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Vieux 09/10/2007, 19h04
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doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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doop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennisdoop rôte aussi bien que Moore et pisse plus loin qu'Ennis
Crit. Doop semaine 29 : Batman Y100; A.Moore Wildcats;Fell;Good as lily;Wolverine;BP

Heureux de reprendre avec vous ces critiques hebdomadaires, on va rattraper petit à petit le retard.


Critiques doopiennes semaine 29

Le rappel des faits:

SEMAINE 1 : CIVIL WAR, BLACK HOLE, X MEN (Carey Bachalo Ramos) , SAVAGE DRAGON ARCHIVES
SEMAINE 2: CHECKMATE, MANHUNTER,WOLVERINE (Guggenheim Ramos), OPERATION GALACTIC STORM, BATMAN SECRETS
SEMAINE 3: THE FILTH, BATMAN (Morrison Ostrander Mandrake), HERO SQUARED, DOWN, SUPERMAN VF 21
SEMAINE4: SEVEN SOLDIERS la totale, BIG BOOK INFINITE CRISIS 3,TPB JSA 12: GHOST OF THE PAST; X MEN EXTRA 61 (Tormade et Black panther)
SEMAINE 5: DD FATHER, uncanny X MEN, DETECTIVE COMICS, BIRDS OF PREY, KIN
SEMAINE 6: FALLEN ANGEL, DAREDEVIL VO, JOHN CONSTANTINE: TOUTES SES MACHINES; WOLVERINE VF; NEW MUTANTS CLASSIC ; GHOST RIDER VF 2 : enfer et damnation.
SEMAINE 7: MOON KNIGHT VF 1: le fond; FABLES ; Y THE LAST MAN ; IRON MAN : programme exécution (MARVEL ICONS HORS SERIE) ;NEW MUTANTS CLASSIC vol 2; SUPERMAN: SECRET IDENTITY; GOTHAM CENTRAL VF: affaire non classée
SEMAINE 8: TPB FLASH: THE FASTEST MAN ALIVE; NIGHTWING ANNUAL 2; BUFFY 1 et 2; TPB Ms MARVEL; AU COEUR DE L’EMPIRE (BRYAN TALBOT); BATMAN HORS SERIE 6 (Lieberman, Barriaonuevo); BATMAN 23 VF
SEMAINE 9: NEXTWAVE, TPB NIGHTWING OYL; TPB OUTSIDERS OYL; DEATHNOTE; ANNIHILATION: super skrull + silver surfer; SACHS AND VIOLENS (Perez)
SEMAINE 10: SECRET SIX, DAREDEVIL VO 95; X MEN HORS SERIE 28 (enfance de STORM et Black Panther; NEW X MEN 37: QUEST FOR MAGIK; SUPERMAN l’HOMME D’ACIER vol 2
SEMAINE 11: SHADOWPACT TPB; CIVIL WAR FRONTLINE vol 1; JAE LEE’S HELLSHOCK; DAUGHTERS OF THE DRAGON ; THE AGENCY
SEMAINE 12: 52;ALIENS SALVATION;DMZ; ETERNALS par GAIMAN/ROMITA JR
SEMAINE 13: BLACK PANTHER(LE MARIAGE AVEC STORM) ; LES CHRONIQUES DE SPAWN, THE QUITTER, BATMAN COUNTY LINE ; ULTIMATES ANNUAL 2
SEMAINE 14: PUNISHER MAX: LES NEGRIERS; PLANETARY vol 3 VF; TRINITY; SPIDER MAN-BLACK CAT: THE EVIL THAT MEN CAN DO
SEMAINE 15: CRIMINAL, STRAY TOASTERS, WALKING DEAD, RUNAWAYS/YOUNG AVENGERS, 52: WORLD WAR THREE; ALPHA FLIGHT CLASSIC
SEMAINE 16: BUFFY 1 à 4;WORLD WAR HULK prologue et #1; SAVAGE DRAGON ARCHIVES volume 2; ULTIMATE FANTASTIC FOUR VF 12 à 18 : le run de MILLAR/LAND ; BATMAN et SUPERMAN VF 1 ;
SEMAINE 17: MARVEL ZOMBIES, ULTIMATES vol2 ARC COMPLET ; SPIDER MAN LOVES MARY JANE tpb 1 ; H.E.R.O. tpb vol 1; BATMAN et SUPERMAN vf #1; 52 volume 2 VF
SEMAINE 18: BATGIRL YEAR ONE; GLOBAL FREQUENCY; FRONTLINE TPB 2;FORMERLY KNOWN AS THE JUSTICE LEAGUE; BATMAN et SUPERMAN HORS SERIE n°1 (ALL STAR SUPERMAN 5et 6)
SEMAINE 19: NIGHTWING YEAR ONE; FANTASTIC FOUR: FIRST FAMILY; FRESHMEN; OUTSIDERS ANNUAL; BATMAN ET LES MONSTRES
SEMAINE 20: X MEN, UNCANNY X MEN rise and fall of the SHI’AR empire; NEW X MEN: quest for magik; BLACK ARCANA: MAGIK; ASTONISHING X MEN le mag VF avec EXCALIBUR, EXILES, X FACTOR
SEMAINE 21: EX MACHINA; MARVEL MONSTER CIVIL WAR; WOLVERINE VF; ASTONISHING X MEN
SEMAINE 22: IRREDEEMABLE ANT MAN; FF: THE END; I CAN’T BELIEVE IT’S NOT THE JUSTICE LEAGUE; JUSTICE (Alex Ross) VF n°1 à 3; Mag SUPERMAN/BATMAN VF n°2
SEMAINE 23: MISS HULK volume 2; GRAVITY; DOCTOR STRANGE: THE OATH; STARBRAND CLASSICS vol 1 ; 52 n°3 VF
SEMAINE 24: PUNISHER WAR JOURNAL; MINX: CLUBBED; X MEN EXTRA BLACK PANTHER; WOLVERINE VF et DEFENDERS (Dematteis, giffen, maguire)
SEMAINE 25: RE-GIFTERS; INTEGRALE THOR; SILENT DRAGON; DP7: CLASSIC; Y THE LAST MAN TPB 9; 52 VF numéro 4
SEMAINE 26: ENDANGERED SPECIES ONE SHOT; BATMAN 666/667; WISDOM L.S.;AUTHORITY HUMAINS MALGRE TOUT; IRON MAN: ARMOR WARS!
SEMIAJNE 27: UNCANNY X MEN, PLAIN JANES,BUFFY #5;LEGION OF MONSTERS: MORBIUS et SATANA;X FACTOR
SEMAINE 28 : X MEN 200-201; ENDANGERED SPECIES; ESSENTIAL DOCTOR STRANGE 1;ANNIHILATION, SPAWN VF 14




