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Vieux 20/04/2009, 23h44
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
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Karamazoff... aucun lien..

DMZ #1 - 5 parus dans le TPB n°1 On the Ground par Brian Wood & Riccardo Burchielli




Plot : Dans le futur, les USA, trop tourné vers le reste du monde, n'a pas vu grandir au sein même du pays, milices et idées d'indépendance. Leur deuxième guerre civile finit par éclater entre les Etats Libres et les Etats Unis. L'île de Manhattan, zone oubliée depuis 5 ans entre les deux armées a été rebaptisé DMZ.
Matty Roth, jeune journaliste, a pu intégrer une équipe de presse envoyé sur l'île pour reportage, une première en 5 ans, personne ne sachant ce qu'il s'y passe. Dés leur arrivée, l'hélico est abattu et Matty est le seul survivant. Il fait la connaissance d'une des habitantes, Zee, ancienne étudiante en médecine qui a monté une petite clinique et qui le sauve des snipers. Matty établit le contact avec son agence qui lui propose une extraction. En attendant, il réalise la vie sur DMZ, moins horrible qu'on avait pu lui dire, la vie a repris le dessus, ls gens se sont organisés, loin de la régression à l'état de bête et de sauvagerie qu'on pouvait escompter.



Encore un comics qui me faisait de l’œil depuis un moment avec son principe prometteur, futur alternatif où les USA sont en guerre civile ! Et OMG ze claque ! Un vrai régal !
Attention comics d’ambiance par excellence, à lire tranquillou sans se faire déranger, sans nuisances extérieures pour bien entrer dans l’histoire, partager les émotions du héros avec lequel nous découvrons ce mystérieux néo Manhattan d’où on ne sait rien. Intro rapide, Wood pose ses bases, et avant de s’en rendre compte notre hélico est abattu en territoire hostile et on se retrouve seul, sans armes, avec uniquement notre appareil photo. So intense, so puissant ! D’un réalisme époustouflant. Le danger est à chaque fenêtre, chaque porte, toutes personnes est potentiellement la dernière que nous verrons, c’est la jungle, la guerre urbaine…
On s’identifie facilement à Matty, suivant ses découvertes, ses réactions, ses déductions… personnage central qui comme nous découvre ce monde, véhicule par excellence pour le lecteur qui se laisse embarquer avec lui. Certes, c’est un perso basique, un homme simple, plutôt porté sur le bien, sans préjugé, réfléchit, qui prends les bonnes décisions, courageux tout en étant terrorisé, certes le cliché du bon gars mais sans doute obligatoire pour que l’on puise s’identifier à lui.
Passer le choc de l’arrivée sur DMZ, nous découvrons petit à petit ce nouveau monde, avec l’aide de personnages secondaires sympathiques. En contre pied on s’aperçoit que la vie s’est courageusement organisée sur ce territoire oublié. L’ambiance est toujours un point décisif, car le danger est omniprésent, l’action reviens vite, sans permettre au pauvre Matty de souffler deux minutes. On le suit dans ses prises de positions, petit à petit s’adaptant aux nouvelles règles de DMZ. Le TPB se dévore ainsi d’une traite, dans un rythme effréné
Wood gère avec brio le coté humain, tragique au sein d’un contexte géopolitique crédible et réaliste. Le tout avec une bonne dose d’action, on se croit dans une zone de guerre quelque part dans le monde actuel, et c’est en fermant le comics qu’on se rends compte qu’on ne regardait pas les infos ! ^^
Histoire particulièrement riche mais qui en a encore sous la pédale. Wood a de la matière à travailler, entre les autres quartiers de DMZ, les raisons de la guerre, voir même la vie ailleurs dans le monde maintenant que les USA ont perdu leur puissance.

Les dessins apportent énormément à l’ambiance, Burchielli avec Cox à la couleurs fournissent des planches ultra détaillées, dans le style réaliste et violent qui colle au récit. C’est très riche, ça fourmille de petits détails (affiches, tags, monuments détruits,…) qui sont un plus pour le développement de cette ambiance de zone de guerre urbaine. L’action est bien rendue, y a de la belle case pour marquer les moments chauds, bref tout comme le scénario, cela se dévore sans difficultés. Cox y va de son talent pour utiliser une palette certes peu variée au final mais qui n’est pas désagréable et quelque part qui doit là aussi appuyer l’aspect urbain.
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