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Vieux 03/06/2008, 11h14
Avatar de doop
doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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doop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richardsdoop fait la courte échelle à Reed Richards
Crit.Doop 63:Titans, Queen and country, young X-men,Batman/lobo;birds of prey

Critiques Doopiennes semaine 63


TITANS #1 et 2

(Winick / Churchill-Benitez / Rapmund-Llamas)

J’étais content et impatient. Impatient de retrouver la « vraie » équipe des TITANS, celle qui serait un hommage à la splendide série créée par WOLFMAN et PEREZ et qui avait fait partie de mon éveil aux comics (loin loin à l’époque de AREDIT !).
De plus, JUDD WINICK peut faire de très bonnes choses lorsqu’il en a envie, et franchement, qui n’aurait pas envie de bien bosser sur un tel titre.
Seul petit point noir lors de ma pré commande : le dessinateur IAN CHURCHILL, qu’au demeurant je ne détestais pas mais qui a sérieusement baissé dans mon estime depuis SUPERGIRL. Cela valait quand même l’achat pour moi.
Le premier numéro est une grosse déception.
Mais quand je dis grosse, je devrais dire une énorme déception.
Déjà, le premier numéro commence mal , dés le titre. THE FICKLE HAND PART TWO.
Ben comment ça part II ? Qui a eu la très bonne idée de faire débuter une série par une deuxième partie. Le pire c’est qu’à aucun moment l’éditeur ne nous précise où la trouver cette première partie (heureusement il y a les critiques de SCARLETNEEDLE ) , et je trouve ça absolument débile de la part de DC.
Bon, on se rassure, cette première partie n’est en aucun cas indispensable à la compréhension de l’histoire de ce numéro puisqu’en fait IL N’Y A AUCUNE HISTOIRE !
Ce premier volume se contente d’empiler les scènes où tous les différents TITANS se font tous attaquer un par un par des monstres bien crades. On ne sait pas pourquoi et il n’y a aucun lien, sinon qu’il se font attaquer. WINICK et CHURCHILL passent des pages à nous montrer STARFIRE à poil, mais oublient de nous raconter comment tous ces héros qui se font attaquer se retrouvent tous ensemble sur les dernières planches. On sent que le titre se veut un petit peu humoristique, avec quelques vannes pas vraiment drôles et du comique de situation, mais c’est franchement très très peu pour rassasier le lecteur impatient que j’étais. Ah oui, on apprend à la fin que la grande menace c’est TRIGON (ouh ouh !!! ) sans comprendre vraiment pourquoi (c’est RAVEN qui l’affirme…). Un petit mot sur les dessins de CHURCHILL, c’est moche de chez moche et sans ambiguïté aucune, il livre pour moi sa plus mauvaise prestation de toute sa carrière. Corps difformes et dans des positions impossibles, storytelling plus que statique , visages qui se ressemblent tous et de plus, ils sont vraiment tous très moches ! DONNA est hideuse, STARFIRE est dessinée comme DONNA qui ressemble à RAVEN. DICK a la même morphologie que ROY HARPER et CHANGELIN, bref, un gros raté pour les dessins. Comme l’histoire ne suit pas, c’est véritablement du papier gaspillé.
Changement de dessinateur au deuxième numéro (où l’on se dit qu’il va bien falloir que ça décolle à un moment). En effet , IAN CHURCHILL s’est cassé la main (véridique) et il est remplacé par……JOE BENITEZ !
Oui, JO BENITEZ, celui de MAGDALENA (c’était sympa il y a quinze ans) mais aussi le JOE BENITEZ de DETECTIVE COMICS avec POISON IVY qui avait alors fait saigner mes yeux.
Apparemment, JOE BENITEZ est parti sur un style plus caricatural et cartoon qu’autre chose. Pourquoi pas, sauf que là ; il réussit à faire un dessin encore plus moche que son prédécesseur ! Il fallait le faire, ce n’était pas facile mais BENITEZ rend tous nos héros encore plus hideux qu’avec CHURCHILL. On n’ose pas y croire et un rire nerveux se dessine sur notre visage au fur et à mesure des pages. Arrive alors TRIGON, TRIGON LE TERRIBLE et là c’est l’explosion de rire ! Je vous laisse juge sur cet extrait !

