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Vieux 28/08/2007, 17h12
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doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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doop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 fois
Crit.Doop n°26: X,violence,cynisme,bonnes surprises et "welsh bashing"

Critiques doopiennes semaine 26

Le rappel des faits:

SEMAINE 1 : CIVIL WAR, BLACK HOLE, X MEN (Carey Bachalo Ramos) , SAVAGE DRAGON ARCHIVES
SEMAINE 2: CHECKMATE, MANHUNTER,WOLVERINE (Guggenheim Ramos), OPERATION GALACTIC STORM, BATMAN SECRETS
SEMAINE 3: THE FILTH, BATMAN (Morrison Ostrander Mandrake), HERO SQUARED, DOWN, SUPERMAN VF 21
SEMAINE4: SEVEN SOLDIERS la totale, BIG BOOK INFINITE CRISIS 3,TPB JSA 12: GHOST OF THE PAST; X MEN EXTRA 61 (Tormade et Black panther)
SEMAINE 5: DD FATHER, uncanny X MEN, DETECTIVE COMICS, BIRDS OF PREY, KIN
SEMAINE 6: FALLEN ANGEL, DAREDEVIL VO, JOHN CONSTANTINE: TOUTES SES MACHINES; WOLVERINE VF; NEW MUTANTS CLASSIC ; GHOST RIDER VF 2 : enfer et damnation.
SEMAINE 7: MOON KNIGHT VF 1: le fond; FABLES ; Y THE LAST MAN ; IRON MAN : programme exécution (MARVEL ICONS HORS SERIE) ;NEW MUTANTS CLASSIC vol 2; SUPERMAN: SECRET IDENTITY; GOTHAM CENTRAL VF: affaire non classée
SEMAINE 8: TPB FLASH: THE FASTEST MAN ALIVE; NIGHTWING ANNUAL 2; BUFFY 1 et 2; TPB Ms MARVEL; AU COEUR DE L’EMPIRE (BRYAN TALBOT); BATMAN HORS SERIE 6 (Lieberman, Barriaonuevo); BATMAN 23 VF
SEMAINE 9: NEXTWAVE, TPB NIGHTWING OYL; TPB OUTSIDERS OYL; DEATHNOTE; ANNIHILATION: super skrull + silver surfer; SACHS AND VIOLENS (Perez)
SEMAINE 10: SECRET SIX, DAREDEVIL VO 95; X MEN HORS SERIE 28 (enfance de STORM et Black Panther; NEW X MEN 37: QUEST FOR MAGIK; SUPERMAN l’HOMME D’ACIER vol 2
SEMAINE 11: SHADOWPACT TPB; CIVIL WAR FRONTLINE vol 1; JAE LEE’S HELLSHOCK; DAUGHTERS OF THE DRAGON ; THE AGENCY
SEMAINE 12: 52;ALIENS SALVATION;DMZ; ETERNALS par GAIMAN/ROMITA JR
SEMAINE 13: BLACK PANTHER(LE MARIAGE AVEC STORM) ; LES CHRONIQUES DE SPAWN, THE QUITTER, BATMAN COUNTY LINE ; ULTIMATES ANNUAL 2
SEMAINE 14: PUNISHER MAX: LES NEGRIERS; PLANETARY vol 3 VF; TRINITY; SPIDER MAN-BLACK CAT: THE EVIL THAT MEN CAN DO
SEMAINE 15: CRIMINAL, STRAY TOASTERS, WALKING DEAD, RUNAWAYS/YOUNG AVENGERS, 52: WORLD WAR THREE; ALPHA FLIGHT CLASSIC
SEMAINE 16: BUFFY 1 à 4;WORLD WAR HULK prologue et #1; SAVAGE DRAGON ARCHIVES volume 2; ULTIMATE FANTASTIC FOUR VF 12 à 18 : le run de MILLAR/LAND ; BATMAN et SUPERMAN VF 1 ;
SEMAINE 17: MARVEL ZOMBIES, ULTIMATES vol2 ARC COMPLET ; SPIDER MAN LOVES MARY JANE tpb 1 ; H.E.R.O. tpb vol 1; BATMAN et SUPERMAN vf #1; 52 volume 2 VF
SEMAINE 18: BATGIRL YEAR ONE; GLOBAL FREQUENCY; FRONTLINE TPB 2;FORMERLY KNOWN AS THE JUSTICE LEAGUE; BATMAN et SUPERMAN HORS SERIE n°1 (ALL STAR SUPERMAN 5et 6)
SEMAINE 19: NIGHTWING YEAR ONE; FANTASTIC FOUR: FIRST FAMILY; FRESHMEN; OUTSIDERS ANNUAL; BATMAN ET LES MONSTRES
SEMAINE 20: X MEN, UNCANNY X MEN rise and fall of the SHI’AR empire; NEW X MEN: quest for magik; BLACK ARCANA: MAGIK; ASTONISHING X MEN le mag VF avec EXCALIBUR, EXILES, X FACTOR
SEMAINE 21: EX MACHINA; MARVEL MONSTER CIVIL WAR; WOLVERINE VF; ASTONISHING X MEN
SEMAINE 22: IRREDEEMABLE ANT MAN; FF: THE END; I CAN’T BELIEVE IT’S NOT THE JUSTICE LEAGUE; JUSTICE (Alex Ross) VF n°1 à 3; Mag SUPERMAN/BATMAN VF n°2
SEMAINE 23: MISS HULK volume 2; GRAVITY; DOCTOR STRANGE: THE OATH; STARBRAND CLASSICS vol 1 ; 52 n°3 VF
SEMAINE 24: PUNISHER WAR JOURNAL; MINX: CLUBBED; X MEN EXTRA BLACK PANTHER; WOLVERINE VF et DEFENDERS (Dematteis, giffen, maguire)
SEMAINE 25: RE-GIFTERS; INTEGRALE THOR; SILENT DRAGON; DP7: CLASSIC; Y THE LAST MAN TPB 9; 52 VF numéro 4




