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Vieux 08/03/2016, 21h23
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Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Fin de FBP, snif, larme, tout ça...

Federal Bureau of Physics #20 - 24 parus dans le volume The End Times par Simon Oliver & Alberto Ponticelli



Plot : La mission des agents du FBP pour sauver l'univers se complique vite version Apollo XIII mais dans une autre dimension! Pourtant, ils sont les seuls à pouvoir empêcher la destruction de la Terre.

J'avais envoyé du lourd lors de la critique du volume précédent*: trop ambitieux (réparer l'univers... tsss), pas assez d'émotions, pas assez d'héroïsme du genre l'Homme seul face à des forces qui le dépassent... et bien, Dieu m'a entendu, où du moins Simon Oliver.. à moins que cela soit juste une coïncidence..

Bref cet ultime volet du comics fantastiquo-scientifico-catastrophe remet globalement les pendules à l'heure et nous offre une fin à la hauteur, montant d'un ton dans tous les domaines.
En effet, voici nos héros partis vers une mission suicide, plus que suicide car personne ne peut savoir ce qui va leur arriver dans cette dimension. Pour le coup, là où la comparaison avec Interstellar faisait mal à FBP lors du volume précédent, ici, nous pouvons ressentir le même picotement dans l'échine dorsale lors l'agent Hardy arrive dans l'inconnu de l'espace interdimensionnel, du même acabit que Matthew McConauhey plongeant dans le trou noir.
Il s'ensuit de nombreuses scènes d'une tension assez exceptionnelle, des humains ayant franchit les limites du possible, entre découpées de retour sur la Terre dévastée par les évènements climato-physiques.
Voilà ce qu'il manquait à l’histoire jusqu'à présent, une raison de se battre, un panorama agrandit. Nous sommes dons les témoins via une mère seule et sa courageuse petite, de l'Apocalypse destructrice renvoyant vite l'Humanité dans ses grottes... avec la violence qui va avec dans l'imaginaire collectif...abus de violence, chasse à la sorcière vengeresse et inutile, retour aux plus bas instincts de préservation. En quelques pages très efficaces, Oliver met donc en parallèle l'héroïsme de ses Hommes tentent le tout pour le tout avec une Humanité déjà perdue, s'étant retourné sur elle même rappelant pèle mêle les classiques The Walking Dead, Mad Max, Sweet Tooth... vous avez compris l'idée. Cette opposition apporte une réelle puissance émotionnelle au récit qui ne laisse pas le lecteur reprendre son souffle, coincé entre l'effroi de voir ce dont les hommes sont capables, la peur pour la mère et sa petite, et l'anxiété de suivre les héros, perdus très très loin de chez eux, dernier rempart contre la Fin des Temps.

Car oui, ce plot de fin des temps, au demeurant particulièrement ambitieux, voir arrogant, finit par fonctionner à la longue. Oliver déplace son propos non pas sur la fin de l'univers, mais sur l'agent Hardy, sa famille et d'une manière générale, sur l'Homme. On s'éloigne vite des explications scientifiquo-dures à comprendre, des questions métaphysiques pour en arriver à ce qui nous définit*: nos valeurs, notre passé, nos choix

En déployant enfin son fil rouge jusqu'au bout, l'auteur prends ainsi son monde à revers, plaçant finalement l'Homme au milieu de son plot, de la cause même de cette destruction programmée à sa résolution finale. Les dernières notes restent optimistes ce qui en est presque dommage car finir sur la dernière case présentant l'agent Hardy et donc le choix qu'il fait aurait été diablement puissant*! Frustrant mais pas loin du "très bon".

Au final, FBP c'est plein de trucs*! Rarement je n'ai eu la sensation d'un tel melting pot, ce qui d'ailleurs transparaît dans les critiques car les références pleuvent. Fringe, Interstellar, Walking Dead (sans les zombies) et toutes autres œuvres où la folie de certains hommes les font aller trop loin, trop vite. Néanmoins FBP arrive très vite a crée sa propre identité, notamment par un pitch original génial*: un Bureau Fédéral censé gérer les évènements physiques impossibles (mais systématiquement fun et/ou extraordinaire). Oliver déroule ensuite une chtite histoire parfois obscure, maladroitement obscure, mais avec une vraie fin. Hélas, un poil trop gentille pour le lecteur français cynique que je dois être.

Comme le volume précédent, Alberto Ponticelli à pris la relève de Robbi Rodriguez dont le trait parfois too much se mariait bien avec le ton de la série. Sans être mauvais, Ponticelli, rappelant Jeff Lemire, est moins foufou, plus classique, là où un travail visuel jouant sur les cadrages, les effets, aurait été un plus indéniable pour dépeindre la mission complètement folle des derniers agents du Federal Bureau of Physics. Pas la série du siècle, mais un potentiel sympathie indéniable.
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