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Vieux 10/06/2008, 10h46
Avatar de doop
doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!
Crit Doop n°64:One More Day, Final Crisis,Creeper,X-Men legacy,MARVEL ICONS

Critiques Doopiennes semaine 64


SPIDER MAN VF 101


Contient SENSATIONNAL SPIDER MAN #41 et AMAZING SPIDER MAN #545
(One more day parties III et IV )

(Straczynski / Quesada / Miki )

Voilà donc les fameux épisodes qui ont tant fait couler d’encre virtuelle sur les forums. Le grand moment où JOE QUESADA sort de son chapeau le bouton reset de la plus abrupte des manières que ce soit, réduisant à néant plus de vingt années d’évolution arachnéenne et sabotant le travail de STRACZYNSKI, qui a failli quitter le bateau en route.
Appuyer sur le bouton RESET n’est pas une grande nouveauté, cela a déjà été fait maintes et maintes fois, parfois bien, parfois de manière assez ridicule. Tout le monde a un sourire aux lèvres quand on parle de SUPERBOY TERRE PRIME qui tape sur les murs de sa prison et machine la réalité, ressuscitant JASON TODD, HAL JORDAN et toutes les personnes possible et imaginables. De la même manière, on peut toujours sourire du puits de résurrection de RA’S AL GHUL, des différentes CRISIS, du SPECTRE qui annihile l’identité WALLY WEST etc…etc….etc… Les cas sont nombreux et variés.
Bien sur, le comics est fait de telle sorte qu’une évolution à long terme semble impossible, et que les personnages les plus iconiques sont justement enfermés à jamais dans ce carcan de l’inconscient du public. Tout cela est en plus aggravé par les film, qui ne font ressortir que l’aspect le plus primitif de nos héros, et forcément, on se dit que si quelque chose change, ce n’et jamais vraiment pour très longtemps.
DC a pu essayer de proposer des évolutions logiques avec ses persos moins connus (FLASH et GREEN LANTERN par exemple) mais cela n’a finalement jamais duré. PHENIX est revenue plus d’une dizaine de fois, et on a droit chaque année à une retcon plus ou moins bien faite sur un personnage important.
L’idée de QUESADA est d’un point de vue marketing tout à fait valable ; on ne peut pas proposer aux lecteurs un personnage qui se distingue tellement des films, il faut revenir au SPIDER MAN que tout le monde connaît à travers le grand écran. Il a donc décidé de briser le mariage de PETER et de revenir à un SPIDER MAN classique des années 60, avec un PETER qui a des soucis de boulot, de copines etc…..
Pourquoi pas si l’histoire est bien construite, après tout, c’est la règle du jeu et cela ne me dérange pas.
C’est évidemment très loin d’être le cas.
Le personnage qui va changer la vie de PETER est MEPHISTO, et là on a déjà une première erreur ; à savoir que ce n’est pas un personnage historique de la série, PETER n’ayant jamais eu affaire à lui. D’accord, c’est peut être le personnage de MARVEL qui se prête le mieux à cette histoire de pacte, mais en aucun cas cela n’est intéressant. Cela aurait pu être n’importe quelle identité maléfique de base, cela aurait été la même chose, et j’aurais vu plus un LOKI, qui a déjà un petit passé avec PETER.
Bref, le méchant est déjà raté, et l’idée de base est totalement nulle, vraiment…
MEPHISTO veut faire revivre TANTE MAY seulement si PETER et MJ détruisent leur couple et leur mariage, car MEPHIQTI est tellement méchant qu’il ne veut pas faire durer l’étincelle de joie dans les yeux de PETER. Cette étincelle c’est MARY JANE, et il faut donc qu’elle parte…
C’est nul.
Le pire c’est que PETER accepte de sacrifier son amour pour MJ simplement pour faire revivre sa vieille tante. Quand on y réfléchit bien, cela n’a aucun sens et je ne crois pas une seule seconde qu’un héros, qui est coutumier de la mort (surtout que TANTE MAY est déjà morte plein de fois, il a eu le temps de s’y habituer…) accepte ce marché. Et pourtant, il va le faire, aidé en cela par MARY JANE qui accepte elle aussi. Là aussi, c’est totalement out of character pour moi et n’a aucun sens.
PETER dit : « je ne pourrai pas survivre à la mort de ma tante, jamais, je serai trop malheureux… », n’est pas justement ce que MEPHISTO recherche ? Cela n’a aucun sens….
Non vraiment cette histoire de marché est trop cousue de fil blanc pour qu’on y croie une seule seconde. On sent trop la patte de QUESADA, et STRACZ nous livre des dialogues absolument soporifiques….On se croirait dans les VACANCES DE L’AMOUR tellement cela déborde de bons sentiments et c’est creux.
Le pire reste quand même la fin. MEPHISTO a détruit le mariage de PETER, mais , on ne sait pourquoi, a fait revenir HARRY OSBORN d’entre les morts et a fait oublier sa double identité à tout le monde , juste histoire qu’il ne soit pas trop malheureux. En plus, il a effacé la mémoire de PETER ! Dans quel sens est ce que c’est rendre quelqu’un malheureux ?
Je n’aime vraiment pas les dernières pages, où l’on retrouve un PETER adolescent alors qu’il est censé être resté adulte. Là j’ai effectivement un problème.
En effet, repartir de zéro est une chose, justifiable encore une fois, mais ne vouloir garder que certains aspects en niant l’évolution du héros, son âge où le fait qu’il ne peut plus avoir des problèmes d’adolescent car il est adulte, cela me gêne beaucoup. Autant le rajeunir alors. On n’y croit pas une seconde et on peut s’imaginer le pire quant à la suite !