C’est pas possible, pourquoi pourquoi pourquoi. On commence alors à se taper la tête contre les murs.
Si je veux être très ironique, je pourrais dire que BENITEZ à la mérite au moins de me faire rire quand je vois ces planches, alors que CHURCHILL me ferait presque pleurer. C’est absurde, grotesque et absolument illisible . allez, le storytelling est à peu prés convenable, mais c’est tout. Et dieu que DONNA est moche. LOGAN a des yeux de psychopathe, NIGHTWING a une gueule en triangle, et je ne parle même pas des poses de FLASH !
Y a t’il un éditeur décent chez DC ?

Le pire c’est que BENITEZ est confirmé pendant l’intérim !!!!
L’histoire ?
Toujours rien. On a la confirmation qu’il s’agit de TRIGON le responsable, et qu’il va faire un truc très méchant à la Terre même s’il a perdu un peu de sa puissance.
Et c’est tout ?
Oui, c’est tout…..
WINICK essaye de faire des vannes, et si quelques unes sont assez sympa, l’esemble ait penser à du térs mauvais SCOTT LOBDELL période ALPHA FLIGT vol 3, c’estt otu dire !
Vous pensiez atteindre des sommets de rien avec ULTIMATES 2, voilà un sommet de n’importe quoi , certainement le comics le plus inutile qu’il m’ait été donné de lire ces derniers mois. Pourtant, avec de tels personnages, cela paraît impossible de se rater, BENITEZ, CHURCHILL et WINICK l’ont fait.
Seule la curiosité malsaine va me faire continuer pour les quelques épisodes qui suivent.
Allez



BATMAN/LOBO: MENACE FATALE

(Sam Keith)
J’aime bien SAM KEITH. Sa dernière mini avec BATMAN et LE JOKER m’avait vraiment enthousiasmé.
Là je vois BATMAN et LMOBO sur la même couverture, et je ne peux m’empêcher d’être franchement bien intéressé par la chose.
Grosse déception.
Je sais bien que c’est le style même de KEITH d’être un peu confus et un peu bizarre dans ses histoires, mais là, je n’ai absolument pas réussi à accrocher à l’intrigue. BATMAN est envoyé d’un coup d’un seul dans l’espace pour venir à bout d’un virus qui sévit dans un vaisseau spatial et qui transformerait les femmes qu’il attaque en tueuses invétérées et sanguinaires. Manque de chance pour notre CAPED CRUSADER, LOBO se trouve aussi sur le vaisseau.
Les deux personnages vont donc s’allier pour combattre la menace, qui va rapidement émigrer vers la Terre.
Rien de bien original donc, et je trouve que c’est vraiment le bazar. Comment reviennent-ils sur Terre, comment la personne qui les a envoyés dans l’espace se retrouve elle aussi sur la planète ? C’est très confus, et je me demande même si je n’ai pas raté quelque chose entre les planches.
La fin est elle aussi complètement téléphonée et ne résout finalement rien. C’est gentillet mais ce n’est absolument pas ce que j’attendais.
Heureusement, il y a la partie graphique. KEITH se régale au fur et à mesure qu’il dessine cette série et c’est toujours un bonheur de voir ses planches de combat entre BATMAN et LOBO. De la même manière, ses femmes sont absolument splendides même si parfois ses planches sont un peu confuses et ne restituent pas toutes les informations nécessaires pour appréhender le scénario.
J’ai vraiment eu du mal à accrocher, me demandant même si j’allais arriver à bout du bouquin lors du retour sur Terre, totalement parachuté et extrêmement confus avec l’apparition de ASTRELLA.
En feuilletant le livre, je n’arrive pas non plus à comprendre d’où vient la stip-teaseuse ? De la terre ? Pourtant elle est sur le vaisseau. KEITH n’est vraiment pas clair la dessus cet c’est dommage car il se voit obligé de faire une fin tout à fait bateau qui ne m’a absolument pas convaincu.
Après, si vous voulez voir des petites bêtes bizarres, des crosses scènes de démembrement, des filles très légèrement vêtues avec de gros fusils mitrailleurs, cette mini série est faite pour vous.
Moi, j’attendais quand même un peu plus au niveau de l’histoire et de la narration. C’est toujours très difficile de faire un team-up réussi, et à mon sens cela ne marche que lorsqu’on en apprend un peu plus sur les protagonistes ou alors si on joue sur l’opposition entre les deux héros. Ce n’est malheureusement pas le cas ici où BATMAN et LOBO en sont réduit à leur plus simple expression. Ce serait JUDGE DREED que ce serait pareil.
C’est dommage, mais je suis totalement passé à côté de l’histoire. Heureusement reste les splendides dessins de KEITH mais cela ne fait pas tout.
Bref, à conseiller uniquement pour les fans inconditionnels de SAM KEITH et encore (je pensais en faire parie) ; BATMAN/LOBO est une série tout à fait dispensable que j’aurais bien aimé vous conseiller. Je suis malheureusement passé à travers !
et demi


