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Vieux 13/08/2014, 21h32
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Ben Wawe Ben Wawe est déconnecté
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Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0Ben Wawe sait diviser par 0
Hop, je suis en vacances, j'aime les histoires de monstres, je suis inspiré.
Bonne lecture aux courageux.

La Marque

Il n'existe pas qu'une seule Terre - des dizaines, des centaines de mondes parallèles coexistent entre les dimensions dans le Multiverse.
Certains se ressemblent, d'autres n'ont rien en commun ; certains n'existent plus, certains viennent à peine de faire naître la Vie.

Seuls quelques êtres peuvent voyager entre les dimensions et les visiters.
Les Liktalzzz, un peuple de créatures qui oeuvrent à l'annihilation de tout être vivant, peuvent glisser de monde en monde quand des fenêtres apparaissent sur leur planète, l'Anté-Monde.
Lord Corlatius, à contrario, lutte contre les Liktalzzz dans chaque dimension, se téléportant à sa guise et changeant d'hôte pour abriter son âme, le seul élément qui lui reste de son premier corps - celui du Roi des Liktalzzz, qui fut renversé par un coup d'Etat destructeur.

Jusqu'à présent, Lord Corlatius menait un combat secret contre son peuple, évitant de trouver des alliés par crainte des trahisons et des échecs.
Jusqu'à présent.

*

Les mains de l'homme s'agrippent à son poignet dans un geste désespéré. Ils pèsent, de tout leur poids, pour lui faire lâche prise, mais la lame s'enfonce encore un peu plus dans le torse. Un grognement de douleur, un râle de colère s'échappent de sa gorge alors que ses doigts relâchent lentement leur étreinte.
Ses poumons sifflent, ses yeux vrillent dans leurs orbites et il tente de formuler quelques mots d'agonie ; en vain. Il décède quelques secondes plus tard, une plaie béante et sanguinolente à son torse.

Elle pose son pied sur les jambes de l'homme, puis arrache son épée dans un grognement. Avec des gestes lents, elle essuie la lame sur les cheveux de sa victime, avant de la ranger dans le foureau à son flanc droit. Elle craque ensuite sa nuque, et lâche un petit soupir de satisfaction ; cette douleur la lançait depuis quelques minutes déjà.

Les talons de ses longues bottes en cuir claquent sur le sol sale et humide de ce sous-sol abandonné, recouvert d'immondices et de meubles éventrés. Elle n'a plus aucun regard pour le cadavre à ses pieds, et s'en détourne en faisant voler sa longue cape sombre derrière elle.

Dans la faible lumière de la lune, qui passe par un soupirail à quelques mètres au-dessus d'elle, elle s'avance vers l'escalier à moitié détruit par un obus, plusieurs années plus tôt. Ses mains gantées s'agrippent à la rambarde quasiment brisée, et elle saute au-dessus des marches détruites pour parvenir, après quelques secondes, sur le rez-de-chaussée du monastère abandonné.

Bien des années plus tôt, ce lieu a été l'ultime refuge d'une poche de survivants, repoussée dans ses limites par une terrible percée de la Nation Noire. Après plusieurs jours d'une résistance héroïque, les portes en argent ont cédé, libérant une horde de lycanthropes et de vampires qui s'acharnèrent sur les hommes, les femmes et les enfants qui espéraient un salut inaccessible.
Le monastère a été depuis abandonné, mais récupéré récemment par sa victime, un Capitaine de la Nation Noire, seul survivant d'une attaque surprise d'une autre poche de résistance. Il espérait faire de ce monastère sa nouvelle base, utiliser sa Magie pour créer un nouveau bataillon de soldats-zombies ; elle l'en a empêché juste à temps.

Elle s'avance dans les longs couloirs détruits du bâtiment, évitant les gravats et les rats, qui se précipitent vers le corps encore chaud du Capitaine. Une sorte de sixième sens, de conscience de masse, les pousse à rejoindre leur futur festin, et elle ne peut retenir une grimace de dégoût ; pauvres petites créatures, obligées de se sustenter à une source aussi maléfique.

Elle est proche de la sortie, quand son ouïe habituée à relever le moindre bruit stoppe son avancée ; il y a quelque chose, non loin d'ici.
Elle se tourne, une main sur le pommeau de son épée, une autre sur la crosse de son arme à feu, située sur son autre flanc. Ses yeux sombres plissent dans l'obscurité, essayant de devenir un ennemi dans les ombres ; il n'y a rien, ici. Pour le moment.

Avec des pas rapides et discrets, elle s'approche de la zone du bruit. Elle s'accroupit, roule sur le sol et sort ses armes, prête à trancher et à faire feu, même s'il ne s'agit pas d'un ennemi. Dans son monde, il n'y a pas d'allié, juste des menaces plus moins prioritaires ; quiconque l'observe et l'espionne mérite de mourir.

