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Vieux 11/07/2005, 18h26
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Niglo change la caisse du Fauve


TOP BD N°6
Super Boxeurs
Lug, juin 1985.



SUPER BOXEURS (61 pages)
(Super Boxers, in Marvel Graphic Novels #8, 1983).

Scénario : John Byrne & Ron Wilson.
dessin : Ron Wilson.
Encrage : Armando Gil.
Couverture : Bill Sienkiewicz (la couverture française, signée Mark D. Bright, est le verso de l’édition originale US).

Résumé :

Dans un futur proche, les nations ont abandonné l’essentiel de leurs pouvoirs aux multinationales. La société est divisée entre ceux qui se sont soumis aux trusts et vivent dans l’opulence, et ceux qui refusent d’abandonner leurs libertés et sont contraints de vivre dans la clandestinité.

Max Turner participe à des matchs de boxe illégaux. Il compte à son actif plus de deux-cent victoires et aucune défaite.

Marilyn Hart est la présidente de Delcosmetics, un laboratoire de cosmétologie devenu l’un des plus grands trusts de la planète. Mais Marilyn risque de tout perdre. Elle est opposée à Garry Madison, le président de la Ben Clair Oil. L’affrontement entre les deux trusts se poursuit sur le ring, où le champion de chaque société affronte l’autre. Et les derniers combats ont tous été remportés par Roman Alexis, le boxeur de la Ben Clair Oil. Si son champion est battu encore une fois, Marilyn perdra le contrôle de sa société.

Son avocat, Rolf Brunning, a repéré Max Turner et lui propose de participer à un match officiel. D’abord réticent, il finira par accepter après avoir rencontré Marilyn et découvert tout l’équipement qu’elle met à sa disposition. Mais seuls les employés d’un trust ont le droit de participer au combat. Sachant que Max refusera d’abandonner sa liberté, elle lui fait signer un contrat le liant à vie à Delcosmetics sans le lui dire (Max ne sait pas lire). Lorsqu’il découvrira la supercherie, Max entrera dans une colère noire. C’est Strap, son entraîneur, qui le convaincra de ne pas abandonner : Marilyn n’est pas comme les autres présidents de trusts, elle souhaite améliorer le sort de la population.

Le combat aura donc lieu, et Garry Madison est prêt à tout pour que son champion gagne. Il vole à Marilyn des gants augmentant la force des coups du boxeur plus que ne l’autorise le règlement. Durant le combat, alors que Max est sévèrement touché, Scrap apprend la supercherie et à mains nues arrache tout le système électrique qui alimente l’arène. Max propose alors à son adversaire de terminer le combat sans aucun gadget. Roman accepte, mais est battu à plate couture par Max.

Suite à cette victoire, Marilyn Hart restera à la tête de Delcosmetics, tandis que Garry Madison devra quitter son poste à la tête de Ben Clair Oil. Strap quant à lui ne survivra pas à ses blessures. Max aidera Marilyn à bâtir une société meilleure.


Commentaire :

Ce graphic novel s’inspire assez de l’univers de Rollerball, le film de Norman Jewison. A la fois dans sa description d’un sport violent et par le rôle central qu’il tient dans cette société futuriste. Le côté s-f de ce sport est assuré par quelques gadgets (gants qui augmentent la force des coups, capteurs qui permettent d’indiquer l’état de santé du combattant, etc.).

La société futuriste mise en scène est assez classique, donnant tous le pouvoir à quelques multinationales, et donne à voir une coupe très nette entre les élites et les laissés pour compte. Classique également cette histoire d’un exclus dont les actions vont ébranler la caste dirigeante (même si au terme du récit tout reste à faire).

Niveau dessin… C’est de Ron Wilson qu’il s’agit. Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles. Il a fait bien pire par ailleurs, mais même ici sa mise en page reste assez médiocre, et les visages de ses personnages toujours aussi… particuliers (notamment ses femmes, dont les yeux sont systématiquement plus grands que la bouche, ce qui leur donne un air plus extraterrestre que sexy).

Globalement ce graphic novel se lit sans déplaisir et Wilson a été tellement plus mauvais ailleurs que pour cette fois on évitera d’en dire trop de mal.


Casting :

Max Turner.

Marilyn Hart, Strap, Rolf Brunning.

Roman Alexis, Garry Madison.
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