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Vieux 27/05/2008, 14h34
Avatar de doop
doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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Crit.Doop n°62: 52 la totale;Infinity inc; Ms marvel;Scalped;DC UNIVERSE

Critiques Doopiennes semaine 62


52 ; LA TOTALE + WORLD WAR III

(Johns / Rucka / Waid / Morrison / Giffen)

Je faisais 52 en VF, en voyant la politique éditoriale pour le moins stupide de PANINI, j’ai attendu le point de jonction entre la VF et le dernier TPB VO pour pouvoir passer de l’un à l’autre. Quel bonheur.
Déjà, les TPB 52 sont excellent, avec à la fin de chaque épisode des bonus qui correspondent à des recherches de persos, à des breakdowns de Giffen, à des interviews avec les différents scénaristes. Cela n’apporte pas vraiment grand chose, mais c’est une sacrée valeur ajoutée. L’absence des back-ups n’est pas vraiment gênante, dans la mesure où la plupart d’entre elles sont à mon, goût assez inutiles. Bref, le format et très bon et j’envisage même de tout racheter en TPB (il n’y en a que quatre, contenant douze histoires chacun, ce qui fait en VF autour de 14€ alors que le TPB est à 20 $).
Voilà comment PANINI a détruit complètement une excellente idée de la maison d’édition, en saucissonnant la série de telle sorte que sa compréhension devienne difficile.
En relisant tout d’affilée, on se rend vraiment compte de l’importance de la publication hebdomadaire, la multiplication des intrigues pouvant parfois sonner faux lorsqu’on ne lit la revue que tous les deux mois. Là je me suis vraiment fait plaisir et j’ai tout relu en deux jours !
Au niveau scénario, c’est quand même bien pensé, la multiplication des intrigues allouées à chacun de scénaristes permet d’avoir des histoires totalement différentes, avec un ton différent. De la science fiction mélangée à de l’humour noir (LOBO et les LOST IN SPACE), du superhéros très classique (LUTHOR), de la continuité à fond (BOOSTER GOLD et RIP HUNTER), de la SF geek (l’île des savants fous), du mysticisme (NANDA PARBAT) et même si tout n’est pas forcément réussi (suivant ses goûts on préfèrera telle histoire à telle autre), on a largement de quoi satisfaire le lecteur.
On parle souvent d’inaccessibilité de l’univers DC pour les lecteurs occasionnels, ce n’est pas vraiment le cas ici. Pas besoin de tout relire de INFINITE CRISIS et autres OMAC pour bien appréhender la série, et c’est certainement aussi un de ses points forts. Au fur et à mesure du temps, elle va développer ses propres intrigues et mettre en avant ses propres héros et vilains qui vont être totalement définis au sein de cette série, et c’est largement appréciable.
On se laisse prendre très rapidement au jeu.
Personnellement, j’ai une préférence pour l’histoire avec les METAGENES de LUTHOR, je trouve que le groupe INFINITY INC marche vraiment très bien, même si la résolution de cette histoire est plus que bourrin, on a droit à de bonnes planches ,surtout quand LUTHOR coupe le gène le soir du réveillon. Bien aimé aussi la redéfinition de la QUESTION avec RENEE MONTOYA, BLACK ADAM (l’un des personnages principaux de la série) et toute son évolution, que je trouve très bien menée. Je pourrais aussi citer l’île de savants fous, qui m’avait un peu laissé de marbre au départ, mais qui finit très bien.