YOUNG X-MEN #2

(Guggenheim /Paquette/Snyder)

Continuons la lecture de ce nouveau titre X-MEN fort plaisant au demeurant.
J’aime bien NEW X-MEN et c’est certainement l’une des meilleures nouvelles séries post MESSIAH COMPLEX (il faut dire que face à X-FORCE ou a CABLE, cela ne semble pas trop difficile).
Bref, GUIGGENHEIM a la lourde tâche de nous introduire son nouveau groupe de jeunes mutants dans ce premier arc, et pour le moment c’est plutôt une réussite.
A l’issue du premier numéro, qui ne nous donnait pas beaucoup de choses quand même, je m’attendais à une grosse scène de baston. Eh bien pas du tout, l’ouverture est un vibrant hommage à l’épisode X-MEN/ NOUVEAUX MUTANTS qui concluait la saga des BROODS où les nouveaux mutants se faisaient attaquer par les X-MEN chez XAVIER en regardant MAGNUM. Ici, les nouveaux mutants se font attaquer par les YOUNG X-MEN, mais il s’agit en fait d’une simulation de la salle des dangers. Ils se feront ratatiner très vite , prouvant qu’ils ne sont pas encore prêts pour le grand affrontement.
GUGGENHEIM développe une théorie bizarre selon laquelle CANNONBALL serait plus dangereux que MAGMA, et l’on se demande quand même s’il connaît bine les persos. Evidemment, on se doute bien que le fait que les anciens nouveaux mutants soient devenus des méchants est une feinte du scénariste (ou juste de cyclope, je ne sais pas) et cela fonctionne, GUIGGEHEIM nous faisant bien sentir qu’il sait où il va.
Evidemment, CYCLOPE change un peu sa tactique, il veut que les YOUNG X-MEN s’occupent des anciens nouveaux mutants un par un, et lance BLINFOLD et INK contre DANI MOONSTAR et les autres (ROCKSLIDE, SANTO, WOLFCUB et DUST) contre AMARA.
Evidemment, il y a un traître dans la bande, et on va le découvrir en cliffhanger de fin.
Bon, sans être révolutionnaire, et même si cela n’avance vraiment pas très vite (on ne sait toujours rien des membres de l’équipe) , c’est toujours un travail tout à fait honnête de GUGGENHEIM, qui a l’air de bien mener sa barque . c’est frais, c’est divertissant et loin d’être prétentieux, ce qui est toujours une très bonne chose. Il n’y a rien de révolutionnaire, il y a de gros manques scénaristiques (je ne comprends toujours pas l’attitude de CYCLOPE) , mais c’est en attendant bien divertissant et à milles lieux des NEW X-MEN, puisque pour l’instant, personne n’est mort.
En plus, les dessins de PAQUETTE sont tout bonnement excellents. J’apprécie de plus en plus le travail de ce dessinateur qui est en train de livrer une de ses meilleures prestations. L’encrage de SNYDER lui va comme un gant et ses personnages sont très reconnaissables. Son langage corporel et son storytelling sont eux aussi très bons.
En clair, une très bonne petite série, très divertissante an dépit de ses nombreux défauts.
J’espère que l’histoire ne se terminera pas en test pour savoir si les YOUNG X-MEN sont prêts, car ce serait vraiment dommage de faire un fin aussi convenue. En attendant, alors que je me demande si je dois continuer X-FORCE version CRAIN, je suivrai assidûment les prochains numéros de YOUNG X-MEN.
Attention, c’est loin d’être un chef d’œuvre et ce qui est divertissant un moment peut vite sombrer dans le ridicule ou le grand n’importe quoi. Il faut quand même être prudent car le manque de caractérisation me gêne beaucoup.
En tout cas, ce deuxième épisode est très distrayant. Quelques bonnes minutes de lecture.



BIRDS OF PREY : DEAD OF WINTER TPB

(Simone / Scott / Hazlewood )

Contient les numéros #104-108 de la série éponyme.