Non vraiment c’est abominable et sans intérêt. Autant dire. Bon ben voilà, on a fait des choses dont on ne sait pas se dépatouiller, et on reprend à zéro plutôt que d’infliger une telle moquerie au lectorat. Bon on peut se dire que si cela débouche sur de bonnes histoires, pourquoi pas, mais bon, la manière est assez honteuse, car elle va permettre à n’importe qui de faire n’importe quoi , d’enlever un élément de la continuité qui ne lui plaît pas pour faciliter son scénario. Et c’est vraiment la chose dont j’ai le plus horreur, c’est tellement plus facile de tout effacer que d’essayer de construire avec les bases des histoires précédentes.
Bon, le dessin est assez réussi en général, même si parfois, les planches de QUESADA Sont ratées (la petite MJ par exemple, et surtout la fin de l’histoire, totalement bâclée au niveau du graphisme.
et demi

Contient aussi un épisode bouche trou tiré de SPIDER MAN UNLIMITED #5 de Novembre 2004 !
Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout de cette histoire. Je n’ai pas fini et je n’ai pas accroché une seule seconde. Les dessins de STAZ JOHNSON sont corrects, mais je ne peux pas en dire plus, cela n,’a aucun intérêt.
:beurk:

On finit avec le premier annual des THUNDERBOLTS ;
THUNDEBOLTS : DESPERATE MEASURES
(Jenkins / Lieber)

Bizarre de voir quelqu’un d’autre que WARREN ELLIS s’occuper des THUNDERBOLTS, mais on comprend pourquoi le choix de JENKINS quand on lit. C’est en effet centré sur SPEEDBALL (je n’arrive pas à l ‘appeler PENANCE, désolé) et c’est plutôt bien écrit et bien dessiné. Nos vilains sont aux prises avec un personnage que je ne connais pas du tout mais qui a l’air assez bizarre, et c’est plutôt bien dessiné. A la fin, cela ne sert pas vraiment à grand chose, mais c’est bien fait et agréable à lire. La fin est assez rigolote.




FINAL CRISIS #1

(Morrison / Jones)

