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Vieux 05/08/2008, 10h19
Avatar de doop
doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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Crit.Doop sem72: Umbrella academy;queen & country;burnout; ms marvel; brand new day

Critiques Doopiennes semaine 72

THE UMBRELLA ACADEMY

(Gerard Way / Gabriel Bà )

THE UMBRELLA ACADEMY a la particularité d’être scénarisée par GERARD WAY, le chanteur du groupe MY CHEMICAL ROMANCE, que je ne connais absolument pas. (J’ai d’ailleurs demandé à MADAME DOOP si elle connaissait, elle m’a répondu que c’était un groupe du genre THE CALLING…. )
Elle a aussi le splendide GABRIEL BA aux dessins, qui m’avait vraiment enchanté sur CASANOVA et une splendide couverture. Le nom est bien trouvé pour un groupe de super héros et c’était donc suffisant pour moi, le TPB regorgeant de bonus.

Le principe : Il y a vingt ans, 47 enfants naissent au même moment à travers le monde, sans que leur mères aient montré le moindre signe de grossesse. Le millionnaire excentrique REGINALD HARGREAVES en adopte sept et forme une équipe de super héros « pour sauver le monde ». Ces sept enfants deviennent donc THE OMBRELLA ACADEMY, et ils ont tous des pouvoirs un peu bizarres. Vingt ans plus tard, alors que le super groupe s’est séparé depuis bien longtemps, la mort de HARGREAVES les réunit une fois de plus, ils devront alors affronter la fin du monde.

Bon, sur le papier, l’intrigue peut être franchement intéressante, elle est malheureusement mal exécutée. N’est pas PETER MILLIGAN ou WARREN ELLIS qui veut….
En effet, le scénariste GERARD WAY essaye de faire une ambiance un peu bizarre, limite VERTIGO en voulant donner des pouvoirs un peu tarabiscotés à son groupe, malheureusement, on n’arrive qu’à des super héros qui ont des pouvoirs absolument pas définis. L’un se promène dans un costume de singe, l’autre s’appelle juste THE RUMOR, un autre ressemble à un BULLSEYE/WOLVERINE, et on n’en saura vraiment pas plus. En fait, THE UMBRELLA ACADEMY se veut faire référence un peu à tous ces comics VERTIGO de par ses idées de départ, avec de très bonnes choses, comme une tour EIFFEL géante pilotée par un GUSTAVE EIFFEL zombie, avec de grandes notions de départ, mais qui n’aboutissent finalement à rien d’autre qu’une grosse baston. Il n’y a pas vraiment de réflexion, de message, et en ce sens, GERARD WAY rate complètement la cible. C’est un peu dommage car beaucoup d’idées , comme le dysfonctionnement de la famille, l’apparition de ces bébés, les monstres fun et « weird » ne sont pas du tout abordés ; on reste trop en surface pour le coup et c’est tout au plus distrayant. En fait, je crois que le scénariste a vu un peu gros et s’est lancé dans des tonnes et des tonnes d’idées qu’il n’est pas arrivé à mener à maturation. C’est beau comme un synopsis en fait, mais cela ne va pas plus loin que ça. Par exemple, la très bonne idée de menace de départ (un orchestre dont les symphonies pourraient amener la fin du monde) se transforme vite fait en une personne qui détruit des immeubles avec son violon. WAY n’est absolument pas arrivé à exprimer toute la potentialité de ses idées et c’est un peu rageant, car cela ne méritait pas de finir en baston de super héros, cela ne se veut même pas être parodique et cela aurait certainement mérité plus de développement avec par exemple, une ongoing.
L’avantage, c’est que GABRIEL BA est aux dessins et qu’à lui seul, il donne a tout le monde une très bonne raison pour acheter le TPB.
Un storytelling absolument efficace, un trait très dynamique, plein de style et une ambiance qui fonctionne parfaitement, c’est un pur régal pour les yeux. Un croisement entre du MIGNOLA, du FEGREDO et du RISSO, c’est un vrai bonheur. Ses designs sont eux aussi extrêmement efficaces. Dommage que finalement, il n’ait pas grand chose a dessiner et que vraisemblablement, il n’ait pas été plus impliqué que ça dans le processus de l’histoire (d’après les bonus).
En résumé, si UMBRELLA ACADEMY nous aguiche avec ses jolies promesses de départ, on est rapidement déçu par le manque d’exécution et d’aboutissement des idées, qui restent trop superficielles. Attention, l’histoire est tout à fait correcte, mais ne correspond pas à ce que j’attendais. Les dessins en revanche sont absolument magnifiques et valent à eux seuls l’achat du bouquin.
Histoire :
Dessins :