Ah, les derniers épisodes de GAIL SIMONE sur BIRD OF PREY ! Quand même, elle nous a offert un run d’anthologie et a complètement relancé cette série, cette demoiselle. On est toujours un peu triste de voir un scénariste partir d’une série qui lui correspond autant, mais bon, c’est logique aussi qu’après cinq ou six ans, GAIL ait décidé d’aller voir ce qu’elle pouvait faire sur d’autres personnages, elle avait peut être fait le tour de la question.
Et pourtant, le relaunch de l’équipe après ONE YEAR LATER était tout à fait correct, il fallait trouver une parade aux éditeurs de DC qui avaient choisi de placer DINAH dans la JLA, et SIMONE s’en est tirée de plutôt jolie manière en faisant des BIRD OF PREY (une série qui était placée jusque là sous le signe du lien entre DINAH, BARBARA et HELENA) une sorte d’équipe à la MISSION IMPOSSIBLE avec les personnages féminins de l’univers DC , choisis en fonction des missions par ORACLE.
CE qui avait été perdu en émotion et en caractérisation avait été gagné en humour et en situations drôles, avec beaucoup plus d’action. Cela a permis aussi de redécouvrir des personnages abandonnées par les scénaristes , comme BIG BARDA ou encore MANHUNTER.
Pour sa dernière aventure, SIMONE envoie nos petites chéries en RUSSIE, pour récupérer une arme.
Les BIRDS OF PREY ne sont plus sous le contrôle de BARBARA, c’est en effet sa pire ennemie, SPY SMASHER, un agent du gouvernement qui a pris les manettes de force, en piratant toutes les données de notre hackeuse rousse.
Les BIRDS OF PREY (ici BARDA, HAWKGIRL, HUNTRESS, MANHUNTER et LADY BLACKHAWK) vont donc en venir aux mains avec les SECRET SIX (autre équipe réinventée par GAIL SIMONE) pendant en gros quatre épisodes.
Disons le tout de suite, ce n’est pas vraiment la meilleure aventure de nos oiseaux de proie, car cela s’éternise un peu en terme de baston. Cela se lit assez vite et les dialogues ne sont pas aussi percutants que ce que l’on aurait pu attendre d’une telle confrontation entre, par exemple, BARDA et KNOCKOUT. Bref, les BIRDS OF PREY font une découverte importante et un personnage de DC revient d’entre les morts (non, je ne dirai rien, mais comme je ne le connaissais pas, cela ne m’a pas vraiment touché ).
Il faut maintenant conclure le run en beauté, et c’est ce qu’arrive à faire SIMONE dans son dernier numéro (le cinquième du TPB).
C’est difficile de finir quelques chose pour lequel on a donné tellement de soi, et cela doit faire une impression bizarre lorsqu’on se dit qu’on va écrire les aventures de BARBARA pour la dernière fois. Il y a plusieurs manière de faire : soit on envoie tout se casser la figure en tuant tout le monde (impossible car la série continue derrière) , soit on prépare le terrain pour e nouveau scénariste, soit on fait un épisode basé sur l ‘émotion au risque d’être un peu submergé par les bons sentiments.
On penche plutôt vers la troisième option avec le combat final entre BARBARA et SPY SMASHER et évidemment la victoire de cette dernière, avec le retour de tous ses amis sur quatre splash pages énormes. BORDS OF PREY est l’histoire d’une équipe, mais c’est surtout l’histoire de BARBARA GORDON, et de son amitié avec DINAH (qui ne peut être que présente à la fin de la série) et ses autres agents. En cela , SIMONE réussit très bien sa fin je trouve, certains diront que c’est un peu larmoyant, soit, mais je pense que c’est normal après autant d’implication sur le titre, personnellement, je n’aurais pas pu voir autre chose !
ON a donc véritablement envie de se replonger dans tous les TPB pour relire ce run en entier, que je vous conseille vivement, une des meilleures séries DC sur la longueur, avec très peu de faux pas ou de moments de creux.
Côté dessins, c’est NICOLA SCOTT qui signe la totalité du TPB (chose de plus en plus rare de nos jours ) et force est de reconnaître que ses dessins sont extrêmement agréables, je crois qu’il ne m’avait pas trop impressionné auparavant, mais là, c’est très bien, ses filles sont jolies à regarder et ses scènes d’action sont très lisibles. C’est détaillé , pas du tout prétentieux, bref, c’est un travail très solide et complètement au diapason de la série.
Bon, l’histoire en elle même sur ce TPB n’est pas la plus réussie de tout le run, mais quand même, quelle splendide série SUR LA LONGUEUR en plus !
Pour ce TPB
et demi
quand même parce que les dessins sont très bons, mais je vous conseille plus que vivement de retrouver les anciens TPB (ils sont disponibles et il y en a en tout une demi douzaine) pour vous lancer dans le run de GAIL SIMONE, un des meilleurs de ces dernières années sur une série basique de super héros.


