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Vieux 17/05/2005, 15h47
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Niglo change la caisse du Fauve


CAPTAIN AMERICA N°2
Le Mercenaire et le Dément
Arédit, mars 1985.



CAPTAIN AMERICA : Le Mercenaire et le dément (17 pages)
(Cap for President !, in Captain America #250, octobre 1980)

Scénario : Roger Stern (sur une idée de Don Perlin et Roger McKenzie).
dessin : John Byrne.
Encrage : Joe Rubinstein.
Couverture : John Byrne & Joe Rubinstein.

Résumé :

Captain America intervient lors d’une prise d’otages à la permanence du Nouveau Parti Populiste. Le calme rétabli, il discute avec son président, Samuel T. Underwood. Suite à cette discussion, ce dernier décide d’annoncer sans l'en informer la candidature de Cap à la présidence des Etats-Unis. L’information fait aussitôt la une de tous les journaux, et engendre d’innombrables débats. Face à la réaction du public, globalement très positive, Captain America commence à s’interroger sur une telle possibilité. Il se rend dans son ancienne école en ruine et se remémore ses cours d’instruction civique. Après mûre réflexion, il déclare lors d’un meeting du N.P.P. qu’il ne sera pas candidat.


Commentaire :

Un classique de la série, inégal mais intéressant. D’un côté les propos de Cap sont le plus souvent désarmants de naïveté (« Si seulement les hommes pouvaient comprendre qu’aucune cause ne justifie le terrorisme », « Malgré nos problèmes, nous sommes toujours le pays de la liberté », etc.) et donnent du personnage une image caricaturale. De l’autre, lors de son discours de non-candidature, il a une phrase qui résume parfaitement ce qu’est le personnage : « J’ai combattu toute ma vie pour le progrès et la réalisation du rêve américain. Mes obligations envers ce rêve limiteraient mes possibilités d’en préserver la réalité. » Du rêve à la réalité, il y a un pas que ni le personnage ni le scénariste ne souhaitent franchir.


A noter :

Dans le courrier des lecteurs de Captain America #250, Roger Stern raconte que l’idée de faire de Captain America un candidat à l’élection présidentielle lui avait été proposée par Roger McKenzie et Don Perlin, à l’époque où Stern occupait la fonction d’editor. Mais dans la version que proposait McKenzie et Perlin, Cap était élu ! Stern rejeta l’idée, mais ne l’oublia jamais tout à fait, même si au final il ira beaucoup moins loin dans son développement que McKenzie et Perlin.

Il est à noter également que ce numéro daté d’octobre parut durant la campagne présidentielle de 1980, qui vit Reagan succéder à Carter.


Casting :

Captain America.

Joshua Cooper, Bernie Rosenthal, Mike Farrel.

Samuel T. Underwood, J. Jonah Jameson, Robbie Robertson, Nick Fury, Dum Dum Dugan, Daredevil, Spider-Man, Dr. Strange.

Les Vengeurs : Iron Man, Vision, la Guêpe (Wasp), la Bête (Beast), Jarvis.




CAPTAIN AMERICA : Subtil Chantage (22 pages)
(The Mercenary and the Madman, in Captain America #251, novembre 1980)

Scénario : Roger Stern.
dessin : John Byrne.
Encrage : Joe Rubinstein.
Couverture : John Byrne & Joe Rubinstein.

Résumé :

Un commando prend d’assaut la prison de Ryker’s Island et fait s’évader Mister Hyde. Drogué pour l’empêcher de s’évader, Hyde se réveille dans le Q.G. flottant de Batroc. C’est lui qui a mis au point l’évasion, en échange de 5 millions de dollars. Seul problème : Hyde n’a jamais eu cette somme. Mais il propose à Batroc de s’associer. Ensemble, ils s’emparent d’un supertanker de la Roxxon contenant dans ses soutes 50.000 tonnes de gaz liquide. Puis ils contactent le dirigeant de la société, Pierce Benedict, et lui lancent cet ultimatum : si ils ne reçoivent pas une rançon d’un milliard de dollars, ils feront exploser le navire dans le port de New York. En outre, Batroc demande à ce que Captain America leur soit livré. Cap accepte et est ligoté sur une petite barge à l’entrée du port. Il a néanmoins eu le temps de se préparer et, lorsque Hyde, Batroc et leurs hommes de main abordent la chaloupe, du gaz soporifique se répand. Cela ne suffit pourtant pas à venir à bout de Hyde, qui met Captain America KO assez rapidement. Lorsque Captain America se réveille, il est enchaîné à la proue du supertanker, lancé à toute vitesse vers les quais du port de New York.


