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Vieux 24/02/2007, 19h50
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Niglo change la caisse du Fauve


Punisher War Journal #4
(Marvel Comics, février 2007, 2.99$)

Scénario : Matt Fraction.
Dessin : Mike Deodato.

Le quatrième numéro de Punisher War Journal est le premier à ne pas être estampillé Civil War. Il fait néanmoins suite à un événement survenu au début de la série : la mort de Stilt-Man. Une veillée funèbre est organisée, dans un bar, à laquelle sont conviés toutes sortes de super-vilains de deuxième et troisième zone. Qui vont discuter ensemble de leur condition, échanger quelques souvenirs, et aussi quelques coups.

On a un peu trop souvent eu droit ces dernières années à ces réunions de vilains plus ou moins ringards, le plus souvent dans le type d’établissement qu’on retrouve ici. Les deux-trois premières fois c’était amusant, c’est très vite devenu répétitif et vain. Cet épisode ne fait pas exception.

L’un des problèmes est que, dans ce type de récit, les vilains sélectionnés ne le sont qu’en fonction de leur look ou de leur pouvoirs ringards (ici, par exemple, Masked Marauder, Gibbon, Grizzly, Eel, Ringer, etc.) sans se soucier un seul instant ni de leur personnalité (que diable font Puma ou Prowler ici !!!), ni de leur histoire (d’ailleurs, pour autant que je sache, un certain de nombre de vilains présents dans cet épisode sont censés être morts). Ils ne sont prétexte qu’à farce. Pas de bol, ici, la plupart des scènes et répliques comiques tombent misérablement à plat, à une ou deux exceptions près.

Matt Fraction essaie de ne pas se limiter à cet unique registre, et semble vouloir donner une petite touche nostalgique à son histoire. Certains des vilains présents se remémorent leurs haut-faits d’autrefois et se prennent à regretter une époque révolue. Là non plus, même lorsque Deodato recrée telle ou telle scène du passé, ça ne marche pas, et il ressort de ces flashbacks davantage de mépris de la part du scénariste que de nostalgie. On est aux antipodes de ce que peuvent faire un Dan Slott ou un Jeff Parker lorsqu’ils revisitent le passé du Marvel Universe.

Et le Punisher dans tout ça ? Il constitue l’autre problème de ce récit, sans doute plus gênant encore. Le principal intérêt de cette deuxième ongoing consacrée au personnage, sa légitimité même, est de replacer le Punisher dans le cadre du Marvel Universe, la série Max d’Ennis s’en tenant, à juste titre, le plus loin possible. Cette série permet donc de revoir le Punisher dans un cadre super-héroïque. Mais pour y faire quoi ? Cet épisode, encore plus que les précédents, semble apporter une réponse, et je ne suis pas du tout sûr qu’elle me convienne. Si la série doit se limiter à un bête jeu de massacre, je pense que je vais aller très vite faire un tour ailleurs. C’était amusant sous la plume d’Ennis et lorsque le Punisher s’en prenait aux grandes figures Marvel. Ici, c’est juste stupide et totalement vain.

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