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Vieux 22/08/2007, 17h41
Avatar de doop
doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
-Gardien du Temple-
 
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doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!doop est GLOP!
Crit.Doop n°25:Re-gifters;DP7;Y;SILENT DRAGON,THOR,52 que du bon cette semaine

Critiques doopiennes semaine 25

Le rappel des faits:

SEMAINE 1 : CIVIL WAR, BLACK HOLE, X MEN (Carey Bachalo Ramos) , SAVAGE DRAGON ARCHIVES
SEMAINE 2: CHECKMATE, MANHUNTER,WOLVERINE (Guggenheim Ramos), OPERATION GALACTIC STORM, BATMAN SECRETS
SEMAINE 3: THE FILTH, BATMAN (Morrison Ostrander Mandrake), HERO SQUARED, DOWN, SUPERMAN VF 21
SEMAINE4: SEVEN SOLDIERS la totale, BIG BOOK INFINITE CRISIS 3,TPB JSA 12: GHOST OF THE PAST; X MEN EXTRA 61 (Tormade et Black panther)
SEMAINE 5: DD FATHER, uncanny X MEN, DETECTIVE COMICS, BIRDS OF PREY, KIN
SEMAINE 6: FALLEN ANGEL, DAREDEVIL VO, JOHN CONSTANTINE: TOUTES SES MACHINES; WOLVERINE VF; NEW MUTANTS CLASSIC ; GHOST RIDER VF 2 : enfer et damnation.
SEMAINE 7: MOON KNIGHT VF 1: le fond; FABLES ; Y THE LAST MAN ; IRON MAN : programme exécution (MARVEL ICONS HORS SERIE) ;NEW MUTANTS CLASSIC vol 2; SUPERMAN: SECRET IDENTITY; GOTHAM CENTRAL VF: affaire non classée
SEMAINE 8: TPB FLASH: THE FASTEST MAN ALIVE; NIGHTWING ANNUAL 2; BUFFY 1 et 2; TPB Ms MARVEL; AU COEUR DE L’EMPIRE (BRYAN TALBOT); BATMAN HORS SERIE 6 (Lieberman, Barriaonuevo); BATMAN 23 VF
SEMAINE 9: NEXTWAVE, TPB NIGHTWING OYL; TPB OUTSIDERS OYL; DEATHNOTE; ANNIHILATION: super skrull + silver surfer; SACHS AND VIOLENS (Perez)
SEMAINE 10: SECRET SIX, DAREDEVIL VO 95; X MEN HORS SERIE 28 (enfance de STORM et Black Panther; NEW X MEN 37: QUEST FOR MAGIK; SUPERMAN l’HOMME D’ACIER vol 2
SEMAINE 11: SHADOWPACT TPB; CIVIL WAR FRONTLINE vol 1; JAE LEE’S HELLSHOCK; DAUGHTERS OF THE DRAGON ; THE AGENCY
SEMAINE 12: 52;ALIENS SALVATION;DMZ; ETERNALS par GAIMAN/ROMITA JR
SEMAINE 13: BLACK PANTHER(LE MARIAGE AVEC STORM) ; LES CHRONIQUES DE SPAWN, THE QUITTER, BATMAN COUNTY LINE ; ULTIMATES ANNUAL 2
SEMAINE 14: PUNISHER MAX: LES NEGRIERS; PLANETARY vol 3 VF; TRINITY; SPIDER MAN-BLACK CAT: THE EVIL THAT MEN CAN DO
SEMAINE 15: CRIMINAL, STRAY TOASTERS, WALKING DEAD, RUNAWAYS/YOUNG AVENGERS, 52: WORLD WAR THREE; ALPHA FLIGHT CLASSIC
SEMAINE 16: BUFFY 1 à 4;WORLD WAR HULK prologue et #1; SAVAGE DRAGON ARCHIVES volume 2; ULTIMATE FANTASTIC FOUR VF 12 à 18 : le run de MILLAR/LAND ; BATMAN et SUPERMAN VF 1 ;
SEMAINE 17: MARVEL ZOMBIES, ULTIMATES vol2 ARC COMPLET ; SPIDER MAN LOVES MARY JANE tpb 1 ; H.E.R.O. tpb vol 1; BATMAN et SUPERMAN vf #1; 52 volume 2 VF
SEMAINE 18: BATGIRL YEAR ONE; GLOBAL FREQUENCY; FRONTLINE TPB 2;FORMERLY KNOWN AS THE JUSTICE LEAGUE; BATMAN et SUPERMAN HORS SERIE n°1 (ALL STAR SUPERMAN 5et 6)
SEMAINE 19: NIGHTWING YEAR ONE; FANTASTIC FOUR: FIRST FAMILY; FRESHMEN; OUTSIDERS ANNUAL; BATMAN ET LES MONSTRES
SEMAINE 20: X MEN, UNCANNY X MEN rise and fall of the SHI’AR empire; NEW X MEN: quest for magik; BLACK ARCANA: MAGIK; ASTONISHING X MEN le mag VF avec EXCALIBUR, EXILES, X FACTOR
SEMAINE 21: EX MACHINA; MARVEL MONSTER CIVIL WAR; WOLVERINE VF; ASTONISHING X MEN
SEMAINE 22: IRREDEEMABLE ANT MAN; FF: THE END; I CAN’T BELIEVE IT’S NOT THE JUSTICE LEAGUE; JUSTICE (Alex Ross) VF n°1 à 3; Mag SUPERMAN/BATMAN VF n°2
SEMAINE 23: MISS HULK volume 2; GRAVITY; DOCTOR STRANGE: THE OATH; STARBRAND CLASSICS vol 1 ; 52 n°3 VF
SEMAINE 24: PUNISHER WAR JOURNAL; MINX: CLUBBED; X MEN EXTRA BLACK PANTHER; WOLVERINE VF et DEFENDERS (Dematteis, giffen, maguire)