BURNOUT

(Rebecca Donner / Inaki Miranda)

C’est mon premier MINX deuxième fournée. Etant resté sur une impression plus que favorable lors des premiers bouquins, il me semblait logique de voir ce que cette ligne pouvait donner. Allait-elle un peu évoluer, changer d’orientation, garder son côté indépendant tout en renonçant aux jeunes filles adolescentes un peu paumées ?
Pour ce volume, il n’y a pas vraiment de grand changements par rapport à la ligne éditoriale des premiers volumes. L’héroïne, Danni emménage suite au départ de son père avec sa mère chez le nouveau petit copain de celle-ci, un alcoolique. En plus, il faut qu’elle partage sa chambre avec son frère par alliance, Haskell, qui est un environnementaliste au premier degré. Si Danni n’apprécie pas vraiment Haskell, elle va rapidement dévellopper des sentiments amoureux envers celui-ci, qui vont la conduire tout droit sur le chemin de l’éco-terrorisme.
IL faut dire que nous sommes en peine forêt, en Oregon, et que les arbres tombent les uns après les autres.
Pas de grand changement donc ici par rapport aux LILY, JANES et autres BLABBERMOUTH, on a toujours en fond les histoires de cœur d’une adolescente projetée hors de son milieu de base et forcée de s’adapter à son nouvel environnement. Mais ce n’est pas vraiment gênant car une fois de plus, c’est très bien fait. C’est certainement un peu fade et répétitif si on a lu les autres publications MINX, mais en soi, c’est quand même une très bonne histoire, bien écrite et bien pensée par REBECCA DONNER SHULER, qui apparemment écrit des romans et des pièces de théâtre dans la vraie vie ….
Danni est un personnage attachant et sa relation avec Haskell et ses conséquences vis à vis de sa meilleure amie sont assez bien exploitées, même si elles sont très loin d’être originales.
Petite nouveauté quand même, c’est loin de finir bien, et c’est une première dans la ligne MINX. C’est dommage d’ailleurs car si cela se termine en réelle tragédie, je trouve que REBECCA DONNER n’est pas arrivée à donner de l’importance à la fin, un peu trop rapide et traitée un peu trop superficiellement. C’est dommage, mais on retrouve bine ici une constante des livres MINX, à savoir un léger flou et un traitement assez superficiel quand il s’agit d’aborder des choses très graves.
Dernière remarque, il faudrait aussi peut être que DC arrête de vendre MINX comme une ligne pour les filles et faire un peu plus de publicité sur son côté indépendant. Elle a les stars pour faire vendre (CAREY, BRIAN WOOD, ALYSA KWITNEY, AARON ALEXOVITCH) et devrait vraiment en profiter, surtout que ces publications estampillées MINX sont au pire moyennes, mais très intéressantes la plupart du temps. Je vous conseille vraiment d’aller jeter un coup d’œil sur ces publications, que je continuerai encore à supporter tant qu’elles produiront des œuvres d’aussi bonne qualité.
En bref, au niveau du scénario, BURNOUT n’est pas le meilleur des MINX, pas le plus original , mais cela reste très bien écrit, avec une partie graphique très jolie, réalisée par l’Argentin INAKI MIRANDA au style très proche de celui des frères LUNA sur GIRLS et ULTRA.
Je suis assez satisfait par ce nouveau volume, mais j’attends maintenant de la part de cette ligne un tout petit peu plus d’audace et d’inventivité, le moule est bien défini, il va falloir maintenant en sortir un peu, j’attends avec impatience le bouquin de BRIAN WOOD ainsi que celui de ROSS CAMPBELL, qui ont l’air d’être un peu différents.
Toujours de bonne qualité.

