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Vieux 28/02/2007, 16h42
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Niglo change la caisse du Fauve
Pour poursuivre ce que je disais ici, petit coup d’œil sur d’autres titres Wildstorm relancés en fanfare il y a quelques mois.


Gen 13 #5
(DC/Wildstorm, février 2007, 2.99$)

Scénario : Gail Simone.
Dessin : Talent Caldwell.
Encrage : Livesay.

On approche de la clôture du premier arc, et bof, tout cela reste assez peu passionnant. La série d’origine, sous la plume et le crayon de Choi et Campbell, possédait un certain charme, charme que peine à retrouver Gail Simone ici. Il y a quelques idées intéressantes (le discours sur la violence, sa mise en scène dans les nouveaux média, et la fascination qu’elle engendre) d’autres beaucoup moins (tout l’aspect religieux évoqué à travers les Gen 11 et le père supposé de Roxy), quelques scènes très réussies (dans cet épisode, en particulier, la discussion entre Roxy et son père) et des personnages caricaturaux au possible (la palme revenant au docteur Cross, l’homme à l’origine du projet Gen 13. Le personnage nous est présenté comme un psychopathe totalement halluciné depuis le début de la série, on va encore plus loin dans le grotesque dans cet épisode. Gail Simone en fait vraiment des tonnes avec ce personnage, et le résultat est franchement pénible).


La bonne nouvelle de cet épisode, c’est le retour de Talent Caldwell, après un fill-in et demi particulièrement vilain de Sunny Lee. Son style colle bien à la série, son départ annoncé est une raison supplémentaire de ne pas aller au-delà de ce premier arc.




Stormwatch P.H.D. #4
(DC/Wildstorm, février 2007, 2.99$)

Scénario : Christos N. Gage.
Dessin : Doug Mahnke.

Nettement plus intéressant est le Stormwatch P.H.D. de Gage et Mahnke. Ce relaunch, par son principe de base, se rapproche davantage du Stormwatch Team Achilles de Micah Ian Wright que de la série d’origine (Dieu merci !) ou de la version Warren Ellis. Même si l’on y croise quelques visages connus (Batallion, Fahrenheit, Synergy), l’équipe est exclusivement composée d’humains ‘normaux’, spécialisés dans le combat contre les post-humains.

L’une des qualités de cette série, c’est que chacun épisode est un stand-alone. Qui s’inscrit dans un contexte plus large, évidemment, mais Gage n’a pas que la réédition tpb en point de mire et travaille chaque épisode de manière indépendante.

L’autre point fort, c’est le soin que prend le scénariste à donner de la chair à ses personnages. Stormwatch P.H.D. #4 s’intéresse plus en détail aux trois membres féminins du groupe, amenées à faire plus ample connaissance à l’occasion d’une sortie entre filles. Christos N. Gage n’évite pas vraiment les stéréotypes (que ce soit Gorgeous, manipulatrice cynique à la Emma Frost, ou Elizabeth, mystique tendance gothique) ni les situations un peu trop prévisibles (les deux lourdauds trop entreprenants qui finiront la soirée la tronche dans le caniveau), mais en joue dans l’ensemble plutôt bien, et surtout sait sortir au bon moment LE twist qui rend tel ou tel personnage plus attachant, ou intriguant, ou les deux (dans le cas présent, la dernière scène nous révèle un secret qu’Elizabeth s’est bien gardée de révéler à ses camarades de jeu…).

Et puis il y a Doug Mahnke au crayon, raison supplémentaire de s’intéresser à cette série. Sa prestation est impeccable, très sombre et violente, et colle parfaitement au ton de Stormwatch P.H.D. Mahnke n’est jamais aussi bon que lorsqu’il s’encre lui-même (quoique j’aimais beaucoup le travail de Tom Nguyen sur ses JLA), et son style jamais aussi proche de celui de Simon Bisley. Là aussi, l’annonce de son départ prochain n’est pas vraiment une bonne nouvelle, mais les scripts de Christos N. Gage ont suffisamment de qualités pour qu’on puisse envisager de continuer à lire cette série sans lui.

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