qui semblait assez énervé.

« A quoi ? Encore du matériel pour Wayne ou pour votre Museum ? Sans moi…vous profitez de mes inventions, mais je vis toujours dans ce trou à rat alors qu’on m’avait promis travail décent et maison habitable ! Que la Confrérie fasse elle-même ce dont elle a besoin ! »

L’arme était toujours pointée en avant, et Max se demanda alors si son ami était quelqu’un de nerveux ou non, chose qu’il ne savait pas mais qui revêtait subitement une importance exceptionnellement grande…

« Non, John : ce n’est pas pour tes inventions que je viens te voir. C’est pour quelque chose de plus grave.
- Ah ? Et quoi ? La Reine a besoin de me voir pour s’amuser avec sa Cour ?
- Non plus. L’heure est grave, John. Un fou rôde dans Londres. Il a tué une prostituée dans l’East End et…et la femme de Carter…et le Museum a été détruit tandis qu’un étranger qui peut détruire la Couronne est en liberté…nous avons besoin de toi…vraiment… »

John Irons fut choqué et stupéfait par ce qu’il venait d’entendre. Maximilien, un homme blanc, venait pratiquement le supplier de venir aider d’autres hommes blancs ? En temps normal et pour d’autres personnes, le noir aurait tiré et fait brûler le corps de l’inopportun, mais là, c’était différent…très différent, même.
Depuis son arrivée à Londres, la Confrérie l’avait aidée, en échange de quelques inventions…et presque tous avaient été gentils et agréables avec lui, du moins autant que leur racisme latent le leur permettait. Et là…et là, ils semblaient tous dépassés…du moins, assez pour devoir lui demander de l’aide…à lui, un « nègre »…

L’inventeur sourit en lui-même tandis qu’il baissait calmement son fusil vers le sol. Ils étaient dépassés et devaient le supplier. Bien. Il allait les aider, mais cela aurait un prix…un prix qu’ils allaient être obligés de payer pour avoir les services de celui qu’on appelait Steel…



Au même moment, dans la petite maison de Walter Queen sur les docks. Victor MacCassan se préparait à entrer dans cet étrange endroit. Bien sûr, il était déjà venu, mais c’était seulement avec l’aventurier favori de la Reine…bien sûr, il avait déjà rencontré la Confrérie, mais jamais au complet et jamais durant une telle situation de crise que celle qu’ils vivaient, selon les dires de Maximilien…
Tout cela faisait que le bottier n’osait pousser la porte en bois pour entrer dans ce qui pouvait, peut-être, être une des dernières choses qu’il verrait…

Alors qu’il allait soupirer et prendre son courage à deux mains, la porte s’ouvrit d’elle-même sur Timothy Wayne, fraîchement rasé et portant une chemise blanche sur un simple pantalon bleu marine. Il sourit franchement lorsqu’il vu Victor, et l’invita à rentrer en posant sa main sur son dos.

« Victor ! Je suis content que tu ais accepté de venir !
- Comme si j’avais eu le choix, Timothy… »

Le médecin sourit en voyant que les conseils faits à Maximilien avaient portés leurs fruits et qu’il avait bien suivit la leçon : cet homme qui était à côté de lui avait les meilleures raisons du monde pour refuser de les aider, mais il avait aussi d’autres raisons plus terre à terre d’accepter. Et, apparemment, mieux valait pour lui la survie de son image et de son affaire que celle de ses valeurs et de celles de ses ancêtres…

« Je ne te présente pas les autres, je suppose…
- Euh…non, non…cela ira…je connais…de vue, du moins…
- Bien. Tu as ramené ton costume ?
- Oui… »

Victor sentait les regards curieux et intéressés de Dan et Richard Scott sur lui…il connaissait le premier pour l’avoir aidé une fois dans une histoire de proxénétisme dans le marché qu’il surveillait, et connaissait l’autre par des articles de journaux…mais être là, devant eux, sans costume, sans rien d’autre que sa propre peau, que son propre visage…cela faisait bizarre à celui que l’on appelait Ragman…

« Il est dans ton sac ? »

Les paroles de Wayne sortirent le bottier de sa rêverie. Ce ne fut qu’à cet instant précis qu’il remarqua la légère excitation et la nervosité dans la voix du chef de la Confrérie : que se passait-il donc ici ?!
Timothy avait toujours été le summum du calme et de la concentration…jamais il ne s’énervait, jamais il ne se laissait aller à ses émotions…et là…et là, il semblait pressé, nerveux et excité…Victor déglutit alors discrètement, pensant que la situation était vraiment catastrophique vu l’état du médecin de la Reine, et vu l’absence de Walter dans sa propre maison…

« Oui…mais je préfère le sortir plus tard…tu…tu sais ce qu’il se passe quand je le porte trop longuement…
- Mmh…oui…tu as raison… »

Wayne sourit alors et se dirigeait lentement vers une petite table où étaient posés des verres et une bouteille de Scotch, quand soudain un éclair horriblement lumineux aveugla toutes les personnes présentes. Un cri s’échappa de chacun des torses, et tous tombèrent à terre, vaincus par la douleur de cette lumière si claire, si pure et si violente…rien de connu ne pouvait faire cela, pensa Richard Scott, tenant toujours la Lanterne contre lui…mais est-ce que cela prouvait encore que c’était impossible ? Les événements de ces dernières heures ne donnèrent pas la réponse qu’il voulait à l’archéologue…

De longues minutes passèrent alors. Chacun tentait de se relever et de se masser les yeux, mais la douleur de l’apparition de cette lumière si claire brûlait encore leur regard, et ils avaient mal rien qu’à imaginer toucher leurs paupières…
Heureusement, cela ne dura pas et, peu à peu, leur vue revint…d’abord, tout fut flou, mais des formes commencèrent à apparaître devant eux, et finalement ils réussirent à se relever et à pouvoir regarder la chose ou l’être qui avait fait cela…ils étaient tous prêts au combat, tous prêts à lâcher cette colère et cette rage qu’ils retenaient depuis l’explosion du Museum, du moins pour les Confréristes, bien sûr.