Histoire :
Dessins : et demi



QUEEN AND COUNTRY 4 : OPERATON STORM FRONT

(Rucka / Carla Speed McNeil)

Retour sur la série fétiche de GREG RUCKA avec le tome le plus récent paru chez AKILEOS. Après un dernier numéro un petit peu plus décevant que les autres (celui en trois parties sur l’espionnage industriel) ; RUCKA démarre ce nouveau tome de fort belle manière, en faisant mourir bêtement l’un des personnages principaux de sa série.
Comme c’est un série d’espionnage, mais surtout centrée sur les émotions des gens qui composent la cellule, on a encore une fois droit à toutes ces petites attentions sur le profil des persos, sur leur caractère ou leurs réactions face à cet événement. Ce n’est absolument pas lourd, c’est fait tout en nuance, en douceur , lentement et avec retenue.
A cet événement tragique vient se mêler évidemment une intrigue politique qui fait appel à d’anciens fantômes du passé de PAUL CROCKER, le directeur de la cellule, qui est écartelé entre son envie personnelle de régler les choses et celle de ne pas envoyer ses vigies au combat alors qu’elles viennent de subir une lourde perte.
Evidemment, c’est toujours la petite TARA qui va s’y coller, et plus les épisodes passent , plus elle entre en profonde dépression.
C’est vraiment bien foutu. RUCKA se renouvelle très bien en introduisant une nouvelle vigie (agent), en lançant une intrigue basée à TBILISSI et en ajoutant un poids moral sur la conscience de CROCKER et des autres.
Les quatre premiers épisodes sont en terme de scénario absolument impeccables, on y trouve de la très bonne caractérisation, de l’action, des rebondissements et des intrigues menées à 100 à l’heure pour notre plus grand plaisir. Impossible de lâcher ce bouquin avant de connaître la fin.
Et c’est l’accident industriel !
Autant RUCKA nous a régalés pendant quatre épisodes parfaits de bout en bout, autant il va expédier sa fin de la manière la plus superficielle et la plus tirée par les cheveux, en trois/quatre pages qui n’apportent vraiment pas grand chose en terme d’histoire. Autant vous le dire, la cinquième et dernière partie et vide de sens, creuse et bâclée à mon goût. RUCKA nous sort un DEUS EX MACHINA d’une facilité à pleurer qui en vient presque à ruiner toute la totalité du volume. C’est dommage car vraiment cela passait absolument bien, et on se prend à se dire : « tout ça pour ça » en lisant les dernières pages.
Il nous laisse donc sur notre faim, la conclusion de son récit n’étant absolument pas de la même qualité que tout ce qui précédait. C’est dommage vraiment car cela nuit à la qualité de l’ensemble et des quatre premières parties de STORM FRONT qui sont excellentes.
Les dessins de CARLA SPEED Mc NEIL sont aussi une déception et peuvent peut être expliquer une fin aussi tronquée. En effet, si cette dessinatrice est très douée pour les émotions, les personnages qui parlent, avec un bon langage corporel et une bonne description, elle a énormément de mal avec les quelques scènes d’action du bouquin, qui sont totalement ratées à mon goût. Son utilisation du crayon gars et des gris pour retranscrire un mouvement est franchement ratée, ce qui explique peut être le fait que RUCKA ait cherché à faire une fin la moins dynamique possible. J’anticipe certainement beaucoup en disant cela, car je pense que RUCKA avait tout son plot dés le départ, mais quand même, il faut reconnaître que si on avait eu une fin plus musclée, CARLA SPEED McNEIL n’aurait pas vraiment été à sa place.
En dehors de cela, cela fonctionne bien, mais ce n’est pas la dessinatrice que je préfère sur QUEEN AND COUNTRY. Il y a trop de différences entres les différents dessinateurs. Regardez la tête de CROCKER par LEANDRO FERNANDEZ et CARLA Mc NEIL : rien à voir, et c’est un peu gênant quand le fil rouge de toute la série, ce sont les personnages.
OPERATION STORM FRONT commence dont extrêmement bien, on a 96 pages de folie, mais malheureusement, les vingt dernières viennent tout plomber et font chuter l’impression générale, qui reste quand même très bonne. Pas vraiment convaincu par les dessins sur ce coup là non plus. Il reste à mon sens meilleur que le précédent volume.

Histoire : et demi mais c’est à cause de la fin !
Dessins :


SPIDER MAN 103 VF
Contient
AMAZING SPIDER MAN 547-548
(Slott / McNiven / Vines)