En revanches, certaines histoires ne m’ont pas convaincu : la quête de RALPH DIBNY, un peu trop répétitive et assez obscure, on n’a pas vraiment de résolution quant au masque de FATE, par exemple, même si les deux dernières pages le concernant sont très bonnes à la fin de 52. Et puis BATMAN, que j’ai trouvé encore une fois totalement ridicule. En clair, toute la partie avec NANDA PARBAT m’a semblé sans intérêt, surtout avec BATMAN et DIBNY (un peu moins pour QUESTION). Idem pour cette fameuse BIBLE du crime et APOKOLIPS .La saga des LOST IN SPACE m’a laissé un sentiment mitigé. Quelques bons passages, mais surtout quelques moments très longs (DEVILANCE).J’ai bien aimé le personnage de LADY STYX. Non, vraiment , on sent que les auteurs ont vraiment bien géré leurs histoires, même s’ils ont dû resserrer parfois les vis, ce qui explique certaines fins d’intrigues un peu trop hachées , surtout dans la dernière partie de la série.
On passera brièvement sur WORLD WAR III, mini série en marge de 52 qui en sert pas à grand chose et qui est totalement dispensable à la lecture de la série principale (il ne se passe strictement rien et sert plutôt à développer les quelques super héros à la marge de l’intrigue principale et qui ne sont pas apparus dans 52 faute de place, ce dont on se moque complètement si l’on ne lit que 52. ) . Une bonne continuité scénaristique, et aussi dans les dessins.
Soyons honnêtes, on ne peut pas lancer un comics hebdomadaire et prétendre à une qualité exceptionnelle à chaque fois. Plutôt que de tenter la « hype » à fond et donner des crayons à des artistes qui n’auraient pas pu tenir les délais, DC a choisi de donner les rênes artistiques à des artistes peut être un peu moins « clinquants » mais tout à fait capables, avec un trait assez classique et un bon storytelling, à savoir, JOE BENNETT, CHRIS BATISTA, PAT OLIFFE et EDDY BARROWS qui assurent franchement bien. Cela n’empêche pas aussi d’avoir au milieu du PHIL JIMENEZ, du DAN JURGENS et à la fin de la série, bonne surprise, du DARICK ROBERTSON, du GIUSEPPE CAMUNCOLI ou du JUSTIANINO. Le style de ces trois dessinateurs se différencie d’ailleurs tellement du travail des quatre premiers que certains personnages sont difficile à reconnaître et c’est un peu dommage. En attendant, c’est de la très bonne qualité, KEITH GIFFEN assurant le découpage du scénario et se révélant être un élément extrêmement important faisant le lien entre la partie écrite et la partie dessinée. Même si tout n’est pas résolu à la fin (il reste quelques zones d’ombre comme le casque de FATE ou les puits d’APOKOLIPS dans GOTHAM), il faut avouer que la conclusion est très satisfaisante, DC nous rejouant le fameux coup des
même si leur existence est un peu bizarrement expliquée
. En attendant, on redécouvre avec plaisir le personnage de BOOSTER GOLD, qui finalement est lui aussi l’un des héros de l’histoire, avec RIP HUNTER.
Vraiment bien amenée, cette série comporte son lot de mystères (qui est SUPERNOVA, que signifie 52) et arrive à nous tenir en haleine tout au long de la lecture.
En revanche, le petit bémol, c’est qu’elle n’explique finalement pas grand chose sur l’année perdue de DC, BATMAN, SUPERMAN et WONDER WOMAN n’apparaissant quasiment jamais ; mais ce n’est pas grave, l’histoire est très efficace et les dessins classiques mais très bons. C’est une très bonne réussite, qui vous donnerait presque envie de lire COUNTDOWN….
Je vous conseille vivement 52.



