
02/12/2008, 12h04
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Charlton Addict
Généalogiste Sénile
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Date d'inscription: janvier 2006
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VO : Miss America #1 (1944)
Editeur : Atlas/Timely Comics
Cover : (Ken Bald/ Ken Bald)
Madeline Joyce Frank est Miss America. Cette aventurière dotée de superpouvoirs, est apparue pour la première fois dans Marvel Mystery Comics (#49 et #50) au détour d’une histoire en 2 parties intitulée : Scourge of The Nazis. Créée par le duo Binder/ Gabriele, l’héroïne bénéficiera rapidement d’un titre dédié, Miss America Comics. Titre qui, si vous avez bien suivi les précédents posts, aura une longévité bien limitée.
Les pouvoirs de Madeline, sont issus en quelque sorte du hasard. Alors qu’elle visitait le laboratoire d’un scientifique un peu allumé, le professeur Lawson, elle s’est immédiatement intéressée à une machine censée développer les capacités physiques de l’être humain. Durant une nuit d’orage, alors qu’elle bidouillait l’étrange appareil, la foudre frappa la fameuse machine et une explosion d’énergie en résulta. Commotionnée, Madeline se réveilla avec une force surhumaine ainsi qu’avec l’aptitude de se léviter dans les airs. Armée de ces atouts indéniables, sa carrière de combattante du crime débutera dans la lancée.
-/ The Mystery of the Monster Man
( ?/ Ken Bald/ George Klein)
Lifer Larch, un dangereux criminel, évadé quelques jours auparavant d’un pénitencier, trouve refuge dans une battisse isolée, perdue quelque part dans une chaîne montagneuse rébarbative. Il découvre à l’intérieur un étrange et sinistre spectacle : un scientifique déjanté, le professeur Drakla, s'y livre à d’effrayantes expériences sur des êtres humains. Utilisant allègrement la méthode des amputations, le scientifique assemble à partir de tissus prélevés ici ou là, de véritables monstres décérébrés à la force prodigieuse totalement sous contrôle de leur créateur. Cette fantaisie gourmande, comme vous le comprendrez, en chair fraîche, demande un nombre considérable de donneurs potentiels. Larch se propose de fournir au scientifique la matière première indispensable à la poursuite de ses travaux.
Les jours passent et les disparitions se multiplient. Lifer Larch, quant à lui, reste introuvable. Madeline/Miss America ne peut s’empêcher de penser que ces deux faits divers doivent forcément être liés. Elle décide de passer à l’offensive et commence son enquête en allant visiter l’épouse du dernier disparu. Elle trouve au domicile de cette dernière un indice capital, ayant échappé aux policiers, qui va conduire notre héroïne sur la piste de Drakla, le scientifique dément.
Dès son arrivée sur place Miss America est plongée dans l’action. Une des créatures de Drakla lui souhaite à sa manière la bienvenue. Heureusement la jeune fille a du répondant. Hélas une deuxième créature intervient et parvient à assommer la justicière, celle-ci est emprisonnée aussitôt. Dès son réveil elle s’aperçoit que sa théorie sur l’implication de Larch se vérifie tout naturellement.
Spectatrice horrifiée des agissements impies des deux criminels, une simple cellule ne peut retenir bien longtemps une super héroïne remontée à bloc.
A nouveau opposée aux monstres de Drakla, Miss America parviendra à force de courage et d’habilité à détruire le terrifiant processus mis en place par Drakla, qui entre-temps a revu ses objectifs à la hausse. Une mégalomanie soudaine agrémentée d’une soif de pouvoir et de reconnaissance rendront l’inquiétant individu un peu moins méfiant et…
Le futur « maître du monde » périra lamentablement dans une dramatique opposition finale avec Madeline, le criminel en cavale sera, quant à lui, reconduit aussi sec à son point de départ. Une victoire sur toute la ligne en quelque sorte. Mais il faut bien ajouter que la jeune aventurière n’est pas passée très loin de la catastrophe…
Mon avis : Excellente histoire : du suspense, de l’action, des retournements de situation imprévus, le tout réuni dans une ambiance glauque quelque peu effrayante. Une héroïne parfaitement illustrée par un Ken Bald en grande forme. Il est vraiment dommage que l’identité du scénariste reste inconnue car il aurait mérité lui aussi mes sincères félicitations. Une mention toute particulière adressée au « Dr Frankenstein de service » qui incarne l’archétype de savant fou bien caricatural, comme je les aime.
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