J’avais vraiment détesté le tout premier épisode de ce brand new day au numéro précédent, mais j’attendais quand même de réserver mon jugement pour la suite de l’arc et de la série en particulier. Pour la série, on attendra quand même quelques mois avant d’émettre une opinion définitive, mais pour l’arc censé débuter ce nouveau chapitre dans la vie de SPIDER MAN, on peut maintenant juger sur pièces.
C’est pour moi totalement affligeant !
Autant SLOTT m’avait régalé sur quelques perles du genre SPIDER MAN et LA TORCHE, MISS HULK et autres ARKHAM ASYLUM, autant son travail sur INITIATIVE est correct, autant là, sur SPIDER MAN, je ne comprends absolument pas ce qu’il fait sur ce titre.
Le scénario est hyper faiblard. Rien de bon à me mettre sous la dent. Un PETER PARKER absolument pas développé, des nouveaux personnages inintéressants au possible. Non, sérieux, vous trouvez MISTER NEGATIVE capable d’éveiller un moindre intérêt dans l’œil du lecteur ? Les personnages secondaires n’existent pas, bref, il ne se passe quasiment rien, on lit une sorte de mini série sans aucun lien avec le personnage que l’on connaît. C’est quand même une grosse erreur car à mon sens, j’attendais de SLOTT qu’il redéfinisse totalement l’univers de PETER et développe tous les personnages. Il n’en est rien, c’est une histoire basique, avec des personnages basiques et chiants (PETER ). On ne retrouve même pas les petits traits d’humour et de fantaisie de l’auteur.
Quelques bonnes idées quand même, allez, le coup de la fiole de sang que PETER donne au vilain, l’accident de JONAH, mais bon , c’est très peu et ne suffit absolument pas à relancer mon intérêt sur le personnage. Et puis, en passant, à quoi cela sert de faire une série où tout redevient comme dans les années 70 et de faire partir JONAH du BUGLE ? Là, je suis un peu perplexe ? Peut-on toucher à JAMESON et pas à PARKER ?
Cerise sur le gâteau, les dessins épouvantables pour les yeux de STEVE Mc NIVEN, je peux le dire d’autant plus que j’ai toujours bien aimé son travail, de CIVIL WAR en passant par FF :4 ; là c’est un calvaire. Expressions tordues, photographies mal réussies, SPIDER MAN ne lui convient simplement pas, mais en attendant, il ne faut pas qu’il reste sur cette série, car c’est très éprouvant pour mes petits yeux.
Disons le clairement, cet arc passe totalement à côté de son objectif, à savoir relancer la série avec des trames sympathiques et innovantes.
Dans certaines interviews, et même dans l’édito en fin de magazine, on nous parle d’ambiance générale qui évoque le début de la série, où SPIDER MAN est pourchassé par la police (là aussi, scénaristiquement, c’est vraiment très mal fichu, end eux pages à la fin qui tombent totalement à plat). Je trouve qu’il n’en est vraiment rien. C’est plus une caricature qu’autre chose. J’attends, mais bon, si en plus c’est SLOTT qui est censé livrer les meilleurs scénarios, je vais en arriver à regretter SACASA et MEDINA !
Pour moi, c’est un départ plus que raté…..
et demi

SPIDER MAN FAMILY 2

(McKeever / Kano/Lafunte)

Bon on va passer rapidement sur cet épisode bouche trou qui nous présente l’ancien SPIDER MAN et qui ne fera qu’ajouter de la confusion si jamais un lecteur a pris le magazine deux mois plus tôt, mais en fait, ce serait dommage.
C’est certainement le meilleur épisode de SPIDER MAN qu’il m’ait été donné de lire dans la revue depuis , allez, CIVIL WAR ?
Et oui, au scénario, SEAN Mc KEEVER , le malchanceux (puisque toutes les séries q’il touche n’ont qu’un succès critique et s’arrêtent au bout de quelques numéros) montre qu’on peut très bien livrer une aventure basique de SPIDER MAN tout à fait, cette fois ci dans le style du début des aventures de SPIDEY sans passer par la case BRAND NEW DAY. Si j’ose pousser le bouchon, McKEEVER a réussi là où SLOTT s’est perdu ! Et mettre cet épisode à la suite du calamiteux premier arc du « nouveau » SPIDEY nous fait vraiment regretter l’ancien et nous montrer qu’il était possible de faire des choses sans passer par ce grand remue ménage. Il faut juste se décarcasser un peu et se retrousser les manches plutôt que de tomber dans la facilité. Après, soyons honnête, l’histoire est tout à fait classique, mais plutôt bien réalisée, et en tout cas, elle se suit admirablement bien.
La cerise sur le gâteau ce sont les splendides dessins de KANO et LAFUENTE qui assurent énormément. C’est beau et leur VENOM (qui ressemble vachement au VENOM des débuts) fait plaisir à voir. Le meilleur épisode de SPIDER MAN du mag sans aucune difficulté. .
:broocli: et demi

THUNDERBOLTS 116
(Ellis / Deodato)

Retour de l’équipe originale après deux épisodes fill-in de plutôt bonne facture. C’est assez convainquant, même si cela peut sembler un peu long quand même, mais c’est le style d’ELLIS sur cette série. On a droit enfin à une bonne exploitation du personnage de ROBBIE BALDWIN, et en plus, de très bons dessins de DEODATO. Il faudrait sortit un petit peu du GRIM and GRITTY quand même. Difficile d’en dire plus, car comme c’est un arc en six parties et que ELLIS décompresse beaucoup, on navigue un peu à vue. En tout cas, c’est une très bonne série.