SCALPED TPB 2: CASINO BOOGIE



(Jason Aaron / R.M. Guéra)

Après l’énorme cliffhanger du premier volume, il était impossible de résister longtemps au second. Et là, première surprise, on ne résout pas ce qui a été entraperçu à la fin du TPB 1.
Pourquoi pas !
En fait, comme le premier numéro était centré sur BAD HORSE, Jason Aaron décide maintenant d’utiliser le format de sa série (une ongoing) pour présenter en profondeur les personnages secondaires, qui deviennent par la même occasion des acteurs principaux de la série, qui ne sera pas consacrée exclusivement à BAD HORSE. Cela peut complètement surprendre, et je dois avouer que j’ai été assez perdu au départ, ce deuxième recueil étant pour la plupart constitué de FLASHBACKS sur les autres personnages.
Mais c’est logique, Aaron veut soigner son casting et on a droit à une exploration en profondeur de quasiment tous les personnages entrevus dans le premier tome.
RED CROW, beaucoup plus complexe que le mafieux de service ; GINA, la mère de BAD HORSE, qui cache un terrible secret, le pauvre faux-indien DIESEL ENGINE, qui aimerait tellement faire partie d’un peuple qui ne veut pas de lui et qui sera prêt à tout. Même le supérieur du F.B.I. a des secrets.
L’intrigue avance quand même, même si elle ne va pas dans la direction faussement annoncée dans le premier volume, mais là aussi, comme c’est terriblement bien fait, on ne s’en plaindra pas. On a l’arrivée du casino, un autre agent du F.B.I. infiltré et l’arrivée de plusieurs nouveaux méchants.
C’est vraiment bien écrit, bien pensé et terriblement bien fichu.
Reste à mon sens le seul point noir de la série, le fameux CATCHER, personnage un peu mystique sur les bords, dont on n’a pas encore les clefs. J’aurais préféré que Aaron n’introduise pas vraiment de fantastique dans sa BD, mais à ce point du récit, on ne peut pas encore en être sûr. Ce personnage est peut être trop obscur et me pose quelques petits problèmes. C’est quand même un tout petit inconvénient dans une mer de bonheur.
Surtout que le cliffhanger du premier numéro n’est absolument pas oublié, il faudra attendre la fin du volume pour s’en rendre compte et on a compris que tous ces flash backs risquaient de devenir importants par la suite.
Encore quelques mots sur les dessins, sombres et efficaces de R.M. GUERA qui m’impressionne de plus en plus. C’est violent, c’est suintant et pourtant pas du tout confus, et cela n’en rajoute absolument pas. Jamais cela ne part dans le démesure ou dans la caricature. C’est sobre et efficace.
On a donc droit dans ce deuxième tome plus à un approfondissement des personnages qu’à une réelle avancée du plot (quoique, il se passe quand même beaucoup de choses) mais c’est nécessaire pour qu’on puisse appréhender le reste de la saga dans toute sa splendeur. Surtout qu’en plus, c’est extrêmement bien réalisé. De très bons dialogues, de très bonnes situations, une étude complexe et raffinée de tous les personnages, qui ne sont pas réellement ce que l’on croit et de splendides dessins, tout ça construit sur une idée et un univers original : que demander de plus ?
Même si j’ai été un tout petit peu moins emballé que le précédent tome (mais c’est franchement mon avis et je pense que c’est le personnage de CATCHER qui m’a un peu ennuyé), chacun des rebondissements du scénario me laisse complètement sur les fesses. Espérons qu’on ne se dirige pas vers du mysticisme ou du shamanisme qui ruinerait un peu le ton de la série, mais là aussi, il faut voir comment ce sera abordé !
Construit sur une autre ligne directrice que le précédent, c’est encore une excellente production que nous livrent les deux artistes.
Encore une totale réussite donc, maintenant, il ne reste plus qu’a attendre le troisième volume.
Où vont-ils bien encore pouvoir nous emmener ?


Ms MARVEL TPB 3 : OPERATION LIGHTNING STORM


( Reed / Lopresti-De la Torre / Sibal-Ryan)