RE-GIFTERS

(Mike Carey/Sonny Liew/Mark Hempel)

Deuxième livre de la collection MINX à ma disposition et en principe le livre qui devait lancer la collection. Alors il ne faut pas tout confondre. Non, ce n’est absolument pas avec cette ligne là que DC veut concurrencer du MANGA pour filles. Les dessins n’ont rien à voir, et les scénarios non plus, c’est plus dans la tradition indépendantes qu’autre chose et il n’y a aucune filiation. Bien sûr, DC n’est pas non plus stupide au point de lancer cette ligne là sans faire de gros clins d’œil aux MANGA, ne serait-ce que par le format, mais je trouve que tout est quand même assez différent, d’un autre côté, je ne suis pas un spécialiste, mais on a droit ici a une histoire complète, avec un début, une fin et une progression tout au long du livre sur les 150 pages. Et c’est tout.
Bref, RE-GIFTERS nous raconte l’aventure d’une jeune fille « DIXIE » d’origine coréenne, championne d’hapkido (un karaté coréen) et qui va avoir bien du mal a préparer le futur championnat international tellement elle est amoureuse d’ADAM, champion lui aussi , qui va lui jouer des tours pendables.
Comment ça un truc de filles ?
EXACTEMENT !!!!!
Et c’est tout bonnement génial !!!
Mike Carey et l’artiste SONNY LIEW (secondé par MARK HEMPEL, quand même) nous livre ici une histoire absolument à l’eau de rose, drôle et pleine de petits détails. L’histoire est naïve à souhait et réjouirait le scénariste de CANDY, mais c’est le but et cela fonctionne parfaitement.
Le plus, ce sont les détails que fournissent le scénariste et son dessinateur, les détails de la chambre de DIXIE, son chat, ses petits frères, ils ne sont absolument pas importants dans l’histoire mais contribuent grandement à sa fixation sur papier. On se régale à détailler les planches de LIEW pour voir quelque posters de LEGOLAS ou autres choses dans les coins de la chambre de la jeune fille. Après, l’histoire n’est pas franchement originale et on sent arriver le twist de fin très vite, mais c’est quand même extrêmement agréable à lire. Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec SPIDER MAN LOVES MARY JANE, mais avec un petit quelque chose en plus, peut être le dessin un peu moins plat, encré un peu plus abruptement par HEMPEL. J’ai donc été absolument enchanté et l’ai fait lire à ma femme, qui a totalement succombé et l’a dévoré en quelques heures. Dans ce contexte, on peut dire que ce petit livre réussit absolument sa mission, ouvrir du comics aux plus jeunes et aux plus sensibles et girly d’entre nous, tout en gardant un petit aspect loin d’être débilisant ou ridicule.
C’est frais, c’est pas lourd, c’est mignon comme tout. Bref, une réussite globale assez prononcée, qui donne réellement envie d’en savoir plus, d’ailleurs, je pense que je vous ferai un dossier MINX puisque je viens d’en acheter deux autres dans la foulée.
Vous en avez marre de ces héros cyniques qui choisissent leurs camps, de supermen ados qui frappent sur les murs de la réalité pour modifier un personnage crée dans les années 1964 et utilisés quatre fois depuis ? Vous avez envie d’un truc sympa, bien écrit, bien dessiné qui ne vous fera pas honte et que vous pourrez faire lire à votre dulcinée ou à vos enfants , RE-GIFTERS est fait pour vous. En comparaison, CLUBBING est beaucoup moins bon, de par sa fin un peu bâclée. Ici, c’est du même niveau sur toutes les 150 pages
Jetez vous dessus pendant que cela existe encore, en attendant, les fans de MARY JANE, allez y, c’est tout à fait dans l’esprit !
Très très bon et parce que c’est un vrai moment de douceur pour pas cher du tout !
et je l’assume !!!!!

