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Vieux 17/12/2007, 19h31
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Niglo change la caisse du Fauve


New Warriors #1-6


Scénario : Kevin Grevioux.
Dessin : Paco Medina.
Encrage : Juan Vlasco.


Les New Warriors font partie de la flopée de titres lancés par Marvel dans la foulée de Civil War. Le groupe a joué un rôle majeur durant l’Event, puisque ce sont ses membres qui ont involontairement mis le feu aux poudres et conduit au vote de la Registration Law qui oblige tout meta-humain à se faire connaître des autorités. Une bonne partie des New Warriors n’ayant pas survécu à la Civil War, l’équipe que l’on découvre ici est très différente de sa précédente incarnation.

On découvre ces nouveaux New Warriors et l’univers Marvel post-Civil War à travers les yeux de Sofia Mantega, autrefois membre des New X-Men sous le nom de Wind Dancer, désormais privée de ses pouvoirs mutants suite au fameux M-Day. Sofia mène aujourd’hui une vie ordinaire, gagnant sa vie comme serveuse dans un restaurant de troisième ordre.

Le premier épisode des New Warriors fonctionne très bien, à la fois lorsqu’il s’agit de faire ressentir l’ambiance dans laquelle baigne le Marvel Universe (l’image omniprésente d’Iron Man appelant les super-héros à se faire enregistrer, l’utilisation commerciale faite des membres des Thunderbolts, etc.) et aussi lorsqu’entrent en scène les ‘New’ New Warriors. Après une scène d’ouverture qui les voit mettre une correction au Grey Gargoyle, on découvre petit à petit leurs objectifs : s’opposer au nouvel ordre imposé par Tony Stark, et offrir à quelques jeunes héros déchus une seconde chance.


Le portrait que fait Kevin Grevioux de Sofia Mantega est très réussi, jouant à la fois sur son désir de mener une vie normale et sur les souvenirs de sa vie antérieure qui se rappellent sans cesse à elle. C’est par son biais que l’on découvre quelques uns des New Warriors qui, sous leur nouveau costume, s’avèrent être d’anciennes connaissances (en tous cas pour les lecteurs des séries mutantes). Grevioux manque de place pour nous les présenter tous en détail dans ces six premiers épisodes, et une bonne moitié d’entre eux nous restent de parfaits étrangers jusqu’aux dernières pages du récit. Du coup, forcément, l’impact émotionnel est quasiment nul lorsque l’un d’entre eux est tué en pleine bataille.

Lorsque vient le moment de découvrir qui se cache sous le masque des New Warriors – en l’occurrence à la toute fin du sixième épisode – on peut s’étonner quelque peu de certains des choix du scénariste. Sans donner de noms, Kevin Grevioux est allé puiser du côté des New X-Men de Grant Morrison, mais le souvenir que j’ai de certains d’entre eux cadre assez mal avec le rôle que leur fait jouer le scénariste ici. Ceci dit les personnages en question occupent trop peu de place dans le récit pour qu’on puisse se faire un avis définitif, on attendra donc d’en savoir plus sur leurs motivations et leur comportement au sein de l’équipe avant de se prononcer.


Si Sofia Mantega permet à Kevin Grevioux de nous faire découvrir les New Warriors de l’intérieur, il fait également intervenir deux autres personnages, deux flics chargés d’enquêter sur eux, pour placer l’équipe dans un contexte plus large. A travers l’enquête des inspecteurs Sykes et Givens, ont est amené à s’interroger sur l’identité du nouveau ( ?) Night Thrasher, et les véritables raisons à l’origine de la renaissance des New Warriors.

Pour ses débuts chez Marvel, Kevin Grevioux se débrouille pas mal du tout. Son récit est dans l’ensemble très maîtrisé, et il utilise intelligemment la continuité marvelienne, s’appuyant à la fois sur les répercussions de Civil War et de House of M pour donner de l’épaisseur à son récit et à ses personnages. A ses côtés, Paco Medina est comme souvent impeccable, son trait élégant et dynamique convenant idéalement à cette série. Autant de qualités qui font de New Warriors l’un des nouveaux titres Marvel dont on ne peut que conseiller la lecture.

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