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Vieux 14/01/2010, 21h05
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Changement d'univers pour une série ou comme les autres je suis à la bourre (en fait non j'ai rattrapé meslectures mais bon...)

Fables #19 - 21 + OS "Le dernier bastion" parus dans le volume éponyme par Bill Willingham & Mark Buckingham, Craig Hamilton, P. Craig Russell



Magic plot : Boy Blue raconte les derniers instants de l'ultime forteresse des Fables dans leur monde et la perte de son amour, le Chaperon Rouge. C'est alors que cette dernière réapparaît aux portes de Fableville, demandant asile après s'être échappée des griffes de l'Adversaire.

Ce volume commence avec l’excellentissime one shot Le Dernier Bastion / Ze Last Castle in the langue of the Queen. Comme précédemment avec l’arc « A sharp Operation », Willingham place ces personnages des fables dans une situation extrême, loin de ce qu’on attends d’eux, où se mêlent violence, mort et sexe. L’histoire du dernier rempart des Fables dans leur monde, de la dernière ligne de défense. Bien sûr le plot est vu et revu, on ne citera que Alamo mais les exemples sont nombreux, ce qui sert le récit au final au lieu de le desservir. En effet c’est toujours ce décalage entre les personnages et l’histoire qui est le moteur de la série pour l’instant. Ainsi suivre ces perso connus au milieu d’une situation connue elle aussi mais n’appartenant pas du tout au même « univers » est un vraie délice. Les lecteurs ont ainsi de multiples références auxquelles s’accrocher, et peuvent suivre facilement et avec plaisir un récit pourtant nouveau !! Un tour de force qui ne serait possible, bien sûr, si le plot suit, et il le fait. De l’héroïsme, des combats désespérés, de l’émotion, de la tension, des dernières paroles, des derniers actes, du drame… tout ce qui font de ces récits de « dernières lignes de défense » est là, pour au final un one-shot de très très grande qualité !
Le dessineux n’y est pas étranger, bien au contraire, on ne présente plus P. Craig Russell dont le style un peu « cartoon » est parfait pour appuyer ce fameux décalage.
La suite sent bon le début d’une histoire plus grande, 3 numéros très riches qui lancent de multiples pistes. Willingham s’installe dans son monde, commence à le faire vivre, à le faire évoluer tout en continuant sur les bases précédentes. Là encore la gestion des personnages, des émotions, des événements est parfaitement exemplaire, bien dosés, malgré la richesse et la densité du récit, cela n’est jamais lourd et ça se lit tout seul. Le rythme alterne mystères, actions et discussions de manière efficace et on ferme le volume avec l’envie d’ouvrir le suivant c’est d’ailleurs ce que j’ai fait ^^
Peut être un ou deux raccourcis scénaristiques qui permettent de faire avancer le plot, mais rien de bien perturbant. Et la première maladresse à mon sens depuis le début du comics avec une révélation sur un personnage un peu tôt à mon goût, ce qui gâche un peu la fête. Peut être avoir laisser planer le doute quelques temps de plus aurait permis de rajouter quelque chose d’intéressant à la lecture.
Pas grand chose à dire à mon sens, beaucoup de points sont exemplaires et à montrer aux auteurs de comics débutants, notamment la gestion de son univers.
Que dire de Buckingham qui, on le voit, avait été a bonne école avec Bachalo sur Generation X, est parfaitement dans le ton, un trait également très adapté au décalage, mettant bien en valeur le récit.
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