Ragman se releva doucement et fut choqué par ce qu’il vit. Un…un être très grand et entièrement blanc voletait au milieu de la pièce…oui, il voletait ! Grâce à deux ailes blanches immaculées, cet être défiait la loi de la gravité tandis que son air, que sa peau entièrement blanche elle aussi, et son armure avec sa longue lame dans un magnifique fourreau forçait le respect et la crainte.

Mais, alors que Victor allait mettre son costume, aucun de ses « collègues » ne bougea. Pourquoi n’attaquaient-ils pas cette…chose ? Pourquoi restaient-ils là, sans bouger ? N’avaient-ils pas peur ? Etaient-ils résignés ?
Ce fut Timothy qui lui donna la réponse, commençant calmement à parler avec l’être devant lui.

« Content que tu ais eu mon appel, mon ami.
- J’ai hésité, Timothy…j’ai longuement hésité. Mais j’ai pensé que si vous aviez besoin de moi, c’est que cela était important. Que se passe-t-il, Timothy ?
- La fin de l’Angleterre, Zauriel…la fin de l’Angleterre… »
Réponse avec citation
  #13  
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Episode #12 : La Réunion.



Victor ne comprenait rien à ce qu’il se passait. Au départ, il ne devait être là que pour aider la Confrérie, ce groupe étrange qu’il avait côtoyé à son arrivée à Londres après tous les monstrueux incidents qui s’y étaient produits. Et là, une sorte de…d’Ange venait d’arriver dans la pièce ! Lui qui n’était pas un grand pratiquant et d’une religion différente à la chrétienne, il était gêné et stupéfait, comme Richard Scott le seul qui ne vivait pas cela calmement.

L’américain semblait être le seul humain présent à être aussi affolé que celui qui se faisait appeler Ragman. Lui non plus ne semblait pas connaître cet « Ange » et ne semblait pas trop rassuré non plus par cette apparition presque divine…

« La fin de l’Angleterre ? Rien que cela ?
- Oui.
- J’avoue que si une toute autre personne m’avait dit cela, j’aurais explosé de rire, si tant est que cela soit possible pour ceux de…mon espèce. Mais jamais tu ne dirais cela si ce n’était pas vrai…que se passe-t-il ?
- Différentes choses, mais je veux attendre que tous soient là pour éclairer vos lanternes. Je n’ai ni le temps, ni la patience de reprendre mes explications.
- Tous là ? Est-ce à dire que la Confrérie n’est point complète maintenant ?
- J’ai fais battre le rappel, Zauriel.
- Oui, je sais mais…attends…le rappel ? Tu veux dire que tu as rappelé les trois autres aussi ? »

L’étrange être ailé semblait totalement stupéfait.
Victor pu alors plus le détailler, étant donné que sa vue était revenue totalement et que sa surprise était plus ou moins passée. Assez grand, la créature était totalement pâle, blanche même…elle portait un pantalon en cuir noir avec d’étranges bottes dorées, et une belle épée pendait à sa ceinture. Le reste de son corps était étrangement nu, et son crâne était entièrement rasé, comme pour faire encore plus ressortir ses deux yeux rouges…

« Oui. Victor est déjà là.
- Victor ?!
- Ragman.
- Ah…John et Zatara ne devraient plus tarder, non ?
- J’ai envoyé un messager les chercher.
- Quoi ? Mais Zatara est à plus de…
- Il est ici. »

Le dénommé Zauriel se retourna, comme toutes les personnes présentes. La porte était ouverte sur trois hommes qui venaient d’arriver. Maximilien était derrière les deux autres, dont un grand noir à l’air agressif, et celui qui venait de parler.
Celui-ci n’était pas très grand et assez sombre. Il était vêtu d’un long manteau noir qui cachait la majeure partie de son corps, et son visage obscur rendait mal à l’aise, un sentiment qui provenait certainement de son bouc étrange et noir qui lui donnait un genre indéfinissable.

« Zatara…
- Zauriel… »

Les deux êtres se toisèrent de longues secondes avant que Timothy ne passe dans leur champ de vision et rompe ainsi le contact étrange établit entre eux. Ils regardèrent alors ensemble respectueusement celui qu’on appelait Batman, qui parla d’une voix calme et autoritaire.