SILENT DRAGON

(Diggle/Yu/alanguilan-Friend)
Contient la mini série SILENT DRAGON #1 à #6


Ca faisait un petit moment que j’envisageais de prendre cette série dont j’avais vu les préviews sur BUZZ, mais dont je n’avais plus du tout entendu parler. Ayant vu le TPB, je m’empressai donc de l’acheter.
Première impression : les dessins, c’est vrai que les premiers épisodes sont absolument magnifique. Tout en gardant son style habituel et reconnaissable entre tous, YU arrive petit à petit à se détacher du syndrome PORTACCIO (même si certains visages, surtout masculins sont encore à revoir) pour arriver à un je ne sais quoi de TRAVIS CHAREST. Peut être est-ce dû à l’encrage et les couleurs (on a FRIEND et ALANGUILAN et c’est une production IMAGE) mais ça y ressemble beaucoup. Dés qu’on lui demande de signer des planches avec du matériel high-tech dedans, genre des robots, des fils de partout et des engins du futur, c’est excellent, et comme c’est ce qui se passe dans le premier épisode cela tourne bien. Un samouraÏ transformé en robot qui se venge contre des yakusas tout cela dans le futur, la série est faite pour lui. En revanche pour la suite, le dessin de YU faiblit un peu. Il a en effet du mal sur les scènes de combat (complètement embrouillées et pas franchement lisibles) et ses visages deviennent de plus en plus caricaturaux. On perd de la fluidité et le trait se fait de plus en plus pressé à mesure des épisodes. Cela reste quand même un point fort du titre.
Reste maintenant les scénarios de ANDY DIGGLE, dont j’avais entendu dire du bien pour son ADAM STRANGE avec PASCUAL FERRY mais dont je n’avais encore jamais rien lu.
L’histoire est très mauvaise.
En effet, le pitch est très simple, un samouraÏ amoureux de l’épouse de son chef YAKUSA est trahi par ces derniers, et se fait transformer en robot par les policiers du futur pour qu’il les aide à infiltrer le réseau. Rien de bien nouveau à l’horizon, on dirait une re-dite de l’homme qui valait trois milliards version NINJA mais bon, sauf que ce n’est vraiment pas du tout ça, et là aussi, si le premier épisode est assez neutre, la suite est extrêmement décevante.
Aucun personnage n’est développé, rien, le néant total. L’intérêt amoureux de notre samouraï est totalement vide et encore plus potiche qu’une tornade dans BLACK PANTHER, bref, elle ne sert à rien, les méchants sont méchants, les gentils sont gentils et même le relief comique (une petite nana à moto ) est totalement raté parce que jamais développé.
On pourrait dés fois comparer le scénario à une histoire d’un SCOTT LOBDELL en petite forme, c’est vous dire !
Puisque l’histoire est assez simple (avec un twist de fin encore une fois mal exécuté parce que très rapide) , et qu’il n’y a pas de développement des relations et des personnages, que met on dans ces 6 épisodes ? Ben, de la baston, de la baston et encore de la baston. Et comme ce n’est pas le point fort de YU qui au bout d’un moment reprend ses vieilles habitudes imagesques de visages contorsionnés et déformés par la rage , avec une main quelque part, un pied de l’autre sans que l’on sache ce qui se passe et à qui cela appartient, cela devient pénible au bout d’un moment. On pourra sauver quelques personnages (le réparateur de cyborgs, un peu dans le style de l’oracle dans MATRIX) mais c’est tout et c’est bien peu pour une série WILDSORM SIGNATURE, dont on pouvait attendre mieux.
Très décevant car les premières planches sont de toute beauté et en aucun cas représentatives du reste de la série. A ne prendre que si vous êtes fan absolu du FRANCIS YU !