MS. MARVEL TPB 4 : MONSTER SMASH

(Reed / Lopresti & Tocchini / Ryan & Paris)

Contient les épisodes 18 à 24 de la série éponyme.

MS MARVEL souffle le chaud et le froid dans mon petit cœur de lecteur. Après un départ en fanfare, la multiplication des EVENT a un peu embourbé le récit, CAROL DANVERS étant un personnage assez important dans CIVIL WAR et autres INITIATIVE et MIGHTY AVENGERS.
Autant parfois c’est bénéfique pour une série, autant là, BRIAN REED a eu du mal à surfer sur la vague de tous ces changements , arrivant parfois à des contradictions. C’était flagrant sur le TPB 3, avec la création de cette force d’intervention du SHIELD, LIGHTNING STRIKE, qui n’a à mon sens pas vraiment une grande utilité.
CE TPB est composé de deux arcs, le premier PUPPETS est assez inintéressant et un peu lourd. Il met CAROL face à PUPPET MASTER qui a pris le contrôle de certaines super héroïnes oubliées pour en faire des esclaves. Même si l’apport de MACHINE MAN( tout droit sorti de NEXTWAVE avec le même humour et les mêmes réflexions sur les humains) en relief comique et surtout du SLEPPWALKER apporte réellement quelque chose en plus à l’équipe, c’est assez faiblard sur l’ensemble. C’est bien, distrayant mais on est loin loin du niveau des premiers épisodes de la série.
A ce titre, le deuxième arc, qui fait enfin un lien avec les évènements des premiers numéros est tout de suite beaucoup plus intéressant et réussi. On repart enfin sur l’idée et le sub-plot de départ, avec le retour de l’extraterrestre CRU et des BROOD.
On comprend ce qui arrive à CAROL depuis quelques numéros et cela permet au scénariste de faire un point sur les multiples avatars de notre héroïne à travers l’histoire de l’univers MARVEL. Je ne vous cacherai pas que c’est peut être un peu longuet parfois, surtout dans les scènes concernant CAROL et CRU dans le plan mental ou astral, qui sont assez pénibles avec de longs dialogues pas franchement terribles, mais au global c’est assez fun et surtout, cela permet à BRIAN REED d’exploiter ses idées de départ. J’aurais bien aimé qu’on s’attarde un peu plus sur les problèmes sentimentaux de notre héroïne, ce qui à mon sens donnerait toute sa force au récit, mais là, c’est un peu oublié le temps de sept épisodes. (Quelques allusions par ci par là, mais rien de bien important). J’aimerais maintenant que REED résolve le problème du petit ami. Malheureusement, dés la fin du TPB, on comprend que SECRET INVASION débarque dans la série, et que le scénariste devra une fois de plus remettre ses intrigues en suspens pour satisfaire à l’EVENT de l’année. C’est dommage, car sinon MS MARVEL est une série très agréable à lire et divertissante au possible, avec quand même une légère baisse d’intérêt au fur et à mesure des épisodes.
La partie graphique, elle, est très bonne. AARON LOPRESTI se débrouille vraiment très bien sur CAROL DANVERS et le reste de l’univers MARVEL en étant sobre, efficace et très lisible. Sa CAROL est jolie et attirante, sans en rajouter dans le débordement mammaire (enfin, un peu quand même ). Il est aidé par GREG TOCCHINI sur un numéro, qui assure quand même moins que sur la série ION (je pense qu’il y a eu un problème au niveau de l’encrage…) ; mais cela reste tout à fait satisfaisant.
Une série sympa , dont l’idée de départ et la progression est malheureusement tirée vers le bas par son implication dans tous les EVENTS du TYPE CIVIL WAR et INITIAVTIVE.
C’est quand même largement au dessus de la moyenne.

Histoire :
Dessins : et demi

Dernière modification par doop ; 05/08/2008 à 14h16.
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