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Vieux 20/03/2007, 23h26
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BATMAN 22
(Batman 647-649 / Détective comics 813)



Pour l’avant dernier numéro du magazine avant le lancement d’une nouvelle revue BATMAN/SUPERMAN au titre encore incertain, Judd Winnick et Doug Mahnke, secondé par Eric Battle, nous entraînent jusqu’au front de la guerre que se livrent Red Hood et Black Mask sous le regard quasi-désemparé et impuissant de Batman.

Alors qu’on ignore encore les évènements qui ont fait sortir Jason Todd de sa tombe pour endosser le masque de Red Hood, l’histoire se décide enfin à décoller du rythme lymphatique qui a marqué le retour du défunt Robin.

Relativement loin des méandres des crises cosmiques, Winnick rend une copie qui fait la part belle à l’action sans négliger de faire avancer son intrigue avec limpidité alors que Batman prends ses marques dans la nouvelle relation qui le lie à la nouvelle et ambiguë terreur de la pègre Gothamite.

Mahnke livre un travail lisible, efficace et dynamique même si ses pages n’ont pas le caractère et la personnalité des grands illustrateurs de comics. Avec le nouvel arc baptisé « All they do is watch us kill » dont il faut saluer le titre original bien plus que sa traduction banale, sans saveur et usée jusqu’à la corde de « Course contre la mort », le lecteur est entraîné entre passé et présent, amour et haine inscrits et emmêles dans les cœurs et les corps surentraînés des sombres justiciers de Gotham.

Au delà d’un conflit sur les méthodes des bras armés de la justice, Judd Winnick nous raconte un processus de deuil autant qu’un Œdipe en cours de résolution. Les scènes de combat fascinent par la mécanique de précision surgie du passé qui anime le Dark Knight et Red Hood, et le second épisode de l’arc se termine sur la peur, l’ironie et le cynisme dans lesquels sombrent la dramatique existence de Batman. Le magasine éponyme se prépare des funérailles des plus honorables.

Pour clore le ban, la 11° partie de « City of crime » par.David Lapham et Ramon Bachs poursuit le très long travail entrepris dont je disais le mois dernier que « l’histoire, aussi glauque et sordide soit-elle, ne manque pas de qualités malgré des dessins très inégaux d’une case à l’autre. Cet arc souffrirait même d’un trop plein de rebondissements, de cauchemars, de vilains qui défilent, de thèmes mêlant l’horreur urbaine au fantastique zombiesque, le tout me semblant de toute façon étiré au delà de toute raison et risquant de se finir en un gigantesque ragoût lourd et indigeste. Patientons cependant encore 1 mois ou 2 avant de commander l’alkaseltzer et laissons lui sa chance ».

Je lui laisse donc sa chance jusqu’au mois prochain en espérant que la conclusion justifiera ce vote de confiance !
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