et demi

D.P.7 CLASSIC volume 1

Contient les neuf premiers numéros de la série DP7 de 1986
(Gruenwald/Ryan/Tanghal-Ryan-Williamson-Bulanadi)


Comme j’avais assez apprécie le premier CLASSIC consacré au NEW UNIVERSE, STARBRAND, je me suis dit que cette série, dont j’avais vu les critiques de XXL, méritait l’achat. Et je n’ai vraiment pas été déçu.

DP7 raconte les aventures de sept personnages se retrouvant avec des super pouvoirs à la suite du WHITE EVENT, une grande lumière cosmique qui a déclenché les évènements du NEW UNIVERSE. Ces individus sont emmenés dans une clinique où l’on est censé leur apprendre à utiliser leurs pouvoirs, mais ils s’aperçoivent très vite qu’on veut es utiliser. Ils s’enfuient donc et sont pourchassés par les membres de la clinique.
Rien de bien costaud dans l’histoire, me direz vous. Non, mais c’est surtout dans les pouvoirs, leur utilisation et les relations entre les personnages que le ton change. Résolument plus mature que les titres MARVEL de l’époque, le ton de la série doit beaucoup à MARK GRUENWALD (qui signera plus tard SUPREME SQUADRON) qui décide d’abord de donner des pouvoirs pénibles et effrayants aux personnages, qui ne sont pas des héros mais deviennent des freaks (on citera la vieille dame qui est obligée de se couvrir des pieds à la tête car elle envoie un rayonnement qui affaiblit les autres ; le personnage qui a un métabolisme tellement rapide qu’il ne peut s’empêcher de bouger et de courir, ne laissant de lui qu’une impression de flou constant ; ce jeune homme qui a la peau qui secrète de l’acide et aussi celui qui a des muscles qui poussent constamment, le faisant devenir une brute à chaque instant. ). Ce ne sont absolument pas des pouvoirs « classiques » et la plupart d’entre eux en souffrent, comme cette mère de famille qui a la possibilité de revigorer les autres, mais qui est constamment entourée de petites lumières dorées et ce médecin, pseudo NEGATIVE MAN qui a un hôte d’ombre incontrôlable sortant de son corps (ce qui donne encore un ton un peu bizarre puisqu'on voit que ça ressemble à la DOOM PATROL).
Ces gens là sont bien des aberrations et ils le vivent comme tel. C’est d’ailleurs intéressant de voir que le fameux BLUR de SUPREME SQAUDRON de STRACZINSKI emprunte beaucoup à celui de GRUENWALD dans DP7.
Comme ce scénariste accorde beaucoup d’importance aux relations entre les personnages, on a droit à une jolie étude de mœurs, surtout que nos sept fugitifs sont obligés de vivre dans le mobil home d’un de leurs partenaires, et là aussi, ce n’est absolument pas classique, puisque tout est différent, tordu.
Je m’explique, l’un d’entre eux est médecin et ne supporte pas qu’ils volent et qu’ils fassent du mal aux gens qu’ils rencontrent, même à ceux de la clinique qui les pourchassent, l’autre est mère de famille et voudrait avant tout revoir ses enfants, un troisième est amoureux de la mère de famille en question, même si elle est mariée et fera tout pour la séduire. Ajoutez à cela un individu incapable de tenir en place, une vieille dame obligée de se cacher des autres et qui commence à éprouver une addiction à son pouvoir, un jeune révolté qui se sent tellement puissant mais tellement ridicule (il brûlera la première femme avec laquelle il aura des « relations ») et il ne reste pas grand chose, si ce n’est une étudiante en danse assez plate pour le moment, dans la mesure ou c’est la seule qui ne souffre clairement pas de son pouvoir (celui d’annuler tous les frottements). Et vous obtenez une grande marmite bouillante, où le moindre incident les pousse à exploser. C’est implacable et très bien fait !
On pourra ensuite rajouter quelques mots sur les histoires, qui sont terriblement denses, le moindre numéro de DP7 se lit trois fois moins vite qu’un comic actuel, et cela nous permet de ne pas nous ennuyer une seule seconde.
Bien évidemment, quelques manques existent, comme le développement assez inexistant des personnages de la fameuse clinique et certaines réactions des personnages, qui galèrent des fois beaucoup trop.
Le dessins est de PAUL RYAN, donc vous savez à quoi vous vous attendez, sauf qu’en fait, c’est aussi très bon. Eh oui, RYAN est un artiste classique, et il le prouve, si ces planches ne sont pas formidables, et si l’on ne s’étonne ni ne s’arrête jamais sur un dessin, il faut avouer que rien n’est raté, pas une proportion, pas une perspective, et cela donne un ensemble parfaitement cohérent. En plus il est intéressant de voir un dessinateur aussi classique sur des personnages aussi tordus et mal à l’aise. Le mélange fonctionne donc plutôt bien, et l’encrage de TANGHAL fait que c’est certainement le meilleur travail de RYAN que j’aie pu voir à ce jour. Donc une très bonne série, très solide et en plus difficilement trouvable. Le bon plan, c’est d’aller voir DP7 dans la section rétro, où leurs aventures sont chroniquées par XXL et si cela vous intéresse, de vous jeter sur ce TPB, qui j’espère aura une suite.
En tout cas, je suis vraiment enthousiaste sur cette série !