FELL vol 1 : SNOWTOWN

(Warren Ellis/Ben Templesmith)

Bon ben voilà, autant Warren Ellis peut parfois être décevant (C’est le cas avec DOWN par exemple, un peu mal foutu ou sur certaines séries) , autant parfois ses idées sont tout bonnement exceptionnelles, en tout cas, cet auteur apporte toujours quelques chose de sympathique sur une BD, une envie de bien faire, contrairement à certains autres qui abusent un peu de la crédibilité de leurs lecteurs (vous avez dit MARK MILLAR ?) . Bref, on se concentre cette fois ci sur FELL, qui vient de sortir chez DELCOURT, et qui nous raconte l’histoire d’un policier avec un secret (un peu normal, sinon c’est pas dans l’air du temps), débarqué dans un coin de ville abandonné de tous où règne le crime et les ambiances glauques. Rien de bien original me direz vous, sauf que c’est tout bonnement excellent aussi bien niveau dessins que niveau scénario. Le dessin d’abord car c’est celui qui frappe le plus. On avait l’habitude de BEN TEMPLESMITH dans un registre très ASHLEY WOOD, (voir ses 30 DAYS OF NIGHT ou plus récemment ses SPAWN CHRONICLES chez DELCOURT aussi en kiosque) et il nous livre ici une prestation totalement différente, prouvant par la même occasion qu’il est un grand dessinateur, capable de s’habituer aux tons du récit, inutile d’en rajouter dans le glauque, ce n’est pas la peine, ici on a un trait très lisse, très cartoony avec des couleurs pastels, qui font penser un petit peu à du JOSHUA MIDDLETON façon NYX qui se serait accouplé avec JIM MAHFOOD, mais en plus élaboré. Autant dire que c’est extrêmement intéressant et en tout cas parfaitement réussi. La colorisation (signée aussi TEMPLESMITH) est parfaitement maîtrisée.
En terme de scénario, les épisodes sont très courts, une quinzaine de pages et je dois avouer que le tout premier épisode m’a fait peur : j’y ai vu trop de glauque et je me suis dit que si tout était comme ça, ce serait vite pénible. Et bien pas du tout ; FELL progresse au fur et à mesure des épisodes, contrairement à la lente descente aux enfers de ce type qui s’est mis en tête de sauver la ville, mais qui voit bien que c’est une tâche insurmontable. L’originalité et la précision du scénario vont crescendo, avec quelques épisodes absolument magnifiques, du genre celui de l’interrogatoire et surtout le dernier, quasiment tout en prose, qui pourrait ressembler à ce qu’on a déjà vu dans certains épisodes de TRANSMETROPOLITAN.
On s’habitue petit à petit à ce héros malgré lui, à sa copine bizarre serveuse de bar façon NANOU chez NAVARRO, à tous ces gens corrompus jusqu’à la moelle, glauques jusqu’au bout des dents et même à la réaction bizarre de certains des protagonistes, car en effet, ELLIS ne situe absolument pas sa ville, ne nous donne pas plus que ça d’indications sur les personnages et se contente juste de faire avancer ses idées et son histoire, différente à chaque épisode avec la ville en dénominateur commun.
On a en plus droit à des running-gags, genre la bonne sœur, ce qui contribue à faire encore plus de ces récits un sérial qu’on aurait envie de retrouver tous les mois.
Car chacun des épisodes (sauf peut être les premiers) est un petit bijou de dialogues, de scénario et de manière de faire vivre son histoire en 17 pages.


