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Vieux 21/03/2007, 11h03
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doop doop est déconnecté
bouzouk force !!!!
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doop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 foisdoop a battu Chuck Norris ... 2 fois
Critiques Doopiennes SEMAINE 3

CRITIQUES DOOPIENNES SEMAINE 3 :


THE FILTH
(Morrison/Weston/erskine)

Voilà donc un des premiers MONSTER VERTIGO qui nous narre la totalité des 13 épisodes de THE FILTH. Bon, ce qu’il faut savoir, c’est que c’est tout bonnement la quintessence des idées tordues de GRANT MORRISON. Tout y passe, trucs crades, noms bizarres, concepts tordus qui ont fait de lui un grand nom du comics. Et c’est pas mal, on nous raconte l’histoire d’un agent d’un groupe secret , qui ne se rappelle plus qu’il a été agent car on lui a injecté une autre personnalité, sauf qu’on vient le chercher et qu’une de ses collègues lui pompe littéralement (si vous voyez ce que je veux dire ) son ancienne personnalité, qui a néanmoins du mal à partir ! On vit alors des aventures les plus rocambolesques les une que les autres pour arriver à quelque chose de totalement méta textuel, semblable à ce que Morrison à déjà fait dans ANIMAL MAN, où le héros rencontrait son créateur. Morrison reprend quasiment toutes ses idées développées dans d’autres œuvres (INVISIBLES, ANIMAL MAN, voire X MEN pour les virus conscients ) et regroupe tout dans treize volumes ! Evidemment c’est extrêmement dense, touffu et compliqué ! Si vous cherchez du comics pour vous détendre où ça flingue et déchire à tout va, passez votre chemin, cela va demander une relecture approfondie, car je dois vous avouer que la fin me laisse assez perplexe, voire dubitatif (hein, quoi ????). Bon, ensuite viennent les dessins de CHRIS WESTON qui s’en donne à cœur joie dans le vomi, les trucs qui dégoulinent, la pourriture, mais c’est aussi un peu le principe du comics. Une très bonne prestation de grande qualité au point de vue du dessin. Evidemment, il est servi par un scénario où ou moins trois idées apparaissent à chaque planche (même si la moitié de sont pas développées, et c’est ce qui est frustrant à chaque fois chez Morrison) et WESTON se régale, on sent que c’est tout à fait son univers. Pour n’avoir pas lu le truc en VO, la traduction est correcte (y’avait autant de gros mots en Anglais ?), même si le fond de l’histoire laisse le lecteur passablement perdu. Cela demande une relecture, mais comme cela prend beaucoup de temps à lire, on le met au dessus d’une pile et on attend d’avoir le temps, en se demandant si c’est un truc génial ou un truc bâclé !
Difficile d’émettre vraiment un avis concret sur cette série, il faudrait tout relire , et encore, peut-être que cela ne suffirait pas. On passe quand même des bons moments, surtout si on connaît déjà les frasques du scénaristes.

Mon avis :
Entre et si les idées méta-mettez ce que vous voulez à côté vous enchantent. Un bon achat je pense.
Même si le doute m’habite….


Beaucoup plus léger,
BATMAN 659/662 : GROTESK

Où l’équipe de THE SPECTRE , JOHN OSTRANDER et TOM MANDRAKE se forment pour un fill-in de quatre épisodes dans le run de MORRISON et de KUBERT. J’étais assez content de voir cette équipe de nouveau réunie , en plus sur BATMAN, où le style de TOM MANDRAKE, qui ne me laisse jamais indifférent pouvait donner quelque chose de fort sympathique. Et là, c’est le drame. OSTRANDER livre une histoire lue et relue des centaines de fois sans aucun intérêt, avec un scénario couru d’avance et un vilain fort peu original. Les personnages semblent totalement caricaturaux et clichés, ce qui donne un arc un quatre parties long, mais alors très long pour ne pas dire ennuyeux. On ne nous épargne pas grand chose, des mafieux, des gens défigurés par le feu, un nom ridicule (je préférais encore le GROTESK de uncanny X MEN, celui qui tue XAVIER je crois, c’est pour dire…). Comme à son habitude depuis quelques temps (voir WEAPON X, oui j’ai suivi WEAPON X pendant quelques temps et je l’assume), MANDRAKe réussit de très belles planches, mais aussi de très médiocres, avec parfois de vraies chiures de mouche, il faut dire que le papier glacé et la colorisation « moderne » ne lui conviennent absolument pas. Je t ‘aurais fichu JANSON à l’encrage si j’avais été éditeur, moi…Après, elle n’ était pas prévue cette histoire , peut être que DC les a obligés à faire un truc rapide et mal foutu, je sais pas... Tout cela pour dire que la série BATMAN part assez mal. Après un début de run en quatre partie seulement par MORRISON/KUBERT (un truc pas génial et trop rapidement exécuté pour que l’on y croie une seconde, avec une fin vraiment limite digne d’un bon LARRY HAMA) , on a droit à quatre épisodes de fill-in par une équipe qui aurait pu donner de bonnes choses sur le papier mais qui là livre une saga parfaitement oubliable et absolument pas essentielle, même pas pour les complètistes. A savoir si PANINI va le publier en VF dans leur nouveau magazine. Personnellement, j’espère que non car ça risque pas mal de rebuter les lecteurs.

et demi

La grande question étant : GRANT MORRISON qui revient l’épisode d’après pour signer le retour du JOKER (qui avait disparu depuis au moins…ouh là, huit numéros) dans un numéro concept (texte totalement écrit sur lequel seront gravées des images de JOHN VAN FLEET, mémorable artiste de la mini série TYPHOID MARY chroniquée par votre serviteur içi…), va t’il redresser la barre ?


