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Vieux 04/09/2007, 19h08
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Niglo change la caisse du Fauve


Mouse Guard : Winter 1152 #1
(Archaia Studios Press, août 2007, 24p., 3.50$)

Scénario et dessin : David Petersen.

Après le succès de la première mini-série l’an dernier, David Petersen revient dans l’univers de Mouse Guard et de son petit peuple de souris.

Mouse Guard : Winter 1152 se situe peu de temps les évènements narrés dans le premier récit (qui se déroulait durant l’automne de la même année) et en constitue la suite logique. L’attaque de Lockhaven, la capitale de ce petit royaume, a eu de lourdes conséquences sur l’ensemble de la population, et ne leur a pas permis de préparer convenablement la venue de l’hiver. Une poignée de Mouse Guards se voient donc confiés la tâche de faire le tour du royaume et de demander aux cités et villages voisins de leur fournir les produits de première nécessité dont ils ont désespérément besoin. L’hiver est une période particulièrement difficile pour les souris, les déplacements sont rares et les dangers nombreux, ce dont le lecteur va très vite se rendre compte.


David Petersen met à nouveau en scène les principaux héros de l’épisode précédent, à savoir les trois Mouse Guards qui ont empêché la chute de Lockhaven, et le vieux Celanawe, qui a repris du service actif. Ce premier épisode permet de réintroduire les personnages, de présenter la situation à laquelle ils sont confrontés, et de les mettre dans quelques situations périlleuses.

Sous le crayon de Petersen, ses héros apparaissent toujours aussi fragiles, en proie aux éléments et à des prédateurs démesurés. Mais le peu d’expressivité de leurs visages (yeux et bouche minuscules) leur donne un côté déterminé et intrépide qui leur va décidément bien. Ce sont de petites créatures peu démonstratives, habituées à lutter pour survivre. L’auteur a su faire de ce qui aurait pu être l’une des faiblesses de la série (des personnages inexpressifs et se ressemblant tous) l’un de ses points forts.

Visuellement, l’ambiance de Mouse Guard a quelque peu changé. Aux couleurs vives de l’automne ont succédé les gris bleutés de l’hiver. Le résultat me paraît pourtant encore meilleur que précédemment. David Petersen a peaufiné son style, ses cadrages sont plus variés, et sa narration a elle aussi progressé.

La première mini-série, malgré quelques menus défauts, fut sans doute l’une des plus attachantes de 2006. Celle-ci s’annonce tout aussi prometteuse.




The Mice Templar #1
(Image Comics, août 2007, 52p., 3.99$)

Scénario : Bryan J.L. Glass & Michael Avon Oeming.
Dessin : Michael Avon Oeming.

Les souris semblent être actuellement à la mode, puisque paraît au même moment le premier numéro de The Mice Templar. Une postface prend néanmoins soin de préciser qu’il s’agit là d’un projet de Michael Avon Oeming né il y a près de dix ans.

Ceci dit, The Mice Templar et Mouse Guard sont deux œuvres extrêmement différentes. Certes, toutes deux relèvent de la fantasy animalière, mais là où Mouse Guard se situe dans un cadre médiéval traditionnel (hormis bien sûr qu’il met en scène des souris parlantes et pensantes), The Mice Templar joue davantage sur les stéréotypes de la fantasy. Il y est question de magie, de vieilles légendes, et d’une quête que devra mener à bien son jeune héros.

Les templiers du titre ont disparu depuis longtemps lorsque débute ce récit, et ils ne subsistent qu’à travers les histoires racontées aux enfants. La petite communauté de souris que l’on découvre ici semble mener une existence paisible, existence qui sera remise en question lors d’une attaque de leurs ennemis jurés : les rats.

On suit différents protagonistes au fil de cette histoire, et seules les dernières pages nous permettront de découvrir quel est le véritable personnage central de The Mice Templar. Un souriceau qui va vivre quelques expériences étonnantes avant de se découvrir un rôle à jouer qu’il n’imaginait pas. Glass et Oeming ont opté pour une intrigue typique de la fantasy, sans originalité mais permettant aisément de faire avancer l’histoire.


Visuellement, The Mice Templar est également très différent de Mouse Guard. Aux austères héros de Petersen succèdent les personnages très expressifs d’Oeming. Le dessinateur signe certainement ici l’un de ses meilleurs boulots, là où son travail sur Powers semblait quelque peu paresseux depuis un moment. On le sent à l’aise dans cet univers, et ses planches sont particulièrement dynamiques.

Bref, inutile de chercher à opposer Mouse Guard à The Mice Templar, les deux titres ont leurs qualités propres et offrent chacuns une forme différente de fantasy animalière. Les deux méritent d’être découverts.
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