Bref, autant dire que ce recueil est une réussite totale et qu’il mérite bien un achat

parce que cela faisait longtemps que j’avais pas lu un truc aussi bon, certainement depuis CRIMINAL, même si cela n’a rien à voir.

UN petit point pour dire que MYCROFT a lui aussi fait une critique de FELL ici
et elle est trés bien


On passe à la déception de la semaine ;

BATMAN ANNEE 100

(Paul Pope)

C’est la première fois que je lis du PAUL POPE ,mais disons que sa réputation l’avait précédé, et qu’en plus PANINI nous vendait ça comme l’une des meilleures séries de l’année précédente. Bon, un grand auteur indé qui s’occupe de BATMAN, pourquoi pas ?
Première impression : les dessins. Il y a beaucoup de style et je dois avouer que c’est assez sympa, même si le costume de BATMAN fait un peu costume de clodo et que les persos sont tous très crades, mais bon, c’est aussi pour se fondre dans l’ambiance de ce futur où les gens sont tous , eux aussi, corrompus. Un trait brut de décoffrage, de bonnes expressions et de bonnes trouvailles visuelles (les fausses dents de BATMAN pour faire peur aux ennemis et en général les technologies sales du futur (bâtiments, vêtements, etc…)
Le grand problème pour moi c’est le scénario.
En effet, si on fait venir un grand auteur indé sur du BATMAN, c’est forcément pour qu’il mette le personnage à sa sauce. Ce que j’attends généralement de ce genre de bouquin, c’est de voir comment l’auteur va jouer avec les codes du comics et des grandes majors pour détourner petit à petit le personnage et l’emmener sur des territoires à la limite de ce que les grandes compagnies peuvent publier, l’exemple le plus frappant étant par exemple les X FORCE/X STATIX de ALLRED/MILLIGAN qui ont réussi à rester dans ce que MARVEL pouvait publier sans pour autant édulcorer leurs histoires.
Et là, c’est quand même un scénario assez banal, qui peut s’appuyer sur deux ou trois bonnes idées, mais la plupart du temps des idées visuelles (BATMAN installant la peur chez ses ennemis). J’ai aussi un gros problème avec les histoires non finies ou tout n’est pas dit. En effet, je trouve que l’un des points ou POPE s’embourbe totalement c’est l’histoire de l’identité de BATMAN, en effet, BRUCE WAYNE devrait avoir 150 ans, il a affaire au petit fils de GORDON (qui ressemble à GORDON trait pour trait, imperméable et tout) et donc on suppose que le BATMAN ce n’est pas lui, puisque ses agents (ORACLE et NIGHWING même s’ils ne sont pas appelés comme ça) ne ressemblent en rien à DICK GRAYSON et BARBARA. Sauf que voilà, tout le mystère construit sur l »’identité du BATMAN tombe à l’eau comme un soufflé ; la seule indication c’est
.
Je vois tout de suite les gens venir : « Mais tu n’as rien compris, c’est pour faire encore une fois de BATMAN le mythe de la légende urbaine, c’est le personnage plus que son identité qui est sublimé dans cette BD ; etc… » ; mouais…
Si c’est pour faire de BATMAN une légende urbaine dont l’identité ne compte pas, autant ne pas monter un climax sur celle ci pendant les trois quarts de l’épisode alors.
En dehors de ce fait là, l’histoire, une sombre histoire de magouille avec un virus mortel et une chasse à l’homme est bonne, mais loin d’être transcendante ou originale, ce qui fait donc de ce bouquin une déception. On a l’impression que POPE essaye de coller à DARKNIGHT ; mais en est finalement très loin, suroutt dans ce qui est le développement du personnage.
En prenant du recul, on peut quand même y voir une histoire solide (mais absolument pas originale) et de jolis graphiques, avec de bonnes idées par ci par là, mais c’est vraiment trop édulcoré par rapport à ce que j’attendais, surtout qu’avec son graphisme « sale » ; POPE aurait pu aller beaucoup plus loin. Hormis les dessins, on n’a donc aucun souffle de comics indé dans cette revue, et c’est dommage, car c’était un peu pour cela qu’on l’avait acheté.
POPE rend juste un hommage au mythe de BATMAN, un peu facile, sans vraiment beaucoup d’originalité , et laisse quand même pas mal de choses en plan.
Une sorte de DARK KNIGHT bien moins fouillé et bien moins original que la BD de MILLER ; une histoire correcte et des dessins lorgnant vers ceux de MILLER qui font de cette BD une BD correcte, mais décevante pour moi
Après c’est mon avis, mais ce qui fait la force de BATMAN, c’est aussi le côté BRUCE WAYNE, ou tout autre personne sous le masque, et POPE oublie totalement cet aspect.


