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Vieux 15/02/2015, 23h09
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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The Unwritten : Apocalypse #1 - 5 parus dans le TPB War stories par Mike Carey & Peter Gross, Al Davison



Plot : La fin du monde approche lorsque Tom revient enfin prés des siens alors que Londres est en proie a toutes les guerres qu'elle a connu

Après les exaltantes origines de Tommy Taylor, après le truculent crossover avec Fables, Carey et Gross attaquent de front leur dernière ligne droite avec la mini Apocalypse dont voici les 5 premiers chapitres, War Stories*!
Ici, point de révélations fracassantes, point de triturages de cerveaux sur le fonctionnement du Leviathan ou sur qui est quoi, non, ici point de tout cela mais une rapide montée en puissance tout en action. Bien évidemment, on reste dans le ton et l'esprit d'Unwritten, action certes mais pas de gunfight ou de combats à la AvX bien sûr, mais un affrontement bien plus lyrique, les histoires (toujours les histoires!) servant d'armes, d'armées même dans un face à face avec le destin de l'imaginaire des humains en jeu.
La némésis de Tommy refait donc son apparition en la personne de Pullman, petit bémol de la lecture, qui apparaît un peu facilement alors que de mémoire il avait été vaincu. Ce dernier se lance donc contre le messie, celui qui, en théorie doit apporter l'équilibre ou un truc comme ça, Tom/Tommy Taylor.
Tout nous est donc assez simplifié ici, les auteurs se servent de leurs bases longuement décrites auparavant pour avancer. Le héros en est pleinement un maintenant, prenant ses responsabilités face à son ennemi de toujours. Carey et Gross montre une nouvelle fois le contrôle sur leur univers, dosant parfaitement réel et fiction, jusqu'à nous perdre complètement, faisant exploser les repères du lecteur qui ne sait plus où il se trouve. Manière habile d'ajouter de la tension et du chaos à une situation qui se veut donc apocalyptique. Ils peuplent ainsi leur récit de multiples détails qui font mouche. Outre l'apparition dans le monde réel de contes et légendes, les morts reviennent et restent vivants, un personnage se change de lapin en humain (à priori ^^), Lizzie utilise son savoir pour contrer une attaque de personnages imaginaires et Tommy semble parcourir les mondes de fiction sans effort, accompagné toujours de Sue Sparrow et Peter Price. Tout se mélange donc sous nos yeux mais dans un certaine logique très Unwritenesque qui ne sature pas le lecteur. Un travail parfaitement casse gueule et il faut saluer le talent des auteurs pour sa réalisation.
On commence avec Tommy, perdu, traverse ainsi plusieurs histoires connues avant de retrouver les siens, être quasi omnipotent maintenant mais sans doute encore limité par son côté humain et par son manque de maîtrise du fabuleux pouvoir qui lui a été confié. Ce passage, début du volume, est d'ailleurs l'occasion d'un grand moment d'émotion lorsque Tommy retrouve les personnages qu'il a crée lui même étant enfant, passant un moment avec eux à la fois nostalgique et tragique au vue du combat à venir. La suite se passe à Londres, ravagée, détruite et c'est là que les auteurs nous perdent volontairement. La fiction semble avoir dépassée la réalité, le Leviathan blessé agonise et notre monde avec lui, les histoires explosent de leurs pages, se répandent dans un maelström annonciateur de fin. Un petit arc de 3 numéros est ainsi mené tambour battant entre personnages de Shakespeare et armée d'orcs ou de soldats français, les héros doivent s'en sortir jusqu'à un orphelinat dont s'est occupé Tom Wilson Sr dans le temps et où se trouve le fameux escalier magique.
Un petit Deus Ex Machina apparaît alors sous la forme d'un artefact magique pouvant guérir le Léviathan, décevant au vue d'un haut niveau de scénario jusque là il faut avouer. A voir bien sûr comment cette information sera traité par ailleurs mais la facilité n'ayant jamais été une caractéristique de la série, il serait dommage qu'un simple gizmo apparu à la fin parvienne au final à avoir un rôle prépondérant dans le dénouement. D'un autre côté, ce genre d'objet narratif est très répandu par ailleurs (les aigles du Hobbit, l'épée cachée du Jaeger de Pacific Rim, la sur-volonté d'Hal Jordan au bon moment, le soudain pouvoir de Barry Allen de partir dans le passé dans Flashpoint...) ce qui en fait un cliché parfait pour Unwritten. Alors*? Pur génie des auteur d'avoir crée un comics où leurs «*erreurs*» se transforment en force*? A voir donc lors de la conclusion de The Unwritten lors du prochain volume.
Nous finissons avec un petit one-shot sur un personnage secondaire voir tertiaire même si toujours plus ou moins dans l'ombre. Le procédé peut surprendre, une digression à moins d'une dizaine de # de la fin, mais, comme le reste, les auteurs maîtrisent leur sujet de bout en bout. Ainsi, avec une petite ellipse temporelle, le lecteur en apprends plus sur le personnage, ses liens avec les autres, ses motivations et même sur la situation actuelle avec une mésaventure aussi violente que sexuelle. Un réel plus donc qui ne fait pas sortir le lecteur du récit, loin de là.
Il reste donc ce ce War Stories toujours ce sentiment de contrôle total des auteurs sur leur œuvre. Ils déroulent sans efforts leur histoire vers son dénouement et on ne peut qu'éclipser les rares défauts, auxquels il faut peut être ajouter des personnages secondaires simple faire valoir, pour embrasser un récit dans l'ensemble très ambitieux et travaillés.
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