Mais il n'y a toujours rien, dans ce qui semble être un couloir abandonné et bouché par l'éboulement d'un mur.
Elle se relève lentement, tenant toujours ses armes. Ses yeux vont et viennent partout, cherchant une menace, un indice sur l'origine du bruit. Elle ne peut laisser un tel mystère ici : il peut s'agir d'un animal, ou d'un soldat-zombie finalement ressuscité par le Capitaine. Il lui est impossible de laisser une telle créature errer dans la campagne, et se livrer à ses basses besognes.

Finalement, après quelques secondes d'observation, elle découvre une plaque de métal placée devant une sorte de renfoncement, qu'aucun éboulement naturel n'aurait pu glisser ici. Avec des gestes lents, sûrs, elle s'en approche et arrache la plaque avec une main, menaçant l'intérieur avec son arme à feu avec l'autre. Ce qu'elle découvre à l'intérieur révèle une sensation qu'elle n'avait plus croisée depuis longtemps : la surprise.

"Pi… pitié…"
Une voix fluette murmure ces quelques syllabes. Une voix d'enfant.
"Hum. Sors de là."
Son ton est dur, autoritaire. Elle a failli appuyer sur la gâchette, mais s'est retenue à temps en découvrant la fine silhouette d'une enfant mal nourrie, mal habillée, mal soignée. Elle a six/sept ans, ses cheveux blonds sont recouverts de crasse et ont été mal coupés ; sa robe colle à sa peau, et est rapiécée à trop d'endroits pour identifier sa couleur initiale. Vu sa terreur, vu son état général, et vu les pleurs séchés sur son visage, elle est là depuis quelques jours déjà.
"Donne-moi ton nom et ton ascendance, enfant."
Elle rampe sur la crasse et les débris, de nouvelles larmes coulant à nouveau sur ses joues. Sa respiration est difficile, et elle lui laisse quelques secondes avant de reprendre.
"Parle, si tu veux vivre."
Elle n'a que reculé, ses armes sont toujours pointées vers l'enfant.
"Je… Luna… je m'appelle Luna…"
Elle acquiesce, mais menacent encore la petite.
"Mon… mon ascendance… mon ascendance est Louve."
Le courage et la fierté se lisent dans cette déclaration. L'ascendance est le bien le plus précieux d'un être : au-delà de sa famille, de son sang, il s'agit des valeurs, des faits de gloire et de l'historique même de son clan et de ceux qui l'ont élevé. Louve est une ascendance sûre, mais elle n'explique pas sa présence ici.
"Que fais-tu en ce lieu ?"
Sa voix est toujours sèche. Elle a encore reculé, pour laisser à l'enfant la possibilité de se relever.
"Je… ma famille a voulu… résister… nous sommes venus ici, parce que Père savait que le lien était abandonné… mais le premier soir, Mère a entendu quelqu'un… et après… et après Père m'a caché ici, et m'a dit de ne rien dire… j'ai rien dit, je n'ai pas bougé mais… j'ai dû faire un… besoin… et cela m'a surpris, et…"
Et elle a glapi, ce qui a attiré son attention ici. L'histoire est crédible, et l'enfant ne présente aucune menace directe.

"Bien. La menace est écartée."
Elle fixe la lune, dans un trou dans le toit. La nuit est avancée, les ténèbres entourent définitivement le monastère abandonné. Sortir et s'enfoncer à l'extérieur ne serait que folie.
"Nous allons coucher ici. Je te laisserais au prochain village demain. Ton existence sera dure, mais au moins vivras-tu."
Lentement, elle range ses armes et pose son regard dans celui de la fillette. Celle-ci l'aperçoit pour la première fois, et recule en découvrant sa silhouette ; elle y est habituée. Elle connaît parfaitement son reflet, qui terrifie ceux qui la croisent.

Grande, maigre, elle dispose d'un visage très blanc et ténébreux, où ses yeux sont sombres et profonds. Deux grandes cicatrices zèbrent ses joues, résultat d'une erreur lors de son premier combat ; elle ne l'a plus jamais reproduit.
Ses longs cheveux noirs sont coiffés en chignon, coincés derrière son grand chapeau. Avec sa longue cape, son manteau noir et ses nombreuses armes sur sa poitrine et à sa ceinture, elle est une guerrière qui terrorise ceux qui la croisent ; cela lui convient parfaitement.

"Je me nomme Kane, et mon ascendance est Ombres Rouges. Pour ce soir, je serai ta protectrice, Luna de Louve."