J’ai eu très peur lorsque j’ai ouvert ce numéro. En effet, je reste extrêmement mitigé sur les prestations de GRANT MORRISON depuis quelques temps, surtout en ce qui concerne son travail sur l’univers DC classique. C’est lui qui a réussi avec son compère PAUL DINI à me faire arrêter BATMAN, série que je suis depuis plus de vingt ans, et j’avais très peur.
De plus, le DC UNIVERSE 0 m’avait semblé trop obscur et je craignais, moi qui n’ai pas suivi DEATH OF THE NEW GODS ou autre SALVATION RUN ou COUNTDOWN d’être complètement perdu. C’est souvent le remarque qu’on a tendance à faire, dire que l’UNIVERS DC n’est absolument pas accessible pour quelqu’un qui n’y connaîtrait rien. Avouons le quand même, c’est parfois le cas, mais pas tout le temps….
FINAL CRISIS , je vais rassurer pas mal de gens, m’a semblé accessible. Bon, il y a quand même différentes choses qui m’ont semblé obscures (par exemple les monitors) mais tout se met en place et on n’a aucune difficulté à rentrer dans l’histoire, même si les personnages ne me parlent à priori pas beaucoup (ORION, etc…).
Difficile de juger la réussite d’une série sur uniquement son premier numéro, et j’ai lu par ci par là certains lecteurs qui se plaignaient de la compréhension. C’est de la mauvaise fois dans la mesure où forcément il y a des mystères ici qui ne seront résolus qu’à la fin de la mini, c’est logique. En revanche, c’est vrai qu’on peut avoir certaines cartes un peu brouillées dans la mesure où l’on est peut être pas à même d’appréhender ce qui est censé être un mystère ou ce qui ne l’est pas et qui n’est en fait que la conséquence d’un sombre tie-in. C’est peut être le seul reproche d’accessibilité qu’on puisse faire, mais vraiment, il n’y a aucun problème sur ce premier numéro.
Pour l’accessibilité , c’est fait, maintenant, je suis un peu plus mitigé sur le scénario en lui même, et surtout sur le fait de se débarrasser d’un des personnages les plus emblématiques et le plus sous-exploité de l’univers DC , à savoir


Ce n’est pas nouveau, j’ai toujours trouvé MORRISON assez à côté de la plaque lorsqu’il fallait faire ressortir de l’émotion, et force est de reconnaître que sa mort est assez mal foutue, avec une simple page, qui ne fait absolument pas honneur au personnage. De même , les dialogues ne sont pas vraiment à tomber par terre. Bon, c’est aussi un détail mineur dans la mesure ou ce qui va primer ici, c’est plutôt de l’enchaînement d’évènements. En tout cas, je trouve que MORRISON n’est peut être pas le meilleur pour ce genre de choses , il aurait peut être mieux valu laisser faire un vieux routard de la trempe de JOHNS ou WAID, qui ont certainement tendance à moins se disperser. D’un autre côté, c’est un bon premier numéro d’introduction, et cela donne envie d’aller voir la suite, surtout que bon, la partie graphique est quand même un peu au dessus de la moyenne, c’est un euphémisme. J.G.JONEs est rare, mais qu’est ce qu’il dessine bien. Mon seul espoir est qu’il puisse tenir à temps les délais sans avoir à subir de fill-ins par ci par là, ce serait vraiment dommage.
Me voilà donc rassuré par ce premier numéro, qui est autant accessible que le premier de INFINITE CRISIS et qui développe une intrigue qui donne envie d’aller voir ce qui se passe après. J’ai toujours un léger souci avec les dialogues et la manière dont MORRISON met ses personnages en scène ; je suis très déçu par le traitement de la mort du héros (quand on compare à la mort de FLASH sur CRISIS I ! ) , mais comme la série joue plutôt sur les enchaînements d’évènements, cela passe au second plan.
Plutôt une bonne note donc, même si c’est difficile de juger sur une première partie. On fera les comptes à la fin. En attendant, FINAL CRISIS #1 réussit ce que j’attendais , à savoir pourvoir me faire rentrer dans l’histoire sans vraiment tout connaître, et sur ce point, c’est plutôt un pari gagné. J’attends maintenant la suite.
et demi

MARVEL ICONS VF #38
Contient
NEW AVENGERS #33
(Bendis / Yu)