Contient MS MARVEL 11-17

CE TPB regroupe en fait trois arcs, qui sont assez différents en terme de qualité.
MS MARVEL est une splendide série, quel dommage que PANINI n’en ait publié que trois épisodes, car en plus d’avoir un dessinateur de qualité (DE LA TORRE), BRIAN REED gère parfaitement le personnage et a réussi à lui donner une direction dans des aventures assez fraîches et pleines d’humour. Il a réussi à construire une relation durable de mentor avec ARANA et commence à lui donner un début de vie sociale, avec un mystérieux personnage quia vraisemblablement un passé louche. On a aussi un triangle amoureux avec SIMON WILLIAMS, alias WONDER MAN et cela fonctionne vraiment bien.
Arrive malheureusement l’événement qui va tout gâcher, à savoir MIGHTY AVENGERS.
Alors que REED s’apprêtait à faire une équipe d’agents du SHIELD autour de CAROL pour que celle ci « fasse quelque chose de bien en dehors du super héros » et puisse intervenir sur les menaces avant qu’elles ne soient trop dangereuses, voilà BENDIS qui arrive avec ses gros sabots et qui en fait la chef de la nouvelle équipe de Vengeurs « officiels ». Voilà donc en deux épisodes, CAROL DANVERS, qui ne voulait plus faire trop de super héros et agir en douce propulsée sur le devant de la scène médiatique. C’est quand même franchement difficile de s’impliquer dans une série, d’essayer de lui trouver une direction, de construire un run en fonction de cela pour lui voir donner le premier rôle dans une autre série en totale contradiction avec ce que l’on a essayé de faire !
REED va s’en sortir comme il peut dans le deuxième arc , ou il va justifier les choix de son héroïne tout en reparlant de la fameuse histoire avec SPIDER WOMAN, qu’il va devoir réintégrer dans le giron de STARK pour l’horrible mini série OMEGA FLIGHT. Ca bouge un peu dans tous les sens mais cela reste quand même pas trop mal.
J’ai en revanche beaucoup moins apprécié le troisième arc centré sur les méchants de l’A.I.M. (un group que j’ai toujours détesté) et le fameux groupe d’intervention du SHIELD. En fait, il y a trois franges de l’A.I.M. qui se disputent le contrôle de l’organisation depuis l’annonce de la mort prochaine de MODOK. L’OPERATION LIGHTNING STORM (le groupe de CAROL et de trois autres agents sélectionnées par ses soins sous l’œil agacé de MARIA HILL que STARK n’a pas jugé de mettre au courant ) va se retrouver en plein milieu de la bataille et essayer de récupérer une fameuse bombe génétique qui peut faire des centaines de victimes en plein cœur de NEW YORK.
Il se passe énormément de choses, certainement trop et c’est ce qui gâche un peu les effets de surpris. Comment gérer en quatre / cinq numéros : la nouvelle équipe d’intervention du SHIELD, la mise en place des MIGHTY AVENGERS et le choix de MS MARVEL comme leader, le petit copain qui a une double identité, l’histoire avec WONDER MAN, les trois histoires différentes des équipes de l’A.I.M. et leurs raisons pour s’emparer du groupe, la relation avec ARANA, la relation avec MARIA HILL, un déménagement dans un héliporteur privé, le fin du problème SPIDER WOMAN, le contrôle de CAROL par on ne sait pas quoi. Ajoutez à cela un traître dans le group LIGHTNING STORM et vous comprendrez que certaines révélations finales se passent un peu trop vite, et perdent donc de leur impact. Après, il se passe plein de choses et on ne peut pas s’en plaindre, mais on aimerait parfois que CAROL prenne le temps de respirer. REED, lui se voit obligé de sacrifier quelques points du récit, et se sépare brutalement de ARANA (c’est dommage, il avait construit une très bonne dynamique) et résout comme un boucher le problème SPIDER WOMAN.
Reste quand même que le scénariste a certainement une vision à long terme de la chose et c’est tant mieux, j’apprécie beaucoup le personnage de CAROL.
Un petit mot sur les dessins, après deux épisodes splendides de DE LA TORRE, c’est AARON LOPRESTI qui reprend la suite, et s’il n’arrive pas vraiment au niveau de son prédécesseur, il fournit un très bon travail. Sa CAROL est toujours aussi sexy et le fait qu’on ait des lignes très claires fonctionne a merveille sur ce perso et sur le ton de l’histoire. Pourquoi cette série, bien écrite et bien dessinée n’a t’elle pas vu le jour en France ? Pourtant, deux trois hors série (comme BLACK PANTHER ) auraient permis de faire découvrir à tout le monde une MS MARVEL que les lecteurs ne connaissent que sous le trait caricatural de BENDIS (et raté d’ailleurs) dans MIGHTY AVENGERS.
Un dernier mot : pourquoi GREG HORN aux couvertures….cela ne peut pas faire vendre une revue, c’est pas possible…….
:broocli:

INFINITY INC #6-7


(Peter Milligan / Matt Camp)