On commence avec le
ONE SHOT ENDANGERED SPECIES.



(Carey/Eaton/Dell)

Ce numéro est censé lancer le crossover ENDANGERED SPECIES disponible par épisodes de 8 pages à la fin de chaque numéro des quatre séries phares X MEN, à savoir X MEN, UNCANNY, X FACTOR et NEW X MEN.
Et c’est très bon.
Même s’il ne lance rien du tout (cet épisode peut en effet être lu comme un stand alone sans problème) on renoue avec l’esprit des X MEN. Je n’avais plus vu cela depuis un sacré bon moment. Comme tout numéro censé débuter un crossover, il ne se passe…..rien, en fait. Les X MEN se rendent à un enterrement, celui d’un jeune mutant qu’ils ne connaissent pas juste parce qu’il était mutant et que ces derniers sont en voie de disparition. Cela tient la route, et cela me convient.
On a donc des discussions entre les différents membres des quatre équipes, sans bagarre, sans conflit, sans super menace et sans splash pages débordant de testostérone.
Carey réussit à faire la chose la plus difficile pour un scénariste bossant sur une des plus grosses franchises MARVEL : un numéro où il ne se passe rien du tout et où des gens parlent pendant 30 pages sans que ce soit chiant ou pénible à lire. Il joue complètement sur l ‘émotion et cela fonctionne très bien. En plus je me dois d’avouer que j’ai une tendresse particulière pour ce genre de numéros, celui où il n’y a que les personnages. Cela me rappelle le superbe épisode d’UNCANNY juste avant le retour du PHENIX NOIR (UNCANNY 174 : ROMANCE par Claremont/smith ) où celui qui clôt le crossover X-CUTIONNER’S SONG (Lobdell/Peterson). C’est tout sur le développement des personnages, et cela fait du bien de voir qu’on recommence à s’intéresser à ces héros qui nous ont toujours suivi depuis des années. En dehors de ça, il semblerait que ce crossover s’intéresse enfin à ce qui se passe après M DAY, ce qui manquait sincèrement depuis plus d’un an, CAREYet BRUBAKER s’étant autant que possible éloignés de cette histoire. Il serait temps que les X MEN retrouvent un semblant de direction plutôt que de nous donner des aventures au gré du vent, des éditeurs et des scénaristes. J’en viens même à regretter les éditeurs qui faisaient les histoires. Et je pense que c’est d’ailleurs le seul moyen pour relever une franchise qui est certainement à l’un de ses plus bas niveaux depuis quatre ou cinq ans, en nous re-faisant aimer les personnages.
C’est la marque de fabrique des X MEN , et si je reste encore déçu par l’arc en douze parties de BRUBAKER (je n’ai pas lu le suivant encore), il semblerait que MIKE CAREY soit en train, petit à petit de redonner du sens et une direction à une équipe qui en bien besoin, établir des personnages, des relations entre eux et des histoires peut être basiques, mais entraînantes. D’ailleurs, le fait que MESSIAH COMPLEX, le crossover qui fera suite à ce crossover là ne se déroule que sur quatre séries montre bien qu’on a un semblant de cohérence éditoriale et scénaristique. Après tout, depuis combien d’années n’avons nous pas eu de crossover mutant qui se déroulait sur les quatre séries principales ? Certainement depuis PHALANX (et encore, il y a avait une petite dizaine de séries concernées). Personnellement, ce numéro m’a franchement donné envie de relire des X MEN, traitez moi de fou furieux, mais j’ai eu l’impression de trouver pendant quelques moments les X MEN que j’avais aimé il y a dix ans ! Reste à voir si le reste sera à la hauteur de mes espérances.
Evidemment, tout n’est pas tout rose non plus. Il y a quand même des défauts dans ce récit, comme par exemple certains personnages nouveaux pas ou peu intéressants, mais il faut reconnaître qu’ils sont tous bien utilisés (en particulier MADROX) (j’aurais nettement préféré une conversation entre scott et diablo sur la mort de corsaire qu’une discussion entre deux des NEW X MEN). Aux dessins, SCOTT EATON n’a rien à faire et si ce numéro ne joue pas vraiment sur ses forces, il est bien dessiné, même si parfois le design des personnages semble obscur (on a du mal à reconnaître ICEBERG de CANNONBALL).
En tout cas un épisode qui vous réconcilie avec l’univers X
Bon, je n’ai pas encore attaqué ENDANGERED SPECIES, mais je compte bien vous en faire une critique dés la semaine prochaine. En attendant, cela part assez fort.
c’est peut être un peu gentil, mais cette franchise est tellement décriée depuis un moment (par moi aussi) que quand quelque chose de bien sort et fonctionne, ça vaut bien un demi brocoli d’encouragement.

