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Vieux 08/01/2005, 08h48
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Marvel Les Inédits Marvel: Cloak and Dagger

Bon, je savais pas trop où poser ça mais ici c'est finalement pas mal.
Voila la première version d'un article inachevé qui était destiné à un porjet de magazine comics qui a pris l'eau de toute part (vous connaissez la chanson 8) ). C'était destiné à un public moins "aware" ( (c) JCVD ), donc vous excuserez le style un peu scolaire.


Souvent, on rêve que telle histoire ait été illustré par un autre. Ce dessinateur n'aurait-il pas rendu plus hommage au scénario, n'aurait-il pas rendu l'histoire plus captivante, n'aurait-il pas mieux rendu tel aspect des personnages principaux? Ce que nous vous proposons aujourd'hui est une occasion rare: comparer deux illustrations d'un même script par deux artistes différents et observer les différences.

Cloak and Dagger sont deux personnages créés par Bill Mantlo et Ed Hannigan dans les pages de Spectacular Spider-Man en 1982. Ce couple, composé de Tandy Bowen, surnommée Dagger, et de Tyrone, surnommé Cloak essaie protéger les jeunes de tous les dangers qui les entourent, notamment le crime, la prostitution et la drogue. Dagger est un être de lumière, capable de lancer des dagues de lumière tandis que Cloak est un être de ténébres dont l'immense cape est un portail vers une dimension qui glace les âmes.

Après leur apparence dans Spectacular Spider-Man, les 2 héros auront l'honneur d'une mini-série puis d'une série régulière qui se poursuivra dans les pages de Strnage tales avant de réintégrer son propre titre.
C'est Rick Leonardi qui sera le dessinateur attitré de la série après qu'Ed Hannigan, bien qu'ayant crayonné la totalité du premier numéro de la mini-série et finalisé les 6 premières pages se soit désengagé du projet par désintérêt.

R. Leonardi a travaillé à partir du même qu'Ed Hannigan, sans avoir vu ses crayonnés. Nous avons donc là l'occasion unqiue de pouvoir comparer les prestations de ces deux artistes.

Une des premières choses qui saute aux yeux est la place accordée par chaque artiste aux différentes scénes. Ainsi, Ed Hannigan va développer sur 5 pages la scéne d'ouverture ou un prêtre est assailli par toutes les formes de décadence de son quartier avant de pénétrer dans son église où l'attendent Cloak and Dagger. Rick Leonardi suivra les indications de Mantlo plus scrupuleusement.



2 manières bien différentes de faire apparaître Claok and Dagger: Ed hannigan table sur une apparition plus dynamique, brutale et blashphématoire que celle de Leonardi, plus posée. Dagger est assise dans la version de Leonardi, debout dans celle d'Hannigan, Cloak est tel une gargouille, accroupi tandis qu'il se tient au côté de Dagger dans la version 2.


Le personnage en haut de page, le Déective O'Reilly est un homme (Ed Hannigan écrit en note qu'il ne s'est pas encore dédidé sur son apparence). il deviendra une femme sous le crayon de Leonardi. Niveau décor, Ed hannigan semble moins à l'aise que Leonardi qui place d'emblée la scéne dans une chambre d'hôte située dans l'Eglise alors qu'Hanngian est entre deux eaux: sa table ronde et la disposition de la salle où attendent Cloak et le prêtre ne correspond pas à un endroit identifiable. De même, alors qu'Hannigan fait s'habiller Dagger sous les yeux du prêtre, Leonardi le fait presque hors champ, dans le dos du prêtre.


La scéne suivante


Cloak and Dagger vont ensuite secourir deux jeunes fugueurs qui débarquent en ville et sont accostés par des truands et des dealers. Là encore, on retrouve le désir chez Hanngian de développer le scénes de rue, comme au début: il allongera de 2 pages la scéne précédant l'arrivée de nos deux héros.
La suite montre encore une différence de traitement graphique chez les personnages mais aussi dans le découpage de l'action.




Ed Hannigan fait combattre Dagger et Cloak au crops à corps alors que Leonardi réduit sensiblement la violence du combat en accentuant la dualité des deux héros: Dagger, agile et en mouvement (c'est une ancienne danseuse) et Cloak immobile, faisant des effets de cape. Pour amener la mort du jeune fugueur, Ed hannigan joue sur une succession de panels muets en bas de page qui nous montre ce que font les 2 jeunes pendant le combat de nos héros avec les voyous. Leonardi préfère jouer sur le côté confus et soudain de la mort de jeune garçon. On peut regretter qu'e Leonardi n'ait pas utilisé une technique similaire à celle d'Hannigan. En effet, dans le découpage de leonardi, les enfants ne sont plus apparus depuis 2 pages et réapparaissent soudainement pour mourir d'une manière assez peu explicite.


Mais alors qu'Hannigan excellait dans les scénes de rue et dans son suivi des 2 jeunes, il ne lui reste plus que deux pages pour finir son histoire de manière assez abrupte, ce qui atténue le choc de la mort des 2 jeunes.
Leonardi lui, va opérer comme une sorte de pause dans son récit pour enfin placer ses scénes d'action, toujorus très graphiques. Dagger inonde la pièce de lumière et punit les dealers dans une sorte de ballet.


La page finale.Leonardi réussit mieux à véhiculer le chagrin de Dagger et nous offre un dernier panel très graphique.

Dernière modification par sim theury ; 31/10/2015 à 22h25.