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Vieux 07/01/2015, 00h03
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Première critique de la vault en 2015, émouvant non? non? toujours pas? bon ok...

Hinterkind #1 - 6 par Ian Edginton & Francesco Trifogli

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. . . Hinterkind #1 . .. . . . . . ........ . . . . . . Hinterkind #6

Plot : Dans un monde post-apocalyptique où la Nature a repris ses droits, une petite communauté d'êtres humains survivent dans ce que fut New York. Mais au cours d'une expédition par delà leurs proches frontières, une jeune aventurière découvre que leur ancien monde est peuplé de créatures de légendes et qu'une guerre semble en marche.

Je connais peu Edginton si ce n'est sur le projet paramilitaire Revolution de quelques séries X par Ellis il y a des années ou pour du Stormwatch badass version World 's End. Le voilà donc dans un autre registre chez Vertigo, bien plus fantasy que violent, semble t'il.
En quelques mots donc, comics post-apo où sur une Terre redevenue sauvage ré-apparaissent monstres du folklore qui ne sont pas si légendaires que cela. Orques, gobelins, elfes, cyclopes, centaures et autres peuplent les pages de ce premier arc plutôt riche. L'idée de base est bien sûr censée être le point fort du comics, le pivot sur lequel va se greffer l'histoire et les protagonistes de Hinterkind. Et elle fonctionne pas trop mal cette idée après tout, d'autant plus qu'Edginton l'épaissit vite fait en nous présentant une reine de ces créatures, leurs historiques ainsi que le début d'un tableau alléchant avec chaque «*race*» qui sort ainsi de l'ombre, reprenant des forces, affirmant ses positions pour ce qui risque de devenir assez vite une belle guerre civile.
L'auteur en rajoute encore, propose une haine farouche de ces hinterkind envers les humains bons à se reproduire et à pourrir la planète, invente les parias (des hinterkind qui se sont défigurés pour passer pour des humains) et semble promettre que la réapparition de ces races oubliées n'est qu'une étape vers plus, se faisant un background plutôt solide et prometteur.
Hélas, le reste de la narration est bien plus classique et déjà vue. Nous suivons donc Prosper Monday, jeune pleine de vie et de courage dans sa découverte de ce qu'il y a par delà son village de réfugiés même si on le lui interdit. Sa témérité va la jeter sur le chemin de l'aventure où elle va rencontrer bla bla bla.. c'est hélas excessivement le grand classique de l'enfant devenant adulte lors d'une «*quête*» où elle se fera des alliées, des ennemis, du danger. Dans la même mouvance, pas mal de personnages secondaires restent assez clichés, de la princesse guerrière qui veut du sang envers et contre tout (contre son cerveau surtout) aux ex de l'armée américaine en circuit fermé dans leurs bunkers de défense en passant par la figure paternelle protectrice. Même la manière dont l'auteur nous donne des informations indispensables pour comprendre son comics est très classique... un simple méchant qui se la joue arrogant et qui lâche tout à des proies à qui il ne devrait même pas parler.
Cela dit, le peu que j'ai lu du sieur Edginton ne faisant pas dans la dentelle, et il continue ici*! Au delà des quelques clichés, c'est donc plutôt violent, les morts pleuvent vite et même des personnages qui semblaient promis à plus de pages. C'est aussi très drôle parfois, notamment la scène où des trolls passionnés tombent sur des vieux sérials idiots à la télé mais tout ceci participe à un petit flou en terme de ton qui peut déstabiliser. Le comics a un peu de mal à se placer pour l'instant entre la violence, le ton plus léger parfois et le côté fun de voir des gobelins et des cyclopes. L'un des éléments central de ce premier arc, les ex de l'armée US, n'aide pas à trouver un équilibre étant quelque peu what the fuck (ils sont obligés de multiplier les greffes d'organes suite à une exposition difficile à avaler de l'ADN Hinterkind).
Bref, bref, le post-apo ça reste toujours sympa car c'est forcément plein de mystères et de promesses sur à la fois le pourquoi, le comment et sur ce que deviennent les survivants. Ici Edginton part pas mal avec un projet assez ambitieux et réellement prometteur pour la suite qui peut être épique à souhait. Le reste du déroulement est classique, très classique et le contenu peut paraître trop hétérogène, ce qui affaiblit sa vision. On est loin de l'intimisme de Sweet Tooth ou du «*réalisme*» de Y The Last Man et si les premiers pas semblent pas à la hauteur de ces chefs d'oeuvre, il reste un potentiel fort sympa à utiliser. Il va falloir par contre surprendre un peu plus pour éviter ce qui semble se dessiner, une bête guerre de clans pour les restes des USA.
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