BATMAN 663 : THE CLOWN AT MIDNIGHT

Eh bien non!
On part sur quelque chose de déjà fait (notamment par GAIMAN ou RUCKA) qui consiste à mettre des illustrations de JOHN VAN FLEET sur le texte en prose de MORRISON. Toujours pareil, l’histoire ; le JOKER est à ARKHAM, il essaye de s’échapper à l’aide HARLEY QUINN, puis veut tuer BATMAN, sauf qu’en fait non, tout cela finit par QUINN qui se rebelle contre son amoureux qui ne l’aime pas. JOKER,BATMAN,MORRISON,VAN FLEET, petits clown HYDROCEPHALES, ARKHAM. Une bien jolie liste de mots…Cherchez l’erreur : MORRISON. Eh oui, son récit en prose est catastrophique ! Evidemment, il y a des tonnes d’action et c’est très difficile à rendre sur un récit en prose, en plus il ne s’épargne pas les clichés et les maladresses je trouve. (“THE JOKER feels like a god again-the thin white duke of death with his grveyard grin and his eternal promise of humiliation and pain”….bla bla bla…) Il apporte une touche de pensée ZEN à BATMAN (“THE BATMAN slows his breathing to trigger DELTA-WAVE activity before entering Nirvikalpa Samadhi, the suprême méditative state”, non sérieux, relisez cette phrase jusqu’au bout sans éclater de rire…) totalement hors de propos. Le truc c’est qu’à part un gimmick, ce texte en prose n’a aucun intérêt dans le sujet de l’épisode. Il ne sert strictement à rien dans l’histoire, si ce n’est mettre en valeur les dessins et la créativité de JOHN VAN FLEET, qui en est réduit finalement à quelques bouts de dessins par ci par là derrière un placard de texte absolument indigeste, cela ne vaut vraiment pas son travail sur la mini série TYPHOID chez MARVEL avec ANN NOCENTI, que je vous invite vivement à aller voir ici.
Regardez, c’est terriblement indigeste !!!!!

A la limite, j’aurais presque préféré un KUBERT tellement je suis frustré de ne pas voir le talent de cet artiste éclater sur chaque page. Une idée bien malheureuse et surtout complètement gâchée. Je me demande ce que Morrison voulait faire avec cette histoire. Un concept original mais en fait une énorme ratade !
MON AVIS uniquement pour les dessins.

Un petit mot sur le dernier numéro du magazine SUPERMAN.
SUPERMAN 21


Qui contient les trois derniers épisodes des trois séries SUPERMAN avant le ONE YEAR LATER ainsi que le SUPERMAN BATMAN avant le OYL.
Superman 226/Action Comics 836/Adventures of superman 649
(Kelly/BENES ORDAY CHAKIN PRADO DERENICK REIS JURGENS CHURCHILL JIMENEZ BERMEJO MANHKE KERSCHL ROULEAU EAGLESHAM Mc GUINESS)
Les trois numéros forment une seule histoire, qui raconte ce que chaque SUPERMAN aurait pu faire s’il avait été dans le monde de l’autre. Très bonne idée, car en plus de ça, JOE KELLY n’est pas le plus manchot des scénaristes ! Il nous renvoie à l’idée que ni TERRE 1, ni TERRE 2 ne sont des mondes parfaits (prenant peut-être aussi un peu le contre-pieds de certains scénaristes aussi) pour un récit touchant, bien écrit et qui fonctionne merveilleusement car il arrive à clore une saga au sein d’un méga crossover, sans renier le personnage, ce qui est un véritable tour de force. Deux problèmes surgissent néanmoins : le changement incessant des dessinateurs, ce qui nuit terriblement à la compréhension de l’histoire et des différents passages dans les TERRES. On est assez perplexe au début, surtout que certaines planches sont assez ratées (voir DERENICK ou autres) , et en plus, il faut connaître pas mal l’histoire de SUPERMAN, non seulement de TERRE 1, mais aussi de TERRE 2. PANINI doit quand même en vouloir beaucoup à DC de leur avoir refilé le bébé au moment même ou la majorité des titres mainstream publiés en kiosque sont réservés uniquement aux connaisseurs de l’univers DC et donc pas au lectorat de base. Même si vous pouvez compléter vos connaissances avec des petites visites sur la section rétro, par exemple… D’ailleurs je pense que les critiques de notre ami scarlett seront indispensables pour les non généalogistes lors de la publication de la série 52. C’est vrai qu’ils n’ont pas eu de chance avec JEU DE GUERRE sur BATMAN et CRISIS… En plus, il me semble que la plupart des relaunch après le OYL ne sont pas terribles, il va falloir que PANINI fasse très attention à ce qu’il va publier, quitte a recentrer drastiquement sur les meilleures séries.
On passe très vite sur le dernier épisode qui nous donne une aventure de HUNTRESS et POWER GIRL sans intérêt, surtout qu’on aura pas la suite, dessinée par un KEVIN MAC GUIRE qui a dû se fouler le poignet avant de dessiner.

