Discussion: Niglo lit...
Afficher un message
  #31  
Vieux 17/02/2007, 18h48
Avatar de Niglo
Niglo Niglo est déconnecté
Registered User
 
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 6 570
Niglo change la caisse du Fauve
Changeons tout à fait de sujet pour nous intéresser à un genre qui continue d’avoir la cote actuellement : les histoires de zombies.

Je n’irai certainement pas me plaindre du fait que, depuis trois ou quatre ans, de plus en plus de récits ou de séries appartenant à ce sous-genre aient vu le jour. D’abord parce que j’adore ça. Ensuite et surtout, parce que dans un médium squatté à 98.7% par un genre unique, le reste ne peut être que quantité négligeable. Et enfin, parmi les différents récits que j’ai pu lire ici ou là, j’ai finalement été très rarement déçu jusqu’à présent.



Pieces for Mom – A Tale of the Undead
(Image Comics, janvier 2007, 3.99$)

Scénario : Steve Niles.
Dessin : Andrew Ritchie.

Pieces for Mom est un one-shot signé Steve Niles et Andrew Ritchie. Steve Niles s’est fait ces dernières années une jolie réputation, d’abord grâce à Thirty Days of Night, conçu avec son compère Ben Templesmith, puis à travers toute une série de récits d’horreur parus chez divers petits éditeurs (IDW en particulier). Hormis Thirty Days of Night, les quelques unes de ses histoires que j’ai eu l’occasion de lire ne m’ont pas spécialement enthousiasmé, mais peut-être s’agit-il d’une mauvaise pioche. Quant à Andrew Ritchie, je ne suis pas sûr d’avoir vu ses travaux précédents, si travaux précédents il y a eu.

Pieces for Mom raconte l’histoire de deux adolescents, dans un monde envahi par les zombies, et de leur maman. Laquelle s’est fait mordre et s’est donc transformée à son tour en zombie. Ses enfants n’ayant pas eu le courage de l’abattre, ils l’ont enfermé dans sa chambre, ligotée à une chaise, et s’occupent de la nourrir. Et bien sûr, maman n’est pas du genre à se contenter de flocons d’avoine et de biscottes…

L’univers des histoires de zombies n’est généralement pas très drôle, mais celui-ci est particulièrement sinistre. On en vient très vite, à l’instar de son jeune narrateur, à ne plus faire la différence entre zombies et humains. Ces derniers ont pour la plupart tellement sombré dans la démence qu’eux aussi ne fonctionnent plus qu’à l’instinct, lequel les encourage à tuer leur prochain avant qu’il ne les tue.


Comme si tout ça n’était pas assez noir encore, Steve Niles nous offre dans le dernier tiers de son récit un retournement de situation proprement monstrueux. Mais vraiment. Il avait jusque là laissé planer un soupçon d’espoir, laissé apercevoir un îlot d’humanité au sein de cette société au stade ultime de la décomposition, et finalement non. Rien à espérer ici, si ce n’est que les zombies achèvent leur travail le plus vite possible.

Andrew Ritchie est parfaitement au diapason du scénario de Steve Niles. Son style est crapoteux au possible, il prend un malin plaisir à répandre un peu partout sur ses planches viscères putréfiés et zombies en état de décomposition avancée. Et les humains que l’on croise de temps à autre sont tout aussi monstrueux, hagards, le regard totalement halluciné.

Pieces for Mom n’est certainement pas à mettre entre toutes les mains, mais si le genre vous attire, jetez-vous sur cette petite perle de noirceur du plus parfait mauvais goût.



The Walking Dead #34
(Image Comics, janvier 2007, 2.99$)

Scénario : Robert Kirkman.
Dessin : Charlie Adlard.

En comparaison, l’univers de The Walking Dead semble presque fréquentable. Enfin, presque…

Rick et son équipe ont donc réussi à fuir Woodbury, mais le chemin jusqu’à la maison est encore long et périlleux. Et les bois très mal fréquentés en cette période de l’année…

Pas mal d’action dans cet épisode, plus quelques interrogations concernant les protagonistes et la façon dont ils vont pouvoir gérer ce qu’ils ont vécu à Woodbury, à commencer par Michonne. Et puis, pour finir, un cliffhanger de la mort qui tue. Walking Dead est une série que j’avais commencé en tpb, et assez vite j’ai opté pour les singles, Robert Kirkman signant régulièrement à l’époque quelques cliffhangers particulièrement prenants. Ces derniers mois j’avais un peu perdu ce plaisir de l’attente du prochain numéro, mais là, ce mois-ci, arrivé aux dernières pages de cet épisode, je me suis mis à scander ces trois mots, en boucle : LA SUITE ! VITE !

A noter également un courrier des lecteurs inhabituellement court. A la place, Kirkman repropose aux lecteurs le court récit qui était paru dans le Image Holiday Special 2005, histoire de Noël mettant en scène deux personnages apparus au début de la série, Morgan et son fils Duane.

Réponse avec citation