BATMAN 666

(Morrison/Kubert/Delperdang)
Autant le numéro des X MEN m’a réconcilié avec cet univers, autant celui de BATMAN a fini par m’en détourner irrémédiablement. Morrison nous livre la fin de son histoire apocalyptique (c’est le cas de le dire) en ne faisant pas intervenir le BATMAN, mais son héritier dans le futur ! C’est d’ailleurs tout le problème de Morrison sur BATMAN : il ne se préoccupe pas une seule seconde du personnage dont il est censé nous raconter les aventures sur une ongoing. Aucun développement nouveau, il balance des idées et des concept, cela aurait pu être BLUE BETTLE à la place de BATMAN que cela n’aurait pas dévié d’un iota !
Alors on pourra me parler de réutilisation d’un truc fun des années 70, mais là, je ne vois absolument pas le truc, désolé, en quoi des poupées défigurées et torturées , des prostituées mutilées peuvent faire référence au fun des années 70, parce qu’il y a eu sur un épisode des BATMAN NINJAS ? autant dire que le MOON KNIGHT d’HUDSON et FINCH se voulait une référence aux épisodes de MOON KNIGHT de MOENCH/SIENKIEWICZ !
Non, non, Morrison se concentre sur des idées et des concepts, pas vraiment les plus impressionnants de sa carrière d’ailleurs (un futur apocalyptique ou BARBARA GORDON a pris la place de son commissaire de père ? ) et en oublie totalement toute description du personnage. Je ne vois aucune référence à un truc fun des années 70 ni 80, mais alors rien du tout, là.
Il a tellement poussé ce concept d’une histoire de BATMAN sans BATMAN qu’il ne l’utilise donc pas ici. A la limite, on peut utiliser un truc dans le futur juste parce que cela peut donner un éclairage sur un élément de l’histoire, un caractère, une personnalité, OK, là rien, le néant total. Le BATMAN du futur se bat contre le dernier faux BATMAN et BASTA ! Rien, le néant total en terme de trame ou de cohérence.
L’épisode en soi n’est pas le plus mauvais, c’est peut être même le meilleur depuis un moment car justement, on ne se sent pas frustré puisque BRUCE WAYNE n’apparaît pas. Il faut dire que le travail de KUBERT est beaucoup plus lisible que précédemment même si son habillage de l’univers futuriste de l’histoire est relativement pauvre. Finalement on a eu quatre numéros où il ne se passe rien ; je ne dis pas qu’un auteur doit faire avancer la trame d’un héros à chaque épisode, mais là cela fait quand même plus d’un an que Morrison nous offre du vide, avec au mieux des épisodes communs. Rarement vu un aussi gros ratage sur ce personnage, qu’il avait pourtant plus que bien utilisé sur ARKHAM ASYLUM. D’ailleurs son utilisation sur la JLA était plutôt terne me semble t’il puisqu’il a fallu attendre WAID pour que BATMAN revienne en force sur ce titre.
Et c’est très décevant de la part de ce scénariste, qui nous a prouvé maintes et maintes fois qu’il savait faire beaucoup mieux. Là, je pense qu’il est totalement à coté de la plaque. Ce n’est pas du BATMAN, c’est du mauvais Morrison, avec l’apparition de personnages plus qu’inintéressants (le fameux DAMIEN) qui ont tout le focus au détriment des personnages historiques de la série. Au début pourquoi pas, mais au bout d’une dizaine de numéros, cela devient pénible. Tout est raté.