Après le premier arc d’introduction, on avait envie de voir ce que pouvait donner ce groupe d’adolescents prétentieux à super pouvoirs totalement perturbés. Comment Milligan allait-il les faire fonctionner tous ensemble, comment trouver une menace crédible, allait-il franchir le pas et en faire une véritable équipe de super héros, ce qui ne serait pas selon moi la meilleure direction ?
Il faudra je pense attendre le numéro #8 pour voir INFINTY INC fonctionner pleinement. Car Milligan a encore beaucoup de choses à dire et on va s’intéresser un peu à SOPHIA , le dernière venue avec des pouvoirs encore plus bizarres que les autres (apparemment, elle saigne abondamment trois fois par jour, que faire avec ça ? ).
Ils vont être confronté encore une fois à un ancien membre du EVERYMAN PROJECT, doté lui aussi de pouvoirs étranges puisqu’il essaye de réaliser une machine à influence qui passerait à travers les postes de télévision et qui donnerait la possibilité aux personnes qui regardent de basculer du côté sombre.
Evidemment, les meurtres et les suicides commencent à pulluler , et SUPERMAN et BATMAN, que l’on voit uniquement durant une seule page du comics, vont prévenir JOHN IRONS ? qui lui même va avertir INFINITY.
C’est vraiment étrange et surtout particulièrement bien fichu. Ce n’est pas la menace en elle même qui est absolument à tomber par terre, c’est que Milligan profite de cette aventure pour exploiter encore à fond les failles et les faiblesses de nos héros.
Cette série est vraiment très bonne.
Si on peut tenter la comparaison, je dirais qu’on a avec INFINITY une version de X-STATIX prise au premier degré et de manière réaliste. On se dit que ce n’est pas possible et qu’un tel concept ne pourrait pas fonctionner, eh bien Milligan réussit le tour de force de le rendre crédible. Franchement, dans quel autre comics de super héros peut on entendre parler du concept de INFLUENCING MACHINE et de MIND LOOM ? Nulle part ailleurs.
Cette série dispose de tout pour devenir un succès terrible: des personnages définis uniquement par leurs névroses, des concepts assez nouveaux et bizarres , une utilisation splendide des relation entre les différents personnages, et toujours ce thème récurent de la dualité.
On a même une splendide utilisation de personnage qui a priori n’ont rien à faire dans cette série, comme la fameuse MERCY, ancienne garde du corps repentie de LEX LUTHOR qui possède une place bien définie dans le groupe sans toutefois en faire partie.
De plus, il semblerait que Milligan décide de faire de INFINITY un groupe qui risquerait d’être rejeté pour son appartenance au projet EVERYMAN. Il y a donc du potentiel pour tenir assez longtemps.
Reste les dessins, MAX FIUMARA ayant été viré (on se demande pourquoi), c’est ici MATT CAMP qui signe cet arc , en essayant de garder un peu le même style que le dessinateur précédent, mais en plus clair et plus statique. C’est quand même très lisible et il n’y a aucun problème. E suis curieux de voir ce qu’un gars comme PETE WOODS va pouvoir donner (c’est lui qui prend les rênes graphiques de la série dés le prochain numéro) car à priori, son style de dessin ne correspond pas vraiment à l’ambiance tordue qui se dégage de ce petit bijou.
Reste à savoir si les lecteurs vont suivre, en attendant, je vous conseille vivement de trouver ces numéros, ou au pire, de vous jeter sur le TRADE PAPER BACK qui doit sortir dans très peu de temps.
Vraisemblablement, le nombre de lecteurs n’est pas très élevé, et il ne reste que quelques numéros pour sauver cette série de l’annulation. Si vous avez aimé le travail de MIlligan sur ses projets VERTIGO, allez y. Si vous voulez voir une autre approche d’un groupe dysfonctionnel d’adolescents qui se la pètent avec leurs super pouvoirs, ce comics est fait pour vous.


DC UNIVERSE 34VF

Contient
JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #8
(Meltzer/Davis/Batt)


Première partie du crossover LIGHTNING SAGA entre la JLA, toute nouvellement construite et la nouvelle JSA, encore plus récente.
Je ne sais pas vraiment si c’est une très bonne idée de faire un crossover aussi tôt, autant la JSA me semble déjà bien solide en tant qu’équipe sur ses premiers numéros, autant la JLA est quand même assez superficielle quant à l’interaction entre ses membres. On a droit à une grosse bagarre « d’entraînement « entre les différents membres de l’équipe pour commencer et je dois vous avouer que l’on s’ennuie ferme. MELTZER utilise son gimmick habituel des encarts de pensées de différentes couleurs en fonction des personnages, et cela devient extrêmement lourd et pompeux., aussi ennuyeux que les bulles de pensées dans MIGHTY AVENGERS. Vraisemblablement, des anciens membres de la légion des super héros qui n’ont rien à voir avec l’actuelle série (il s’agit plutôt des membres version pré-crisis) sont disséminés un petit peu partout sur terre et il faut les retrouver.
MELTZER me déçoit de plus en plus, car si il lance le crossover de manière tout à fait classique, il ne s’intéresse quasiment pas à ses personnages ; au bout de huit épisodes, on n’a toujours rien du tout sur cette nouvelle équipe, et son écriture est vraiment lourde. Aux dessins, c’est SHANE DAVIS, qui livre une prestation assez correcte mais qui lorgne beaucoup vers du ED BENES et qui ne m’a pas franchement convaincu. Je pense que le scénariste en place sur cette série n’est tout bonnement pas à sa place et qu’on ne construit pas une série avec simplement un gimmick et une réunion de personnages censés plaire aux fans. En plus, j’ai vraiment du mal à comprendre où se situé l’actuelle LEGION DES SUPER HEROS par WAID et KITSON dans cette série. Ces histoires temporelles m’ont grandement perturbé.
Bref, correct mais c’est franchement super mal écrit. Au bout de 8*24=192 pages et plus, VIXEN ne sert toujours à rien, MELTZER préférant nous bassiner encore avec RED TORNADO, qui a trop eu le projecteur braqué sur lui depuis le début.



