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Vieux 07/09/2009, 01h09
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
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Bon on en était où avant de finir à la mandarine impériale?

Hellblazer #164 - 174 parus dans le TPB Highwater par Brian Azzarello & Marcelo Frusin, Cameron Stewart et Giuseppe Camuncoli



Final plot : John arrive enfin à Highwater pour y rencontrer la femme de Lucky. Il découvre une ville sous l'emprise d'un mouvement raciste et fasciste dont le mentor, Ellison Gage, a embringué Marjorie, la femme de Lucky. Le fantôme de ce dernier demande à John de l'aider à se sortir de cet environnement particulièrement extrême. John y parvient magiquement et Lucky finit par lui avouer la vraie raison de son suicide, ce qui rends fou de rage Constantine qui part, tournant le dos à sa femme.
Dans le même temps, le richissime et puissant S.W. Manor, qui semble être derrière le suicide de Lucky, débarque à Highwater et s'en prends à Gage en représailles de la mort de son dealer d'armes!

Après avoir repris contact avec Turro lors d'un échange tendu autour d'une prostituée, il tue le temps avec une vieille connaissance avant de se rendre à San Francisco. Sur place il est retrouvé carbonisé dans un sex club. L'agent Turro aidé de l'agent Havlik mène l'enquête. Ils remontent les événements, enregistrant toutes les dépositions qui font état d'un Constantine extraordinairement attractif et actif, drainant toute l'attention et l'énergie du club avant de mourir d'une combustion spontanée!
La vérité éclate petit à petit, Manor a cherché à se venger de John pour une arnaque que ce dernier lui avait fait il y a longtemps, concernant l'horloge de Rasputin. Il utilisa Lucky que John connaissait ainsi que ces frères lors d'affaires précédentes, et le paya pour qu'il se suicide devant John et que ce dernier aille mourir en prison. Manor pensait John mort pendant la révolte des prisonniers mais Turro le tira de là, justement pour atteindre Manor. Ce dernier avait été si obsédé par lui durant 20 ans que sa mort l'avait laissé vide.. aussi lorsqu'il le rencontra au club, des sentiments nouveaux et contradictoires apparurent, amour et haine mélangé. Ils fréquentèrent le club, John lui offrit de la poussière ramassée en Enfer même et Manor lui avoua vouloir par dessus tout, revoir ses parents morts lorsqu'il était enfant. Constantine lui affirma pouvoir accéder à sa demande, Manor accepta et se fit violemment fouetter par John. La situation, amour, haine, violence et sang donna la vision de ses parents à Manor mais ces derniers le rejetèrent et Constantine se moqua de lui, disparaissant juste après.
Malgré ses nouveaux sentiments, Manor en appela au dernier frère en vie Ritchie pour détruire complètement John, son obsession le rendant fou et Ritchie utilisa la poussière pour brûler Constantine... mais il réapparu à Manor peu après... ce dernier, pris de panique, raconta toute son histoire à son apaiseur de conscience, le père Sean. Turro finit par remonter la piste jusqu'à Manor et son intervention chez lui tourna au massacre. Dans un dernier élan de folie, regrettant ses gestes, perdu sans John, Manor se suicida et Turro mourru de ses blessures...


Dernier TPB du run d’Azzarello sur Hellblazer, un bon gros volume qui regroupe 2 arcs avec un petit interlude entre…
Donc John continue son enquête sur la mort de son camarade Lucky. Le premier arc nous narre donc sa rencontre avec la femme de ce dernier. 4 numéros assez semblables à ce qu’Azzarello nous a déjà donné, notamment dans Good Intentions, ce qui donne une impression de relecture assez désagréable. Le système a déjà été vu donc, John arrive dans une situation inconnue et s’en mêle, et forcément il y a des conséquences.. vu et revu, que cela soit dans le rythme, les enchainements, le screenplay…Azzarello manque cruellement d’originalité ce coup ci dans son exercice de « nouvelle situation à découvrir par le héros et dans laquelle il doit évoluer », c’est très basique. Cela serait sans doute passé sans « Good Intentions »… De plus, cette sensation de redite ajouté au rythme un peu mou du récit ne le met pas en valeur du tout. Azzarello ne fait jamais vraiment décoller l’interêt de son récit, ses petites touches pour faire avancer son plot fil rouge ne sont pas suffisant. D’ailleurs, la fin approche et après un départ en trombe avec les premiers arcs, ce dernier qui est donc l’avant dernier est donc bien trop peu exitant, la montée scénaristique que l’on doit avoir avant le pinacle, avant la fin de l’histoire et ici peu voir pas présente. Une sensation assez déstabilisante, celle de savoir que la fin approche tout en voyant qui ne se passe pas grand chose sous nos yeux.. (Secret Invasion ? ^^).