BATMAN 667

(Morrison/Williams III)

En attendant, me voici avec BATMAN 667 ; et force est de reconnaître que cela fonctionne un peu mieux ; même si il y a encore beaucoup de faiblesses. Morrison nous livre ici un début d’arc en hommage aux histoires d’AGATHA CRISTIE, SHERLOCK HOLMES et CLUEDO ; où des héros de seconde zone (je crois qu’un ou deux ont déjà été utilisés dans son run sur JLA CLASSIFIED avec tous ces univers parallèles dessinés par MC GUINNESS) sont assassinés sur une île. Reste à trouver le meurtrier. Là, OK, on voit la référence et on voit le genre d’histoire et d’hommage que Morrison nous livre. Et on est prêt à le suivre. Bon, les héros avec lesquels BATMAN aurait monté une équipe dans les années 60 sont plus qu’obscurs et ressemblent plus à un passage obligé qu’à une véritable idée nouvelle, mais bon.
Il faut dire que cela passe tout de suite mieux quand c’est JH Williams qui dessine, et qui livre, comme a son habitude une prestation éclectique et particulièrement jolie, même si elle paraît moins poussée que ses derniers travaux en date.
Reste néanmoins que le personnage de BRUCE WAYNE, de BATMAN ou même de ROBIN n’est toujours pas utilisé, Morrison restant toujours en surface et n’utilisant que l’image que les lecteurs ont de BATMAN sans se décider à gratter sous le vernis.
Pour l’instant il s’agit de son meilleur numéro, mais je suis tellement déçu par ce qu’il a fait (ou plutôt de ce qu’il n’a pas fait) que j’attends la suite pour pouvoir me prononcer réellement.
et demi

Dans le genre je suis cynique et je l’assume, en plus je n'aime pas les gallois je voudrais

WISDOM : RUDIMENTS OF WISDOM


(Paul Cornell/ Trevor Hairsine-Manuel Garcia)

