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Vieux 13/03/2007, 17h14
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Niglo change la caisse du Fauve


Doom Patrol #91
(DC Comics, novembre 1964)

Mento – The Man who split the Doom Patrol

Scénario : Arnold Drake.
Dessin : Bruno Premiani.


J’avais prévu de parler de tout autre chose, mais l’annonce de la mort d’Arnold Drake hier m’a donné un peu envie de rendre hommage à ce grand Monsieur du monde des comics, et à sa plus belle création : la Doom Patrol.

Au passage, je signale que Chris Sims a eu la même idée sur son Invincible Super-Blog (merci encore XXL de m’avoir signalé ce site. It changed my life). Je vous encourage à y jeter un oeil chaque jour que Dieu fait.

Doom Patrol est sans doute le comic-book DC le plus atypique de l’époque. Un groupe composé de freaks (à l’exception de la belle et grande Elasti-Girl, bien évidemment), aux antipodes des critères de sélection des membres de la Justice League of America. Les points communs existant entre cette série et les X-Men ont déjà été évoqués maintes et maintes fois, je n’y reviens pas.

J’avais naguère consacré une critique au premier volume des Doom Patrol Archives, ça peut toujours se lire ici. L’épisode qui suit figure dans le volume suivant.

Doom Patrol #91 marque la première apparition de Mento, personnage qui deviendra par la suite l’un des pires psychopathes du DCU. Quand on voit le chapeau qu’il porte ici, on pouvait déjà nourrir quelques doutes à son égard, sinon quant à sa stabilité mentale, en tous cas quant à ses goûts vestimentaires (mais l’un n’est-il pas révélateur de l’autre ? Hein ? Hein ?)


He’s got the look.

La Doom Patrol a été appelée pour désamorcer une bombe prévue pour faire sauter les murs d’une prison et les trois pâtés de maison situés à proximité (l’identité du responsable de cette tentative d’évasion ô combien subtile et sans risques ne sera pas révélée dans le cours de l’histoire). L’un après l’autre, Robotman, Elasti-Girl et Negative Man tenteront de désactiver l’explosif, sans succès.

Débarque de nulle part Mento, tout de jaune et mauve vêtu. Le garçon affirme avoir des pouvoirs télékinésiques, amplifiés par la lunette de toilette améliorée qu’il porte sur le crâne. Démonstration : la bombe s’envole et s’en va exploser tout là haut dans le ciel, sans faire de victimes, à part peut-être quelque malheureux pigeon qui aurait eu la mauvaise idée de voleter dans le coin à cet instant.

Mais la raison première de la présence de Mento sur les lieux est une autre bombe, Elasti-Girl, dont il est tombé amoureux et qu’il compte bien séduire par ses innombrables talents. En effet, lorsqu’il ne fait pas son intéressant habillé n’importe comment, Steve Dayton, descendant de l’une des familles les plus riches des Etats-Unis, est également un chercheur, professeur en recherche psychologique, et possède un physique d’athlète, lui permettant notamment de soulever d’une seule main une cage à l’intérieur de laquelle sont enfermés une bonne demi-douzaine de ouistitis. Comment voulez-vous que Rita Farr ne succombe pas à ses charmes ?


Aucun animal n’a été maltraité durant la réalisation de cette scène.Off-panel, par contre…

Pourtant, lorsque Mento lui propose de quitter la Doom Patrol pour se joindre à lui, la jeune femme refuse, précisant que l’équipe constitue également la seule famille qu’elle ait jamais eu. Arnold Drake soulève ici une question intéressante : que fait la jeune et jolie Rita Farr parmi cette bande de monstres ? Que les autres membres de l’équipe soient heureux de compter Elasti-Girl dans leurs rangs ne fait aucun doute : voilà une jeune femme capable d’atteindre une taille de plusieurs dizaines de mètres, et qui porte une mini-jupe. Le seul élément peu vraisemblable de toute cette affaire étant que, dans ces moments de grande émotion, à l’ombre de la jeune femme, ils parviennent encore à se concentrer sur l’adversaire qu’ils ont à vaincre. Que le cerveau de Robotman ait été transféré dans une carcasse métallique ne fait pas moins de lui un homme, si ? Mais c’est un débat pour une autre fois.

Quoiqu’il en soit, Elasti-Girl rejette la proposition de Mento, et retourne chez les siens. Pile-poil au bon moment, puisque de grands bonhommes en plastique viennent de faire leur apparition en ville et saccagent un peu tout.


Bloop... Bloop... Bloop... Whamm !

Confrontée à ces envahisseurs venus d’on ne sait où, la Doom Patrol n’aura guère de mal à se débarrasser d’eux. Mais voilà qu’il en arrive d’autres, et d’autres encore, de plus en plus, c’est soudain une pluie de boules de gommes géantes et multicolores, expulsées de quelque distributeur de chewing-gum céleste, qui s’abat sur nos trois héros (putain, c’est beau des fois ce que j’écris, j’en chialerais). A force de persévérance et de pugnacité, les membres de la Doom Patrol finiront par vaincre ces assaillants caoutchouteux, et termineront le combat engoncés jusqu’au genou dans une mare de chewing-gums mâchouillés.

Et que fait Chief pendant ce temps me demanderez-vous ? Le leader de la Doom Patrol a réussi à déterminer la provenance de ces vilains bonshommes en plastique : un cité volante, en orbite à une trentaine de kilomètres d’altitude. L’objectif de l’équipe est clair. Sauf qu’ils vont se faire devancer par Mento qui, à bord d’une fusée sortie d’on ne sait où, est le premier à atteindre la ville aérienne, et le premier aussi à se faire capturer par Garguax, vilain extraterrestre venu tester sur Terre les armes qui lui permettront de prendre de force le pouvoir sur son monde d’origine.


Le péril vert...

Le temps de finir d’assembler sa propre fusée, la Doom Patrol part à son tour attaquer Garguax. Sur place, ils découvrent que Mento s’est allié à l’envahisseur d’outre-espace. Ils l’assomment, s’enfuient avec lui dans les dédales de la cité spatiale, évitent de justesse quelques pièges mortels, en particulier un ventilateur géant et surtout une cuve d’acide qui fournira l’occasion à Elasti-Girl de nous offrir (presque) son plus beau sourire…


Le Comics Code Authority, une mise en page pudique et de malencontreuses volutes de fumée nous empêcheront hélas de savoir de quelle couleur était la petite culotte de Rita Farr ce jour là. Monde de merde.

Lorsqu’il reprend conscience, Mento, qui avait été hypnotisé par Garguax, reprend ses esprits, et c’est lui qui va vaincre le péril alien grâce à ses pouvoirs télékinésiques, envoyant valdinguer à droite à gauche les bonshommes en plastique et détruisant du même coup l’usine qui les produisait. Le monde est sauf, et Rita aura l’occasion de se rapprocher de Mento et de découvrir s’il est lui aussi giant-sized ou non.


Merci Monsieur Drake. Et pardon de faire l’andouille avec votre œuvre, rien que pour faire mon intéressant. En vrai, Doom Patrol était l’un des tout meilleurs et des plus inventifs comics de son époque. J’essaie juste de ne pas être trop triste en songeant au temps qui passe…
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