On continue notre tour d’horizon des publications MINX avec

GOOD AS LILY

(Derek Kirk Kim/Jesse Ham)

Les publications MINX, dernière tentative DC pour attirer des lecteurs pas franchement passionné par les super héros a depuis ses débuts donné lieu à des publications de bonnes qualité. En aucun cas une tentative de faire du MANGA sauce Américaine, ces petits fascicules sont destinés à un public aimant les histoires GIRLY avec un ton résolument indépendant.
Bon d’accord, les personnages principaux de la moitié des histoires sont généralement des jeunes filles, d’origine Coréenne (deux BD sur quatre) mais c’est le seul point commun qu’on pourra trouver avec du MANGA.
Voici donc GOOD AS LILY, avec cette fois ci une jeune fille , GRACE KWON (d’origine Coréenne !) qui voit le jour de son anniversaire débarquer trois versions d’elle même à des âges différents, à savoir la petite fille, la femme et la grand mère. Chacun de ses trois avatars a des problèmes a régler dans le présent de la jeune GRACE et repartira une fois la chose réglée. Evidemment, aucune des quatre ne le sait.
Vous devez vous demander pourquoi ce titre, puisque la jeune fille s’appelle GRACE et non pas LILY. Personnage annexe, une fleur, un objet particulier ? Non, pas à première vue.
Eh bien sans révéler tout de l’histoire, LILY est le personnage absent mais très présent de l’histoire, et joue un rôle important dans le récit, même si l’on pourra reprocher au scénariste de ne pas assez avoir développé ce point.
Tout bonnement génial, cette revue.
Elle part d’un point A pour arriver à un point B (à savoir comment une ado va régler avec l’aide de ses avatars ses problèmes d’ado) en utilisant quelques évènements bien sentis et folkloriques et pas originaux (l’amourette avec le professeur de théâtre, la grand mère devant la télé) mais qui servent parfaitement le récit.
Encore une fois quelque chose de très finaud, beaucoup moins léger et futile que ce que l’on pourrait penser, DEREK KIRK KIM livre un scénario tout bonnement impeccable, même si, je le répète, on aurait aimé que la révélation sur LILY soit plus abouti. Le reproche étant que peut être l’auteur a voulu mettre trop de choses sans avoir la place, et a dû faire une ou deux coupes sombres dans les trames. Mais cela reste bien au dessus de la moyenne en tout cas. Le dessin est lui très adapté à l’histoire, et les langages corporels, les expressions sont bien utilisés, un reproche peut être, on a du mal à reconnaître la GRACE de 18 ans avec celle de 29, mais le dialogue nous aide beaucoup. De bons moments d’émotions, une histoire pas si futile que ça et finalement très sombre derrière des aspects plus funs, c’est exactement ce que j’attends d’une série de ce type, et cette fois-ci, DC ne nous a pas déçu. Un des meilleurs de la ligne, certainement au coude à coude avec RE-GIFTERS, mais bien nettement au dessus de CLUBBED et de PLAIN JANES.
Je ne saurais conseiller aux gens qui lisent cette critique de dépenser quelques euros (en plus le format est pas cher du tout) dans des histoires qui en valent la peine.
Très bon encore une fois, une très bonne manière de faire aimer de l’indé aux gens qui n’en ont jamais lu.


