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Vieux 19/12/2007, 19h08
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Charlton Addict
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VO : Nature Boy #3 (03/1956)
EDITEUR : Charlton Comics



COVER : ( John Buscema/ John Buscema)

A priori et selon ComicsVF, pas de VF pour ce récit.

Le défunt John Buscema (1927/2002), comme chacun le sait, a commencé sa carrière de dessinateur Comics chez Timely en fin des années 40. C’est Stan Lee, qui le premier renifla chez Buscema la graine d’un futur géant. Les années qui ont suivi ont été plus rudes car le secteur du comics s’est retrouvé en crise et les éditeurs ont licenciés purement et simplement leurs artistes pour arriver à ne travailler qu’avec des espèces de « pigistes ». Buscema après avoir illustré quelques niaiseries notoires se retrouve lui aussi « free-lance » et collabore avec Dell Comics, Gold Key, American Comics entres autres… mais aussi un bref passage chez Charlton est à noter. Il y illustre notamment cet héros improbable et depuis fort longtemps oublié, le vaillamment nommé : Nature Boy.

Dès 1958 Buscema, gavé par la précarité de son poste, décida d’offrir ses services et son talent à la publicité. Il ne reviendra aux Comics qu’en 1966, toujours grâce à Lee et bien entendu à la Marvel, pour se voir intégré dans l’équipe prestigieuse du Silver Age.

Nature Boy, ce personnage imaginé certainement par Jerry Siegel, se révèle un peu tendre et aura une vie quelque peu limitée. Il ne faut quand même pas oublier que Siegel, n’est pas le premier venu. Il n’est autre que le cofondateur de Superman avec son compère Shuster. Pour en revenir à la publication en question, elle ne durera que le temps de 3 numéros et disparaîtra aussi soudainement qu’elle est apparue. Pour avoir lu l’intégralité de l’œuvre, je comprends effectivement pourquoi on a choisi si précocement de se passer des services de Nature Boy.

Pour en terminer avec cette présentation, il est à noter que l’essentiel de ce comics est consacré à Nature Boy, curieusement une mini aventure de Blue Beetle sans intérêt vient compléter cet ensemble quelque peu chancelant.

-/ The Origin of Nature Boy
( Jerry Siegel (?)/ John Buscema/ John Buscema)



Ce premier récit propose de nous faire découvrir la genèse de ce héros hors du commun. Tout débute lorsque la famille Crandall, malgré les terribles conditions météo, décide de se payer une petite virée à bord de leur avion de tourisme sur l’océan tout proche. Les parents Crandall, totalement inconscients du danger, n’ont rien trouvé mieux que d’embarquer avec eux leur jeune fils David.

Le petit aéroplane, en sérieuse difficulté au milieu d’une tempête sans précédent, ne tarde pas à présenter d’inquiétants signes de faiblesse. Effectivement quelques instants plus tard l’appareil percute une vague et sombre dans les profondeurs océanes. Les parents réussissent à se tirer d’affaire, mais leur fils David ne semble pas avoir eu la même chance. C’est une famille brisée et culpabilisée qui regagne son domicile, pourtant un évènement de taille les attend.



David est là, à priori en pleine forme, tout heureux de revoir ses parents chéris. L’employée de maison précise qu’en pleine tempête le tout jeune garçon s’est présenté seul sur le pas de la porte de la demeure. A peine choqué ce dernier, nonchalamment, a retrouvé rapidement une activité normale. Quelle surprise, n’est-ce pas ?

Les parents ont beau se creuser les méninges, ils n’ont assurément aucune chance de découvrir l’explication de cette « résurrection » inespérée. Heureusement, la suite du récit nous conte l’histoire merveilleuse de David Crandall qui deviendra par hasard, l’intrépide Nature Boy.



Mais revenons quelques poignées heures en arrière lorsque l’avion des Crandall a sombré dans la mer en furie. Le jeune David n’a pas eu la chance de ses parents et a coulé très rapidement. Fort heureusement et par miracle, plus mort que vivant, le corps de l’enfant a été remarqué par les divinités élémentaires qui ont élu domicile dans les profondeurs. Ces dernières d’un commun accord ont décidé d’adopter ce présent venu du monde des humains et lui ont offert une seconde chance. Il l’ont même doté, descendance divine oblige, de pouvoirs merveilleux lui permettant de contrôler à la perfection les éléments eux-mêmes.



Une bonne dizaine d’années plus tard, David désormais adolescent, apprendra à son grand étonnement qu’une simple pensée lui permet d’accomplir de réels prodiges. Fort de ses talents il arrivera sans souci à contrecarrer les méfaits d’un sombre individu qui avait pour dessein de s’en prendre aux intérêts de la famille Crandall. Il rencontrera même à cette occasion ses parents adoptifs qui lui offriront en bonus un costume sur mesure digne de son rang. Nature Boy est né…

-/ Nature Boy vs The Dictator of Utopia
( Jerry Siegel (?)/ John Buscema/ John Buscema)



David Crandall, dépité par le désespoir de la gouvernante de ses parents, fera tout pour sauver le frère de la malheureuse des griffes d’un tyran ayant décidé de créer sous couvert d’une communauté idéale une véritable dictature.



Malgré une communication alléchante Utopia City est loin d’être la société parfaite qu’elle est sensée représenter. Son gouvernant exploite sans vergogne, pour son enrichissement personnel, les naïfs travailleurs aspirant à une vie meilleure. Heureusement l’intervention décisive de Nature Boy inversera le cours des choses. En un rien de temps et après avoir pris soin de bien cibler sa riposte, notre héros se chargera de traquer et d’harceler le dictateur local qui n’aura d’autre choix que de se soumettre.

Mon avis : D’une naïveté surprenante ce comics à malgré tout conservé un certain charme. Je vous avoue ne pas être capable de vous dire lequel, mais sa lecture est amusante et les situations cocasses ne manquent pas. L’action, quant à elle, est des plus convenue, aucune surprise ne venant émailler le déroulement du récit. Buscema dans un style difficilement reconnaissable, fait ce qu’il peut pour essayer de dynamiser cet opus mais la tache semble décidément insurmontable. Vous avouerez que le coté folklorique d’un tel ouvrage ne pouvait bien entendu pas me laisser indifférent.


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Mon Terrifiant Bric-à-Brac...
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