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Vieux 31/03/2007, 09h22
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Niglo change la caisse du Fauve
Hommage à Marshall Rogers, part IV



Batman : Dark Detective
(DC Comics, 2005)

Scénario : Steve Englehart.
Dessin : Marshall Rogers.
Encrage : Terry Austin.


Terminons ce petit hommage avec l’une des dernières productions de l’artiste, Batman : Dark Detective, ou le retour du trio mythique Englehart/Rogers/Austin sur les lieux de leur premier crime commun presque trois décennies plus tard. Un projet qui ne camoufle pas sa part de nostalgie, en faisant revenir Silver St.Cloud et en offrant un nouveau plan nimportequoitesco-délirant du Joker, décidé cette fois à se faire élire gouverneur.


Englehart reprend les choses quasiment là où ils les avaient arrêtées, les adieux brutaux de Silver à Batman, et la fait revenir tout aussi brutalement dans sa vie. Evidemment, les années ont passé, Silver St.Cloud s’est fiancée à un politicien très en vue, et Batman s’est passablement assombri. Et pourtant, malgré leurs craintes et leurs obligations respectives, leur passion va reprendre comme au premier jour.


Le scénario de Steve Englehart n’est pas totalement réussi. Plutôt que de se focaliser exclusivement sur la relation Bruce/Silver et la menace que le Joker fait peser sur eux, il dillue son propos en y ajoutant quelques intrigues secondaires pas très intéressantes mettant en scène Two-Face et le Scarecrow.


Soyons honnête : les planches de Marshall Rogers n’ont plus tout à fait leur beauté d’antan non plus. Comme pour les personnages qu’il met ici en scène, les années ont passé, leurs traits se sont quelque peu empatés, leurs silhouettes ont perdu de leur souplesse.

Pourtant, trois décennies plus tard, Silver St.Cloud a encore de beaux restes, en particulier ligotée et en petite tenue…


...Batman n’a finalement pas perdu grand chose de sa prestance...


...Et le Joker reste encore et toujours le pire psychopathe de la galaxie DC.


Enfin et surtout, Marshall Rogers reste en matière de narration un maître incontestable. L’épisode 4 en particulier, constitué pour l’essentiel d’un long cauchemar que Scarecrow fait vivre à Bruce Wayne, est remarquable dans son déroulement et dans son ambiance.


Cette mini-série reste avant tout conseillée aux nostalgiques des grandes heures de l’artiste, mais elle est la preuve qu’il restait aujourd’hui encore l’un des grands du medium.

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