Mini série sous le label MAX traitant du plus espion des mutants et du plus Anglais aussi, j’ai nommé PETE WISDOM. Rappelons que ce mutant a été utilisé de manière très cynique, apportant une petite touche de cynisme et d’humour noir pendant le run de WARREN ELLIS sur EXCALIBUR volume 1. Depuis, ce personnage a beaucoup évolué en mal, pour en arriver à la non existence et à la caricature de rien dans EXCALIBUR volume deux actuellement en cours de publication sur l’égide de TIERI et de CLAREMONT. Il était donc temps qu’un auteur agressif et bien énervé nous redonne le WISDOM bien Britannique et déjanté que l’on connaissait, et à ce titre, le label MAX semblait tout indiqué pour ce genre de personnage.
Au scénario, il s’agit de PAUL CORNELL, inconnu au bataillon mais qui a apparemment été nominé pour plusieurs prix de scénarios à la TV. Et Il faut reconnaître que c’est une très bonne prestation. En effet, CORNELL utilise à fond le style d’écriture et le concept de base, tellement d’ailleurs que l’on ne peut s’empêcher de penser à du WARREN ELLIS ou à du GARTH ENNIS, en tout cas, CORNELL se positionne directement dans cette veine, avec des dialogues percutants, de mauvaises blagues et de nombreuses scènes dénudées, sexuelles et de mauvais goût. Mais c’est totalement dans l’esprit de la série. Il nous introduit ici en plus une galerie de personnages bien barrés, comme JOHN THE SKRULL, extraterrestre ayant pris l’apparence de JOHN LENNON au moment où les SKRULL avaient décidé de prendre possession de la pop culture dans les années 70 dans un projet avorté. (Très Ellis ou Morrison quand même là !) ou CAPTAIN MIDLANDS, un super soldat qui a bien vieilli mais qui a conservé ses pouvoirs et ennuie tout le monde avec son côté rétro. Ajoutons à cela une fée (fille du roi des fées) avec une attitude punk, une télépathe , ALISTAIRE STUART et CLIVE RESTON, que les amateurs de SHANG SHI connaissent bien puisqu’on est au MI 13 ; et vous avez une équipe d’agents secrets prête à élucider les problèmes de la Grande Bretagne à n’importe quel prix.
Plus j’y pense, plus cette équipe ressemble dans le ton et dans la forme à un AUTHORITY version MARVEL.
Une fois l’équipe installée, on a droit à deux ou trois épisodes avec des missions toutes différentes, introduisant des concepts tels qu’un éternel vivant ou dessous d’une ville, une guerre entre le monde des fées et celui des hommes, une bataille contre des JACK l’éventreurs issus de différents mondes alternatifs et vous aurez donc une re-dite de AUTHORITY version MARVEL. Et c’est un peu dommage, car le fait de penser constamment à du Ellis, du Morrison et du Ennis gâche un peu la lecture, c’est très bien fait, mais ce n’est pas nouveau. C’est un peu le seul problème que je peux soulever à la lecture de cette mini qui aurait fait une très bonne ongoing utilisée avec un scénariste du genre. Cette impression de déjà vu se couple malheureusement avec une fin bateau, facile et rapide par rapport à tout ce que cette série nous avait laissé envisager.
Aux dessins, c’est TREVOR HAIRSINE, qui renforce encore plus cette impression d’AUTHORITY/ ULTIMATES avec ses dessins grand écran et son style cinématographique absolument impeccable, mais ce dernier n’est présent que sur les deux premiers épisodes, puisque pour des problèmes de délais, c’est MANUEL GARCIA qui prend la relève. MANUEL GARCIA, c’est le PAUL RYAN des années 2000. Un dessinateur sans grand génie, qui ne laissera pas une trace irrémédiable dans la bande dessinée mais qui en tout cas réussit à faire son travail très honnêtement en ne bâclant aucune proportion, aucune perspective et c’est tout à son honneur. Graphiquement, la série en pâtit un peu, mais c’est quand même du très bon travail.
Bref, une petite série qui plaira aux amateurs d’AUTHORITY, de ULTIMATES et de tous les récits de WARREN ELLIS, MARK MILLAR et consorts… Largement au dessus à mon sens de NEXTWAVE (mais vu que j’avais détesté, c’était pas dur)
Dommage qu’on ait pas de suite, cette série méritait largement un truc plus grand.



THE AUTHORITY : HUMAINS MALGRE TOUT.

(Ridley/Oliver)

M’étant arrêté au volume 1, j’ai quand même voulu voir ce que donnait AUTHORITY depuis le temps où je les avais laissé. Manque de bol, il s’agit d’un one shot se situant juste après le volume 1. Bon, comme il n’est pas non plus si cher que ça, je me suis lancé.
Le scénario est signé JOHN RIDLEY qui a écrit le scénario du film : LES ROIS DU DESERT et qui a à son actif quelques productions WILDSTORM. Cela pouvait être intéressant, les dessins étant de BEN OLIVER, cet artiste qui monte et que j’ai du voir pour la première (et nique fois) dans le seul numéro d’ULTIMATE X MEN en ma possession.
Et je suis quand même un peu déçu.
Comme pour le WISDOM, ça sent le ELLIS mais c’est pas du Ellis, et RIDLEY le fait beaucoup moins bien que CORNELL.
En résumé, AUTHORITY est donnée en pâture au gouvernement Américain et est de plus confrontée à une menace d’ampleur universelle.
OK, ça on l’a déjà vu, mais ce n’est pas grave si l’histoire apporte quelque chose de nouveau, pas vraiment en fait.
Malgré de bonnes idées
, le récit ne décolle pas vraiment. Il nous envoie poussivement de nouveaux personnages dont on sait qu’ils ne vont pas durer, il installe des sub pots (SWIFT) qui ne seront pas résolus , et casse toute l’équipe, mais en s’arrangeant pour que tout finisse bien à la fin avec souvent des explications bien ambiguës (genre HAWKSMOOR qui récupère de ses blessures avec un deus ex machina bien pourri.).
Ce n’est pas mauvais non plus, l’histoire est bien ficelée quand même, l’intrigue menée avec entrain (même si certains passages sont trop rapides par rapport à d’autres, notamment à la fin) et tout est plein de bonnes résolutions. Sauf que cela reste un peu juste car déjà vu et déjà fait. RIDLEY le joue premier degré à fond et cela gêne un peu.
Reste néanmoins les dessins de BEN OLIVER, qui ne sont pas mauvais du tout, même si je dois avouer que je m’attendais à beaucoup mieux , à vrai dire, certains aspects de ses dessins (avec la colorisation ) me font même penser à du LAROCCA. Je sais, je sais, je suis un peu dur, mais LAROCCA a vachement progressé quand même sur ses derniers numéros. Bref, une histoire qui n’est ni médiocre, ni excellente avec de jolis dessins, mais pas extraordinaires non plus. On a donc une histoire tout à fait commune et donc franchement dispensable, même si cela peut faire une bonne introduction à cette équipe pour pas très cher (une dizaine d’euros).
A noter : le très bon travail éditorial puisque enfin on a droit à un historique complet et non exhaustif de l’histoire d’AUTHORITY et de plein d’autres choses sur 3 pages. Trois pages d’édito, cela n’est franchement pas négligeable, et même si cela est certainement dû à la petite épaisseur du bouquin, c’est quand même un effort que PANINI devrait faire plus souvent. Ont-ils fait de même avec la JSA, quand même beaucoup plus compliquée ? Je ne sais pas puisque je le prends en VO.
Bref, un comics moyen, que certains apprécieront pour la qualité des dessins, amis qui me laisse un peu de marbre.