« Bien. Nous sommes presque tous rassemblés. Nous allons donc vous raconter la raison de votre présence ici et pourquoi la Confrérie traverse la plus grande crise de son histoire… »

Et alors, chacun à son tour, Wayne, Maximilien, Dan, Carter et Richard Scott parlèrent alors de leur expérience et des terribles horreurs dont ils avaient été témoins ou victimes…




Pendant ce temps-là, quelques mètres à côté, Walter Queen cauchemardait.
D’étranges formes monstrueuses l’attaquaient dans son sommeil, le chassaient, le persécutaient…lui qui avait poursuivit en Afrique les plus fabuleuses proies de la planète, il était désormais lui-même la proie, lui-même la bête qui allait orner le mur de ceux qui désiraient sa mort…

Bien sûr, l’aventurier tentait de s’échapper, de fuir, mais, inlassablement, il était rattrapé…inlassablement, on le retrouvait, on le blessait…et il ne pouvait rien faire, rien faire sauf fuir, courir et entendre cette horrible voix qui répétait sans cesse « je te trouverais…et je mettrais fin à cette chasse qui n’en est pas une…je te trouverais… »

« Nooooon ! »

Walter se réveilla alors en plein sursaut.
Sa blessure le faisait affreusement souffrir et ce qu’il avait pensé être un cri horrifiant n’avait été qu’un faible gémissement. La pièce tournait devant ses yeux fatigués, il ne sentait presque plus son corps et ses sens étaient presque tous éteints…l’aventurier sentait quand même la sueur sur son front et entendait vaguement des voix près de lui…dans l’autre pièce…

« Niiiiin… »

Queen bougea alors et rampa sur son lit jusqu’à tomber par terre, tentant alors de s’approcher de la porte pour mieux entendre les paroles et surtout les sons des voix. Quelque chose…quelque chose en lui lui disait qu’il connaissait une de ses voix…que les mots qui le hantaient dans son sommeil étaient liés avec une de ces voix…

« Niiaaaahaaaan… »

L’aventurier arriva finalement devant la porte, mais ses forces l’avaient abandonnées et il sentait que le poison reprenait, lui, de la vigueur dans son corps. Il tenta vainement d’atteindre la poignée, mais n’y arriva pas.
Pourtant…pourtant, il devait y arriver…il fallait qu’il avertisse la Confrérie de ce qu’il se passait sous son toit…il fallait…il fallait qu’il leur dise que la voix de ses cauchemars…la voix du White Man…que cette voix était présente parmi eux…que le White Man était l’un d’eux !

Mais Walter était trop faible, et il retomba inconscient devant la porte, ayant tout tenté pour sauver ses amis dans un ultime effort, mais ayant été trahit par son corps…




« Par tous les saints… »

John Irons n’en croyait pas ses oreilles. Si c’était vrai, si ce qu’ils disaient était vrai…le pays était dans la plus grande de ses crises. Jamais il n’avait eu plus besoin de ses hommes les plus courageux, les plus téméraires, les plus puissants et…les plus fous, aussi.
Victor et les dénommés Zauriel et Zatara partageaient aussi son inquiétude et son incompréhension. Les meurtres horribles, l’attaque contre le Muséum et l’agression de Walter, ainsi que la présence de l’étranger et de Richard Scott, tout cela était complexe et difficile à appréhender pour ces êtres qui étaient pourtant habitués à ce genre de phénomènes.

« Je ne crois point que Dieu ait quelque chose à voir avec cette folie, John. »

Carter Hall venait de parler et de se lever. Il portait encore les marques de l’attaque de l’ancien quartier général du groupe, mais il semblait avoir retrouvé de sa superbe et de son élégance malgré les bandages. Sa voix était forte et due, et l’on eut dit qu’il voulait paraître aussi autoritaire que Batman, ce qui était peu réalisable vu le peu de charisme dont il faisait preuve.

« Oh, ça non…tout au contraire, même… »

Zauriel venait de prononcer ces quelques mots, et tous s’étaient retournés vers lui, qui s’était posé. Richard Scott se dit alors qu’il en saurait peut-être enfin un peu plus sur cet étranger qui semblait encore plus mystérieux que les autres membres de la Confrérie, qui l’étaient déjà fortement…

« Tu n’es pas en Son nom ici, n’est-ce pas ?
- En effet, Timothy. Je n’ai pas osé poser la question aux autorités compétentes, étant donné que même pour l’attaque Muséum ou pour les autres crises de la planète, personne ne voulait intervenir Là-Haut.
- Là-Haut ? Mais de quoi parlez-vous ? Et en qui devrait-il parler ? »

Victor se rendit compte alors de sa fougue et de la teneur de ses propos.
Qui était-il pour parler ainsi à cet être ailé ? Qui était-il pour parler ainsi en présence des êtres les plus puissants de l’Angleterre, et de la planète ? Qui était-il pour prendre la parole devant eux ?
Mais, alors qu’il s’attendait à être remit en place sévèrement, les visages se déridèrent et Zauriel répondit calmement en souriant aux questions du Ragman.

« Désolé, j’aurais dû vous en parler avant…tous ne sont pas informés de ma véritable nature, et je l’avais oublié…pardonnez-moi.
Je suis Zauriel, un membre des Anges, ces êtres Célestes qui forment en quelques sortes l’Armée du Ciel, et donc de Dieu. Je suis un de ses meilleurs combattants, et…
- Le meilleur combattant, Zauriel. Ne sois pas modeste. »

Celui qui se disait Ange sourit alors à Dan, qui venait de prononcer ces quelques mots, caché comme à son habitude dans une zone moins éclairée de la pièce.

« Un de ses meilleurs combattants, donc. Je sais que vous devez avoir du mal à me voir véritablement comme un Ange, eut égard à vos croyances, mais sachez que Dieu est Dieu pour tous les peuples : il change juste de nom selon les cultures, chose que certains ont du mal à comprendre… »

Un lourd silence s’abattu alors sur la pièce et ses occupants.
Tous, excepté Victor, étaient chrétiens, plus ou moins pratiquants. Et tous n’arrivaient pas vraiment à comprendre et accepter que leur Dieu, celui qu’ils priaient ou avaient priés, pouvait être le même que celui des hérétiques, de ces êtres païens sur qui on racontait tant de choses…bien sûr, ils ne croyaient pas vraiment à ces rumeurs, mais bon…les préjugés avaient la vie dure, même pour ceux qui protègent la veuve et l’orphelin…

« Mmh…et donc…et donc vous n’êtes point ici au nom de votre Dieu ?
- En effet. ILS n’ont pas voulus envoyer sur Terre des Anges pour régler ce conflit…mais, eut égard à une dette ancienne contractée à Timothy, je ne pouvais refuser de venir vous aider…donc je suis ici…
- Et tu n’es pas le seul. »

La Confrérie se tourna alors vers Zatara et John Irons.

