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Vieux 31/05/2007, 19h03
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Niglo change la caisse du Fauve


Satan’s $@#%* Baby
(Dark Horse, mai 2007, 3.50$)

Scénario, dessin, excommunication et tutti quanti : Eric Powell.


Annoncé depuis plus d’un an, le fameux et sulfureux Satan’s Sodomy Baby est enfin disponible. Annoncé à l’origine comme devant paraître dans les pages de The Goon #18, Eric Powell aura finalement choisi de le publier sous la forme d’un one-shot, et sous une couverture/avertissement réservant ce récit à un public averti. Une odeur de soufre entoure donc cette histoire, soufre dont on peut raisonnablement penser que c’est Powell lui-même qui en est à l’origine. On se souvient peut-être de son message aux lecteurs en préambule à The Goon #18, dans lequel il indiquait qu’une dénommée Margaret Snodgrass avait fait pression avec un certain succès auprès de certains comic-shops pour que cet épisode soit boycotté par les revendeurs. Vraie tentative de censure ou pipeau promotionnel ? J’ai tendance à privilégier la seconde option, mais si l’on en juge par les lettres de soutien publiées dans ce numéro spécial, beaucoup de lecteurs ont pris l’appel de Powell au sérieux.


Revenons à notre histoire. Satan’s Sodomy Baby tient-il toutes ses promesses ? Certes oui, et même un peu plus. Il y est donc question de sodomie, beaucoup et des plus douloureuses visiblement, et du bébé de Satan aussi, mignon comme tout mais pourvu d’une quéquette énorme. Et histoire de ne pas faire dans la demi-mesure, Powell rajoute quelques ingrédients de choix tels qu’une paire de bouseux zoophiles, un prêtre pédophile, quelques paroissiens bas du front qui finiront dans les flammes de l’enfer, sans oublier Mister T et une paire de seins volumineux.


Pas une once de finesse au programme donc, Eric Powell pousse le bouchon aussi loin qu’il peut, assume totalement son mauvais goût, et signe au final un machin assez jouissif dans son genre. On a le droit à quelques scènes d’anthologie, de la quête religieuse de Frankie à l’exorcisme final, assez peu ragoutant. C’est absolument et définitivement con, ça n’a d’autre but que de s’amuser de quelques tabous et de quelques clichés usés jusqu’à la corde de la manière la moins subtile qui soit, on peut parfaitement détester sans être pour autant un cul-béni, mais en ce qui me concerne je me suis bidonné tout du long. Si Tex Avery et Russ Meyer s’étaient rencontrés dans les pages de Hara-Kiri, leur œuvre commune aurait pu ressembler à ça.

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