*

"As-tu faim ?"
Assise dans l'ancienne grande salle du monastère, elle a allumé un feu et se réchauffe devant le brasier. Juste en face, la petite Luna fait de même. Elle n'a guère parlé depuis leur présentation officielle.
"N… non…"
Elle a hésité, mais s'y refuse ; elle a peur, plus encore de Kane que de son environnement.
"Tes parents sont morts, enfant. Ils ont été assassinés par un Capitaine de la Nation Noire, et je n'ai pas retrouvé leurs corps. Tu dois dépasser leur destin pour mener une existence que j'espère paisible, auprès de nouveaux tuteurs que je choisirai demain."
Elle acquiesce, elle n'est pas étrangère à ce type de traitement. Beaucoup d'enfants deviennent orphelins, en ces temps troublés, et sont confiés à des fermiers en mal de main d'oeuvre ; certains ont de la chance, d'autres non, mais il s'agit là de la seule voie qui leur est offerte. La survie, seule, dans les forêts dangereux et les plaines mortelles est inenvisageable.
"Je… c'est… demain est le Jour de l'Ascendance."
Kane fronce les sourcils, tandis que les yeux de l'enfant demeurent fixés sur les flammes devant elle.
"Ah. Cela ne pourra se faire, tu le sais."
L'enfant acquiesce, et toutes deux sont conscientes de sa perte. Le Jour de l'Ascendance est celui où un Père explique à son enfant les hauts faits de son clan, les instants puissants de sa lignée ; c'est le jour où une Histoire est contée et transmise, où une Histoire vit une génération de plus. Cette Histoire, celle de cette branche de l'ascendance Louve, est désormais perdue à jamais.
"En effet."
Luna ne dit rien d'autre, et Kane ne réplique guère. Il n'y aurait rien à dire.

Après quelques minutes, Kane récupère dans sa cape quelques bouts de viande séchée, et les dévore, sans les proposer à l'enfant ; en ce monde, personne n'insiste après un premier refus, personne ne revient sur sa décision. Il n'y a guère de place pour l'indécision.
Le repas terminé, Kane se lève et fait une ultime vérification de la zone, avant d'éteindre le brasier et de se coucher. Il ne reste que quelques heures de ténèbres, il est temps de reprendre quelques forces avant le combat du jour.

*

Elle s'éveille avant le jour, quand la nuit est encore sombre.
La Marque est apparue.

Ses paupières se lèvent et se fixent sur le dos de sa main droite. Couchée sur le flanc, elle demeure immobile et enlève, avec des gestes discrets et rapides, le gant protecteur. Elle y découvre la Marque, bien plus rouge et forte qu'en début de soirée ; cela n'augure rien de bon.

La Marque, ce terrible cercle sanguinolent apposé sur sa chair, vibre et lui offre une douleur insupportable, même après toutes ces années à errer sur ce monde. Elle serre les dents et se main avec sa main libre, sans grand succès cette fois-ci ; le danger est proche - très proche.

D'instinct, elle roule sur le col et évite la tentacule qui s'écrase à sa place, brisant le sol. Un hurlement de rage s'élève à quelques mètres de là, et elle roule à nouveau tandis que deux autres tentacules filent dans les airs pour l'appréhender ; elle l'évite, grâce à l'expérience et à la chance.

Sans un mot, elle se relève, armée de son épée et de son arme à feu. Ses yeux sombres, habitués à la nuit, fixent l'obscurité et découvrent la silhouette de son adversaire. Elle n'est malheureusement pas surprise de son identité.

"Tu m'as menti. Le Capitaine de la Nation Noire a découvert ta présence."
Luna d'ascendance Louve lui fait face, profondément changée. Six tentacules s'élèvent autour d'elles, après avoir pris naissance dans son dos. Ses yeux, jadis rongés par les pleurs, sont désormais colorés par un rouge-sang terrifiant.
"Je n'ai point menti sur tout. J'ai découvert la présence de l'enfant avant ton arrivée, Kane des Ombres Rouges, quand elle a fait un besoin et glapit. Je n'ai fait que reproduire son petit cri quand j'ai définitivement pris possession de son corps."
Kane acquiesce, comprenant que le Capitaine a eu suffisamment de temps pour former un premier sortilège, grâce auquel il a sacrifié l'âme de l'enfant pour posséder son corps si sa propre chair venait à disparaître ; elle a, malheureusement, condamné Luna lors de sa venue ici.
"Bien, Capitaine de la Nation Noire. Tu as récupéré une enfant innocente, tu as anéanti son âme et tu as souillé son corps par tes sortilèges. En un sens, je le confesse : je te remercie. Pour l'horreur de tes actes, pour l'abomination que tu es, je suis heureuse de pouvoir te tuer à nouveau. Cela te sera bien plus douloureux, et j'y prendrais plus de satisfaction."

Un hurlement s'arrache de la gorge du monstre, quand trois tentacules filent vers Kane. Celle-ci a déjà roulé sur le sol, et son arme à feu tire trois balles vers le corps frêle de l'enfant ; une tentacule verdâtre et inhumaine se sacrifie, et le hurlement de colère du Capitaine devient soudainement douleur et frustration.
Aucune expression ne passe sur le visage de son ennemie ; la satisfaction viendra plus tard.