« Nous avons tous une dette envers la Confrérie ou Monsieur Wayne. Et nous sommes là pour la remplir, pour en être définitivement débarrassé. »

L’homme blanc obscur se tourna alors vers Batman.

« J’espère qu’après, tu nous laisseras tranquille…
- Oui. Mais il me faudra tout votre savoir et vos capacités.
- Tu les as d’ores et déjà. Après tout, avec le génie de John Irons, la puissance d’un Ange, la tradition Juive d’un Ragman, les dons d’un Homo Magi, et tout le pouvoir de la Confrérie elle-même, qui pourrait nous résister ?
- Et bien…pourquoi pas moi ? »

Une petite voix étrange et nasillarde se fit alors entendre derrière Zatara, Maximilien et John Irons. Ils se poussèrent pour faire apparaître un homme grand, très grand et vêtu d’une longue cape blanche qui recouvrait entièrement son corps. Sa tête était peinte en rouge et son crâne était rasé, comme celui de Zauriel.
Mais la couleur de celui-ci faisait comme si ces deux êtres étaient deux opposés, deux contraires, deux ennemis naturels…

Lentement, le nouvel arrivant marcha jusqu’au milieu de la pièce, jaugeant chaque personne du regard avec un petit sourire de prédateur. Il s’arrêta alors et resta de longs instants à tourner sur lui-même, plantant son regard assassin dans les yeux de chaque personne présente, qui lui renvoyait bien sûr à chaque fois son défi.

« Héhé…vous vous demandez certainement qui je suis, n’est-ce pas ? L’un de vous va parler, va tenter de m’occuper tandis que les autres vont se préparer à me sauter dessus…n’est-ce pas ? C’est votre technique classique, et je la connais par cœur…mais vous n’allez pas réussir à accomplir vos plans, mes chers confréristes… »

Son sourire s’élargit alors devant la surprise et l’incompréhension des membres de la Confrérie. Il savait…il connaissait leur technique…comment était-ce possible ? Comment pouvait-il être informé de cela ?
L’arrivant claqua des doigts et ceux qui avaient les sens les plus développés purent alors entendre des bruits de pas et de respiration nombreux…et ils arrivaient…une petite armée arrivait, et elle serait bientôt là, sur eux…

« Et maintenant, vous vous demandez qui je suis, n’est-ce pas ? »

Un petit rire sadique s’échappa de sa gorge tandis que plusieurs êtres étranges entraient déjà dans la pièce et que des dizaines d’autres attendaient dehors pour faire de même.

« Je vais vous simplifier la tâche, mes chers confréristes. Appelez-moi Blood. Brother Blood. »
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Episode #13 : Le Traître & Le Mort.



« Brother Blood ? Et tu crois nous impressionner avec un nom si pitoyable ? »

Ragman sourit alors. Il sentait qu’il prenait peu à peu de l’assurance, et de toutes façons, cette remarque devait être présente dans tous les esprits…personne ne pouvait réellement prendre au sérieux un mec qui se faisait appeler Brother Blood…

« Arrête, Victor. Ne te moque pas du dirigeant de Zandia, je te prie. »

MacCassan se tourna, surprit, vers son ami, Timothy Wayne. Celui-ci croisait les bras tandis qu’une vingtaine d’hommes encerclaient les différents membres de la Confrérie, sans que celui qu’on appelait Batman ne déplace son regard des yeux de Brother Blood.

« Tu me connais ? J’en suis flatté, mon cher Timothy.
- Docteur Wayne pour vous. Ou Batman. Car je me doute que vous connaissez nos identités, n’est-ce pas ? Vous et vos laquais ne seriez pas venus ici si cela n’avait pas été le cas…
- En effet. »

Brother Blood s’approcha lentement de Wayne, ne lâchant pas son regard des yeux tandis qu’un immense sourire pervers s’affichait sur son visage.

« Je sais que tu es Batman, Wayne.
Je sais que Monsieur Hall ici présent est celui que l’on nomme Hawkman.
Queen, qui est alité, est un aventurier que les Africains nommaient Green Arrow.
Maximilien court plus vite que n’importe qui sur cette Terre.
Dan peut soulever et aller plus vite plus qu’aucun homme normal ne le peut.
Victor MacCassan est Ragman, le héros des Juifs qui a un lien spécial avec les âmes.
Zauriel est un envoyé du Ciel, un Guerrier Divin.
Zatara est un Homo Magi particulièrement dangereux.
John Irons est un génie scientifique hors du commun, malgré sa négritude.
Et… »

Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase.
Quelques secondes plus tôt, les joues de John Irons s’étaient empourprées tandis que la rage et la colère étaient montées en lui. Depuis toujours, le racisme ponctuait sa vie et l’empêchait d’être libre, d’user tranquillement de son fabuleux cerveau qui lui permettait de faire tant de miracles. Depuis toujours, il avait encaissé sans rien dire tout ce qu’on lui avait fait d’humiliations, d’insultes, d’injures. Depuis toujours, il avait subit et n’avait rien dit. Mais aujourd’hui, c’en était trop.