Cette série souffle décidément le chaud et le froid mois après mois, alternant les épisodes de très bonne qualité avec d’autres absolument abominables. Ce mois ci , nous sommes définitivement dans la deuxième catégorie. En clair, il ne se passe rien. Les vengeurs se demandent si certains d’entre eux ne sont pas des SKRULLS et LUKE CAGE agit comme un rustre, accusant tout le monde de manière plus qu’exagérée. On assiste aussi à l’émergence de nouveaux ennemis dirigés par le fameux HOOD, qui ne correspond absolument pas à ce qu’on a pu lire de lui dans la mini de VAUGHAN/HOTZ ou même dans la mini de Mc DUFFIE et KOLINS (BEYOND). De plus, les dessins sont affreusement ratés, et on se demande pourquoi personne n’a réagi chez MARVEL en mettant un encreur à YU.
En fait, il ne se passe rien et on ne m’enlèvera pas de l’idée que plutôt que de faire un évent SECRET INVASION, on aurait pu tout simplement faire de cette invasion des SKRULLS un arc très important de la série AVENGERS, car il est clair que sur ce numéro, BENDIS n’a rien à dire, et préfère temporiser de manière assez bancale.


CAPTAIN AMERICA #29
(Brubaker / Epting-Perkins)

ED BRUBAKER continue de surfer sur sa série fétiche avec le même niveau d’intérêt et la même ambiance que depuis le début. Quand on y réfléchit bien, c’est assez exceptionnel de maintenir une telle qualité sur trente numéros consécutifs, avec de plus une très bonne unité artistique, EPING et PERKINS se complétant à merveille. Quoi dire de plus si ce n’est que les intrigues secondaires continuent à avancer.
Bon allez, un petit reproche en toute mauvaise fois, un peu comme dans DAREDEVIL, cette qualité toujours constante peut parfois être un peu rébarbative, personnellement,, j’aimerais bien voir de temps en temps BRUBAKER tenter autre chose dans la série, avec un dessinateur un peu différent et un ton qui se démarquerait un peu, cela pourrait éviter
à cette série de tomber dans une routine, certes d’un niveau plus qu’excellent, mais qui pourra lasser au bout du soixantième épisode. Le fait de n’avoir pu lire que si peu d’épisodes en quelques mois est certainement à o’origine de ce sentiment. En fait, quand on ouvre un CAPTAIN AMERICA, on sait ce qu’on va y trouver : une excellente série, point, mais je n’ai jamais été réellement surpris par le ton ou les dessins depuis un moment.
C’est quand même largement au dessus de la moyenne et cette critique sert juste un peu à alimenter un débat.


IRON MAN #21
(Knauf-Knauf / De la Torre)
Là aussi, on a droit à une splendide série, totalement impeccable. C’est le retour des frères KNAUF et de ROBERTO DE LA TORRE après un petit fill-in par GAGE et GUICE. Pas de WORLD WAR HULK, on est plutôt en plein cœur du projet INITIATIVE avec le retour d’un vilain oublié, le fameux GRAVITO. Au fur et à mesure du temps, les choses se mettent petit à petit en place et c’est vraiment très bien foutu, si l’on considère qu’en plus les frères KNAUF doivent se taper un gros boulet en terme d’histoire avec le virus EXTREMIS, une fausse bonne idée qui doit les plomber pas mal. Vraisemblablement, ils ont trouvé un angle d’attaque et j’attends avec impatience de lire la suite. Et quel splendide travail de ROBERTO DE LA TORRE , absolument pas reconnaissable si on compare avec MISS MARVEL (alors que c’était déjà très bien). En quelques mois, ce dessinateur a pris une dimension qui le place dans la cour des EPTING ou des HITCH. Cette série est peut être la meilleure du mag, ce n’est pas peu dire….


FANATSTIC FOUR #549
(Mc Duffie / Pelletier / Magyar)

On a mangé notre pain blanc avec IRON MAN et CAPTAIN AMERICA, voici venir les QUATRE FANTASTIQUES, série totalement à al dérive qui fait n’importe quoi depuis le départ de WAID et de WIERINGO. On enchaîne en effet mauvaises idées sur mauvaises idées, essayant de faire bouger les choses avec T’CHALLA et TORNADE, CIVIL WAR, mais rien n’y fait. le niveau scénaristique est complètement inexistant et on ne sait absolument pas où Mdc DUFFIE veut en venir. Son histoire est assommante au possible, sans aucune once d’originalité et avec un humour assez pitoyable.
Pelletier s’est mis au diapason, réussissant le tour de force de rendre TORNADE encore plus moche que ne le fait SALVADOR LAROCCA dans UNCANNY X-MEN, ce qui n’est pas peu dire. Je ne reconnais plus ce dessinateur qui a toujours été très solide. L’encrage peut-être ? Le manque de motivation. Pas la peine d’aller chercher plus loin pour trouver la pire série de ce magazine depuis très longtemps. C’est dommage de laisser tomber aussi bas le première série de MARVEL, celle qui a tout enclenché. Une des plus mauvaises périodes de la série depuis sa création, a égalité avec HEROES REBORN !