THE INVINCIBLE IRON MAN : ARMOR WARS TPB



qui reprend les épisodes 225 à 232 de la saga ARMOR WARS de IRON MAN volume 1
(Michelinie-Layton/Bright-Windsor Smith/Layton)

Pourquoi ? Parce que j’ai été irrésistiblement conditionné par l’avatar de XXL ?
Non, simplement parce que l’envie d’avoir en VO des épisodes dont je ne me rappelais pas beaucoup et que j’avais lu dans STRANGE. En plus, IRON MAN est à la fête en ce moment, et comme Bright/Layton forment un bon duo, je me suis dit que cela pouvait être un bon achat.
Malgré toutes les qualités de ce TPB, je reste un peu déçu.
Il est en effet intéressant de voir que STARK, tellement impopulaire de nos jours avait déjà une attitude un peu arrogante à cette époque. Je rappelle brièvement l’histoire : SATRK s’aperçoit que sa technologie a été volée et est utilisée depuis longtemps par d’autres personnes, notamment les criminels en armure genre BETTLE ou CRIMSON DYNAMO. Il décide donc de mettre tous ces personnages hors d’état de nuire sans en avertir qui que ce soit. Bon, c’est pas franchement immonde dans l’attitude, ce qui l’est plus, c’est de voir que STARK n’hésite pas à détruire les armures des gentils au cas où, il le fait par exemple avec MANTA ou les gardes du complexe de la voûte, ce qui lui causera (déjà) l’inimitié de CAPTAIN AMERICA. STARK a finalement toujours été quelqu’un de radical ; mais disons qu’ici ce sentiment est assez dilué dans les examens de conscience que le scénariste nous livre quasiment à chaque fin d ‘épisode, ce qui est un peu répétitif. STARK trouve un homme en armure possédant sa technologie, il se bat contre lui, met son armure hors d’état de marche envers et contre tout, puis se dit : « je suis un salaud ». sur sept ou huit épisodes, cela devient un petit peu lassant. On a quand même droit à quelques rebondissements, mais qui se résolvent trop rapidement (comme le licenciement de IRON MAN )La fin est quand même bien réalisée même si le dernier ennemi en armure n’est pas franchement réussi (le vilain FIREPOWER). En fait j’ai eu un peu de mal à y rentrer.
Niveau dessin BRIGHT et LAYTON livrent une prestation tout à fait impeccable, qui marche en plus très bien, même si c’est un peu trop lisse parfois. Néanmoins le dernier épisode , dessiné par BARRY WINDSOR SMITH est d’une qualité graphique exceptionnelle, pourtant il est encré par LAYTON, dont on aurait pu se dire que le style ne correspondait pas, eh bien si, tout fonctionne à merveille sur le dernier épisode, qui est plus un épilogue qu’autre chose et qui conclut une saga pas aussi envoûtante que d’autres concernant notre vengeur doré, mais d’une très bonne qualité quand même. Pour les nostalgiques ou pour ceux qui désireraient en savoir plus sur les différents antagonismes CAPTAIN AMERICA/IRON MAN.
et demi

Dernière modification par doop ; 15/02/2008 à 12h26.
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