Irons avait sortit de sa poche un pistolet de sa création. C’était une arme assez basique à deux coups, mais son cerveau génial avait trouvé comment le modifier pour le rendre meilleur et plus dangereux encore. Ainsi, d’autres canons avaient été ajoutés, et cet arme pouvait maintenant tirer six balles, et ce en même temps si son possesseur appuyait sur la seconde gâchette, à côté de la première.
John visa alors la tête de Blood, mais un de ceux qui étaient entrés avec lui le vit et se jeta sur le noir, qui fut frappé dans le dos d’un coup de couteau. Un cri de douleur s’échappa de sa gorge tandis que tous les regards se posaient sur cette scène.

Le génie tomba violemment à terre avec son agresseur sur le dos, et plus personne ne parla alors ni ne fit quelque chose durant quelques secondes. Mais tous savaient une chose : la légère trêve venait d’être rompue, et le combat allait commencer au premier ordre lancé par un des deux commandants.
Ce fut Wayne qui réagit en premier, tirant de sa poche une de ses petites armes avant de la lancer vers Blood et de crier à l’attention de ses camarades des ordres.

« Allez tous ! Ils sont nombreux, mais nous avons la puissance et le courage ! Montrons à ces continentaux ce qu’il en coûte de défier chez eux les défenseurs de l’Angleterre ! »

Cet ordre fut comme un coup de fouet pour tout le monde.
Carter prit ses ailes qui étaient posées à quelques mètres de lui et les fixa sur ses épaules avant de s’envoler dans les hauteurs de la maison, prenant au passage deux des serviteurs de Brother Blood, qui tombèrent violemment sur le sol quelques secondes après dans un horrible bruit de craquement aigu d’os. Le héros ailé commença alors son travail de sape envers ses ennemis, plongeant en piqué pour capter des membres de l’escadron de Brother Blood pour leur faire subir le même sort que ceux qui gisaient à terre, inconscients.

Zauriel sourit en voyant son collègue déjà au combat. Tout le monde connaissait la fougue d’Hawkman, et la mort de son épouse avait dû accroître sa colère. Bien, pensa l’Ange tandis qu’il faisait tournoyer son Epée de Feu au-dessus de sa tête avant de commencer à se battre. Ainsi, il pourrait utiliser ces sentiments dans leur combat, et Zauriel connaissait assez Hall pour savoir que, en colère, rien ou presque ne pouvait l’arrêter…
Le guerrier Divin se jeta alors dans la mêlée, pourfendant par son arme ceux qui tombaient sous sa lame et frappant avec sa force surhumaine ceux qui osaient tenter la folie de l’approcher.

Zatara, lui, soupira. Il n’était pas à l’aise dans ce genre de combats. Trop d’ennemis, trop peu d’espace pour manœuvrer, se concentrer. Lui, il préférait se battre de loin, pourfendre ses adversaires avec ses sorts prononcés à l’envers. Là, il n’y arrivait pas véritablement et cela l’énervait. Cela l’énervait terriblement, en fait. Lui, un des plus grands Homo Magi, n’arrivait pas à se battre…quel comble !

« Errennot, sneiv à iom ! »

Plusieurs éclairs fauchèrent alors des adversaires de Zatara, qui sourit en se tournant vers tous ceux qui entraient dans la petite maison ravagée par les combats. Il allait s’amuser…

Dan et Maximilien, pendant ce temps, fonctionnaient en un parfait duo mortel et invincible. En effet, le deuxième n’arrivait pas à courir ou à bouger assez bien dans la pièce entièrement remplie et prête à céder sous le nombre, et donc il s’était posté dos contre le mur, attendant les adversaires que lui envoyait Dan. Celui-ci frappait tout ce qui était à sa portée, et lançait certains hommes de Brother Blood vers son allié, qui se faisait une joie de les mettre KO avec ses coups défiant la vitesse et les lois naturelles.

Ragman, lui, était affolé. Il avait mit son costume, mais n’osait attaquer ou faire quelque chose. Bien sûr, Victor voulait aussi arrêter ce fou qui avait investit leur lieu de rendez-vous, mais il hésitait à se jeter dans la mêlée. A vrai dire, il se rappelait encore ce qu’il s’était passé la dernière fois qu’il avait mit cet habit…et ne voulait pas vraiment revivre cette horreur.
Mais, alors que le héros Juif allait quand même user de ses poings sur les adversaires de la Confrérie, il entendit un faible gémissement à sa droite.

« Scott ? Richard Scott ? »

L’américain était à terre, inconscient. Une lame de couteau était enfoncée dans son ventre tandis que son torse était maculé de sang. On l’avait frappé et on le laissait agoniser…la rage monta rapidement en Ragman tandis qu’il s’approchait de son collègue.

