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Vieux 18/05/2015, 20h36
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
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bouuuuuh ça nous rajeunit pas hein papy??

Hellblazer #1 - 9 parus dans le TPB Original Sin par Jamie Delano, John Ridgway & Alfredo Alcala



Plot : Le magicien John Constantine a le chic pour se foutre dans la m**** et de nombreux fantômes le hante déjà. Entre deux exorcismes, il rencontre la jeune Zed, perdue mais se retrouve vitre coincé entre deux factions pas totalement humaines et mortelles, les Croisés de la Résurrection et l'Armée de la Damnation.

Et oui, du old school, du vintage avec le 1er tpb de la série mythique de Vertigo, Hell-fuck***-Blazer, starring le John Constantine dans son comics bien à lui après un passage chez le Swamp Thing d'Alan Moore. Jamie Delano aux commandes de la légende qui en un volume bien conséquent de 9 numéros, nous ponds une vraie bible qui pose les bases de ce que sera Hellblazer. En effet, nous y voyons un mago hanté déjà par son passé, au placard empli de fantômes, avec de nouveaux qui arrivent, qui fume trop, qui montre déjà un comportement d'enfoiré... on y parle de Mucuous Membrane, du Laughing Magician, de Papa Midnight, Gemma, Chas, Ravenscar, le premier exorcisme de Newcastle... la base de la base que nous retrouverons le long de la série jusqu'à Milligan 300 numéros plus tard*! Énorme*!
Quid du contenu*? Difficile d'être pleinement objectif lorsque l'on critique les premiers pas d'une série culte bien sûr, mais le père Delano fait un travail vraiment solide, commençant doucement par une histoire de possession, puis de démons actifs sur Terre avant de frayer avec son fil rouge plus épais et important. Le temps donc habilement de planter le décor, un magus un poil loser, trop porté sur la pinte qui vivote entre 2 exorcismes et autres pratiques ésotériques. On y apprends vite que l'Enfer et le Paradis existent, que les deux luttent l'un contre l'autre avec nous au milieu et Delano distille rapidement magie, mystique et réalité de manière fluide, presque naturelle. Il faut dire que le contenu est solide et équilibré, d'un coté donc démons et anges, principe connus de tous les amateurs, de l'autre une Angleterre des années 80 ultra crédible, en proie à la crise sociale, à la haine raciale, source d'ailleurs d'un magistral one shot sur des démons spéculateurs, et enfin, au beau milieu, John Constantine, un pied dans le mystique avec exorcisme et attaque de démons, un autre dans la réalité avec sa famille et son amour de la pinte au pub du coin. Équation parfaite, diablement (haha) mis en page par John Ridgway avec un ton très glauque, très années 80, un maximum de traits pour l'encrage noircissent violemment les cases et qui alterne un découpage classique sur une page (gauche à droite et haut vers le bas) avec un bien plus déstructuré pour les passages surnaturels. Les cases partent alors dans toutes les directions, faisant perdre ses repères au lecteur qui comprends qu'il a basculé dans un autre monde. Sans être génial dans le processus, c'est suffisamment bien fait pour être immersif au possible.
Le rythme de lecture reste également un point réussi du TPB. Outre donc la découverte du monde d'Hellblazer et des mésaventures de John qui meuble déjà pas mal le volume, Delano distille ça et là des tranches de vie de John, que cela soit dans des débits de boissons ou avec ses fantômes, sa famille, lui crée une amourette et lui fait croiser une galerie de personnages plutôt en perdition, dépassés par leur propre vie. C'est dense mais équilibré, un exercice parfaitement réussit par Delano qui installe un univers riche, crédible et glauque à souhait.
Encore une fois, le fait d'avoir lu quasiment tout d'Hellblazer compromets une critique neutre, je laisse donc le loisir de découvrir plus en avant à ceux qui n'aurait pas lu ce volume, les amateurs vont se régaler devant les premiers pas de John, les néophytes, chanceux que vous êtes, vont s'embarquer dans un voyage vers le sale et l'étrange. Ça fait super plais' de revoir ce bon vieux John du temps de sa gloire quand même...
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