des résumés et des critiques sur DP7, c'est XXL qui nous les donne ici


Y THE LAST MAN : TPB 9 : MOTHERLAND


Contient les épisodes 49 à 54 de la série Y THE LAST MAN
(Vaughan/Guerra-Sudzuka/Marzan, jr)


On pouvait être un petit peu déçu par la baisse de rythme de cette série au niveau des épisodes 25/30 ; mais il faut bien avouer que depuis deux ou trois TPB, l’intrigue rebondit énormément et on avance en pleine vitesse vers la fin puisqu’il ne reste plus qu’un seul TPB (la série devant s’arrêter au numéro 60). Les explications commencent à tomber, et cette fois ci, c’est l’origine du virus qui nous est dévoilée, le grand secret qui nous a tenu en haleine jusque là. En aucun cas je ne vous spoilerai, mais pour moi, l’explication me semble tout à fait convaincante. Alors on pourra dire, oui, c’est assez facile et un peu amené sur le tard, cette explication, elle n’a pas vraiment de fondement scientifique ni rationnel,, personnellement, je suis assez satisfait et je ne vois absolument pas comment il aurait pu en être autrement. On fait évidemment la connaissance de nouveaux personnages et on en apprend plus sur les parents de ALLISON MANN. C’est tout à fait cohérent et bien expliqué, bien défini et les relations entre les personnages évoluent petit à petit, comme depuis le début de la série. On a dans ce TPB droit à un arc de quatre épisodes, la plus important car c’est celui qui dévoile tout ce qu’il y a à savoir et qui est dessiné par PIA GUERRA, décidément totalement indissociable de cette série avec son superbe style. J’aimerais bien la voir sur autre chose, juste pour être curieux. Les deux derniers épisodes sont signés du remplaçant officiel de GUERRA, GORAN SUDZUKA, et s’intéressent à des personnages hors de l’histoire principale. Autant vous dire que si ces deux épisodes solo reposent sur de bonnes idées (le dernier étant une auto référence au monde des comics et à Y ) , ils ne sont pas importants, si ce n’est qu’ils constituent une sorte d’ouverture sur cette Terre où aucun homme ne vit, comme si VAUGHAN voulait un petit peu rester dans le monde qu’il a crée avant de le quitter définitivement. Les dessins de SUDZUKA, moins fins et précis que ceux de GUERRA, sont tout à fait honnêtes et ne gâchent absolument pas l’ambiance.
Les dialogues sont toujours aussi précis et efficaces, avec des tonnes de références et de petits clins d’œil, bref, rien de nouveau , c’est toujours aussi brillant.
Après avoir résolu, de manière convaincante un des mystères de la série, VAUGHAN va donc, après avoir re dispatché ses personnages, se concentrer sur la fin , à savoir la grande histoire entre YORICK et sa fiancée, puisque l’on rappellera que c’est avant tout le thème et l’intrigue principale de la série. BETH et YORICK vont-ils pouvoir se retrouver ? Suite au prochain TPB.
En attendant