« Allez…ça va aller…ne t’en fais pas…
- Je…kof, kof…ne mens pas…je…je sais ce qui va…arriver…
- Tu vas aller mieux et nous allons nous en sortir. Je te le promets…
- Ne…ne fais…jamais de…promesses…kof…que tu ne peux tenir… »

Victor sentait que, lentement, l’âme de Richard Scott entrait en lui.
Lentement, le Ragman sentait la puissance de cet être entrer en lui pour augmenter sa propre force et son propre corps. Mais malgré ses protestations, malgré son rejet de cette âme, elle entrait quand même…la malédiction du Ragman frappait encore MacCassan, qui relâcha immédiatement l’américain pour s’éloigner de lui, espérant ne pas être encore le coupable de la disparition d’une âme…

Timothy Wayne, pendant le drame que vivait son ami, se battait.
Avec ses poings, avec des chaises, celui qu’on appelait Batman dans les rues malfamées de Londres tentait d’arrêter le flot apparemment continu des ennemis qui entraient dans la pièce. Brother Blood était venu en nombre, mais la Confrérie n’allait pas se laisser faire. Ça non. Celui qui vaincrait ce qu’il avait fait de ses propres mains n’était pas encore né…

Soudain, le médecin sentit quelque chose dans son dos…une présence. Avec toute la vitesse dont il pouvait faire preuve, Wayne se tourna et se prépare à frapper son adversaire, mais il arrêta son geste au dernier instant. En effet, derrière lui ne se tenait pas un des envoyés de Brother Blood, mais plutôt le pathétique spectacle que représentait un Walter Queen pâle et malade, qui s’était traîné dans cette agitation pour venir le voir !

« Walter…mon Dieu… »

Timothy le prit dans ses bras tandis que l’aventurier tombait de fatigue et de douleur, mais il refusa l’aide du médecin et rejoignit violemment le sol. Les combats s’arrêtèrent alors, tandis que la plupart des envoyés de Brother Blood étaient à terre ou maîtrisés, et que leur maître avait lui-même disparut. Les membres de la Confrérie s’approchèrent alors de Queen, heureux de le voir en vie et de voir que les autres n’avaient pas grand-chose. Ragman, lui, n’était plus dans la pièce.

« Walter…qu’est-ce que tu fais là ? Tu devrais être au lit…
- N…non…je…devais…prévenir…
- Prévenir de quoi, Walter ? Parle, mon ami… »

Maximilien, Zauriel, Batman et Hawkman étaient debout tandis que Dan était accroupit à côté de Queen, le soulevant légèrement pour qu’il puisse mieux parler. Zatara était allé voir John Irons et Richard Scott pour tenter de les guérir, après avoir enfermé dans une prison magique les soldats de Blood encore vivants.

« Je…prévenir…Confrérie…
- Vas-y, Walter…vas-y…c’est moi…Dan…parle en confiance…De quoi dois-tu nous prévenir ?
- Euh…traître…il y a…il y a un…traître…
- Un traître ? »

Tous se regardèrent alors. Qui ? Qui pouvait avoir trahit ses collègues ? Qui pouvait les avoir vendus pour de l’argent ou autre chose ? Qui pouvait avoir sacrifié ses principes et son honneur pour les trahir ? Qui était ce traître ?
Leurs yeux se tournèrent alors vers le corps pratiquement inconscient de Walter Queen, attendant impatiemment le nom du traître pour le châtier.

« Qui, Walter ? Qui nous a trahis ? »

La tension était palpable dans la voix de Dan tandis que Walter Queen levait lentement son bas droit fatigué et faible.

« Je…euh…
- Qui, Walter ? Qui ?
- Lu…lui… »

L’aventurier pointa alors de son bras fatigué et faible un des membres de la Confrérie. Un de ceux que l’on n’aurait jamais soupçonné. Celui que l’on n’aurait jamais soupçonné. L’exemple pour tous. Le leader de l’équipe. L’instigateur de tout cela. Timothy Wayne !

Celui-ci ne comprit d’abord pas ce qu’il se passait. Il se retourna, mais vit qu’il n’y avait personne derrière…mais qui Walter désignait-il alors ? Ce…ce ne pouvait être lui qu’il montrait, non ? Il…il ne pouvait être le traître ! C’était impossible ! Pure folie !
Oui. Cela devait être cela. Queen devait délirer et confondre les personnes. Le médecin se rassura alors en pensant que ses collègues en viendraient aux mêmes déductions lorsqu’il remarqua que tous le dévisageaient et avaient fermés leurs visages. Ils semblaient si durs, si énervés, si en colère…Ils…ils ne le croyaient quand même pas coupable, non ?

« Timothy…comment as-tu pu ? Comment as-tu osé ?
- Mais…mais attendez…vous n’allez quand même pas… »

Mais Wayne ne finit pas sa phrase. Il avait entendu Hall parler et l’avait vu venir lentement vers lui, les muscles bandés prêts à l’emploi. Son ami…son frère, presque. Carter Hall, celui en qui il avait le plus confiance…il allait le frapper pour l’arrêter pour un crime qu’il n’avait pas commit !
Mais Batman n’allait pas se laisser faire. Il allait frapper Hawkman lorsque son mouvement s’arrêta et que l’horreur et la surprise apparurent sur son visage en regardant son ami.

En effet, Carter Hall ne marchait plus. Il avait stoppé sa marche et regardait maintenant son torse avec surprise. Une douleur, une fulgurante douleur l’avait arrêté, et maintenant l’homme ailé voyait d’où elle provenait. Une lame, une très longue lame était plantée au milieu de sa poitrine, et du sang coulait lentement le long de son corps stoppé.

« Carter…mon Dieu… »

Nul ne pouvait prononcer d’autre parole. Nul ne pouvait bouger. Le spectacle de cette attaque silencieuse et brutale empêchait tout mouvement. Seul le cerveau et les sentiments pouvaient encore fonctionner. Et si le premier remarqua rapidement que Brother Blood était derrière la lame à la tenir, avec d’autres hommes derrière lui, les sentiments eux laissaient libres cours à la colère et la rage, qui criaient tous deux vengeance pour le membre de la Confrérie qui tombait maintenant à terre, vaincu et…mort…
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Episode #14 : Les Etrangers.