ALAN MOORE’S COMPLETE WILDC.A.T.S.


(Alan Moore/Travis Charest-Ryan Benjamin-Kevin Maguire-Dave Johnson-Mat Broome-Aaron Wiesenfeld-Scott Clark-Jim Lee-Josh Wiesenfeld-Richard Bennett-Rob Stolz-Pat Lee)
Reprend la série WILDCATS vol 1 #21-34 et #50

J’ai vu ce TPB et je me suis dit que c’est toujours bien d’avoir du ALAN MOORE chez soi, surtout que mes WILDCATS VF ont cramé dans l’incendie.
IL est temps aussi de remettre en lumière cet arc, qui même s’il est évidemment à des lieues de ce qu’a pu faire notre bon ALAN ailleurs, n’est pas si mauvais que ça, tout du moins au départ.
La structure est assez bizarre, avouons le.
Le premier épisode est consacré uniquement à la nouvelle équipe des WILDCATS et sert d’introduction (les WILDCATS originaux sont eux, dans l’espace) et c’est absolument grandiose. Nouveaux personnages, nouveaux concepts un peu bizarres, situations et dialogues terribles (avec le bar des présidents) et dessins à tomber par terre puisqu’il s’agit du premier numéro de TRAVIS CHAREST (le seul qu’il sera d’ailleurs capable de dessiner en entier. )
Les numéros qui suivent vont alors raconter deux histoires : les premiers WILDCATS dans l’espace qui débarquent à KHERA et qui apprennent que la guerre qu’ils mènent contre les DAEMONITES est terminée depuis des centaines d’années, mais comme la Terre est loin, personne ne les a prévenus ; et les nouveaux WILDCATS initiant une guerre des gangs afin de se débarrasser des criminels. Autant je suis fan de la partie sur terre, très second degré, autant la partie dans l’espace est jouée selon les codes en vigueur, histoire linéaire et pas beaucoup de recul, quelques bonnes idées (en fait les KHERUBIMS sont plutôt méchants et mettent en esclavage les DAEMONITES ; une sorte de hiérarchie par castes, MAUL faisant partie de la caste d’en dessous ; un chef qui va apprendre à WARBLADE a mieux utiliser ses pouvoirs. ) mis finalement rien de bien transcendant et une fin prévisible et rapide (ils se rebellent, mettent à jour un complot et retournent sur Terre en très peu de pages). En fait c’est ça, c’est comme si on avait deux histoires pas assez développées chacune, et c’est un peu gênant. Les WILCATS sur Terre eux ont la chance d’avoir des personnages hors norme, comme MAJESTIC, SAVANT, l’énigmatique TAO et surtout MAXINE MANCHESTER, la femme robot prête à tout pour avoir un rencard avec les nombreuses grosses brutes bodybuildées et bioniques du cheptel d’IMAGE.
Quand vous rajoutez un crossover en plein milieu, un changement pour SPARTAN (qui apprend que son cerveau est issu de celui d’un aventurier, pas fameux comme idée) , on est forcément un peu déçu, d’ailleurs on a l’impression qu’au fur et à mesure des épisodes notre ami ALAN laisse un peu tomber, pour finir carrément en roue libre. Dommage, le premier numéro était absolument magnifique. Je crois que MOORE a été embêté dans une logique éditoriale et surtout par l’impossibilité pour CHAREST de fournir des dessins, car le gros problème c’est quand même ce changement incessant de dessinateur et c’est ce qui fout la série en l’air : vous avez du CHAREST magnifique, suivi par du MAGUIRe (rien à voir niveau style), des tâchons au milieu (Ryan Benjamin) ; Charest qui revient signer une dizaine de pages qu’ils bâcle, puis JIM LEE, puis PAT LEE !!!
Difficile de trouver une cohérence et c’est bien dommage.
Au final une histoire qui commence très très bien, qui se développe bien, en plus on ne met pas trois minutes pour lire un numéro donc c’est toujours un bon signe, puis qui se dégrade, se dégrade pour finalement arriver à une série banale et sans grand intérêt sur la fin.
Globalement lisible quand même, c’est une bonne saga, mais qui laisse un léger goût amer dans la bouche vers la fin.