X-MEN LEGACY #210

(Carey / Eaton / Land)

Bon, j’avais déjà dit que je n’étais absolument pas convaincu par les deux premiers numéros de X-MEN LEGACY et que je ne comprenais absolument pas où notre ami MIKE CAREY, qui avait pourtant quasiment réalisé un sans faute jusque là voulait nous emmener.
J’ai été plutôt rassuré en lisant cet épisode, qui répond à l’une des questions primordiales à mon sens, à savoir : quelle est la direction de cette série ?
En effet, impossible de savoir de quoi parlait X-MEN LEGACY, maintenant, on comprend qu’il s’agit d’une histoire centrée plutôt sur
, ressuscité et qui se voit contraint par EXODUS de se rappeler de toutes ses erreurs. Il lui reproche en effet GENOSHA et tous les autres autres mutants morts par son incapacité à réagir. C’est plutôt pas mal vu, mais un peu too much à mon goût. En fait, il demande à
.
On apprend qu’EXODUS a effacé beaucoup de souvenirs de son esprit, et ce dernier part maintenant les rechercher. Voilà la direction attendue, elle tourne autour de
à la recherche de sa mémoire perdue, qui va nous faire revivre à chaque épisode quelque fait marquant de son histoire mutante. KARIMA et MAGNUS veulent l’accompagner, mais il leur dit que c’est quelque chose qu’il doit faire seul. L’histoire est sympathique et la fin assez bien trouvée, pleine d’espoir. Bien évidemment, on peut se dire que cela risque de devenir rapidement répétitif et ennuyeux, et absolument pas attrayant pour les nouveaux lecteurs. Je trouve que franchement CAREY ne s’en sort pas mal. Il n’est pas en fait nécessaire de connaître toute l’histoire mutante par cœur et les récapitulatifs sont nombreux. Ce n’est donc vraiment pas un problème.
Et puis, les deux épilogues où apparaissent MALICIA et LE CLUB DES DAMNES ainsi qu’une nouvelle menace me fait dire que ce sera beaucoup plus orienté action dans les storyarcs à venir. C’est bien car CAREY maîtrise ce genre d’histoires.
Finalement très surprenante cette direction, et je suis impatient de voir où cela va nous mener. En tout cas on comprend bien pourquoi le titre a été rebaptisé X-MEN LEGACY.
Niveau dessins, rien à dire non plus. La très bonne idée de faire dessiner les flash backs par d’autres artistes devrait donner le temps à SCOTT EATON, toujours très efficace et parfaitement à sa place dans ce genre de série de respecter ses délais, et cela offre une petite diversité. Ici c’est GREG LAND qui signe les planches « souvenir » et il n’y a vraiment rien à redire, c’est du splendide travail. Vraiment, j’aime beaucoup ce dessinateur et je suis très heureux de le voir travailler avec DODSON sur le titre UNCANNY.
Me voilà donc rassuré, j’aurais vraiment détesté que cette série perde tout son sens après l’impressionnante amélioration de ces derniers mois. Après, c’est loin d’être un chef d’œuvre, certaines situations sont un peu lourdes (le discours contre EXODUS), mais ça respire la bonne idée et cela va vraiment permettre de replacer les X-MEN dans leur continuité sans que pour l’instant , cela gêne à la compréhension.