Mort.
Carter était mort.
Lentement, les membres de la Confrérie voyaient le corps de leur ami tomber vers le sol, les yeux déjà vidés de son âme. Son cœur avait certainement déjà cessé de battre, touché apparemment par la lame de Brother Blood lors de son attaque surprise et vile.
Dans le dos…ce chien avait osé frapper leur ami dans le dos. Mourir était un des risques du métier et tous les membres du groupe étaient conscients qu’ils risquaient certainement de rejoindre l’Autre Monde lors d’une mission pour la Patrie. Mais si ils acceptaient la possibilité de mourir en guerriers, être tués dans le dos leur était intolérable…

Ce chien…ce monstre…cet être pathétique qui riait en tenant son épée rougie du sang de leur ami…Il avait osé. Il avait osé les attaquer chez eux. Les frapper. Et tuer dans le dos un grand guerrier qui méritait meilleure mort…les membres de la Confrérie ne pouvaient définitivement laisser passer cela.

« Tuez-le ! TOUS ! »

La voix de Dan n’avait pas été fluette ou douce, comme elle l’était en général. Là, elle reflétait la rage et l’envie de vengeance qui explosaient en lui, tandis qu’il lâchait doucement Walter Queen pour se relever et s’approcher d’un Brother Blood au sourire énervant.

« Ah ? Vous désirez me tuer ? Moi ? Maintenant ? Vous êtes fous…
- Etpourquoidonc ? Tucroisqu’onoserapasfairecequidoitêtrefaitàl’assas sindeCarter ?
- Je ne comprends rien à tes paroles, Maximilien…Tu devrais te calmer, mais je me doute que tu es trop énervé pour cela…Bah, après tout…regardez derrière vous, vous comprendrez pourquoi vous n’allez pas me tuer…
- Zauriel…Qu’est-ce qu’il y a derrière ? »

Dan n’était qu’à quelques mètres de Brother Blood. Son regard lançait comme des éclairs et le jeune homme semblait prêt à frapper cet être avec toute la force et toute la détermination qu’il avait en lui. Il ne voulait pas le laisser partir, oh non…

Zauriel obéit alors presque naturellement à celui qui venait de parler si froidement. Lentement, le Guerrier Divin fit un léger demi tour en voletant avec ses ailes, et faillit lâcher son Epée de Lumière sous l’effet de la surprise.
En effet, derrière Dan, Maximilien et Walter, se trouvaient deux êtres qui volaient aussi, comme lui…mais ils n’avaient guère d’ailes, et l’Ange les connaissait trop biens pour ne pas savoir dans quelle situation compliquée ils étaient…
Le réserviste déglutit lentement avant de parler doucement à Dan et à l’autre membre encore valide de la Confrérie.

« Dan…Il a raison…D’autres choses doivent être réglées avant…
- Qu’est-ce qui peut être plus important que de venger Carter ?
- Sauver nos vies l’est pour moi… »

Dan et Maximilien réfléchirent alors. Zauriel n’avait rien d’un froussard : il avait affronté des armées de Démons et avait repoussé des monstruosités qui étaient bien pires que tous leurs cauchemars réunis. Si quelque chose le mettait dans un tel état et le faisait craindre pour sa vie, c’est que cette chose était horriblement dangereuse…

Lentement, les deux membres de la Confrérie se retournèrent et virent l’Etranger, celui que Timothy avait trouvé en bas de chez Carter, aux côtés d’un être assez bizarre, bien que familier étrangement, comme un vieil ami dont on a oublié le nom mais qu’on est sûrs de connaître. Ils entendirent Brother Blood fuir derrière eux, mais les deux défenseurs de l’Empire avaient d’autres choses à faire en priorité…
Les deux êtres s’avancèrent, toujours en l’air, vers Zauriel, Maximilien et Dan, tandis que Zatara se plaçait en silence derrière eux, prêt à intervenir au cas où.

« Qui êtes-vous ? »

La voix de Dan trahissait la curiosité et la peur. Lui qui avait été élevé dans l’optique d’être le meilleur, le plus fort et le plus honorable, il n’avait jamais réellement connut la peur. Mais énormément de choses avaient changées…Avec la destruction du Museum, les attaques de leur adversaire, les blessures de ses amis, la mort de Carter et…et surtout, la trahison apparente de Timothy…
Mais où était donc passé Wayne ? Du coin de l’œil, le jeune homme chercha dans la pièce trace de Batman, mais celui-ci avait disparut…Maudit soit-il ! Il avait certainement profité de la rage qui aveuglaient les autres pour fuir dans la nuit, rejoindre certainement son Maître, le White Man, pour pouvoir rire du coup qu’il leur avait joué…mais il n’emporterait pas cette victoire au Paradis, bien au contraire…

« Je suis Kal-El, esclave de Krypton envoyé sur Terre pour comprendre votre civilisation et savoir si vous serez faciles à vaincre. Je suis désolé si je vous ai fais peur les autres fois, mais je ne comprenais point votre langage. Ceci est désormais réparé. »

L’Etranger…
Il parlait l’anglais avec une perfection stupéfiante, lui qui quelques heures auparavant ne savait même pas ce que voulait dire les bases de la langue…c’était stupéfiant, mais Maximilien et Zauriel se demandèrent alors comment il avait pu apprendre cela aussi rapidement…et qui lui avait apprit, surtout.
Leurs regards se portèrent alors sur l’autre visiteur, qui commença à parler d’une voix calme mais très étrange, comme si elle venait d’Outre Tombe…