MON AVIS :
Pour les trois premiers épisodes :
et demi
Pour le dernier :





HEROS² : MIROIR DEFORMANT

(Giffen-De Matteis/Abraham-Badger)

Voici donc l’équipe de la JLA version rigolo des années 90 et d’autres titres penchant vers la comédie en action pour une toute nouvelle série avec un concept ma foi fort intéressant. Un super héros style SUPERMAN voit sa terre dévastée et se retrouve projeté dans une autre dimension ; il va donc demander de l’aide à son double de cette nouvelle terre, sauf que voilà, les super héros n’existent dans ce monde que dans les bandes dessinées et que son alter ego est un gros loser bedonnant. Les forces maléfiques l’ont malheureusement suivi sur cette nouvelle Terre, et il va donc avoir besoin de l’aide de son autre moi, pas franchement convaincu, pour repousser les attaques de l’envahisseur.
Nous voilà sur le registre de la comédie, par des gens qui savent de quoi ils parlent. Et ça fonctionne plutôt bien. Evidemment, on a droit à de la parodie de comics de super héros, mais mis en lumière par le biais de cette situation ma foi fort fraîche et distrayante. On est amusé et intrigué à la foi, surtout que l’histoire, en dehors de la parodie pure, tint extrêmement bien la route, prouvant que derrière le côté parodions et éclatons nous à gogo, il y a une idée derrière tout ça. Le dernier épisode est à ce titre particulièrement bien fichu. Même si cela n’a rien à voir, on est obligé de lorgner du côté de INVINCIBLE, dont je ne suis pas le supporter numéro un, sauf que là, je trouve que c’est beaucoup plus pensé et amusant car justement, les auteurs ont réussi à sortir de la caricature lourde qui pouvait dés fois gêner ma lecture sur le titre de KIRKMAN. En plus, il n’est pas très cher, une dizaine d’euros, et je dois avouer qu’après THE FILTH et en plein milieu de la saga SEVEN SOLDIERS que je vous narrerai la semaine prochaine, ça fait une sacrée bonne détente ! Finalement, ANGLE COMICS a la chic pour sortir des petites séries fort sympathiques et peu chères, je pense à WILDGUARD ou autres GROUNDED qui sont vraiment de très bonne qualité.
Pour le prix, cela vaut nettement le coup, même si cela n’est pas le comics du siècle, c’est frais, fun et bien pensé.

MON AVIS :
et demi. Ne vous en privez pas, si vous aimez INVINCIBLE, c’est encore mieux…

On finit la semaine avec DOWN chez DELCOURT
(Ellis/Tony Harris-Cully Hamner)
Warren Ellis, Tony Harris, Cully Hamner, on ne peut que placer la barre trés haut, et pourtant c’est une énorme déception. Nous voici plongé dans une histoire d’infiltration policière où une femme flic au caractère fort ( car elle s’est fait violer une demi douzaine de fois dans sa jeunesse) défouraille à tout va bandits et violeurs, en leur faisant exploser les parties génitales avec son gros flingue. Rien de nouveau ni d’intéressant, ENNIS l’a déjà fait et en mieux. On lui propose donc d’infiltrer la mafia du coin, lui ordonnant de tuer quelques flics ripoux au passage pour prouver sa valeur aux bandits. La voici donc amenée à faire des choix difficile pour mener sa mission jusqu’au bout, peut-elle tuer des innocents pour mener sa mission à bien, etc….Les trois quarts du numéro sont écrits avec un rythme assez lent qui s’accélère énormément sur la dernière partie pour finalement rendre la fin très abrupte et trop rapide pour qu’on y croie une seconde. (Après avoir tué le chef de la mafia, elle prend son rôle et devient chef de l’organisation criminelle). Les dessins ont beau être corrects, même si l’on ne peut s’empêcher de se dire que DILLON fait mieux, mais c’est surtout gâché par un scénario vraiment mal foutu et mal construit. Dieu sait que je ne suis pas fan des histoires à rallonge, mais je crois qu’un ou deux numéros de plus auraient pu faire de cette histoire une histoire moyenne, plutôt que quelque chose de très décevant. C’est le problème avec ELLIS, il a ses grands jours et ses plus mauvais jours ; ce n’était pas un très bon ici…
Mon avis : et demi, et encore parce que les dessins ; Ne vous fiez pas à la couverture.

Dernière modification par doop ; 14/06/2008 à 14h08.
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