Elle entame une course dans la grande salle du monastère, évitant les attaques du monstre grâce à son expérience. Elle roule, fait quelques roues, et se protège derrière les gravats. Elle enchaîne les balles contre l'ennemi, parfois moins adroite que précédemment ; son arme est soudainement vide, et cinq tentacules demeurent encore vivantes.
Le Capitaine, et le corps qu'il possède, reste au milieu de la pièce, enragé par la souffrance et le besoin fondamental d'anéantir chaque os de son corps.

"Kane des Ombres Rouges, tu souffriras longuement ! J'anéantirai ton corps puis ton esprit ! Je ravagerai chacun de tes orifices ! Tu supplieras de devenir ma câtin, tu quémanderas mon bon plaisir ! Tu perdras ton arrogance, Kane des Ombres Rouges ! Tu comprendras la différence entre une simple humaine et un véritable Capitaine de la Nation Noire !"
Elle arrête sa course et plonge son regard dans les yeux de l'enfant possédé. Elle a déjà oublié Luna, elle ne se concentre que sur le monstre qui l'habite, et pour lequel elle n'a aucune pitié.
"Tu t'es trompé, Capitaine. Par deux fois."
Il veut répliquer, mais Kane s'est déjà lancée dans sa danse macabre.

Elle se précipite en avant, évitant une tentacule qui voulait enserrer sa gorge. Son épée tranche un premier bout de la matière organique verdâtre, avant d'en couper une autre deux mètres plus loin.
A peine a-t-elle agi qu'elle roule sur le sol, récupérant un pan de mur éboulé pour se protéger de deux tentacules, lancées comme des béliers. La pierre explose, mais la chair impie est tranchée par l'épée, avant qu'elle ne monte directement sur les chairs bientôt mortes pour courir dessus, telle une sorte de pont suspendu.
Restent deux tentacules, qui protègent leur maître. Elle se jette, les bottes en avant, et se fait emprisonner par les deux formes maléfiques, qui la tirent vers l'enfant possédé. Le Capitaine rit de sa prise, mais sa cible récupère dans sa manche un couteau qu'elle utilise pour trancher quelques veines des tentacules. L'épée achève le travail, et elle se relève juste devant l'ennemi, qui a commis l'erreur de l'amener trop rapidement à lui.

"Tu n'es plus Capitaine depuis que tu as été exilé."
Elle enfonce sa lame dans le torse de l'enfant, qui glapit de douleur.
"Et je ne suis pas une simple humaine."
Le couteau pénètre dans sa gorge, régulièrement plongé à l'intérieur pour augmenter la plaie et la douleur.

Kane recule alors, laissant son adversaire s'écrouler. Son agonie durera quelques minutes, et sera douloureuse. Le sang va remplir sa gorge, puis ses poumons, et toute respiration sera difficile ; au même moment, les organes percés par l'épée répandront leur sang à l'intérieur, et l'ennemi aura l'impression d'étouffer tout en explosant de l'intérieur.
Elle lui avait dit que sa fin serait pire que la précédente.

Alors qu'elle fixe la dépouille agonisante du Capitaine, et de celle qui fut jadis Luna, elle sent la Marque disparaître sur sa main ; son utilité est passée.
Elle aussi a menti, pense-t-elle en nettoyant ses lames sur sa cape, refusant de le faire sur le corps, même sali par le Capitaine, de la petite. Son ascendance n'est pas des Ombres Rouges, même si c'est ainsi qu'elle est connue ; son ascendance est celle du Meurtre, et la Marque l'appelle dès qu'elle doit ôter la vie.

Jadis, un de ses ancêtres a arpenté le monde, anéantissant les monstres qu'il croisait, usant d'une sagesse divine comme Salomon, mais cela n'a guère racheté l'ascendance de sa famille. Jadis, plus loin encore, son premier ancêtre a commis le premier cri, le premier Meurtre, et toute sa descendance en a été marquée pour toutes les générations qui ont suivi.
Depuis, chaque lignée, chaque membre de chaque lignée bénéficie de la Marque, qui lui indique quand il est proche d'un être qui doit mourir - parce qu'il est mauvais, parce qu'il est maléfique, parce qu'il menace la vie d'autrui.

Elle s'enfonce dans la nuit, abandonnant ce lieu définitivement maudit et les cadavres de ceux qui reposeront ici à jamais.
La Marque s'est tue, mais elle se rappellera bientôt à elle. La Marque s'est tue, mais elle reviendra. Le Meurtre est sa destinée, et Kane et sa Marque y seront bientôt à nouveau confrontées, en cette maudite année 1987.
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