« Quand à moi, j’ai eu des centaines, des millions de noms…J’erre de par le monde à la recherche de choses connues de moi seul, protégeant des Vérités que vous n’espérerez jamais toucher du doigt et possesseur d’un Pouvoir qui dépasse votre entendement. Je vis parmi les hommes dans ma condition de non vivant et de non mort, ne me reconnaissant en aucun d’entre vous…Je suis un tel un fantôme sur Terre…
Appelez-moi le Fantôme Etranger, et cela suffira. »

Sa voix avait quelque chose d’ensorcelant, de charmant…Il savait capter l’attention, la retenir et faire ce qu’il en désirait, uniquement avec des mots…Pourtant, il ne semblait guère exceptionnel, si on passait outre sa capacité de voler. Vêtu d’un long manteau bleu marine, il portait un petit chapeau melon et ses yeux étaient invisibles, comme obscurs…Une vision que l’on pouvait parfaitement croiser dans Londres, en temps normal…

« Quevenezvousfaireici ? ÊtesvousdesalliéesdeBlood ? DuWhiteMan ? DeWayne ? Allonsparlez !
- Calmez-vous, Maximilien…ou bien préférez-vous Windrunner ? »

Zauriel sentit alors Maximilien frissonner. Apparemment, ce « Fantôme Etranger » avait touché la corde sensible, et son ami sembla être encore plus nerveux après ces quelques mots…

« Et pour vous répondre, je ne suis ni un allié de Brother Blood, ni du White Man, mais de Wayne cela pourrait être le cas…
- Timothy est traître à la solde du White Man…Walter Queen nous l’a annoncé… »

Zatara venait de prononcer ces quelques mots en s’approchant, par derrière, des deux hommes qui lévitaient. Avec sa magie, il avait réussit à soigner sommairement Richard Scott et John Irons, mais le second était beaucoup, beaucoup plus touché que l’autre.

« Timothy Wayne n’est point allié du White Man. Néanmoins, je sens en votre groupe quelque traîtrise…Je ne puis vous dire avec exactitude qui est le Traître, mais il se trouve ici… »

En disant ces quelques mots, le Fantôme Etranger avait levé la main droite légèrement et semblait concentrer. Apparemment, il remuait d’étranges et fantastiques énergies pour découvrir l’identité du traître, mais il n’y parvenait pas…

Dan, Zauriel, Maximilien et Zatara étaient, quand à eux, tendus et surpris. Avec tout ce qu’il venait de se passer, l’apparition de ces deux êtres mystérieux et à l’aura si puissante était difficile pour les nerfs, surtout qu’ils venaient de découvrir que leur ami et leader n’était peut-être pas le traître…mais en étaient-ils sûrs ?
Qui était ce Fantôme Etranger sortit de nulle part, qui contrôlait apparemment l’Etranger et annonçait simplement que Wayne n’était pas le traître, mais quelqu’un d’autre dans la pièce ? Qui était-il pour remettre en cause la parole de leur ami, Walter, empoisonné à leurs pieds et inconscient ?
Beaucoup trop de mystères entouraient cette affaire selon eux, et ils allaient devoir les éclaircir rapidement…








Pendant ce temps.
Les Docks de Londres.
J’ai toujours aimé cet endroit. L’air marin, l’iode, le goût du sel dans la bouche, les cris des Dockers…Etrangement, je me suis toujours sentis chez moi ici, alors que je viens pourtant d’une famille plus aisée que celles qui vivent ici. Mais je ne cherche point à comprendre ce mystère : d’autres m’assaillent et me troublent avant tout.

Je suis Timothy Wayne. Batman. Médecin préféré de la Reine, du moins officieusement. Je suis le leader de la Confrérie, l’équipe secrète qui a toujours protégée mon pays, l’Angleterre, et son Empire des attaques que l’Armée ne pouvait vaincre ou comprendre. J’ai toujours fais ce que j’avais fais à faire. J’ai toujours combattu le crime depuis onze ans bientôt. Je ne puis être un traître…

Je ne puis être le White Man. Je ne puis être un de ses alliés. C’est impossible…
Jamais je n’ai voulu de mal à Walter, ou aux autres. Jamais je n’ai voulu nuire à Carter ou à Richard Scott, même si je ne les apprécie guère. Je ne suis point de cette sorte d’hommes. Je…je suis mieux, du moins je tente de l’être.

Comment peuvent-ils croire de tels mensonges ?
Pourquoi Walter a-t-il dit cela ? Pourquoi ?
Sa blessure…Il a été empoisonné. Le White Man lui a certainement donné quelque drogue qui lui a fait perdre ses pensées, et il a ainsi accusé la première personne qu’il entendait par la porte. Notre ennemi a pensé que cela allait nous diviser…il a eu grandement raison.

Je ne puis rentrer là-bas. Ils n’ont plus confiance en moi, je ne peux les blâmer. Mais je dois faire cavalier seul alors. J’ai profité de la rage des autres pour m’éclipser, même si je jure de venger Carter. Je me doute bien que Brother Blood a pu leur échapper…ce fou n’aurait pas fait cela sans un plan de sortie. C’est pour cela que je suis parti. Pour le vaincre moi-même et seul.
Ah…le voila. Il court vers son navire. Il veut retourner chez lui, en Zandia. Heureusement que j’avais caché un costume de secours sous la maison de Walter…cela va m’aider grandement…

Tu as tué un de mes amis, Brother Blood. Tu m’as fais accusé à tort, tu t’es joué de moi et je suis presque sûr que tu es allié au White Man. Tu as certainement détruit le Museum, aussi. Bien, très bien. J’espère que tu t’es amusé. Car désormais, c’est à mon tour de lancer les dés…
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