L’INTEGRALE THOR (1983 :1984)


Contient les épisodes de MIGHTY THOR 337 à 350
(W.Simonson)


Intégrale attendue depuis des années par les fans de la série, PANINI se décide à nous sortir une intégrale du run de Walter Simonson sur THOR. Première remarque, comparé aux autres intégrales, il y a ici pas mal de matériel inédit jamais publié en France, puisque nous n’avions eu droit qu’au BETA RAY BILL en souscription chez SEMIC et aussi à la fin de son run dans la V.I. du même nom.
Ca n’a absolument pas pris une ride.
Bon, quelques vêtements ou quelques coupes sont quand même bien dans l’ambiance des années 80, certaines réflexions ou dialogues aussi, mais bon, c’est à l’image de son temps. Et c’est vrai que les passages sur Terre sont un peu moins bons que les passages qui se passent sur ASGARD ou dans d’autres contrées. Car SIMONSON est LE dessinateur qu’il faut pour THOR. Ses traits sont puissants, nobles et cela correspond tout à fait à l’idée que l’on puisse se faire du personnage, majestueux et quand même un peu moins bourrin que sa légende. Je crois que ce sont les premières armes de SIMONSON au scénario, ce qui explique peut être un peu quelques débuts hésitants ou quelques manque de finesse, mais on eut néanmoins souligner le fait que cet artiste a une idée, qu’il développe sur une quinzaine d’épisodes, sans pour autant qu’il y ait une impression de style décompressé. Il façonne l’histoire de THOR comme il le souhaite, en se débarrassant de DON BLAKE et en réintroduisant de manière formidable les personnages d’ASGARD, en leur redonnant tout leur blason de DIEUX. Aussi puissant que JOHN BUSCEMA, il n’y a pas une faute graphique dans tout l’album, avec une utilisation des cadrages , des perspectives et du mouvement particulièrement réussies. Le scénario tient la route, avec par ci par là un épisode solo, mais qui continue d’apporter à l’intrigue. Non, on a vraiment l’impression d’être revenu aux bonnes heures de STAN , JACK ou JOHN. En plus, l’édition de PANINI, même si elle est chère est quand même très soignée. Alors le point noir, c’est toujours de se demander si la traduction est correcte. Dans l’ensemble, elle n’est pas gênante, les dialogues un peu tartes parfois des dieux sont OK, la seul point faible sont les expressions de NICK FURY, totalement hors de propos et désuètes, en même temps qu’un peu vulgaires. C’est véritablement le seul point noir de cette édition, d’une excellente qualité et qui contient une saga parmi les meilleures de l’univers de THOR.
Indispensable.



Pour finir, quelques mots sur

52 VF n°4 :


Contient les épisodes 13 à 16 de la série 52.
(Johns-Waid-Morrison-Rucka/Nauck-Bennett-Eaglesham-Moll)


Autant j’avais été totalement déçu par le dernier numéro, pénible à lire et très ennuyeux, autant avec celui-ci, je retrouve presque la joie d’antan. Et pourtant cela partait mal ; avec un épisode carrément consacré à la secte Kryptonienne et à la femme de ELONGATED MAN.
Le problème est venu de TODD NAUCK, qui nous livre une prestation totalement pourrie et où l’on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, la résurrection de JEAN LORING aurait mérité quelque chose de meilleur, car là, on ne sait pas si c’est un mannequin ou autre. C’est vilain, c’est vilain, c’est vilain. Certainement l’une des plus mauvaises histoires de la série.
Ensuite, les trois épisodes qui suivent s’intéressent à QUESTION et MONTOYA chez BLACK ADAM pour une histoire convaincante dessinée par EAGLESHAM ; BOOSTER GOLD et SUPERNOVA, certainement la meilleure du lot et pour finir par le mariage entre BLACK ADAM et ISIS dessiné par JOE BENNETT toujours aussi à l’aise sur cette série. Bref, des hauts et des bas, qui dépendent surtout des storylines, mais qui ce mois ci fonctionne plutot bien, sans atteindre le niveau du début quand même.


un résumé et une critique complete de SCARLETNEEDLE ici
Réponse avec citation