Commentaire :

En tant que président (et unique membre) de (Don’t) Fear the Leaper, le fan-club officiel de Batroc, je ne peux évidemment dire aucun mal de cet épisode. Qui par ailleurs est très bon. Parfaitement rythmé, proposant une intrigue dramatique à souhait, et un duo de vilains que tout oppose. Un régal.


A noter :

Mister Hyde était apparu pour la dernière fois dans Spectacular Spider-Man #46 (septembre 1980, trad. in Nova n°44, septembre 1981). Il a déjà affronté Captain America, dans Captain America #151-152 (juillet-août 1972, trad. in Panique sur Park Avenue, Captain America n°11, 3ème trimestre 1980).

La dernière apparition de Batroc remonte à Defenders #64 (octobre 1978, trad. in Hulk n°22, juillet 1982). Sa dernière rencontre avec Captain America a eu lieu dans Marvel Team-Up #52 (décembre 1976, trad. in Captain America et Spider-Man, 3ème trimestre 1980).

Mademoiselle Monique, la compagne de Batroc, fait ici sa première apparition.

Bernie Rosenthal se fait petit à petit une place dans la vie de Steve Rogers, ce qui permet d’humaniser quelque peu le personnage, qui en avait plutôt besoin depuis la disparition de Sharon Carter.

Cet épisode est le premier à compter 22 pages, nouvelle norme des séries Marvel à l'époque. Ce que Roger Stern ne semble pas avoir prévu au moment de l’écriture de son scénario, ce qui expliquerait les premières pages de l’épisode, offrant quatre pages de flashback sur le passé de Captain America depuis son retour dans le monde moderne.


Casting :

Captain America.

Bernie Rosenthal, Blake Tower, Pierce Benedict.

Mister Hyde, Batroc, Mlle Monique.




CAPTAIN AMERICA : Feu de Glace (17 pages)
(Cold Fire !, in Captain America #252, décembre 1980)

Scénario : Roger Stern.
dessin : John Byrne.
Encrage : Joe Rubinstein.
Couverture : John Byrne & Joe Rubinstein.

Résumé :

Attaché à la proue du supertanker, Captain America se découvre un allié inattendu : Batroc, qui discrètement donne du lest aux chaînes qui l’entravent. Cap parvient ainsi, après maints efforts, à se libérer mais, lorsque la chaîne rompt enfin, son crâne heurte la coque du navire et il tombe à la mer, inconscient.

Pendant ce temps, Batroc réalise que Mister Hyde ne compte pas se contenter de la rançon d’un milliard de dollars mais a réellement l’intention de détruire New York. Il l’attaque, mais ses coups sont sans effet sur Hyde. Heureusement pour lui, il reçoit bientôt le renfort de Captain America, revenu à lui, et tous deux combattent côte à côte. Le sort de Mister Hyde est scellé lorsqu’il arrache un tuyau pour en frapper ses ennemis et est atteint de plein fouet par un jet de gaz liquéfié. Son corps gelé bascule dans la mer. Cap plonge à sa recherche, sans succès. Quand il refait surface, Batroc a disparu, et la rançon avec lui. Mais il n’aura pas l’occasion d’aller très loin : Captain America s’est emparé du mini sous-marin de Hyde et a torpillé le remorqueur tirant le Q.G. flottant de Batroc. Ne reste plus aux garde-côtes qu’à l’arrêter.


Commentaire :

Une seconde partie à la hauteur de la précédente. L’opposition entre Hyde et Batroc y apparaît enfin clairement, et le portrait que fait Stern du personnage, c’est-à-dire avant tout un homme d’honneur et de principes, est sans doute le plus réussi qui nous ait été donné de lire.


A noter :

Comme le mois précédent, Roger Stern avait prévu de raconter son histoire en 17 pages au lieu des 22 réglementaires. D’où la galerie de portraits des cinq dernières pages.


Casting :

Captain America.

Mister Hyde, Batroc, Mlle Monique.

Dernière modification par Niglo ; 22/04/2006 à 01h42.