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Vieux 11/07/2009, 21h00
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
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Allez, larmes écrasées.. on repart sur le bastard!

Hellblazer #146 - 150 parus dans le TPB Hard Time de Brian Azzarello & Richard Corben



Hard like a plot : John Constantine se retrouve en prison au milieu d'un environnement hostile où il parviens néanmoins à faire son trou (ahah) à coups de magie...jusqu'à ce que le chef officieux des prisonniers ne le piège à son tour et que John finisse au placard où ses fantômes reviennent le hanter très vite. Mais John avait un coup d'avance et, manipulant les acteurs principaux de la taule, fit exploser une révolte. L'agent spécial Frank Turro du FBI finit par intervenir après plusieurs jours, la prison devenue une vraie terre sauvage et se rends devant John qui théâtralement, s'est installé sur la chaise électrique. Ceci, et le cadre, ne semble pas impressionner le courageux agent qui parvient à faire dire à Constantine comment il a finit ici, lui dont le dossier montre clairement que ce n'est pas son genre.
John lui raconte alors que tout a commencé avec son refus de partir sur un coup avec Richard ''Lucky'' Fermin, un bon gars, un peu borderline et tout le temps dans la merde. Sauf que ce coup-ci, Lucky voulait se débarrasser d'une prime sur sa tête, ce qui le paniquait. Visiblement il aurait arnaquer, comme le ferait John, le mauvais mec, un gars extrêmement riche et puissant, au dessus des lois. Devant Constantine, Lucky finit même par se faire exploser lui même la tronche, laissant John avec un sentiment de culpabilité qu'il n'a pu évacuer qu'en prison.
Turro lui propose alors un marché, John sort et la prison reviens sous le contrôle de l'état. John hésite, mais finit par abdiquer de son ''trône en enfer''. Turro lui donne même le nom de SW Manor, l'homme puissant qui aurait mis la prime sur la tête de Lucky.


Après un court passage, plutôt décevant d’Ellis, voilà sieur Azzarello qui prends le manche. Petit arc assez court et condensé de 5 numéros. Et c’est du bon ! Il pose tout de suite le débat de manière diablement efficace, loin du magique, loin du surnaturel, on tombe direct dans une saloperie de prison bien hard, bien glauque. Le cadre est simple certes mais efficace, tous les ingrédient sont là pour un tableau qui fait pas envie du tout.. tous les ingrédients.. sauf un.. pourquoi et comment Constantine se retrouve dans ce merdier !!
Voilà donc le principe de cet arc, toujours aussi efficace, un tableau qui n’a rien à voir avec le cadre, et des réponses qui se feront en fin de volume. Et sur le papier ça marche pas mal…
Le plot se développe donc tranquillou et on peut éventuellement regretter un certain manque d’originalité à ce niveau-ci. La description de la prison, de son fonctionnement, reste assez classique dans le genre « prison hardcore ». On a pu voir ça dans Prison Break, Tango & Cash, différents groupes ethniques, viols, principe de protection, de supériorité… Cela dit, c’est plutôt bien fait dans le genre donc ça passe… et puis le récit est suffisamment court pour ne pas tomber dans le pur cliché même si vers le milieu du récit, on note une petite longueur. En effet, après la présentation et le lancement de l’histoire, et avant l’approche de la fin et l’épilogue, un petit passage un peu long, sans doute du au manque cruel d’informations sur le pourquoi du comment. Une petit dose d’intérêt juste là aurait été agréable. Cette dernière arrive un peu trop tard et de manière un peu trop flou juste après.
L’aspect « magie » est bien sur présent mais largement en retrait, par petites touches subtiles, bien placées.. loin de la magie grandiloquente et plus dans la magie style Constantine… un très bon point !
Donc si la cadre est bon, même si un poil classique, le rythme lui, connaît une petite faiblesse qui du coup ne lancera pas la fin aussi bien qu’elle aurait pu et du le faire. Cette dernière d’ailleurs est assez savoureuse. Un personnage original, bien traité et bien maîtrisé fait son apparition, notamment dans sa relation avec John. Loin du cliché de la fin avec un Constantine conquérant et supérieur.. ici Azzarello lui adjoint un personnage faisant même jeu égal, aussi subtil et enflure que le bastard peut être. Un personnage à revoir j’espère, pour une fin en tout cas excellente !

C’est un bel exemple en tout cas d’arc d’ambiance, avec un lieu, peu de personnages, centré donc sur le cadre, les actions, le ressenti. Azzarello distille de bons ingrédients et le tout est magnifiquement mis en sauce (‘tain j’ai faim maintenant !) par un Richard Corben au top ! Les visages sont vicieux, malsains, les expressions sont énormes d’émotion, les scènes un peu hard sont bien mises en valeur… Bref le décor minimaliste passe en second plan et on se concentre malgré nous sur les têtes torturées des prisonniers. Le style de Corben est donc parfaitement adapté à cette ambiance malsaine, ignoble et sale. Il magnifie les scènes clefs, parvient à imposer un style différent dans la scène du cachot et dans la scène de fin tout en restant dans le ton glauque de l’arc. Bref un travail d’enfer !!

Au final donc, un bon moment, un excellente ambiance servi par un Corben dans son élément, fait de cet arc une bonne réalisation pour une première pour Azzarello. Il a su imposer un style d’entrée, passage certes en force mais dans l’efficacité, on attends la suite.. enfin surtout moi…
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