et un demi en plus car le premier épisode est certainement l’un des meilleurs trucs que j’ai pu lire sur les titres WILDSTORM.

En parlant de comics qu’on lit en trois minutes

WOLVERINE VF 165

Contient WOLVERINE 51 (Loeb/Bianchi)
Et WOLVERINE ORIGINS 12 (Way/dillon)

WOLVERINE 51:
On alors dans le numéro précédent, WOLVERINE et SABERTOOTH se battaient et dans ce numéro là, et bien, ils se battent encore. On a en plus droit à un long, très long FLASHBACK sur l’échappée de SABERTOOTH de chez XAVIER quand il était emprisonné là bas, de sa relation avec BIG BANG et de la manière dont il a éventré PSYLOCKE. (Il y a très longtemps dans UNCANNY X MEN, dans le 325 un truc comme ça je crois ). OK mais pourquoi un FLASHBACK aussi long ? Qu’apporte t’il a l’histoire à part que SABERTOOTH est vraiment un méchant et puis les gars chez MARVEL vous êtes gentils, mais un peu de cohérence éditoriale, non SABERTOOTH ne vit pas au manoir XAVIER et n’a pas le droit de conduire un BLACKBIRD, il est enfermé dans une sorte de champ lorsque MALICIA ne l’utilise pas pour son équipe.
Bref, niveau scénario pour l’instant c’est le vide abyssal, en plus y’a une histoire d’hommes bêtes à l’age de pierre bien obscure pour le moment. On attend que cela démarre, mais bon, au bout de deux numéros sur un arc en cinq/six parties, c’est bien dommage.
Sinon, l’horreur restent quand même les dessins. C’est pas possible, c’est pas SIMONE BIANCHI de GREEN LANTERN, de 7 SOLDIERS et des couvertures BATMAN, ça ? Non, c’est son clone malfaisant. En plus cela se passe dans le noir et on ne voit strictement rien. Là c’est vraiment pas très bon, le storytelling est assez mauvais il faut le dire et les dessins assez fades. Quelques belles vignettes où l’on retrouve le dessinateur qu’on connaît, mais des tonnes de grandes cases ou de SPLASH PAGES bâclées, et même pas à la hauteur d’un LARROCCA. Peut être dur , mais quand on voit le potentiel de ce dessinateur, et qu’en plus l’épisode d’avant était pas si mal, !!! On s’aperçoit alors que BIANCHI reste encore un dessinateur avec pas mal de faiblesses, notamment dans la manière d’agencer son histoire (il faut dire que d’un autre côté, il n’a pas grand chose a dessiner non plus et que passer de GRANT MORRISON à un scénario tenant sur un timbre poste, cela doit faire un choc.
Ca craint pour ASTONISHING X MEN ça.


WOLVERINE ORIGINS 12 :
Qui net en avant dans cet épisode le méchant CYBER, dont on se fout totalement et qui continue à nous asséner à coups de massue que le fils de Wolverine, DAKEN, est vraiment lui aussi très très méchant. Tous semblent partir à une course pour de l’adamantium liquide, y’ a de la conspiration, des gens masqués et des individus mystérieux, WOLVERINE saute sur une voiture, casse la vitre et menace le conducteur avec ses griffes pour qu’il l’amène à destination, avec son corps à moitié à travers le pare brise (pensez un peu à cette situation) et puis c’est tout.
On s’ennuie toujours terriblement, et je crois qu’il ne faut pas se voiler la face et surtout ne pas s’entêter avec ce personnage raté qu’est DAKEN.
On attend toujours le passé de WOLVERINE au fait, pas celui de CYBER et on se demande toujours ce que fait DILLON là dessus.