THE CREEPER TPB : WELCOME TO CREEPSVILLE

(Niles / Justianino / Scott)

Voici une mini série qui était censée relancer le personnage du CREEPER, crée par STEVE DITKO il y a très longtemps de cela, et que personnellement, je ne connaissais qu’à travers le splendide travail de BROTHER RAY Dans la section RETRO !
Nouveau personnage, pourquoi pas ? Surtout que le dessin est signé JUSTIANINO, que j’avais bien aimé sur DAY OF VENGENCE me semble t’il et sur quelques épisodes des TITANS.
Bon, voir STEVE NILES au scénario m’a un peu fait peur , car cet artiste possède à mon sens le don de faire foirer la moitié de ce qu’il écrit. (En fait il écrit toujours la même chose, des récits d’horreur sans grand originalité qu’il calque sur les super héros , voir son BATMAN OUTRE TOMBE), mais j’ai passé outre.
Et pour un ratage, c’est un gros ratage.
Pourtant, cela commence bien avec les quelques pages publiées dans BRAVE NEW WORLD, et on se dit que cela peut être intéressant. Ce qui est terrible, c’est que rien de la mini série ne correspond à ce qui a été donné comme un avant goût. On ne retrouve rien du tout, et on peut même se demander si c’est le même personnage !
Il y a pourtant de très bonnes idées, faire du CREEPER un personnage à double personnalité, les deux parties restant en contact permanent , à la manière d’un CAPTAIN MARVEL / RICK JONES, le fait que le nouveau CREEPER soit en réalité un animateur de télévision poubelle, assez original, me direz vous, oui mais alors le reste est une catastrophe totale.
D’abord les origines du CREEPER. Ce n’est pas compliqué c’est un mélange entre HULK version ANG LEE (pour les nano-bidules qui accroissent la masse et régénère les tissus) et JAKE 2.0 (pour l’absorption involontaire de ces bidules via une seringue. ) On sent qu’il y a peut être plus, mais NILES n’en reparle plus !
Le reste est une histoire d’horreur sans queue ni tête, avec un vilain lui aussi touché par le fameux sérum et qui développe des difformités qui le font ressembler à un monstre géant tout en bave, en langue et en muscle sorti des pires spin-offs de SPAWN. Arrive BATMAN en plein milieu qui joue son rôle de détective et c’est tout (il trouve tout de suite ce qui se passe), une pauvre histoire avec des mafieux qui ne sont là que pour se faire réduire en petits morceaux de chair et zombifier (ben, oui, il y a forcément des zombis). Je vous le dis, ça ressemble à un truc qui n’aurait pas fait pâle figure dans l’univers de TODD Mc FARLANE il y a quinze ans, à la CY-GOR et VIOLATOR !
Finalement ce qui aurait pu sortir la série de l’impasse, c’était de jouer sur la dualité entre le CREEPER et son hôte, mais il n’en est rien, le « héros » se laissant guider par les différentes circonvolutions de l’intrigue. Oh, le docteur n’est pas gentil, il est méchant et en plus il travaille pour le JOKER ! Oh, BATMAN arrive et l’arrestation du JOKER se passe complètement OFF-PANEL ! (En fait, c’est résumé en une phrase, BATMAN arrive et dit : j’ai remis le JOKER à ARKHAM ! ) Oh, le fait de devenir un héros fait changer un peu la mentalité de notre journaliste qui va maintenant essayer de faire du vrai reportage et de moins prendre les gens pour des idiots.
Cliché, cliché, cliché.
ON pourrait se dire que les dessins de JUSTIANINO compensent un peu. Un peu, sauf quand il s’agit de dessiner des monstres de trois mètres de haut et gluants, il rentre tout de suite dans la caricature et je n’aime vraiment pas. De plus, il n’arrive même pas à signer tous les épisodes de la mini série et a besoin d’un fill-in aux numéros 4 et 5, STEVE SCOTT, qui en plus n’a pas franchement le même style.
Autant un dessinateur sur une série régulière peut parfois être hors délais et mettre le mag en retard, autant, là, sur une mini série, c’est quand même se moquer du monde !
Bref, ce qui était parti pour être un revival d’un personnage qui m’était inconnu est une succession ininterrompue de clichés , de maladresses et d’incohérences (je n’ai, même pas parlé des incohérences de la série, mais c’est bien suffisant, là) qui font regretter l’achat du TPB dés la fin de la lecture.
Autant retourner en section RETRO pour voir le vrai CREEPER, et non pas cette farce horro-ridicule qui se prend au sérieux en plus.
A oublier, vite. Ne soyez pas tenté par la couverture ou ce que vous aviez pu lire du CREEPER dans BRAVE NEW WORLD.
et demi
Réponse avec citation