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Vieux 14/10/2015, 00h22
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Toujours la larme à l'oeil quand une bonne série se termine...

The Unwritten : Apocalypse #6 - 12 parus dans le TPB Apocalypse par Mike Carey & Peter Gross, Al Davison, Vince Locke, Dean Ormston



Plot : Tom Taylor continue sa quête de l'artefact qui lui permettra de vaincre, se rapprochant du dénouement final

L'ultime volume, le dernier, celui de tous les dangers, celui dont le lecteur se souvient, celui qui, malgré les 10 précédents, marquera la série au fer rouge. Difficile de ne pas ouvrir ce dernier confiant au vue de l'excellent travail des auteurs jusque là, ne laissant rien au hasard dans un plot qui fut peu aisément accessible et tentaculaire mais totalement assumé.
Pourtant ce mur, jusque là d'une solidité a toute épreuve, avait commencé à se lézarder au dernier volume avec ce fameux artefact apparu de nulle part et qui semblait la réponse à tout. Certes la lézarde était minime mais risquait d'exploser vite, fissurant toute l’œuvre. Lecteur de peu de foi, n'ai je donc rien appris au cours de ces 10 volumes... Carey et Gross sont les Dieux de The Unwritten et ils le prouvent une dernière fois*!
Donc le petit gizmo n'est pas une bénédiction rapide, un raccourci aisé mais s'intègre très vite dans la mythologie de la série. Cette dernière est tellement riche, solide et efficacement posé qu'au final, l'objet s'y glisse sans aucune douleur pour le lecteur qui retrouve vite cette sensation de se perdre totalement dans un univers cohérent, se laisse porter en confiance par les auteurs par un récit de haut vol où tout peut arriver. Et malgré cette foi renouvelée en Carey et Gross, les compères parvient à surprendre encore.
En effet, dans ce genre de récit aussi empreigné de littérature et multipliant déjà les moments héroïques, il était naturel de s'attendre a une montée en puissance épique vers un climax qui allait tout ravager sur son passage, mettant un point final à une aventure exceptionnelle. Mais à notre grande surprise, les auteurs continuent de dérouler, de prendre leur temps, proposant en entrée une explication béton sur le fameux objet, une quête rondement menée si très classique et même un flashback assez peu énergique. Les géniaux petits lutins auteurs de la série placent donc leur ton au delà de la simple montée vers l'affrontement final, à croire que jusqu'au bout, ils n'auront pas céder à la facilité.

Ainsi ils recadrent vite le fameux objet dans leur œuvre, lance une quête qui mène clairement à la fin du récit et apporte des informations hallucinantes sur l'origine de tout via le flashback, une retcon géniale qui fait apparaître certains personnages et certains évènements qui auraient pu paraître simples sous un jour nouveau. Non, décidément, Carey et Gross ne font pas dans la facilité et prouve encore et encore que le travail de préparation a été colossal.
C'est donc à peine vers le dernier tiers du volume que l'arc final de The Unwritten prends son envol. Là encore, pas le classique chemin de chaque protagonistes qui finira par se percuter au même endroit au même moment, pas les sempiternelles préparations d'avant l'ultime combat de votre vie, mais quelque chose de bien plus puissant au final. Justement, la quasi absence de cette sensation de final imminent permets, je pense, de laisser le lecteur dans une passivité propice à la surprise. Et il y en a. Les auteurs nous frappent coup sur coup en l'espace de quelques pages avec la rencontre enfin entre les deux alter égo qui se suivent depuis le #1, des morts violentes rapides et tellement out of characters et une fin du monde pourtant annoncée. Rarement pages se sont tournées aussi vite pour connaître le dénouement.
Ce dernier n'est peut être pas le point culminant de la série, dans le sens où nous ne sommes peut être pas ébahit par le génie mais reste très très honnête au vue de la qualité lue jusque là et surtout parfaitement homogène. Au même titre que Sweet Tooth, The Unwritten possède son ton, son univers, sa manière d'aborder le lecteur, ses mécanismes, et la final est dans la ligne droite de tout cela, mettant un point définitif à l'aventure.. après tout, quoi demander de plus*? Le piège était énorme de sortir des sentiers battus, de tenter un ultime tour de force qui aurait été de trop. Tout comme Sweet Tooth donc, la fin rends hommage au travail présenté jusque là, offrent un épilogue peut être classique mais parfaitement satisfaisant. Le coup de génie, pour le coup, est de nous mettre à la place du père car tout comme lui, nous n'avons pas envie d'oublier tout ça. A ce titre, les ultimes pages sont parfaites, simples, quasiment sans dialogues mais nous donne ce que nous voulons.

Bon, les (ou le ^^) fidèles lecteurs de la vault a bien compris mon engouement pour The Unwritten. Rarement série aussi longue fut autant bossée, millimétrée, avec un rythme parfait et sans sensation d'arcs, de coupures, d'accélérations, de ralentissements. Un tout d'une richesse hallucinante pourtant traitée de manière à se pas perdre son lecteur, ni à le dégouter, un réel tour de force*!! C'est indéniablement à mon sens une série qui mérite un statut de culte, de classique, de référence. Certes, elle est difficile d'accès et il faut parvenir à s'y jeter complètement mais malgré cela, elle apporte énormément de satisfaction et montre que le comics ou la BD en général peut arriver à du très très haut niveau. Comme d'autres, elle mérite une relecture dans quelques années... allez hop, sur l'étagère, bien en vue*!
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