JUSTICE SOCIETY OF AMERICA #5
(Johns / Pasarin)

Difficile de dire quoi que ce soit quand on se retrouve en plein milieu d’une hisoitre, mais quand même, il faut avouer que GEOFF JOHNS maîtrise nettement plus son sujet que MALTZER. On a deux aventures séparées dans cette série, une centrée sur le groupe de BATMAN qui part à la recherche de DREAM GIRL à ARKHAM et une sur le groupe de SUPERMAN dans la forteresse de solitude.
JOHN maîtrise lui complètement le cast , pourtant assez nombreux , de son équipe et rajoute quelques petites touches par ci par là qui donnent de la profondeur à ses membres, je pense notamment à STARMAN ou à la nouvelle CYCLONE. C’est bine fait et bien vu. En remplacement de DALE EAGLESHAM, c’est FERNANDO PASARIN qui s’en sort extrêmement bien, pour une deuxième partie de crossover beaucoup plus agréable que la première, même si je suis toujours aussi dubitatif sur cette nouvelle-ancienne légion, qui semble vraiment faire partie du futur de l’univers DC. Espérons que cela sera expliqué au sein de cette SAGA. En attendant, JOHNS réussit à faire en cinq numéros ce que MELTZER vraisemblablement n’arrive pas en huit épisodes.
et demi

TEEN TITANS #45
(Johns-Beechen/ Barrionuevo/Bit)

Au départ, on ouvre les pages de cet épisode et on se dit, la vache, il a franchement progressé TONY DANIEL. On s’aperçoit alors qu’il a été remplacé sur ce numéro par AL BARRIONUEVO et on comprend donc pourquoi.
Rien à dire de spécial, c’est une grosse scène de bagarre qui voit à la fin le retour de la première équipe de titans version WOLFMAN/PEREZ. Ca se bat de tous les côtés, mais c’est assez divertissant.
Le dessin, s’il est bon au début, se dégrade de plus en plus, pour en arriver à une dernière page absolument hideuse. C’est vraiment étonnant de constater que le niveau de BARRIONUEVO peut autant varier d’une page à l’autre et c’est bien dommage.
Pas l’épisode du siècle, mais sympathique.



GREEN LANTERN #19

Le mystère de STAR SAPHIR
(Johns / Acuna)

Un scénario qui tient déjà plus la route que le précédent numéro, on découvre une nouvelle force dans l’univers des lanterns avec l’apparition des ZAMARON et de leur pouvoir pourpre. Une bonne idée (je ne sais pas si cela existait avant, cette histoire) plutôt bien construite, et on prend plaisir à relire du GREEN LANTERN après autant de temps et le précédent épisode ennuyeux, mais j’ai toujours un problème avec les dessins et surtout la colo de ACUNA. C’est simple, je n’accroche vraiment pas et j’ai du mal avec ce dessinateur, qui me plaît beaucoup moins que IVAN REIS, dont j’attends avec impatience le retour.
En tout cas, très bonne histoire en dépit de dessins qui ne me conviennent pas. En fait, c'est plutôt la couleur.


Plus jamais seule
(Johns / Gibbons)

Toujours des petites back-ups qui vont nous introduire les membres du SINESTRO CORPS, ici il s’agit de KARU-SIL qui est parfaitement introduite et définie en quelques pages. C’est le but et c’est bien réalisé en tout cas. Les dessins de GIBBONS sont toujours aussi bons.
et demi.

Cela fait quand même plaisir de voir que JOHNS sait exactement où il va avec GREEN LANTERN et qu’il mijote des choses depuis assez longtemps. C’est clair, précis, structuré et l’avantage, c’est que même si on est un novice en GREEN LANTERN, on comprend tout !


Bref, un numéro de DC UNIVERSE toujours aussi correct, je suis quand même un peu déçu par le Crossover JLA/JSA qui se voit plombé par un premier épisode assez lourd et poussif.
Réponse avec citation