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Vieux 31/03/2009, 17h31
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Chengement d'univers, dude...

Loveless #1 - 5 parus dans le TPB n°1 A kin of homecoming, par Brian Azzarello & Marcelo Frusin



Bang : Après la guerre civile, Wes Cutter, ancien soldat sudiste revient chez lui pour tenir sa promesse faîte à sa femme de récupérer son bien et fonder une famille. S'étant mystérieusement échappé d'un camp de prisonnier, il se retrouve dans sa ville de Blackwater tiraillée entre l'Union qui tente de faire régner l'ordre par le colonel Redd et son bataillon de noirs et ses méthodes brutales et la milice locale pro sudiste menée par Boyd Johnson.
Annoncé comme mort par son frère Johnny, Wes ne reçoit des habitants de sa ville que méfiance et doutes. Il chasse les soldats de l'Union de chez lui et se réinstalle avec Ruth.
Alors qu'un jeune noir, Atticus revient aussi chez lui, trouvant un monde pas si changé que cela depuis l'abolition de l'esclavage, Mr Trotter, responsable des forces de l'Union propose un poste à Cutter pour qu'il puisse garder sa terre et sa maison, officiellement appartenant au gouvernement. Néanmoins, il continue avec Ruth leur guerre dans l'ombre pour se ré approprier leurs terres, utilisant le conflit entre Union et pro sudiste pour brouiller les pistes, allant jusqu'à faire exploser leur barraque!
Cutter finit néanmoins par accepter l'offre de Trotter et devient shérif de Blackwater avec pour premiere mission de trouver les assassins d'une famille de noirs massacrée.



J’avais eu des échos plutôt tiraillés sur Loveless dans quelques Ramonville, autour d’un verre ou…. d’un verre.
Donc avec un œil sceptique, j’ouvrais ce premier volume. Et ma foi, je les ai très vite oublié, ces échos. Le début est diablement efficace, très peu d’informations, on découvre le cadre petit à petit, ce qui est toujours un bon moyen pour le scénariste de capter l’attention du lecteur. La base déjà est prometteuse. Le contexte historique semble bien utilisé, d’ailleurs à ma connaissance, explorer le sud du pays après la guerre civile est ici une première. On découvre ainsi les différents « camps », leurs motivations, leurs personnalités sont très bien mises en page, sans alourdir le récit. Un vrai point plus dans ce comics, les personnages sont sombres, personne ne semble blanc, secrets et mystères enveloppent le récit principal, le lecteur sensible appréciera et restera scotché aux pages pour découvrir ce que cache ce beau monde. Le scénariste évite globalement les pièges des clichés de cette période, notamment avec son héros charismatique, très bien en place dans l’histoire, comme on l’aime, dur sans être brute, couillu et sûr de lui mais sachant aussi quand il faut baisser les armes et utiliser son bagou. Le personnage de sa femme aussi Ruth, a également sa part d’ombre et de violence, ce qui en fait un couple de héros très porteur.
Le but de Azzarello est clair, poser son plot, le faire avancer tout en laissant des ombres par ci par là, et ça marche. D’autant plus que l’action de manque pas, encore une fois sans verser dans le gunfight basique. Le ton reste donc plutôt réaliste, Azzarello distille également du drame et du sexe pour faire monter l’émotion, il gère la question du racisme avec habileté, très visiblement objectif. Quelques flashbacks aussi à droite à gauche plutôt bien intégrés de manière ingénieuse même si on met un petit délai parfois à faire la différence.
A coté de cela, Azzarello certes ne tombe pas dans le caricatural mais va suffisamment en profondeur pour que paradoxalement cela ne soit pas assez. On a l’impression qu’il effleure les choses, que son récit pourrait aller plus loin dans l’étude et la description de cette période particulière et de la vie de ces Hommes. Peut être dans la suite, à la Scalped ^^
Le rythme est bon et équilibré, pas de coup de mou, la lecture est agréable malgré la densité en personnages et en action. Quelques bonnes idées bien placées avec quelques moments puissants enrichissent le récit, parviennent même à surprendre là où parfois cela pourrait tomber dans le classique. Au final, on s’accroche à cette ville, à ces habitants, on reste curieux de la suite malgré un petit sentiment qu’il manque encore de la profondeur. Un volume dans le style assez proche du premier tome de Scalped en fait ^^

Niveau dessin Marcelo Frusin et Patricia Mulvihill font un excellent taff, réaliste, très sombre, de bonnes expressions de visage. Ils renforcent les aspects violents, mystérieux du récit de manière efficace, avec des positions de personnages, des visages en adéquation avec le scénario et l’agrémentant de cases inspirées pour les moments marquants. On note aussi une bonne utilisation du découpage, alternant passages descriptifs et passages action avec habileté. Du très bon boulot !
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