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Vieux 17/09/2015, 21h36
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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oué je sais, encore à la bourre.. mais j'ai commencé Dark Souls alors...

Federal Bureau of Physics #14 - 19 parus dans le volume Audeamus par Simon Oliver; Alberto Ponticelli & Nathan Fox



Plot : Aprés un flashback sur la jeunesse particulière de cicero, l'équipe rencontre enfin M. Blackwood qui parvient à les convaincre finalement de l'aider dans un petit boulot : sauver l'univers entier...

Les fauchés du Bureau Fédéral de Physique continuent de faire tant bien que mal leur taff alors que les phénomènes para-physiques continuent de frapper notre monde.. bon en fait.. c'est pas ça du tout mais je ne savais pas comment commencer.
Bref, ce volume lui commence bien mieux que moi avec une chtite histoire sur un des personnages principaux, Cicero Deluca, responsable de l'équipe de héros du comics, difficile à cerner, entre chef basique sans saveur et quelque chose de plus. Heureusement pour nous, c'est bien plus compliqué que cela et un flashback sur sa jeunesse, certes classique, d'enfant génie brimé à l'école, passant par l'académie FBP et enfin son incorporation surprise parmi les agents de terrain, ajoute beaucoup de matière au personnage qui nous apparaît enfin bien plus intéressant. Son positionnement vis à vis d'Adam Hardy et même vis à vis des cas qu'ils ont eu à traiter s'éclairent sous un nouveau jour, toujours agréable ce genre de petites «*retcons prévues*» lorsque c'est bien amené. En terme de rythme, ce dual shots est également bien placé, entre une histoire assez lourde de réalité parallèle et le gros du gros du comics.
Car après cette gentille digression, on s'attaque à la montagne. Finit les petites histoires avec des trous de vers déplaçant des objets sur 2 mètres ou les réalités parallèles chiantes... là, c'est le futur de l'univers entier qui est en jeu. On fait moins les mariolles là de suite hein...
Cette histoire a une bonne entame il faut avouer. Face à face enfin entre le héros et celui qui doit être sa Némésis, situation finalement plus riche que prévue et que nous découvrons comme n'étant pas si simple. On enchaine donc avec l'annonce de la fin programmée de notre univers.. et là le danger inhérent à FBP apparaît, des situations extraordinaires mais tenant plus ou moins la route scientifiquement (ou du moins les bases). Bien entendu l'explication scientifique ne doit pas tenir deux secondes, mais Oliver a apporté une réelle homogénéité à son comics malgré un pitch surnaturel au possible. Il continue ici avec un background scientifique à la limite (fringe en vo non*? ^^) de la réalité et toujours dans des domaines que l'homme ne maîtrise pas, voyage vers des réalités parallèles, téléportation et ici*: astronomie. Du coup, ben l'amorce fonctionne pas trop mal mais la suite mettra en ballotage sérieux cet état de fait.
La lecture se ternie donc petit à petit devant l'énormité de la chose.. combattre une tempête quantique, découvrir des mondes parallèles.. why not.. mais... «*réparer*» quelque chose d'aussi grand comme l'univers*?? .. là c'est trop et Oliver semble cette fois ci avoir casser l'homogénéité de son récit en voulant en faire trop.. encore que...
C'est donc quand même avec la peur au ventre, anticipant l'arc de trop, que les pages défilent jusqu'à la fin... qui rassurent quelque peu. Pourquoi*? Car déjà l'auteur parsème son histoire de dialogues, de réflexions sur le fait qu'il ne s'agit que de simples humains, que la tâche n'est pas possible. D'autres part, le méchant-mais-on-est-pas-sûr semble néanmoins avoir un agenda secret, voir en savoir plus que prévu. Enfin, l'histoire ne se finit pas avec ce volume et l'arc continue sans doute dans le suivant, offrant un récit bien plus de matière et d'eau à son moulin. On ferme donc ce volume interloqué, ne sachant pas trop si Oliver continue de maîtriser son récit ou si il a été dépassé par le monde qu'il a crée, voulant sans cesse augmenter le niveau de menaces.
Si le fond reste donc à être définit entre génial ou too much, le cadre tire hélas le tout vers le bas. «*Réparer*» l'univers.. rien que ça.. rarement comics s'est montré aussi ambitieux. Hélas cette situation n'est pas vraiment mis en avant dans le comics. A priori, la Terre croule sous les phénomènes destructeurs para-physiques et le monde, voir plus, est donc au bords de l'explosion. Mais ce n'est pas clairement montré, expliqué et l'empathie ne fonctionne pas. On ne sent pas cette fameuse montée d’adrénaline couplé au frisson dans l'échine en voyant des héros simplement humains face à un défi impossible, de microscopiques insectes face aux plus grandes lois de l'univers, là où Nolan et son Interstellar faisait mouche. Dommage car les personnages sont en place, le monde de FBP aussi, mais c'est trop rapide, peut être pas bien amené et il va falloir sacrement hausser le niveau émotionnel pour que le lecteur s'implique plus dans cette histoire. On aurait également apprécier que cette crise soit un peu plus étoffé scientifiquement, là où justement le volume précédent péchait un peu par une overdose de complexitudes pseudo-scientifiques.
Alberto Ponticelli aux dessins m'avait traumatisé, dan le bon sens, avec le Unknown Soldier de Dysart mais il est ainsi bien moins percutant, bien moins précis et peut être bien moins impliqué hélas. Pas de magie, pas d'appui là où ca fait mal, un découpage assez académique et sans puissance qui n'aide pas hélas le lecteur à s'immerger dans ce qui semble être, pourtant, la plus folle mission de l'histoire de l'Humanité.
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