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Vieux 25/02/2007, 14h56
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Niglo change la caisse du Fauve


Spider-Man Family #1
(Marvel Comics, février 2007, 4.99$)

Homesick, par Sean McKeever, Terrell Bobbett & Gary Martin.
Catfight, par Fred Van Lente, Federica Manfredi & Terry Pallot.
Sand Blasted, par Kurt Busiek, Pat Olliffe, Al Vey & Pam Eklund (reprint d’Untold Tales of Spider-Man #3)
He who laughs last…! Par Len Wein, Ross Andru & Tony DeZuniga (reprint d’Amazing Spider-Man #176)
Spider-Man J : A new Assassin from Beast Road, par Yamanaka Akira.

Le monde des comics a-t-il besoin d’une nouvelle série consacrée à Spider-Man ? Sans doute pas. Le personnage a certainement besoin de tout un tas de chose pour redevenir intéressant (si c’est encore possible), mais ce n’est hélas pas ce Spider-Man Family qui va l’y aider.

Spider-Man Family a pour lui un rapport quantité/prix intéressant, une centaine de pages (et très peu de pub) pour 4.99$ seulement. Reste à voir si ces pages sont bien remplies ou non.

Le premier récit, inédit, est signé Sean McKeever & Terrell Bobbett. Il se situe à l’époque où Spider-Man portait encore le symbiote (ce qui donne une excuse au magazine pour ne pas se distinguer des autres revues Spider-Man du mois et afficher en couverture son costume noir). Lequel symbiote n’en faisait parfois qu’à sa tête et se lançait à l’occasion dans une aventure sans demander son avis à son porteur (généralement durant le sommeil de ce dernier). C’est le cas ici, le symbiote partant sur les traces de quelque chose lui rappelant son monde d’origine. Et cassant la gueule au Sandman au passage.

L’intrigue de McKeever n’a pas grand intérêt, si ce n’est de raviver quelques souvenirs de l’époque où les lecteurs ont découvert le symbiote. C’est mince. Côté dessin, Bobbett, dont le nom ne me dit rien, a un style assez quelconque mais pas désagréable. Sa narration en revanche laisse sérieusement à désirer. Malgré un découpage assez classique, l’action manque de lisibilité, et le point de vue adopté est souvent maladroit.

Plus court, Catfight, de Fred Van Lente et Federica Manfredi, n’est guère plus intéressant. Situé également dans le passé, il s’intéresse à la première rencontre entre Black Cat et Hellcat, dans un musée de Chicago, après les heures d’ouverture. Le récit laisse supposer qu’il se déroule avant la première apparition de Black Cat dans Amazing Spider-Man #194, mais le portrait que fait Van Lente de la demoiselle n’est pas vraiment raccord avec celle qu’elle était à l’époque. De son côté, Federica Manfredi a plutôt bien progressé depuis ses premiers travaux chez Marvel, mais son style manque encore de personnalité pour lui permettre de sortir du lot.

Viennent ensuite deux rééditions, un épisode d’Untold Tales of Spider-Man où notre héros affronte Sandman, un autre d’Amazing période Wein/Andru dans lequel tante May fait un malaise cardiaque. Je n’ai aucune idée de la raison du pourquoi du comment ces épisodes ont été choisis (le Untold à la rigueur, étant donné la présence de Sandman dans le récit de McKeever et dans je ne sais plus quel Spider-titre de février, sans compter qu’il s’agit d’un épisode tout à fait réussi ; pour Amazing spider-Man en revanche, aucune idée, mais l’épisode étant à suivre et pas très intéressant en lui-même, on peut au minimum espérer que la suite paraîtra dans le prochain numéro).

La revue se termine par un ovni, la version manga de Spider-Man (Spider-Man J pour être précis), en provenance directe du Japon. Sans préambule aucun, on y découvre un vilain baptisé General Wasperus, qui semble ne pas aimer du tout du tout Spider-Man, et aussi le support-cast de notre héros : ses copains étudiants, Jane-Marie et Harold, ainsi qu’un policier, le détective Flynn, qui, pour des raisons qui m’échappent, semble très lié à Peter Parker (oui, le héros, bien qu’oeuvrant à Tokyo, a gardé son patronyme américain).

Il se passe tout un tas de choses dans ces vingt pages, le General Wasperus transforme le détective Flynn en homme-guêpe, ça se bagarre dans tous les sens, et à la fin Wasperus menace de s’en prendre à Tokyo. Ce dont je prends bonne note et ne manquerai pas d’en faire part aux intéressés.

A part ça, entre deux récits, on a droit aux Mini Marvels de Chris Giarrusso. C’est toujours aussi mimi, mais quatre pages de leurs aventures ne peut pas vraiment justifier 4.99$ de dépense.

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