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Vieux 04/10/2009, 13h06
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
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Dernièrement, on m'a fait un chouette cadeau! pour moi, c'était Noël!!
D'ailleurs... c'était Noel ^^

Bref :

Unknown Soldier #1 - 6 parus dans le TPB Haunted House par Joshua Dysart & Alberto Ponticelli




Plot : De retour en Ouganda avec sa femme Sera après y être parti à l'age de 7 ans, le docteur Lwanga Moses n'avait que des bonnes intentions dans son hôpital au milieu d'un pays pauvre, miséreux, perpétuellement en guerre avec des enfants comme soldats. Un jour, il décida d'aider une fille victime de viols dans la brousse. Menacé par un enfant armé, membre des rebelles, Lwanga disjoncta, une puissante voix dans sa tête lui dicta quoi faire pour survivre, et surtout quoi faire pour tuer! Hors de contrôle il s'exécuta, tua un enfant pendant que la voix lui expliqua que c'était la meilleure chose à faire pour ce pays, que lui seul peut accomplir ces actes, les tuer tous pour ramener la paix! Paniqué et choqué par ce qu'il venait de faire, Lwanga se tailla da le visage avec une pierre, complètement défiguré et se laissa mourrir!
Il fut sauvé et amené dans une établissement pour jeunes filles tenus par des sœurs qui lui sauvèrent la vie, et couvrirent son visage de bandage, mais les rebelles attaquèrent très vite, à la recherche d'esclaves et de jeunes filles pour leur troupes! Au bords de la folie, se remémorant des scènes étranges de foetus et de séance de torture, poussé par cette voix il se laissa emporter à une tuerie barbare. Il parvint ensuite à reprendre le contrôle et à retourner vers sa femme.
Hélas les rebelles parviennent a retrouver le camp et lance l'attaque. Lwanga, perdu entre ses acquis de docteurs, ses valeurs, et cette voix qui lui dit qu'il fait le bien en tuant les salauds, finit par attraper leur chef et disparait avec lui devant sa femme.
Une semaine plus tard, le journaliste Momolu le retrouve torturant le chef du groupe de rebelles. Il finit par le buter et déclare se lancer sur les traces de Jospeh Kony, chef des rebelles, alors que les histoires d'un homme au visage bandé menant sa propre guerre commencent à se répandre dans la région.


Sincèrement, à la lecture des premiers plots sur la série, je n'avais pas été trés emballé. Cela m'avait paru, à tort visiblement, le genre d'œuvre descriptive de faits réels, politiques, du real comics en gros que je trouve ennuyeux souvent, pas trop mon genre. Mais bon j'ai eu l'occaz de me faire une idée par moi même grâce à Da comics fournisseur Gourvy, grâce lui soit rendu car donc.. j'avais tort.
Certes le cadre est dramatiquement historique, guerre de clans, de pouvoirs imprégnée de toute l'horreur que l'on peut voir aux JT : enfants soldats, massacres ethniques, viols, trafic en tout genre,...
Cet aspect là est plutôt efficace, je ne dirai pas bien dépeint car je n'ai, heureusement, aucune idée d'à quel point c'est réaliste. Disons que l'ambiance et le contenu correspondent à l'image que l'on pourrait avoir de ces guerres civiles d'Afrique. Donc l'ambiance est là, mort, souffrance, pauvreté... peut être trop présente en fait, j'y reviens plus bas.
L'intérêt principal du récit est le personnage central et surtout son évolution au sein de l'histoire avec notamment une idée géniale : visiblement ce bon docteur droit, honnête, consciencieux, bon et courageux a une facette cachée, sombre, violente, mortelle!! Une excellente surprise que cet espèce d'état de schizophrénie qui ajoute énormément à la lecture du comics. Ainsi, se démarquant du "simple" real comics, l'auteur ajoute une dose supplémentaire de violence et de mystère, qui plus est, complètement dans le ton, rendant ainsi l'œuvre plus personnelle.
Du coup le lecteur est accroché, pourquoi ces pulsions violentes? quel rapport avec les visions de nouveaux nés et de laboratoires?
Et heureusement que ce point ci nous scotche à la lecture car à mon sens, le comics n'est pas sans faiblesses. Comme je le précisais plus haut, l'ambiance de mort est peut être trop présente. L'un des pivot du comics semble être la dualité entre le bon docteur civilisé et ce tueur assoiffée de sang né dans la brousse. Mais la comparaison entre ces deux mondes n'ai pas forcément bien mis en valeur, l'aspect mort et violence étant beaucoup plus présent. Peut être accentuer le parallèle entre le monde "civilisé", fait de réunions et de buildings à celui de guerre, de savane et de survie aurait permit d'ajouter un aspect plus dramatique aux événements. Du coup, sous nos yeux ce sont constamment des scènes de violence qui défilent, nous faisant presque oublier que cela existe vraiment.
De même, Dysart passe assez peu de temps sur les perso secondaires, on a un peu de mal à s'y intéresser et à s'y investir, ce qui fait perdre aussi le récit en puissance car du coup, les drames sont moins percutants. Dommage car lorsqu'il le fait, comme avec l'une des enfants, c'est diablement efficace!

Néanmoins l'intérêt est là, déjà découvrir le pourquoi du comment, et puis l'auteur expose avec ce personnage une réflexion intéressante. Certes ses pulsions lui font tuer des enfants, mais la voix lui dit clairement qu'il fait le bien, que c'est le meilleur moyen de ramener la paix dans le pays.
Chacun pourra prendre parti là dedans, mais quoi qu'il arrive, le principe n'est pas simpliste, basique, il a une portée qui fait réfléchir ce qui rajoute beaucoup de profondeur au comics là ou de "simples" pulsions meurtrières auraient eu un rendu très plat. Dysart mêle le real comics avec des touches plus personnelles, d'introspection et quelques réflexions qui font de ce comics un bon moment de lecture même si on peut regretter peut être une trop grande immersion dans la violence de la guerre.
La suite va être intéressante à lire, jusqu'où la descente aux enfers du perso principal va t'il le mener? Et la question est surtout vers où l'auteur va t'il s'orienter, on serait parti pour une quête violente et sanglante mais dans ce cas l'intérêt va vite s'estomper, il va falloir trouver des ficelles pour garder le lecteur, comme Vaughan a si brillamment fait pour Y. En tout cas à suivre...

Coté dessins, Alberto Ponticelli un style proche d'Igor Kordey très adapté aux comics. Assez carré, péchu, de lésinant pas sur les détails de murs fissurés, de blessures, de vêtements déchirés, les expressions des visages il nous permet de rentrer de suite dans le sujet.
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