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Vieux 30/12/2006, 14h18
Avatar de John Keats
John Keats John Keats est déconnecté
par la grande galaxie
 
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John Keats change la caisse du Fauve
petit bilan des deux dernières semaines :

Criminal #3 par nos compère Brubaker et Phillips, pour ce qui pour moi le meilleur épisode à ce jour. bon je passerais sur l'excellence graphique de Sean, j'aurais peur de me répéter et d'enfoncer les portes ouvertes.
Brubaker met l'accent sur la caractérisation, il nous dévoile des pans des personnalités de nos protagonistes principaux, brossant des tableaux profondémment humains et touchants..
Greta en est la plus belle illustration : l'auteur n'avait fait que l'effleurer jusque là, ce numéro permet d'explorer plus en avant son passé et son caractère, et c'est le prototype du personnage féminin type de Brubaker. la brune torturée avec un mental en acier trempé, cachant un océan de sensibilité, et accessoirement un cul de déesse.
mais le vieux Ed ne délaisse pas les seconds couteaux avec une exploration intéressante de notre Ivan, le mentor de Leo. en trois numéros on a donc un ensemble touffu, qui en plus d'être un magnifique hommage au genre noir et aux vieux films préférés de moi même, est une splendide ode à la sensibilité.
bref j'ai pris mon pied avec cet opus, encore une fois enrichi par des petits textes en fin, qui ont le mérite d'apprendre des trucs sur le genre, ici sur Touch of Evil de Welles.
Avec Criminal on en a pour son pognon, on a envie de relire le numéro une fois fini, et en plus on a envie de voir des films, ce qui est le meilleur compliment que je puisse faire je crois! et puis Phillips, wow, non j'ai dis que j'en rajouterais pas!

New Avengers #26 par Bendis et Maleev, toujours dans le new avengers disassembled, dernier guest artist à nous honorer de son talent en ces pages.
et je dois dire que c'est à ce jour le meilleur truc que j'ai lu de lui, chaque page est vraiment réussie. et sa Wanda Maximoff est tout simplement magnifique, irradiant littéralement de sensualité, evanescente, particulièrement quand elle est en face de notre ami Hawkeye (?), la tension sexuelle étant particulièrement présente à chaque panel.
alors le scénario est assez mince, Clint qui pars à la recherche de Wanda, pour la retrouver et repartir sans en savoir plus, mais qu'importe. car en effet c'est un numéro d'ambiance, encore une fois tout en sensualité diffuse, et en ce sens c'est tout à fait réussi.
ça conclut bien ces six numéros, qui auront été une réussite graphique, et bien souvent scénaristique également, même si on peut déplorer qu'Adi Granov n'ai pas été capable de faire son numéro (mais Ferry n'est pas un manchot non plus).

je pourrais ensuite souligner la beauté du dernier Astonishing Xmen (ça se sent que Cassaday n'a plus que ça à faire, il y a plus de détails dans ce numéro que dans les 18 précédents), ou encore le fun Ultimate Spiderman, ou l'extrème drolatique absurde de Nextwave (plus qu'un numéro), mais je préfère dire quelques mots sur le dernier She Hulk, le #14, par Slott et Burchett, centré sur le personnage d'Awesome Andy, le gentil androide.

Andy a été un personnage très intéressant jusque là, peut être le plus touchant et humain du lot (ce qui laisse à réfléchir), et ici il a droit aux projecteurs pour une longue séance d'introspection et de flashback. de sa création par la mad thinker jusqu'à sa relation avec Mallory Book, en passant par son incorporation dans le cabinet d'avocats, son intégration dans un milieu classique en tant qu'individu à part entière.
mais à la lumière des derniers évennements, la manipulation dont il usa pour obtenir les faveurs de Mallory, Andy se voit obligé de se poser des questions qui font mal et lui font se demander ce qu'il est véritablement : un être pensant ou une chose? tout le numéro est dans cette tonalité, fondé sur le doute et la remise en question, Shulkie y passe également à cause de son mariage "raté", chacun vivant sa petite crise d'identité.
enfin la fin de l'épisode nous fait bouger considérablement le statu quo, replongeant la série en pleine guerre civile, et j'ai bien peur que ça coûte à l'atmosphère unique de la série. je ne vois pas trop où va se situer le ton doux amer de She Hulk si on la catapulte en plein marasme eventesque.
enfin c'était un très bon numéro que je recommande.
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