Un mag pénible à lire et où l’on s’ennuie ferme.


Alors pour le dernier, on va finir en beauté.

X MEN EXTRA CIVIL WAR

Contient BLACK PANTHER #23-26
(Hudlin/Turnbull-Marcus To-Portela)
Avant toute chose, il faut que je vous explique comment marchent ces critiques Doopiennes. Généralement, je lis des BD, je les mets sur une pile et quand j’en ai cinq ou six, je les chronique pour en faire ce que vous lisez. CE qui signifie qu’en fait j’ai toujours trois ou quatre revues d’avance par rapport à ce que je critique. Au moment où je vous parle, je viens de finir MOUSE GUARD, ION, INFINITY INC et BUFFY qui seront l’objet des critiques de la semaine prochaine. Je vous parle donc de BD que j’ai lu il y a de cela une semaine au grand maximum (je lis très vite) et c’est la première fois que ça m’arrive depuis que je fais des critiques.
Je prends mon X MEN EXTRA dans ma pile et impossible de me rappeler la moindre chose que ce soit ! Pourtant j’ai dû le lire Jeudi ou Vendredi de la semaine précédente, c’est pas si long et je ne suis pas encore atteint de sénilité totale. Je me suis même demandé si je l’avais bien lu ! Je le re feuillette et puis je me rends compte que oui, je l’ai bien lu, amis que je n’ai aucun souvenir de ce qu’il se passe là dedans. D’un côté c’est bien, cela veut dire que HUDLIN ne m’a même pas choqué avec ses histoires sans queue ni tête et ses allusions pourries, d’ailleurs, le dernier numéro VF était plutôt pas mal réussi. D’un autre côté c’est quand même terrible de ne rien pouvoir se rappeler de quatre épisodes, qui servent donc à enlever T’CHALLA du WAKANDA (alors que quand même c’est un peu tout le principe de la série, encore certainement une décision éditoriale bizarre) pour l’installer avec ORORO comme membre des FF pendant le congé de REED et SUE.
Oui a bien y réfléchir, cela ne peut être qu’une décision éditoriale, parce que le fait d’enlever T’CHALLA de son pays et de le faire vivre aux USA n’est absolument pas cohérent avec tous les épisodes écrits par HUDLIN, et rien que ça, c’est dommage. A part ça, une sombre histoire d’ambassade et des trucs sur CIVIL WAR , ou T’CHALLA rallie CAP AMERICA et décide de faire dans son coin une équipe de SUPER HEROS NOIRS pour les réfugier au WAKANDA où ils n’auront pas à s’enregistrer. TORNADE en découd avec TONY (elle sert à quelque chose) et se bat contre le clone THOR.
Aux dessins, c’est le fameux COY TURNBULL, dans un style EXTREME STUDIOS 1995 qu’on croyait oublié depuis longtemps et qui n’est pas sans rappeler le style de CHAP YAEP sur les AVENGERS période LIEFELD. Corps difformes, positions alambiquées, visages ratés, tout ce qu’il faut pour faire fuir le lecteur. Le pire c’est qu’il n’arrive même pas à finir le deuxième épisode et laisse la place à MARCUS TO qui livre une prestation beaucoup plus regardable puis FRANCIS PORTELA beaucoup plus à l’aise.
C’est pas ce TURNBULL qui va s’occuper des TEEN TITANS ou des OUTSIDERS ? je sais parce que s’il ne s’améliore pas, il ne va pas y rester longtemps et risque de faire fuir du monde.
Bref, un truc ni bon, ni mauvais scénaristiquement, plus gênant au niveau des dessins, et totalement oubliable.
Une bonne nouvelle néanmoins, PANINI arrête les frais avec BLACK PANTHER (en plein milieu d’une histoire d’ailleurs, mais ce n’est pas trop gênant. ) pour mettre à la place X MEN FIRST CLASS.
Cela ne pourra être que meilleur.
Globalement, j’ai rarement vu série aussi ratée depuis longtemps chez Marvel dans son ensemble.


Au programme la semaine prochaine, ION #1-6; MOUSE GUARD ; INFINTY INC; BUFFY et bien d 'autres surprises encore......(dont un truc en 3D)

Dernière modification par doop ; 10/10/2007 à 19h46.
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