QUEEN AND COUNTRY : OPERATION BLACKWALL

(Rucka / Alexander)
Ce nouveau volume des aventures de nos espions Anglais ne contient que trois épisodes. Cette fois ci, pas d’espionnage et de combat avec des terroristes, il s’agit plutôt d’une affaire d’espionnage industriel. En effet, un conglomérat Français fait chanter un riche industriel anglais pour un appel d’offre et un juteux contrat en lui montrant des photos de sa fille dans des positions sexuelles assez extrêmes sur une vidéo. L’industriel va tout de suite avertir nos amis qui vont réagir immédiatement, surtout que la jeune fille n’est autre qu’une amie d’enfance de TARA CHACE, notre espionne préférée. Et elle va avoir du mal , TARA, car elle même se retrouve dans une histoire d’amour commencée au chapitre précédent avec un autre agent. Elle sait bien que cela ne sera pas possible de continuer cette histoire et veut y mettre fin tout de suite, quitte à faire très mal à l’autre. Amour et travail ne font jamais bon ménage.
C’est un peu le leitmotiv de cet arc, on ne mélange pas l’amour et les affaires. RUCKA nous offre ici une intrigue à double niveau, dressant un parallèle entre la jeune fille de l’industriel et TARA, qui sont complètement paumées question amour. L’une vient de se faire piéger par son amant qui l’a humiliée devant une caméra, l’autre se sent mal de faire souffrir son partenaire de travail. Toutes les deux se sentent très seules et ne font jamais les bonnes décisions.
Je le précise tout de suite, il ne se passe finalement pas grand chose niveau action dans ce volume, puisqu’il s’agit plutôt d’espionnage industriel. Pas de coups de feu, l’intrigue est totalement centrée sur TARA, quitte à en oublier un peu les autres persos du livre (CROCKER, par exemple, n’est quasiment pas présent).
C’est quand même plutôt bien fait, mais on reste un peu sur notre faim, surtout que RUCKA nous avait vraiment habitué à de l’exceptionnel sur cette série , ici, c’est juste bien, et donc un peu décevant pour moi.
J’aurais aimé plus d’interaction entre les personnages, un peu plus d’intrigue, car finalement celle ci est assez plate et sa résolution est convenue.
Attention, s’il est un peu en dessous des autres volumes qui étaient tout simplement excellents, c’est quand même de la très bonne qualité, avec une histoire qui tient bien la route, mais qui est moins haletante.
A noter, les pages très crues du départ, où RUCKA détaille explicitement une scène de sexe. Si les dessins sont regardables par n’importe quel adolescent, les textes eux, sont vraiment à classer X. Je suppose qu’ils étaient en Français dans l’édition originale, car vraiment, c’est extrêmement cru au niveau des dialogues.
Les dessins, eux, sont signés JASON SHAWN ALEXANDER, que je ne connaissais que par ses scènes de flash-backs de THE ESCAPIST et c’est très bon. Beaucoup moins lisses que les dessinateurs précédents, ALEXANDER à un trait à mi chemin entre JAE LEE, KENT WILLIAMS et DAVE Mc KEAN, et ses designs explosent littéralement en noir et blanc, ce qui lui convient très bien. Le passage de témoin entre LEANDRO FERNANDEZ et JASON ALEXANDER est assez surprenant, les deux dessinateurs ayant des styles très différents. Là où FERNANDEZ allait dans l’exagération et la caricature, ALEXANDER tend plutôt vers la sobriété. C’est en tout cas encore une fois un vrai régal pour nos petits yeux, même si quelques planches sont un petit peu trop confuses et hachurées à mon goût. Graphiquement, QUEEN AND COUNTRY peut se targuer de faire un sans faute depuis le début en alternant pourtant des dessinateurs au style complètement différent. On se dit aussi que les scènes d’action ne sont pas le point fort de ALEXANDER et que c’est pour cela que RUCKA l’a choisi pour cette histoire, ce qui semble cohérent.
Encore un excellent volume, même si je le place quand même un peu au dessous des deux précédents. L’édition encore une fois est très soignée, avec des petits bonus qui rajoutent à la valeur d’ensemble et un grand format qui fait justice à la qualité graphique de l’histoire.
Un peu moins excellent, en fait.
et demi
__________________
TOP COMICS, UN SITE TROP BIEN
www.topcomics.fr
EH ! LES 11 X-MEN QUE TOUT LE MONDE A OUBLIE ET QUE POURTANT ON AIMAIT BIEN : https://topcomics.fr/11-x-men-que-to...t-du-potentiel

Dernière modification par doop ; 03/06/2008 à 18h35.
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