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Vieux 29/02/2008, 22h01
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J'ai finalement trouvé en février ce volume DC annoncé en janvier! En route pour :

COSMIC ODYSSEY
Jim Starlin – Mike Mignola
Anthologie DC




En 1974, Jim Starlin prend en main le destin de Captain Marvel pour une poignée d’épisodes avant de revenir y mettre un terme en 1982 avec « The death of Captain Marvel » qui reste un chef d’œuvre de sensibilité et de délicatesse. Etrange faucheur, Starlin enterrera aussi Robin en 1988 dans “A death in the family”. On le retrouve la même année aux commandes de «Cosmic Odyssey », toujours chez DC, un récit lui aussi au parfum funeste sur fond de menace galactique avec Mike Mignola aux crayons.

En 1986-1987, Mike Mignola s’est fait la main sur « Alpha Flight » chez Marvel. Pour l’anecdote, il travaillera sur « X-Force » 8 avec Rob Liefeld puis sera la même année aux dessins du très beau « Wolverine – The jungle Adventure » en 1992 avant de lancer « Hellboy » avec John Byrne au scénario en 1994.

En 1988, ces 2 légendes du Comics nous offrent une odyssée cosmique avec le gratin des super héros DC faisant alliance avec les New Gods et Darkseid contre l’Anti-vie, déjà à l’origine de l’avènement de New Génésis et Apokolips.

Malgré une affiche des plus alléchantes, Starlin choisit finalement une trame ultra classique en 4 chapitres donnant à 4 binômes une mission précise sur 4 planètes différentes visées par la menace de 4 envoyés de l’anti-vie, chacun devant atteindre un objectif dont dépendra l’issue finale du conflit et la survie de l’univers. Le dénouement en lui-même confronte les généraux de ce conflit au big boss du niveau final comme dans le plus basique des jeux vidéos de plateformes, avec intervention d’un Deus Ex Machina pratiquement surgit de nulle part pour régler l’affaire d’un tour de passe-passe singulièrement fade aux regards des enjeux cosmiques mis en jeu par Starlin.

L’intérêt de l’intrigue en elle-même est donc des plus relatifs, surtout venant d’un scénariste comme Jim Starlin. Mike Mignola assure cependant le spectacle aux travers de planches souvent inspirées comme celles des égouts de Gotham et des cavernes de Moosejaw ou encore du combat de Superman sur Thanagar. Les décors intergalactiques sont aussi de toute beauté mais Mignola semble moins à l’aise dans la dimension de l’anti-vie et sur les différentes planètes visitées par nos héros.

La réussite de Jim Starlin est plus à découvrir dans la caractérisation de certains de ses personnages et les relations qui les lient les uns aux autres, confirmant que le scénariste des épopées galactiques est avant tout un écrivain de l’intime et de l’âme humaine. La sauvagerie et le sectarisme d’Orion, l’orgueil de John Stewart et son désespoir, la duplicité de Darkseid, l’héroïsme de Forager donnent à « Cosmic Odyssey » toute sa valeur et le plaisir de sa lecture.

Un critique de votre humble serviteur ne serait pas complète sans finir sur quelques remarques en matière de traduction, assurée cette fois par Thomas Davier, qui, au regard de ce qui a pu se faire et se fait encore chez Panini, assure un travail tout à fait estimable. Il fait le choix de traduire New Gods et Highfather au risque de perdre un peu de la majesté de ses personnages et je serais curieux de connaître sa version de Big Barda et de Mister Miracle. De plus, Superman utilisant le mot « clebs » m’a un peu écorché l’oreille droite et la faute de conjugaison sur « Seuls les cieux et moi le savent, Haut Père » l’œil gauche. Je n’irai pas jusqu’à me formaliser d’une coquille sur « Vieux vaut démanteler cet engin » et me bornerais en conclusion à vous recommander la lecture de cette odyssée des plus distrayante malgré son classicisme.

P.S : quelqu’un a-t-il reconnu le farceur qui a peint en jaune la bombe sur Xanshi ?

Dernière modification par Hilarion ; 01/03/2008 à 10h56.
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