Dommage car le récit ne manque pas d’interêt, un bon background, des perso comme d’hab intéressants, réalistes et crédibles. Le fond c’est du solide, du bon taff mais la forme n’y est pas. Une histoire intéressante mais mal placée peut être, mal utilisée en tout cas…
S’ensuit deux petits one shot interludes avant la fin.. Le premier est très agréable… plus dans le style Azzarello qu’on sentirait presque plus à l’aise, plus libre. Une petite histoire savoureuse entre John et l’agent fédéral qui l’encadre avec une jeune prostituée au centre. Même si on peut regretter parfois la lourdeur du dialogue entre John et cet agent, voire sa difficulté à comprendre, l’originalité est là cette fois ci. Un bon numéro qui sert le plot général tout en racontant son histoire. Cette dernière étant centrée sur les personnages, peut être est ce la raison pour laquelle elle fonctionne si bien, Azzarello démontrant depuis le début du run son habileté avec les personnages. Il parvient ainsi à rendre la jeune fille parfaitement secondaire très crédible, tout comme le face à face entre John et cet agent fédéral.. on y ajoute quelques moments pimentés, fun.. et ça donne un truc cool !

Le deuxième one-shot est une véritable introduction à l’arc final Ashes & Dust in the city of Angels qui est, ne nous cachons pas, LE meilleur boulot d’Azzarrelo sur Hellblazer ! C’est dark, trashy, osé, scénariquement tout l’arc est en contrepied total, partant de la fin vers le début. Le rythme y est excellent, tout se dévoile efficacement petit à petit avec une maîtrise de maestro.
Comme précédemment, les personnages même secondaires, ou encore plus loin, sont parfaits. Avec cette fois ci un plot bien trouvé et bien tourné, ils enrichissent pleinement le récit ! Ce dernier d’ailleurs fourmillent d’idées savoureuses, celles qu’on avait pas eu forcément auparavant, la mort de John, sa relation avec le bad guy, le cadre du club de XXXX, l’agent fédéral et sa collègue…un arc très riche, très dense, avec une ambiance glauque et sombre constamment.. un vrai plaisir !
On peut regretter parfois un peu de lourdeur dans la loooongue plaidoirie du méchant, cela dit il y a quelques excellents moments et cela permet de couper le plot principal. Une habileté qui ne transparaissait pas forcément dans les travaux précédents de l’auteur. Deux autres petits détails viennent gâcher la fête.. le premier vient surement de moi mais j’ai trouvé que le déroulement général des scènes était un peu obscur, je m’y suis perdu au début, il manque peut être un ou deux points d’ancrage…

Le deuxième est que maintenant que nous avons une idée précise du plot en fil rouge, nous nous apercevons qu’il est hélas assez léger. Pourtant le potentiel était là, les bases aussi, une excellente idée de départ, un bon début, une fin enooorme mais un peu de gâchis au milieu.. pas mal de longueur, de lourdeurs pour au final une banale histoire de vengeance, simpliste, loin du machiavélisme, de l’ingéniosité qu’elle aurait du avoir alors que le potentiel était là…pourtant le bad guy était bon ! En voyant le début et la fin, on aurait tendance à pense qu’Azzarello s’est forcé à faire autant de numéros, à moins que cela ne soit une contrainte éditoriale.. vraiment vraiment dommage car tout cela était plutôt différent de Constantine habituel, loin des démons, de la magie.. un aspect du comics peu utilisé jusqu’à présent qu’Azzarello a eu le courage d’explorer, reconnaissons lui ça !

Le dessin pour finir, du Marcello Frusin sur la majeure partie du TPB, toujours aussi bon, très à l’aise dans cette ambiance sombre et glauque. En étant tatillon, on peut regretter parfois des répétitions dans les visages, notamment chez Constantine et un encrage trop appuyé sur certaines expressions ou certains passages, faisant perdre un peu de crédibilité à la scène en y ajoutant du mélodramatique inutile. Cela dit les cases font souvent mouches, que cela soit le découpage ou la répartition des éléments, c’est très efficace !
Le choix des couleurs est notamment excellente sur le derniers arcs. Une par « scène » enrichit visuellement le récit en ajoutant de la différence visible selon le moment, le lieu.. un bon travail.
Giuseppe Camuncoli sur les 2 one-shots fait un travail honnête, qui rappelle celui de Frusin d’ailleurs, dans les expressions, les positions, mais avec un trait plus dur et plus droit. L’alternance des deux est d’ailleurs plutôt agréable à lire…
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